Chapitre 121:
Chapitre 26.1
(par
lambertine, ajouté le 14/01/00 21:41)
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- Tu veux vraiment t’inscrire à mon atelier ? - Pourquoi pas ? J’ai inscrit mon nom sur une feuille affichée aux valves. Activité prévue : fabrication d’une suspension florale en ronds à béton avec Léon. Le jardinier a l’air très étonné. Manipuler l’acier, le mettre en forme, le souder, voilà qui, selon lui, n’est pas très féminin. - Ce n’est pas très différent de la fabrication de bijoux en fil métallique. Juste une question d’échelle. - Et de force musculaire. - Je n’en manque pas. - Tu restes donc partante ? Tu en es sûre ? Oui. J’en suis sure. Et certaine. Pourquoi se méfie-t-il de ma motivation ? J’aime bien travailler de mes mains. Je ne suis pas une intello. Quoique… J’ai fréquenté l’université. J’écris pas mal. Je lis beaucoup. Je ne dédaigne pas les discussions philosophiques et politiques. Je dois être une hybride. - Bien, Diane. Alors, rendez-vous dans mon atelier, mercredi prochain.
Je rejoins le salon. Commande un pomme-cerise à Lambert qui tiens le bar à jus. - Tu fais quelque chose, cet aprem’ ? me demande-t-il gentiment. Non. Rien de prévu. Pas de visite. - Du tricot. - Ca te dirait de venir avec nous à la bibliothèque ? Il me reste une place en 7.2… Le point 7, c’est lui. Les points 2, les curistes moins anciens. Aurélien. Patrick. Dominique. - D’accord. Et merci. Toutes les occasions de sortir sont bonnes à prendre, et la bibliothèque est un endroit très agréable. Claire. Moderne. Située à cent mètres du Centre. Remplie de livres, ce qui est normal pour une bibliothèque. Mettant des ordinateurs à disposition des usagers, ce qui m’arrange bien. Je n’aime pas lire mon courrier sur l’ordinateur de l’Aquarium. Il s’y trouve toujours quelqu’un, résident ou membre de l’Equipe, pour faire preuve d’indiscrétion. A la bibliothèque, je suis tranquille. Du moins, en général. - Diane, Frédéric a appelé du Centre. Je tourne la tête vers Patrick. Il n’a pas l’air très content. - Pour moi ? Je sens l’angoisse monter, ma poitrine se serrer. Qu’y a-t-il de si urgent pour que l’on m’appelle du Centre sur le téléphone de quelqu’un d’autre ? Qu’est-ce qui… ? - Tu as de la visite. De la visite ? Un mercredi ? Qui pourrait venir me voir, à part mes enfants ? Et Frédéric sait qui sont mes enfants. - Peut-être ta copine ? hasarde Aurélien. Celle qui est née dans le coin. - Flora ? Elle habite loin, elle n’a pas de voiture, et son gamin doit aller à l’école. Et pourtant, c’est bien Flora qui m’attend dans le salon. Flora allaitant sa petite Lila dans un des fauteuils rouges. - Drôlement mignonne, ta copine ! fait Frédéric au passage, tandis que Lambert et mes autres compagnons de sortie notent dans le cahier l’heure de leur retour, et celle de leur nouveau départ.
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