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Le Précepteur

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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Chapitre 443: Pères.3.
(par michele huwart, ajouté le 22/06/07 13:14)


Feroal s'agenouilla devant lui,le prit pae les épaules, l'étreignit. Le prince à présent sanglotait doucement, répétant comme une litanie le prénom de son fils tant aimé,entrecoupé de "non" de plus en plus faibles et, à quelques reprises,de "dis moi que ce n'est pas vrai". Pas de questions, de "comment", de "pourquoi". Juste la réaction prute d'un père ayant par lui-même compris l'essentiel, la mort de son enfant. De son dernier enfant.
Mal à l'aise devant ce spectacle d'une infinie douleur, Ormond, en silence, quitta la pièce. Il n'était qu'un étyranger, qu'un témoin du drame, et le temps des explications n'était pas venu. Il se retrouva seul, dans un couloir au solde marbre rosé où des bouquets de fleurs fraîches, embaumantes, s'épanouissaient dans des vases de cristal taillé. Raffinés. Magnifiques. dérisoires.
- Messire ?
Il sursauta. Ses pensées l'avaient fait rentrer en lui-même. Il n'avait pas entendu le domestique approcher.
- Pardonnez mon indiscrétion, Messire. Il est arrivé un malheur, n'est-ce pas ? C'est là la raison de la venue de Sa Grâce le Duc.
- Vous attendiez le retour de votre jeune maître, n'est-ce pas ? Et la visite du Prince héritier ?
L'homme acquisça, et ajouta "Avec inquiétude et crainte. Hamerland n'est pas sûre, depuis l'attentat contre la princesse, et Sa Grâce redoutait le pire".
- Le pire s'est produit.Maury...
Il ne pouvait dire "Sa Grâce" en l'évoqant. Plus depuis son séjour à Lammermoor.
- ... ne revient que pour être mis en terre. Il a été tué dans une embuscade visant le prince héritier et son épouse.
Il n'en dit pas plus. Le domesqtique baissa les yeux et partit sans un mot.

La gouvernante n'était pas d'un type physique ordinaire. Blonde, ronde et trapue, elle ne pouvait cacher le sang arcanien qui coulait dans ses veines. Et c'était précisément ses origines exotiques qui lui valaient de se trouverface à Galea, à demi-nue, une immense écharpe à la main. Les femmes d'Hamerland avaient depuis des siècle perdu l'habitude de porter leurs bébés, blottis contre leur sein, et en avaient oublié jusqu'à la technique. Pas les Arcaniens. Ces sauvages. Ces primitifs.
"Pas si primitifs que ça", songea la jeune fille. "Et pas illogique. Garin a besoin de chaleur, de présence. N'est-ce pas le cas de tous les bébés ? A quoi bon les laisser pleurer des heures dans leur berceau" ?
Concernant un enfant en bonne santé,la réponse semblait évidente : laisser sa mère le porter à longueur de journée risquait de le transformer en "pourri gâté". Garin,lui, mourrait sans doute loin du corps rassurant de sa mère de substitution. On lui permettrait donc cette "gâterie" déplacée, d'autant qu'il était prince.
Prince, et à présentrecroquevillé contre le ventre de la jeune fille, enveloppé, maintenu par l'immene écharpe que l'arcanienne drapait avec une science maîtrisée.
- Je vous l'apprendrai, Damoiselle, ainsi qu'à Maîtresse Caylen.
Le titre donné à sa protégée fit sourire Galea. Qui aurait cru, le mois précédent, que la fille-mère, la réprouvée, serait peu après qualifiée de "Maîtresse" ?
- Plus tard. Pour l'instant, il me faut mener Garin à son père.

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Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.