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Apparence  

 

Il était une fois... -- le conte rendu du Sidevillevala

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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Chapitre 7: Jour quarte et dernier...
(par Stéphanie, ajouté le 11/01/06 17:25)


Le vent souffla, la pluie tomba, et l'Elfe se réveilla. Peut-être la première, peut-être pas — mais quand même plus probablement pas la première. Il est à noter que l'ambiance était plutôt un brin mélancolique, mais que l'assemblée tentait encore d'être de bonne humeur. On petit-déjeuna chichement, fit les dernières vaisselles, et les premiers adieux laissèrent une sensation de vide intolérable...
Les restants firent le ménage dans un état zombiesque, et le Dragon et l'Elfe répartirent équitablement les bougies restantes, pommes, sachets de verveine, thé de Noël, sans parler du reste. L'Elfe se vit offrir ce qui restait de confiture de pommes-citron vert dans le pot (avec le pot), ce qui la remit de bonne humeur (et se fit rappeler qu'elle avait noté sur une feuille les ébauches d'un repas de noce princier, et qu'elle ne devait pas l'oublier), et la Hobbit s'appropria le pot de chocolat à tartiner Côte d'Or.
Aux environs de midi, ils s'attaquèrent aux compotes : pommes, pêches, poires...
Le Dragon : — Poire ! C'est le fruit le plus elfique qui soit je trouve.
La Rohirrim : — Le très vrai ! Je suis le totalement d'accord !
L'Elfe : — Il est vrai, mais à la pêche c'est bon aussi. Même si les speculoos sont meilleurs avec la poire, je vous l'accorde. Le panetone que Tar Palantir avait trimballé dans le train (si vous vous souvenez de cet épisode) et qui avait affronté la neige entre les wagons fut partagé équitablement — ou presque, et les gâteaux terminés.
Puis... puis, l'Empereur-Dieu décida de rentrer par le même train que nous, mais d'aller rendre avant des affaires à ses parents... Il avait oublié qu'il aurait alors deux aller-retours à faire, puisqu'il devait nous mener à la gare, et pour ce nous eûmes un appel urgent de la part de Tar Palantir, parti — heureusement ! — avec lui, nous informant qu'ils ne pouvaient pas faire l'aller-retour supplémentaire pour venir nous chercher, et qu'il nous incomberait de finir de ranger, de vérifier que rien n'avait été oublié, de récupérer les affaires que l'Empereur-Dieu avait semé dans la maison, de rendre les clés au Grand-Père, et de le remercier de la part de tous (sans parler du reste)... Le tout en un temps très court. Heureusement, l'Elfe, prévoyante, avait déjà chargé les bagages de tout le monde dans le carosse de l'Empereur-Dieu. Et heureusement, ils n'étaient plus que cinq, car sinon ils n'eurent pu rentrer tous dans la voiture, sachant qu'il y avait aussi les sacs de ménestrelles, l'appareil à raclette, un matelas pneumatique (sans parler du reste) à rentrer en même temps que leurs propriétaires (ou pas) dans le carrosse du Dragon. La conteuse ne se souvient plus très bien de quand une montre jaune apparu, et si c'est elle qui l'a découverte avec le Dragon ou pas, mais de fait, la pensant oubliée par l'un des membres Belges de l'assemblée dissolue, Kendra la Rohirrim la joignit aux affaires oubliées (et il s'avéra par la suite qu'elle n'était en réalité à personne, ou du moins pas à la compagnie). L'Elfe et le Dragon effectuèrent un dernier tour de vérification aux étages, pendant que les autres rangeaient balais et serpillères, puis l'on boucla la maison, et la Rohirrim alla, avec la Hobbit, remercier le Grand-Père, lui transmettant par la même occasion notre navritude complète de devoir partir comme des sauvages en ne sachant pas si tout avait été mis dans l'ordre habituel, et en laissant les frigidaires pleins. Puis ils partirent, en vitesse, l'Elfe servant de copilote au Dragon — ce qui n'était pas forcément une bonne idée, mais au moins ne se perdirent-ils pas pour cette fois. Tar Palantir les appela plusieurs fois, craignant de voir l'histoire se répéter... Enfin, à 10 minutes avant le départ du train, les retardataires arrivèrent face à la gare... Las ! C'était sans compter sur un feu tricolore bloqué sur le rouge ! Et le temps défilait, défilait, minute après minute, seconde après seconde !
L'Elfe : « Plus que cinq minutes... plus que quatre minutes... »
Le stress fut à son comble, car le Polytechnicien avait encore à retirer son billet avant de pouvoir monter dans le train, et il fallait encore décharger le carosse.
L'Elfe : « Vert ! »
La Rohirrim : « Ne passe pas, c'est la couleur de l'Elfe ! »
L'Elfe : « C'est ça ou louper le train, Kendra... »
Les autres : « Paaaasse !!! »
Ouf ! Le Dragon les laissa descendre puis partit se garer, alors que les autres couraient dans le hall de la gare, pour y retrouver Tar Palantir et l'Empereur-Dieu, ainsi que le père de ce dernier. Ils coururent sur le quai, chargés de tous leurs sacs, eurent juste le temps de dire adieu à un triste Dragon qui allait devoir effectuer le trajet du retour tout seul et solitaire dans sa solitude, de bondir dans un wagon... et le train partit.
Ils n'étaient plus que six : l'Empereur-Dieu, le Polytechnicien, le Numénoréen, la Hobbit-Haricot-Sauteur-du-Mexique, la Rohirrim et l'Elfe des Bois... Six qui ne voulaient pas se séparer, et c'est pourquoi ils renouvellèrent, pour certains, leurs expériences de voyage-debout-dans-un-tampon. Sauf qu'à six on fait plus de bruit qu'à trois.

14h20 : *sifflotis : [...] mi la laa, mi la laa, si do ré ré do ré mi la mi la mi la laa, si do ré si laaa [...]*

14h46 : « [...] Qui vous mèn'ra à Paris (Qui vous mèn'ra à Paris) à cheval sur une barriique londiredire londura, à cheval sur une barriique londiredire, londura [...] »

15h12 : « Moi je connais une chanson qui embête les gens, moi je connais une chanson qui embête les gens (ad lib.) »

15h27 : « [...] joiiie du veeent qui souuuffle allons dans le grand veeeent frais, vent du matin [...] »

15h53 : « [...] il recracha, POUAH, le tout dans leur visageuh ! Nous soommes les Nains sous la montagne (plom plom) [...] »

16h et quelques : « Caen, ici Caen... les voyageurs n'ayant pas d'obligation sont priés de descendre de voiture et d'emprunter le train suivant. Le train étant actuellement en surchage, il ne pourra partir du quai. »

16h38 : « [...] la fille était jeuneette la digue digue ding la digue digue dong diguidiguidon [...]

17h02 : « [...] le premier un peu timide, larirette larireeette, le premier un peu timide [...] »

17h18 : « On est bientôt arrivé ? »

17h20 : « Et là, on est bientôt arrivé ? »

17 h 24 : « On est bientôt arrivé ? »

17h25 : « Nooon ! »

17h32 : « J'espère qu'on arrive bientôt, notre correspondance est à 18h à la Gare de Lyon... »

17h35 : « Ooooouf !!!! » « Vite, on descend tout, on se retrouve au bout du quai ! »

De là, la compagnie se réduisit encore, et Tar Palantir nous abandonna... puis nous perdîmes un Empereur-Dieu et son appareil à raclette dans le métro. Puis, sur le quai que nous avons atteint in extremis à la Gare de Lyon, nous laissâmes Kendra et Thomas... pour nous retrouver encore une fois dans un tampon de train avec nos armes et nos bagages... Avec toutefois un net progrès : nous étions assises. Mais transie de froid, et ayant perdu toute envie de chanter. Les sandwichs au boudin blanc belge ne purent même pas nous remonter le moral (mais au moins nous callèrent-ils l'estomac et charmèrent-ils nos papilles), ni les speculloos restant et réduits en miette dans leur feuille de lembas. En chemin une maman nous laissa garder sa petiote à la peau d'ébène pendant qu'elle allait changer son autre petite fille, et cela du moins nous permis d'oublier un peu notre déprime grimpante pour faire des risettes et des sourires et des grimaces (ce qui fit bien rire la môme) (et nous aussi). Puis l'on envoya des messages. Pensa aux autres. Et aux absents. Et l'on arriva à la Part-Dieu, où l'on pu enfin s'asseoir dans de vrais sièges jusqu'à Perrache. Et ce furent les derniers adieux, déchirants, entre Lalaith et Laegalad... Dernier effet de la bénédiction, la première eût son bus 9 minutes après, la seconde une place assise dans le train qui allait la ramener chez elle.
Et ainsi fini le conte... jusqu'à la prochaine fois. »

Kendra : — Hé, mais c'est pas une fin, ça ! C'est trop triste !
Laegalad : — Pas forcément... c'est triste sur le moment, oui. Mais c'est le prélude à d'autres rencontres aussi !
Lalaith : — Sans parler du reste...
Kendra : — Quel reste ?
Lalaith et Laegalad : — Bah, les mini-moot, par exemple !
Lalaith : — Et puis maintenant y'a le ternette, pour patienter jusqu'au prochain.
Kendra : — Moui... mais ça va faire loin !
Laegalad : — Il est vrai... ça fera loin. Et longtemps à supporter les Mornes Gens...
Tous : — * soupir *

[...]

Dragon : — Bon, hé, dîtes, si on se secouait là ? On fait une autre partie ?
Les autres : — Ouaaais !

Et l'Elfe ramassa les cartes, et elle fit la nouvelle donne... De ce que diront les autres, peut-être le saurez-vous plus tard... Sans parler du reste.

Voir le chapitre 7 sur 7



Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.