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LES EDDAS

Le texte original

Le texte suivant est le début du chapitre I de L'Edda. Récits de mythologie nordique par Snorri STULURSON (François-Xavier DILLMANN, L'aube des peuples, Paris, Gallimard, 1991), extrait qui m'a servi de base à cette calligraphie..

Le roi Gylfi régnait sur des contrées situées dans le pays qui porte à présent le nom de Suède. A son sujet on raconte qu'en récompense du divertissement qu'elle lui avait procuré, il accorda à une vagabonde autant de terre de labour dans son royaume que quatre boeufs retourneraient en un jour et une nuit. Mais cette femme, dont le nom est Gefion, appartenait à la race des Ases. Elle alla chercher au nord, aux Iotunheimar (« pays des géants »), quatre boeufs - lesquels étaient ses propres fils, conçus avec un géant - , et les attela à une charrue. Celle-ci progressa si puissamment et si profondément qu'un morceau de terre se détacha.



 Namárie
 

(cliquez sur l'image pour une version agrandie)
Cette calligraphie se perd un peu sur un site dédié à Tolkien mais cette « illustration » sera le premier élément d'un article à parâitre prochainement sur JRRVF. Celui-ci sera consacré aux Eddas et placé dans la section Sources Mythologiques.

En commentaire de cette réalisation :

- côté technique : j'ai usé d'une feuille blanche, format A3. A l'aide d'aquarelles j'ai créé le fond marbré. Le texte est réalisée à l'encre noire et deux plumes de 1,5 et 2,2 mm. L'encadrement noir est réalisé au pinceau.
- côté réalisation : j'ai tenté ici d'utiliser une police à laquelle je ne m'étais jamais essayé appelé rustica. Au début de l'exercice, j'ai souffert d'une erreur de jeunesse car l'aquarelle avait quelque peu détrempé le papier, ce qui entraîné un effet buvard. J'ai réussi, un peu tard, à corriger cet inconvénient à passant un vernis sur l'ensemble de la feuille. Sur la calligraphie proprement dite, on le voit, la formation des lettres s'améliore au fur et à mesure de l'exécution avec des passages plus réussis que d'autres. Il y a des sujets de satisfaction mais je suis particulièrement déçu sur deux points : la mauvaise césure des mots en fin de ligne (j'ai eu un peu de mal à juger de la taille des caractères) et plusieurs coquilles que je n'ose vous révéler. Enfin, c'est en forgeant... vous connaissez la suite.

Cédric.


 
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