Chapitre 4:
Les villes morts
(par
Anastasia, ajouté le 10/10/05 11:14)
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Un jeune homme parcourait les rues immaculées d’une fière ville de Cantique. Il surveillait la beauté, l’architecture merveilleuse, par laquelle - une sensation bizarre - il était opprimé. La joie était absente de cette cité d’immeubles riches et pompeux, et les citadins était malheureux. Le séjournant, il était impressionné, mais pas réjouit. Le jeune provincial pouvait être discerné en moins de rien de résidants locaux. Pas par son habit, simple et élégante, plutôt pas son aspect – clair et ouvert, point d’artificiel, aussi que point de naïveté, mais franc et honnête : un homme qui acceptait les gens comme ils étaient, sans les idéaliser ni les accommoder à ses goûts. Ses yeux gris regardaient résolument devant lui, ne se perdant ni dans la terre, ni dans les nuages. Il avait un visage attirant, amical et sûr. Son vêtement utilisait les couleurs de son contré – un cape en drap jusqu’aux malléoles, un long pourpoint en velours et des hauts bottes d’équitation beiges avec des talons bas. Il portait sa meilleure tenue, car il ne voulait pas arriver dans les villes royaux comme un paysan et souligner que la domaine de son père n’était qu’une frontière pauvre et sous-développé, insignifiante. Il souvenait les mots de Joghann : renier son rôle ne mène à rien autre qu’obscurcir le danger existant. Ingvais avait été étonné quand son père confirma qu’il pourrait aller à la capitale pour s’assurer qu’il n’y avait aucun raison pour l’inquiétude. Daïrilk même confia à son fils de continuer les pourparlers avec les mandatés du Conseil administratif pour élaborer le projet de développement du district. Le garnison allait être magnifié, en même temps que la plupart de soldats aborigènes serait transférés dans l’armée centrale pour l’entraînement. Des marchands et des entrepreneurs viendraient pour « faciliter la concordance entre la province et le reste du royaume afin de promulguer l’unité ». Puis les troupeaux des explorateur seraient envoyés pour pénétrer des bois vierges autour de Versent Vert, tracer les cartes et pousser la frontière à l’ouest. Les gens pauvres et aventureux arriveraient pour peupler les espaces acquis, aussi que compenser la manque de main-d’œuvre dans ses parages. La co-ordination de ces projets ambitieux exigeait beaucoup des efforts de sa part, comme un représentant de Versant Vert – ce qui ne pouvait pas prévenir Ingvais de faire les observations et d’arriver aux conclusions pas favorables et peu soulageants. Ici, quelque chose n’allait pas. Bien que ces activités éprouvaient une initiative inopiné et bienvenue, Ingvais songeait qu’il y avait un autre changement, moins agréable. Il n’aimait pas le credo des gens avec qui il communiquait ces derniers jours. Les gens, qui lui regardaient de haut, comme Daïrilk regardait Joghann il y avait un mois, mais au-dedans, cachant cette attitude soigneusement sous une mine complaisante. Par comparaison aux ses co-villageois, Ingvais trouvait des gens urbains sournois, aussi que plus agressifs, plus égoïstes, ne considérant jamais ni les opinions des autres, ni le dégât ils pouvaient infliger ailleurs. Rien ne les regardait outre ses profits momentanés. De plus, de son départ, Ingvais avait une impression qu’il était suivi. Cette sensation ne le laissait jamais, seulement devenant plus faible ou plus marqué – comme maintenant. Il se tournait et, comme toujours, ne vit que quelques gens, qui marchait précipitamment, enfoncés dans ses calculas. « Ils ne voient pas la beauté de la site autour d'eux. Surtout pas la magnificence de la nature au delà les mûrs de moellons. » Il décida de rentrer à l’auberge, recommandé par les marchands, qui avaient séjournaient dans le Versant Vert, et qui appartenait à un d’eux. Il se faisait tard, et le matin il allait continuer son voyage vers l’Erkelle.
Son rêve évoquait la nuit, quand il avait parlé avec Joghann et avait vu Ellie. «N’oublie pas que par un geste tout-puissant de la nuit, les choses obtiennent leur vraie apparence , » répéta le magicien. Ellie tourna sa figure divine vers lui, et une sourie près qu’imperceptible parut sur ses lèvres corallines. Elle était si tendre et si triste, cette sourire, étrange à joie, et surtout si belle. Des vagues théurgiques l’emportaient, et il flottait. Où, il ne le savait pas, et il n’aperçut pas comment son voyage finit. Dans une chambre aux murs luisants de vert se trouvait deux locuteurs. Au debout, pas plus que deux voix dans une boule de lumière. Une voix masculine et une voix féminine sonnaient, mélodiques, comme une chante de troubadour. Puis, il vit le meubles de lignes lisses, nacré: une table blanche formés comme une coquillage, une couchette avec un édredon cela en soie, un tapis moelleux, comme des algues et le limon fluvial. -Qui t'afflige, Bella? -Je n'ai pas vu Kermais si longtemps. Il y a déjà pus qu'une mois il n'a pas venu me voir. Et lors sa dernière visite, il parlait d'une contré à nord-est. De sortir au-delà nos bornes trop étroites. Quelque chose lui y attirait. J’ai deviné le sang - et je n'ai pas l'attaché de l'importance. Ah, ami, - la voix soudain devint brisé, douloureuse, - j’ai fait une mauvaise mère pour lui, comme, aucun doute, je crains, ils sont pour mon pauvre fils. Je regrette ma véhémence de venger il y a vingt ans. Pourquoi votre peuple, vous-même, si sages, ont me laissé le faire? Certes, c'est le deuxième coup qui rentre. C'était une femme qui parlait. Blonde et pâle, la peau miroitant d'une teinte perse: ce pourrait être l'effet de sa robe - un fourreau aux paillettes minuscules, comme les écailles de poisson. L'autre voix la répondit, et, bien que Ingvais ne pouvais pas le discerner, il savait - pourquoi, d’ailleurs? - que c'était un esprit. -Rassure-toi, le Bijou perdu du nord. La coutume de substitution de part, qui afflige tellement des hommes et fait partie de ses accusations contre nous, n'était pas établie par vengeance ni par malignité. C'est une de lois universelles dont on suit, pas plus. Pourtant, ce importe que l'enfant adopté n'arrive pas à sa patrie dans le temps méchant. -C'est le pire moment maintenant, le pire entre tous les mauvais choix. -Nous devons prévenir le désastre, même par un prix cher. -J'y irai. L'interdiction de Daïrilk ne me touche pas. -Alerte, ce n'est pas seulement le traité avec le prince qui peux nous empêcher. Prenne garde, ma soeur. -Qu'il prenne garde lui-même! - fit-elle avec défi. - Je vais faire mon devoir. Puis, le jeune se trouva avoir sorti, errant dans un brousse ombreux et hostile, où au lieu des arbres poussaient des tentacules tordant et mordant. Il était attrapé, impuissant. Les sentiers menaient vers la piège, et, tout finit par se savoir – il était proie dans la chasse… Mais ce n’était plus qu’un cauchemar – ou était-ce ?.. Sentit-il une présence ? Une présence malveillante. Les yeux mi-clos, il rémarqua une ombre se pencher vers lui. Le seul charge de malice qu’elle émanait était suffisant pour prendre garde, même si une dague à lame ondulante ne chatoyait pas de gris mat dans la main gauche de l’assassin. Sa main droite dessinait dans l’air un ornement tourmenté. Du coup, Ingvais se rendit compte d’une froideur et du poids sur sa poitrine, comme si un glacier avait été y posé. Il ne pouvait plus se bouger, à peine respirer. Son cœur ralentissant, il observait un mouvement lent de la dague descendante. Il entendait un chant macabre passer d’une note haute et pierçante vers l’ultrason inaudible. Ce moment-ci, Ingvais souvint la fille aux yeux émeraudes. Il chercha pour son poignard sous son oreiller, à côte de son sac avec des possessions les plus chères. Sentit la cuir de la poignée, chaude et rassurante. D’un mouvement aussi vite et net que un coup de foudre, il arrêta la dague dans quelques centimètres de sa gorge. Il la bloquait, mais quand il essaya d’écarter la lame, son adversaire prouva beaucoup plus fort qu’Ingvais avait imaginé. Plus fort que l’ours sauvage il devait battre l’hiver dernière, plus fort qu’aucun homme il avait confronté. Quelques secondes, les deux lames croisées faisaient une nonchalante approche vers Ingvais, qui, avec toute la force de sa main droite, tentait à les retenir. Avec l’autre main, il tira au-dessus de sa tête le sac et en frappa l’ennemi à la visage. Bien que le sac était lourd et dur, l’effet surpassa ses espoir. Pour plusieurs instants Ingvais regarda, stupéfié. La forme noire se repoussa, comme si blessé violemment, se redressa vers la porte et… disparut. Ingvais tira les rideau et les volets ; une lumière blafard de la lune jeune pénètra timidement dans la pénombre de la chambre. Le jeune homme surveilla précautionneusement la pièce. Elle paraissait ordinaire, une simple chambre d’auberge, nette et confortable. Rien ici ne indiquait la visite nocturne. Ingvais commença à douter s’il n’était pas subi enfin à une rêve ou une hallucination. Il se sentait épuisé par les négociation, les nouveautés et les soucis des derniers journées, mais il se força de rester alerte. Il se dirigea la porte. Le verrou état intact. Il ouvrit et, le poignard dans une mains, l’épée nue dans l’autre, sortit dans la couloir. Là , paix et quiétude reignèrent : sereins, tranquillisants, endormants les craintes. Des lampes à huile, accrochées à la mur aux écartes égales, étaient une source d’éclairage faible et régulier. Aussi mat et monotone que le ronflement parvenant à travers des cloisons épais. Point rassuré, Ingvais n’avait quoi faire sauf rentrer, verrouiller la porte et se coucher de nouveau. Les armes serrées contre ses flancs, il s’effondra dans un sommeil agité, qui ne lui laissa ni relaxé, ni reposé à la réveille. Il fut accueilli par l’aube aussi brouillée que lui-même. Il devait procéder pour l’Erkelle. Il se trouvait dans le cour – pavé, immaculé, en différence de ceci de son père. Ici, le cour d’un moindre tavernier était propre, tandis que ceci du prince-gouverneur provincial était couvert de poussière et mauvais herbes ça et là. A l’envers, l’ambiance de son village distingua favorablement… Pensif, le jeune homme ota l’harnais de son destrier, qu’il avait sellé lui-même, comme d’habitude. il allait boucler son sac à la selle, quand un marchand, le maître de l’auberge, sorti. Ingvais n’était pas sûr de nom de ceci – Sinfok, ça pouvait être. L’homme portait deux verres. -Monsieur Ingavis, - l’adrèssa-t-il d’une voix suave et pressé, - j’avais l’honneur de vous accueillir, mais pas de celle-ci de partager un pot avec vous. Notre coutume exige que je vous l’offre. Cette genre de hospitalité était fortuite et Ingvais se senti mal à l’aise pour avoir jugé les locaux pire qu’ils étaient. Ce serait la première fois qu’il allait boire d’une coupe autre que celle lui laissé par Ellie. Dès qu’Ingvais l’avait trouvé, il n’avait apporté à ses lèvres aucune autre vaisselle. Cependant, ce serait excentrique voir inconvenant de renverser le contenu de la verre qui lui tendit l’aubergiste dans sa propre coupe- ce qu’Ingvais désirait faire mais ne fit pas. -Que votre maison prospère ! – proclama Ingvais en soulevant sa verre. L’aubergiste sourit et s’inclina devant son hôte, l’air content. Le même temps, Ingvais percevit une souffle chaude et un effleurement duveteux sur sa poignée. Son cheval, Fidèlieux, fourra son nez dans la verre. Ingvais, amusé, lui en offrit. L’animal renâcla, souffla ses narines et but. Dans un instant, le cheval hennit, jeta la tête en haut et arracha les rênes. Ingvais les tenait, mais un mouvement puisant de la bête affolée le renversa. Fidèlieux, une écume sanglante à la bouche, râla, fit trois courbettes et s’écroula. Ingvais entendait l’aubergiste appeler ses domestiques. L’image de Fidèlieux, le cheval il connaît depuis l’age de jument, se tordre les convulsions, les jambes fines comme si en bataille avec la mort, privait le jeune homme de raison. Il voulut frapper le traître avec son épée. Ingvais avait comprit tout. Momentanément. Le marchand, petit, gros, la physionomie de fureur, brandissait un coutelas, n’osant pas, cependant, se jeter contre Ingvais. Ce que le jeune homme ignorait, c’était que l’aubergiste, il était malheureux et désespéré aussi. Qu’il avait peur. Beaucoup plus qu’Ingvais. Parce que l’homme gros n’avait rien - même pas de souvenirs faibles, même pas d’espoir folle, encore moins de gens qu’il pouvait aimer – pour le supporter contre la force impitoyable à quelle il devrait rendre compte de son échec. Il regrettait déjà avoir subi à cette force, mais il ne pouvait plus se dégager. Et il enviait et haïssait des gens libres, heureux, ignorants – telles qu’Ingvais. Ce qu’il voyait, était vaurien, à qui deux douzains des serviteurs s’empêchèrent au secours, munis des haches et des couteaux. Ils s’approchèrent afin de lui encercler, en lui coupant la chemin à la sortie. Ingvais se lança vers l’étable. Il bouscula le palefrenier et ses deux aides, tout en évitant un coup de fourche, et entra dans la pénombre chaude et odorante. Son regard croisa un œil sanguin. Une longue gueule moreau, coinça à travers les barreau de la troisième étable à droite, lui scrutait. Sans penser, Ingvais ouvrit la porte et un géant destrier, la couleur d’anthracite luisante, se poussa à l’extérieure. Le jeune homme le rattrapa par le licol et courut vers l’autre porte dans le bout de couloir. Derrière lui, les cris de la poursuite retentissaient. Une fois dehors, le fugueur sauta en dos de son coursier nouveau-acquis, qui tout de suite se cabra. Le chevalier à peine réussit de se tenir, tant le bond était fort. C’était difficile de manier ce roussin sans selle et brides, mais Ingvais parvint de le calmer, ou moins de le faire accepter l’homme. Puis, l’envoya vers la clôture l’hauteur d’une taille humaine. Le cour déjà grouilla des hommes. Un des ennemis essaya de retenir les fugueur, faillit d’attraper le cheval par le licou. Un autre les barra la voie et fut bousculé, disparut sous les sabots lourds écrasants. Ingvais déjà atteint la mûr, quand un homme en tablier maculé de sang frais se jeta contre la côté du destrier et lui perça la cuisse avec son coutelas. Le cheval, fou de vacarme dont fut ajouté la peine, essaya d’échapper de cet enfers et fit un grand bond, pour franchir la palissade. Ingvais s’aplatit contre la crinière, encerclant le cou par les bras, s’unifiant avec sa monture. La saute était forte et longue. Plus de vol que de saute. Le cavalier avait le temps pour réfléchir comment il allait toucher la terre… Comme la tonnerre, sonna le frappement de sabots sur le pavé. Par une merveille, Ingvais se trouvait encore à dos du cheval et pas à son propre dos dans la terre. Il se redressa. Pas besoin de fouetter, le coursier galopait déjà à bride abattue – sans bride de tout, plus précisément. Ils parcourirent la ville comme une tempête, et en ramenant un dégât compatible, démoulant des kiosques et des marchands ambulant avec ses éventaires, sans compter des simples piétons. Le jeune cavalier à peine dirigeait le cheval avec les genoux et n’avait aucun moyen de ralentir sa carrière. Pourtant, il n’en avait pas de volonté. Seulement après qu’ils avaient, échappé de l’enceinte et même de la vue de la ville, le cheval éreinté se ralentit. Ingvais glissa sur la terre et arrêta l’animal pour examiner son état et sa blessure. Le sang dense coulait de sa jambe gauche. L’échancrure, quand même, prouvait plutôt profonde que étendue. Le destrier, malgré son aspect redoutant, malin et méfiant, laissait l’homme de sonder sa cuisse. Le coursier râlait, fumant, les côtés couvertes d’écume. Ils se trouvèrent dans les vastes champs précédant Erkelle : des plats et des prairies, séparés de loin en loin par des boqueteaux. Aucune maison visible. Ingvais noua le cheval à un grand chêne au milieu du champ. Il fourra dans son sac, et la surface chaude et lisse de la coupe talismanique lui vint par hasard sous les doigts. Il sourit. Ne s’arrêta pas pour réfléchir ou rêver, pas encore, sur la signification de développements derniers – ni sur la mort cruelle de Fidèlieux, ni sur l’assaut à lui-même, ni sur la trahison du marchand. Simplement, il sorti une fiole de baume et en appliqua à la cuisse du destrier. Il n’avait pas d’eau pour laver la blessure, et il ne voyait pas des indices d’une source ou d’un ruisseau dans les alentours. Tant mieux, il ne pourrait pas retenir ni son cheval soif, ni soi-même de boire : ce qui n’aurait pas fait du bon ni à l’un, ni à l’autre. Puis, Ingvais se mit à essuyer l’écume et la sueur de sa monture par des bottes d’herbe. Ensuite, il versa la reste de le baume sur l’échancrure et y plaça un pansement, fait de sa chemise de soie fine. Le grand animal, près que paisible, l’observa avec de intérêt et déjà sans soupçon. Ingvais l’ébouriffa la crinière et lui racla avec des os de doigts la bande aux racines de la chevelure, que la plupart de chevaux aimaient. Ceci faisait, évidemment, une exception : il mesura l’homme de regard impérieux, avec un mépris aristocratique. Il secoua la tête, se dégagea et se mit à pâturer avec de la réserve et la dignité. Ingvais s'assit, le dos contre l'écorce éparpillé roulure, cueilli un tige et se mit а le mâcher, pour montrer sa conformité avec le destrier anthracite. Il devait réfléchir. Quoi faire? Où se rendre? Vers l’Erkelle pour la dernière épreuve , qui montrerais que Joghann avait raison ? Quoique ses confidences incroyables ou contraire au raison , il n’était pas toujours possible de comprendre le monde par raisonnement. Il restait pas mal des choses а ressentir, а croire. Avait-il besoin d’aller а l’Erkelle ? Sauf pour déceler quelques détails, se mettre au courant de la disposition pour l’instant et revenir au Versant Vert avec plus de renseignement, afin de préparer une défense plus efficace ? Dans ce cas, cependant, ils auraient peu de temps. Autour d’eux, l’herbe haut, dur, tronchant, donna un odeur épicé. Il s’avait coupé les doigts en la cueillant, et la vue de sang lui fit souvenir la mort de Fidèlieux. Il senti l’horreur et le fureur, quand pensait de l’assassinat de son cheval. Il ne pensait même que cette agonie était destiné à lui, car ce qu’il voyait, c’était le combat entre son étalon et la mort félonne. Il faisait midi, chaud et lourd, tout comme l’aromate de la laîche. Le ciel ennuagé, même l’arbre qui les abritait n’offrait pas d’ombre bienveillante. Comme avant l’orage, l’air était chargé d’expectation, d’inquiétude. Ingvais, influencé par cette prémonition, se décida. Il devait revenir, tout de suite, avant que ce serait trop tard. Ingvais se rendait compte que se serait brutal d’exiger de son cheval éreinté de lui porter tout de suite au Versant Vert. Mais la voix interne lui pressait, et il se mit а marcher, malgré son épuisement, menant le cheval par le licol. Se dernier était visiblement mécontent, mais le suivi docilement, laissant l’herbe dure et apparemment dégoûtante. Plus tard, Ingvais remonta ; il voulait trotter, pour ne pas subir à trop d’épreuve son compagnon blessé, mais ce dernier, bien fière pour se traîner lentement, choisit un galop précipité. Ingvais ne pouvait pas l'empêcher et, à vrai dire, n'avait aucune vouloir de le faire. Avec chaque lieue dont lui approcha à sa terre, son angoisse augmenta, la crainte tournant en certitude. Il n'y en avait aucun raison, les champs restait intacts et pacifiques, les bosquets - calmes. Ils n'avaient encore atteint le chemin qui se déroulait directement vers portail de l'est, mais il venait de franchir la fleuve qui faisait partie de la frontière interne. Etait-ça un jeu de son imagination recrue ou vraiment la fleuve, ordinairement si jovial et pétulant coulait plus lentement, près qu'inerte, morne, la réflexion du ciel grisâtre décolorant l'eau. Pourtant, le jeune cavalier se rendait compte que sa monture ne pouvait pas maintenir longtemps cette allure, la distance à franchir restant encore considérable. La lumière blême de jour allait s'éteindre dans peu de temps. Ce jour-là, ils n'arriveraient pas à la fortresse. Et il ne voulait pas l'animal tomber mort sur la route et descendit. Le cheval prit cette méfiance à sa force comme un défi. Il se courba, essaya à mordre son maître. Ingvais commença à lui parler, pour le raisonner. la bête hennit et rejimba, toute méchanceté et menace. -Si tu veux pas m'écouter, mon beau anthracite, je vais en suffire sans toi, - dit Ingvais. Il relâcha le licol, tourna et se mit à courir. L'Anthracite lui suivit - offensé, orgeuilleux et méprisant. Une sorte d'entente silencieuse s'établit entre eux. L'Anthracite n'essaya plus de mutiner et, dorénavant, ils alternèrent le galop de l'Anthracite et le trot d'Ingvais. Les deux étaient au bout de leurs forces quand le noir pandémoniaque tomba et le tempête s'éclata. Il traversaient une grande pinière, qui s'étendait entre eux et le chemin. Ingvais connaissait bien le lieu et pourrait s'y naviguer même sans aucune lumière - ce qui n'était pas le cas, dans la turbulence fulminante du tourmente. Le prince-héritier entretenit son compagnon pour lui calmer - de quoi l'Anthracite, digne et imperturbable, s'en ficha pas mal. Pourtant, Ingvais continuait de le persuader que la maison était proche, qu'ils y arriveraient bientôt, qu'ils seraient en temps. Les moments d'accalmie, le cheval procédait gracieusement, silencieusement, le mouvement des jambes près qu'imperceptible, comme si une statue granite glissait. Ou un phantasme nocturne? Non, son présence était trop solide et rassurant. L'orage était étrange, ne se relâchant jamais dans la pluie, le foudre et le tonnerre sans cesse. Il se mit à pleuvoir plus tard, à l'aube, quand ils sortirent à la route.
La broué éteignit les feux, mais la senteur des incendies elle ne parvint pas à laver... Ni le sang. Ni la mort. La voie se tourna la colline, et de ce pré ils devaient voir les chers murs de Versant Vert. Ils ne les voyait pas.
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