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EMILIEUVALA ou Chroniques de la Terre d’Emilieu...

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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Chapitre 10: L’Adieu à Emilieu
(par ISENGAR, ajouté le 24/09/05 15:40)


Au petit matin, alors que les nuages venaient enfin à se dissiper, laissant quelques rais de soleil réchauffer le pays de Forez, Medonnen Eldendil et le sire Elwë s’en retournèrent vers leurs terres d’Empire.

Un fort groupe se prépara aussi au départ. Et ceux-là, la chronique les a bien retenus : Dame Melo Dye de Créteil ; dame Laegalad la douce fée des verts bois et des champs d’or ; Vallis des jardins ; Ronan de Paris, Tirno l’Helvète et Isengar le ménétrier. Chargés de sacs et de souvenirs joyeux, ils furent guidés par dames Kendra et Sylvae jusqu’au relais des chemins ferrés de Firminy.

Et là, le grand wagon autotracté que d’aucuns appelaient « téheuhère », les emmena vers leurs pays respectifs. Et Kendra et Sylvae restèrent seules sur le quai.
Elles retournèrent en Terre d’Emilieu où restaient encore les derniers invités : Moraldandil l’érudit, Yyr l’étoilé, Benilbo le demi-elfe, Saivh de la verte Eirin... ceux-là se préparaient à la difficile tâche de tout ranger et tout nettoyer...

Le « téheuhère » continua son voyage. En la bonne ville de Saint Etienne en Forez, Vallis des jardins fut le premier à quitter le groupe. Plus loin, ce fut à Lyon, la capitale des Gaules, que Laegalad et maître Tirno s’en furent sur leurs propres chemins.
Ne restaient alors plus que trois compères. Aussi embarquèrent-ils dans le « thé-jévé » sorte de long convoi de wagons très rapides qui devait les ramener en direction de la ville de Paris.
Derniers instants de Faërie, l’annonce du préposé au contrôle de validité des billets rendit le sourire aux trois voyageurs, fort tristes de se retrouver si peu nombreux sur le chemin du retour. « Bonjour, je suis Franck, votre contrôleur... vous me reconnaîtrez grâce à ma cravate à fleurs sur fond de chemise bleue... » disait l’agent des chemins ferrés par le truchement d’un microphone. « Je vous rappelle qu’il est strictement interdit de fumer dans l’ensemble du train, d’ailleurs c’est la même chose dans tous les trains de puis le 1er septembre, il est donc inutile de vous réfugier au wagon restaurant ou de tenter de vous cacher dans les toilettes pour en griller une, de toute façon, vous êtes filmés... » et ainsi de suite...
Ce fut la plus agréable des façons pour nos trois compères de retrouver la vie de tous les jours... Que ce Franck, s’il entend un jour ce conte, en soit remercié

A Firminy, le soleil brillait de son plus bel éclat.
La visite de Manwë Sulimo et des ses pluvieux et venteux alliés ne permit pas, au cours des trois jours de fête, de faire toutes les activités prévues à l’origine, comme la promenade en canoë ou la visite à la fête médiévale du Puy. De même, l’envie de se retrouver et de s’amuser en cette joyeuse communauté d’amis, fit que les sujets de travail et d’études furent largement mis de côté.
Maintenant, il y eu quelques débats, et de la musique aussi. Mais ce fut essentiellement en petits groupes, loin de la foule, que ces événements discrets eurent lieus.

Adonc, à la fin de tout, reste le souvenir d’un long et formidable banquet. Rires, chants et sons de fifres, turlupins, pipeaux et autres flûtiaux marquèrent ces trois mémorables journées.
Après que Moraldandil et dame Saivh eurent passé le balais dans la grande salle commune et dans les chambrées de l’étage, la maison de la fête d’Emilieu se retrouva vide, froide, et blanche, et verte, et mauve... et parabolique. Et vice et versa...

Alors, dame Kendra, grava quelques runes sur le fronton de l’entrée de la grande salle. Des runes symbolisant la grande vitesse à laquelle ces trois journées passèrent, et symbolisant aussi le fait que tout ce qu’on rêvait de faire en trois jours ne pu être complètement accompli.
Et ces runes disaient : « No Stairway to Heaven ». Et la légende raconte qu’Isengar jura que ce n’était que partie remise.



A VanimaElisa.

Voir le chapitre 10 sur 15



Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.