Chapitre 1:
Jour Premier : où l'on conte l'arrivée des Belles Gens
(par
Stéphanie, ajouté le 03/01/06 16:17)
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La table de jeu est encore vide... seuls s'y trouvent encore les donnes, retournées face contre table, car le donneur vient seulement de finir le tour. Les participants sont au nombre de sept — chiffre béni comme nous le verrons peut-être — : un Belge fils d'Icelle, un Haricot-Sauteur du Mexique Hobbit par la même occasion, une Rohirrim en blanche chemise, un Dragon au sang froid, un Numenoreen Loinvoyant Empereur du Doriath par intérim pour l'occasion, un Polytechnicien descendu de son bateau, et une Elfe Silvan seule représentante de son peuple. On entend des rires venant d'autres salles, emplies elles aussi de Belles Gens que nous présenterons plus tard...
Il était une fois... c'est ainsi que commence le conte, et nous le verrons de l'oeil d'une Elfe Silvan, puisque ce fut ainsi qu'il en fut décidé. Il était une fois donc, une jeune Elfe Silvan qui devait se rendre dans un pays lointainpour y retrouver des siens amis, afin de fêter dignement le passage temporel entre une année et une autre. Pour ce que ce lointain pays était normand, alors que le sien était dauphinois, la jeune Elfe dû donc partir très tôt, avant l'aube même, pour un long voyagedans les chariots de la Hecènnecéeffe. Elle y rencontra l'Aventure... Car le père de la jeune Elfe, censé l'emmener au train pour 6h33, était encore dans la salle de bain à 6h21, alors qu'il y avait encore un carrosse à dégivrer... Elle eût donc juste le temps de sauter dans le chariot déjà à quai avant que celui-ci ne ferme ses portes, encombrée de son sac de ménestrelle et de son sac à dos (sans parler du reste). Elle était censée avoir 20 minutes au relais de la Part-Dieu avant de monter dans un chariot Tégévé pour Paris. C'était sans compter sur les intempéries dont elle n'avait eu encore qu'un apperçu venteux... Le chariot en effet se prit à ralentir, ralentir, ralentir... ralentir... s'arrêter... au final, elle n'eût que quatre minutes pour bondir (encore une fois) dans son tégévé. Où il lui arriva la même mésaventure : le chariot se mis à ralentir... ralentir... ralentir... Elle arriva donc avec une demi-heure de retard à la Gare de Lyon. Où elle était censée retrouver une Rohirrim, laquelle se trouvait encombrée d'un sac à courges Noix-de-Beurre, de deux sacs de couchage, d'un autre sac encore, sans parler du reste. Et laquelle était encore bloquée dans un métro. Quand elles purent enfin se retrouver, il ne leur restait plus qu'un quart d'heure pour rejoindre la gare Saint Lazare où les attendait Tar Palantir le Numénoréen. La course fut effreinée, et la jeune Elfe eût alors l'occasion de lancer un retentissant et sincère « Je HAIS les métro parisiens ». Car elles eurent à affronter la queue devant les distributeurs de billets, à réussir à passer entre les portiques étroits aux entrées ET aux sorties des sas (sans parler des autres à l'utilité douteuse et à l'état de marche aléatoire), à attraper un métro au vol, trépigner dedans, ressortir du métro et monter les six étages qui les séparaient des quais en courant (et criant « A droite ! » « A gauche ! » « Tout droit ! » « Encore un étage ! » pour se guider mutuellement), en étant de temps en temps appellées par le Numénoréen inquiet de ne pas les voir (« Pouf... pouf... on est au quatrième étage, pouf, pouf... on arrive ! »), pour s'appercevoir que ledit quai d'où elles étaient sensée partir avec le Numénoréen était tout au bout de la gare... Elles réussirent néanmoins à grimper dedans, essouflées et rougies et fatiguées, car le Numénoréen avait fait pression de ses grandes mains pour retenir le chariot. (A ce moment retentit une musique céleste, et la voix du Numénoréen leur dit : « Vous avez gagné un niveau ! ». Ce en quoi cela était heureux, car une Rohirrim gagnant un niveau a une patte de plus à son cheval, ce qui lui fit une belle jambe, et une Elfe Silvan... joue encore mieux de ses flûtes, ce qui se révéla utile). L'Aventure cependant continua. N'ayant pu réserver des places proches, les trois comparses tentèrent de se diriger vers la voiture où l'Elfe avait une place réservée, la n° 13. Il se trouvait qu'ils étaient rentrés dans la première, et que outre le paquetage déjà présenté de l'Elfe et de la Rohirrim, ils étaient aussi encombrés de la valise du Numénoréen et d'un sac à panetone (sans parler du reste). Ils tentèrent donc de remonter le train — en roulant sur des pieds, en écrasant des mains et en assomant des têtes — vers cette voiture-là... pour s'appercevoir qu'elle était condamnée. Ils firent donc demi-tour, pour trouver un contrôleur quatre voitures en arrière, qui leur proposa de leur ouvrir le passage, qui selon lui était condamné à cause d'une vitre brisée. Accompagnés du contrôleur, ils firent encore demi-tour — en roulant sur des pieds, en écrasant des mains et en assomant des têtes — traversèrent la voiture à la vitre brisée — s'attendant à une tempête de vent et de neige et de froid, mais il n'en fut rien, car ce n'était qu'une petite vitre écaillée, et non un bris de verre — et se mirent en quête de la voiture 16, où avaient été déplacées les réservations de la voiture 13... Ce qui impliquait sans doute, si cela eût été possible, d'asseoir deux personnes par sièges. Encombrés comme ils l'étaient, et ne désirant pas se séparer, ils se décidèrent à rester dans un tampon, où se trouvait aussi une jeune maman et sa petite fille. Lors, ils ne tardèrent pas à s'occuper en chantant et jouant de leurs flûtiaux, après avoir été encouragés par la maman. Les nouvelles compétences de l'Elfe firent sentir leur effet, car malgré les portes fermées et le bruit inhérent à une course en plein vitesse dans la campagne, le compartiment entier se retourna dans sa direction quand elle entama un reel dans les aigus. A la gare suivante, nos trois aventuriers se précipitèrent vers les premiers sièges disponibles, et se mirent à penser à préparer le moot, supposant que cela n'avait pas encore été fait. Ils établirent la liste des repas, la liste des courses l'accompagnant, et discutèrent de choses et d'autres — sans parler du reste. A partir de là, les choses furent plus calmes, et ils n'eurent qu'une vingtaine de minutes de retard à Cherbourg, où les attendaient l'Empereur-Dieu. Ils furent accueillis par les parents d'icelui, qui leur proposèrent de quoi se sustenter — rosti de porc, pommes de terre, et pommes cuites — ce en quoi il furent loués en de grandes louanges, car même l'Elfe commençait à sentir les affres de la faim — surtout parce qu'elle n'avait pas pu petit-déjeuner, contrairement aux autres, et qu'elle n'avait eu que quelques petit-beurre pour tout lembas. Après avoir déposé leurs bagages à Sideville, dans la chaumièredu grand-père, ils repartirent en vitesse pour aller faire les courses pendant que l'Empereur allait recueillir les Belges. Arrivés au magasin, ils s'apperçurent qu'ils avaient oublié la liste soigneusement établie... ils durent donc s'en passer. Les chariots se remplirent, petit à petit, et plusieurs absent commencèrent à leur envoyer des signes. Ulmo, Seigneur des Eaux, apparut aux yeux de l'Elfe Silvan, alors qu'elle hésitait devant le rayonnage des miels et confitures — toute une floppée de petits pots de miel étaient marqués de son nom. Necsipaal se manifesta envers le Numénoréen, qui tira le ticket 666 à la charcuterie. L'Empereur-Dieu les rejoint, et une fois les deux chariots remplis de victuailles (sans, hélas, glace à la framboises, ni jus de framboises par ailleurs), les comparses purent repartir vers la maison, où les attendaient les Belges. Et ce rapidement, car une autre fournée d'arrivant devait arriver, le reste de la troupe — exceptés un Dragon et une Hobbit, qui devaient arriver en carosse. Après les embrassades, les victuailles furent rangées, les matelas — gonflables... ou pas —- attribués, les autres arrivants arrivèrent — y compris Lalaith et Dragon, qui s'étaient perdusen chemin — et le moot commença officiellement, car plus personne ne devait arriver : en effet, une nouvelle mauvaise nous fut annoncée, que Marcolas, digne poussin de la Rohirrim, était trop mal en point pour venir... s'il n'envoya pas de signe, il envoya de nombreux coups de félétone à sa tendre. |
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