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Le Précepteur

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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Chapitre 176: Confidences.2.
(par michele huwart, ajouté le 23/01/05 16:24)


Ils ouvrirent les autres housses. Chacune d'entre elles contenait, comme celle destinée à Val, de quoi coudre deux tenues complètes, ainsi qu'une tenue de fête. Sauf celles destinées à Cora et à ses enfants. Le Duc aysnt jugé plus approprié, vu leur deuil récent, de leur offrir du drap de laine noir. Il avait également adressé à chacun un cadeau personnel. Une épée de grande classe pour Quantor. Un imagier pour Ben. Un nécéssaire de couture pour Rita...
- Vous voulez bien m'aider à mettre mon collier ? demanda Grace à Hunter.
Le jeune homme prit le bijou des mains de la petite fille. Il le comtempla longuement. Caressa avec nostalgie les minuscules perles de corail et d'argent.
- Viens, dit-il. Tourne-toi.
Il agrafa le bijou au cou de l'enfant.
- Il était à ma mère, expliqua-t-il ensuite, ému. Prends-en soin, Grace. En mémoire d'elle, même si tu ne l'as pas connue.
- J'en prendrai soin, répondit la fillette. En mémoire d'elle. Parce que même si je ne l'ai pas connue, elle, je vous connais, vous. Et que je vous aime beaucoup.
Il lui caressa les cheveux avec tendresse.
Galea, elle, n'avait pas quitté Gradian des yeux tandis que Hunter parlait d'Aveline...

Elle ne passa pas le collier à son cou. Pas plus que le bracelet à son poignet. Ces bijoux, ces joyaux de perles noires ne convenaient pas à un manoir de province. Ils étaient trop beaux, trop somptueux. Tout comme la dentelle de Salernes et la soie orientale. Blanc cassé. "Il vous plairait sans doute de resplendir plus qu'à l'ordinaire aux fêtes du Printemps" avait écrit le Duc dans son court message. "J'espère que vous trouverez ici de quoi vous satisfaire". Il y avait plus que de quoi la satisfaire. De quoi coudre une robe de reine. Et ce collier... ce collier...
Elle posa les yeux sur le précepteur. Elle aurait voulu le remercier avec la même spontanéité que ses cadets. Elle ne le pouvait pas. C'aurait été...inconvenant. Elle n'était plus une petite fille. Pas plus que sa mère, ébahie elle aussi par la splendeur des étoffes d'un bleu de nuit, et d'une fine rivière de saphirs et d'or. Elle dit simplement à l'Intendant : "J'écrirai ce soir une lettre de remerciements à l'attention de votre Seigneur. Je vous saurai gré de la lui remettre de notre part à tous." Gradian acquiesça. Et Königar approuva.

Plus tard, bien plus tard, Galea frappa à la porte de sa propre chambre. Puis entra.
- Etes-vous bien installé, Monseigneur, demanda-t-elle à Gradian.
- Aussi bien que possible, répondit le Sartois. Et je vous remercie, Damoiselle, de m'avoir si gracieusement cédé votre chambre.
- Ce n'était que normal, fit remarquer la jeune fille. Et ma chambre est la moins... euh... en désordre de toutes celles de la maison. Mis à part celle de Hunter, bien entendu.
- Il a toujours été ordonné. Et organisé. Un peu trop, selon moi, quand il était enfant... pas tout petit, bien sûr, mais plus tard...
Galea, contre toute attente, et à l'encontre de toute bienséance, ferma la porte. Et plongea seon regard de saphir dans les yeux de Gradian.
- Pardonnez mon audace, lui dit-elle. Mais je dois vous parler, Monseigneur. Vous parler sous le sceau du secret.
- Sous le sceau du secret ? la voix de Gradian se voulait ironique. Quel secret peut donc bien avoir une demoiselle de votre âge ?
- Rien de déshonorant, rétorqua l'adolescente. Il se fait seulement que... que je dois parler à quelqu'un... qui... qui pourrait me comprendre... et que si... si une certaine personne apprenait ce ... ces choses... celà compliquerait grandement nos relations.
- Bien, approuva l'Intendant. Vous avez ma parole, Damoiselle.
Galea s'assit sur le lit, sans cesser de fixer le sartois.
- Vous l'aimiez, affirma-t-elle. Vous l'aimiez. La reine Aveline.
Gradian en resta sans voix.

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Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.