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Il était une fois... -- le conte rendu du Sidevillevala

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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Chapitre 2: où l'on raconte des salades, sans parler du reste
(par Stéphanie, ajouté le 04/01/06 19:19)


Le Dragon : — Stop ! C'est absurde ! On n'était pas perdus, mais égarés. Et puis un félétone, ça n'existe pas !
L'Elfe : — D'abord, on s'en moque, c'est un conte. Ensuite, si ça existe, c'est ce que les Moldus utilisent pour se parler à distance, puisqu'ils ne peuvent pas utiliser l'Osanwe Kenta, comme on fait nous avec Kendra et Lalette.
Le Haricot-Sauteur du Mexique : — Le oui, c'est le très vrai. On utilise aussi le félétone quand on ne veut pas attirer d'Auror, mais quand on est ensemble on utilise l'Osanwe Kenta.
La Rohirrim : — C'est aussi parce qu'on a le même cerveau.
L'Elfe : — De toute manière l'interruption ne compte pas. Je reprend où j'en étais et Dragon pioche une carte.
« Au bout d'un temps, il fut décidé de commencer à préparer le repas avec l'abondante nourriturequi avait été achetée : l'Elfe Silvan avait décrété fort longtemps auparavant que ce serait soupe de Noix-de-Beurre (que la Rohirrim avait emporté depuis le Forez), gratin dauphinois et rôti de porc farci aux pruneaux, pour ce qu'elle n'avait encore jamais eu l'occasion de faire un gratin dauphinois lors d'un moot. C'est ici que l'aventure continua... car il fallait aussi se familiariser avec l'environnement, et surtout avec le four à gaz, qui, contrairement aux fours modernes, cuit par le bas et non par le haut (ce qui se révéla important pour la suite). Or donc et pour reprendre le fil de mon récit, il fut décidé de s'y mettre promptement, car l'heure avançait, et les gratins et rôtis sont généralement longs à cuire... La main-d'oeuvre ne fut pas difficile à trouver, et dès lors on trouva les principaux oeuvrant aux tâches ménagères — d'autres se firent plus discrets aux moments critiques de vaisselle à faire, sans parler du reste — occupés à rire et discuter, à s'admirer mutuellement, et c'est là qu'une phrase critique fut prononcée. Dans leur grande fanitude réciproque, la Rohirrim Kendra et la Hobbit Lalette s'envoyaient des nounours monstre stylés... Lors Kendra déclara à Lalette que cette dernière avait une chevelure admirable... « sans parler du reste ». Ce qui, dans un contexte de cuisine, pouvait être interprété de différentes façons, y compris grivoise, ce dont ne se priva pas l'assemblée (erronément, comme il se doit, ladite Kendra ayant déjà un poussin) (et erronément car la phrase avait été prononcée en toute innocence) (mais cela nous fit bien rire quand même). La pauvre Kendra ne se rendit par compte tout de suite que cette phrase allait souvent être entendue, et qu'elle allait devenir la devise du moot... C'est alors que l'on commença aussi à parler de salades habillées ou pas, pour ce que l'assemblée féminine était très gourmande, et chacune y alla de sa recette de salade préférée...
Quand les gratins et les rôtis furent enfin prêts (mais non cuits encore) commença à se poser la question de la cuisson... Pour ce que le four était petit, il fallu donc développer des trésors d'ingéniosité pour réussir à faire cuire le maximum de choses en même temps. Les rôtis, plutôt que de passer au four, furent donc mis à cuire dans une casserole, et de fait caramélisèrent. Les gratins, au nombre de trois, (dont un sans muscade pour les estomacs délicats), ne pouvaient tous rentrer en même temps... On réussit à allumer le four (rappellons-le : à gaz. Ce qui signifie que la position « grill » n'existe pas), et commença la longue cuisson, sous la surveillance de Pierre-Gaspart.
Pendant ce temps, Lambertine-la-Belge offrit à Kendra la parure de perle qu'elle avait escompté lui offrir bien avant, lors d'une autre rencontre en Terre d'Emilieu (à laquelle elle n'avait pu participer, à notre grande navritude profonde, pour cause d'un dos bloqué)... Et lors, toutes l'admirèrent, car elle était fort belle et s'accordait parfaitement au pull bleu-canard de la Rohirrim, et la gent féminine se mit à parler chiffons et perles... La cape brune et moirée de l'Elfe fut fort admirée, surtout par Rebeca-la-Belge, qui pourtant possédait déjà moults habits de belle facture et fortement enviés (y compris et non des moindres, une paire de brassards en polaire vert et framboise, qui présentaient l'avantage, outre d'être très beaux, de tenir chaud aux mains) ; de même on admira sa toque, qui lui donnait l'allure d'une Russian Lady, et qui allait aussi très bien à Mélilot-Fleur-d'Or (qui, rappellons-le, a aussi de la famille russe), et à Rebecca (moins au Numénoréen à qui il manquait de chevelure pour avoir l'air monstre stylé avec : il était seulement stylé). On admira les colliers, on admira les bottes et les souliers, les chemises blanches, bref, la réplique la plus entendue fut : « Ouaa, je veux le/la même ! ».
De même, quand elles n'étaient pas occupées à admirer les vêtures des autres, le Haricot-Sauteur, la Rohirrim et l'Elfe Silvan jouèrent de leurs flûtiaux. L'Elfe sorti avec précaution sa flûte d'ébène, et l'on s'étonna qu'il soit possible d'en sortir un son, ce qu'elle fit pourtant. Fut entonné ce qui allait devenir l'hymne de la rencontre : le Branle de l'Ours, qui fut joué maintes et maintes fois.
Les chambrées finirent d'être réparties : une chambre fut attribuée à Rebeca, Gurth et Pti Lionel, une autre à Lambertine, Mélilot-Fleur-d'Or et Edrahil, la salle de classe à Thomas et Irulan, et le grenier aux restants, à savoir Lalette, Kendra, Gaspart, Tar Palantir, Dragon et Laegalad. On gonfla les matelas, qui à la pompe (qui fut cassée), qui au souffle (ce qui fut long), qui, une fois le mécanisme compris (ce qui fut laborieux) avec la pompe intégrée dans le matelas.
Le temps s'écoulaet il fut annoncé que la table pouvait être dressée. Et commença le repas, animé comme il se doit de rires et de bavardages. Jeux de cartes suivirent, et discussion diverses, et sons de flûtiaux plus ou moins harmonieux. Petit à petit les hôtes remontèrent vers les chambrées. La chambrée du grenier eut la surprise d'accueillir finalement un autre hôte encore (il restait une once de place sur le plancher) en la personne de l'Empereur-Dieu.
Et la nuitpassa. Certains dormirent, et d'autres moins... voire pas du tout, comme Kendra, trop occupée à regretter son cher et tendre... et à claquer des dents, malgré la masse de couvertures empilées sur son duvet.

Voir le chapitre 2 sur 7



Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.