Chapitre 244:
le bal du Printemps. 2.
(par
michele huwart, ajouté le 12/07/05 22:08)
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Il la trouvait légère… si légère entre ses bras. Si douce… Il aurait voulu que cet instant ne s’arrête jamais. Elle était si belle.. si douce. Pas pure, non. Elle ne prétendait pas à ça… Mais elle était entre ses bras. Il la regardait dans les yeux ; il se baignait dans son regard. Il l’aimait, et c’était impossible, et c’était ainsi. Elle suivait ses pas de danse ; Et lui suivait les siens. Ils étaient heureux. Pour quelques minutes. Pour quelques secondes… - Galea, murmura-t-il, je suis si heureux… Elle aurait dû dire « moi pas », mais elle répondit « moi aussi, Hunter »… en insistant très fort sur le nom « Hunter ». Elle lui dit qu’elle aurait voulu rester entre ses bras jusqu’à la fin des temps. Puis elle lui sourit, comme une jeune fille dansant, de façon outrageusement conventionnelle, entre les bras d’un jeune homme. Et ils reprirent leurs pas. Et leur bonheur, incroyablement unique, continua à exister jusqu’à la fin de la danse.
Peut-être aurait-elle préféré ne pas voir Edmond embrasser Amalia à pleine bouche. Peut-être aurait-elle voulu pouvoir parler à la jeune fille… avant… mais c’était ainsi. Amalia cédait à Edmond. Il n’y avait rien à faire. La jeune fermière cédait au fils de son Seigneur… lui cédait, parce qu’il l’avait séduite, parce qu’elle en était amoureuse… hélas… trois fois hélas… Elle aurait voulu lui crier « non ». Elle aurait voulu lui crier… mais quel droit avait-elle de crier quoi que ce soit… ? Elle se retrouva de longues heures plus tard, épuisée,sur le balcon qui dominait la ville. - Tout va bien ? fit une voix derrière elle. Elle se retourna, et la silhouette blanche de la princesse d’Otrante emplit son champ de vision.
Cherel avait beau tourner, et retourner dans le s bras de tous les jeunes aristocrates du royaume, elle avait envie de pleurer. Elle avait envie de s’effondrer au milieu de la piste de danse. Elle avait envie d’éclater en sanglots… elle avait envie… Peu importaient tous ces jeunes gens.. le seul qu’elle aurait voulu y voir, n’y était pas, n’y serait jamais… Odric lui prit la main, pourtant, et l’entraîna au milieu de la salle. Elle aurait pu trouver cela désagréable, mais ce n’était pas le cas. Elle se laissa charmer, quelques instants, par le cousin-de-son-cousin : elle se laissa entraîner danser. Mieux valait Odric que Königar, que Kôni… mieux valait un garçon qui lui était indifférent, qu’un autre, qu’elle aimait plus que bien, et qu’elle ne voulait pas rendre malheureux. Elle fit une gracieuse révérence au fils de l’ambassadeur d’Ombrie,et accepta de l’accompagner dans la danse.. Le quadrille se préparait. Cherel adressa une vague grimace, qu’il prit pour un sourire ; au jeune ombrien …
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