Chapitre 194:
Chapitre 37.3
(par
lambertine, ajouté le 28/04/00 22:32)
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- Laisse tomber Éric. Il est dispensé de sport, d'ailleurs. Et ça te ferait plus de bien de jouer au foot dehors qu'au badminton en salle. Virginie l'a bien compris, elle. - Virginie a vingt ans de moins que moi. Comprendo, SeNor ? S'il croit m'avoir à l'usure, il se trompe. Je suis plus têtue que lui. Du moins, je crois l'être.
Virginie se tord de douleur dans le couloir du secrétariat. Hubert tente vaille que vaille de la réconforter, jusqu'au moment où Richard lui demande de partir, de laisser la jeune femme aux mains des éducateurs, en attendant la venue du médecin. Il obéit, docilement, sans un mot, va s'asseoir au fumoir, où il allume une cigarette. Il jette un regard noir à Ludovic qui lui demande comment va son amie. - Je n'en sais rien, répond-il brutalement.Elle a mal à la cuisse. Elle a dû se déchirer un muscle, ou quelque chose du genre, en jouant au football. - Elle semblait pourtant aller bien, sur le terrain, s'étonne Agnès. Je n'ai pas remarqué qu'elle ait fait un faux mouvement, ou qu'elle soit tombée. - Peut-être, suppute Francis, la douleur n'est-elle ressortie qu'une fois les muscles refroidis ? Ça m'est déjà arrivé plus d'une fois, lorsque je participais à des courses cyclistes. Chacun y va de ses hypothèses, alors que Ludovic et Hubert s'observent en chiens de faïence. Regards mauvais, noirs. Jaloux ? Visiblement. Virginie est une très belle femme, et ne manque pas de personnalité. Il n'est pas étonnant que plusieurs hommes puissent en tomber amoureux. - Y a de la R.P dans l'air ! sifflote Soazig. Encore, toujours "de la R.P.". Enfermez trente-cinq personnes ensemble, et vous verrez forcément se créer des clans, naître des amitiés, ou plus encore. C'est normal. nous restons des êtres humains, et luttons comme nous le pouvons contre la solitude et la pression psychologique. Pour l'instant, Virginie lutte d'abord contre la douleur. Elle jette un regard dégoûté sur l'assiette que je viens de poser sur sa table de nuit. Elle n'a visiblement pas faim. - Essaie quand-même, lui dis-je. La salade est excellente. Elle fait la moue, peine à trouver dans son lit une position confortable. S'en veut de son imprudence. - Je n'avais plus joué au football depuis des années. je n'aurais sans doute pas dû. Maintenant, me voilà interdite de sport pour au moins trois semaines, alors que j'adore ça. La poisse ! D'autres - une majorité des Résidents - prendraient cela comme une bénédiction. - Je m'étais inscrite au Raid Aventure. Et voilà ! C'est raté ! Maudit match de foot ! Si seulement nous avions gagné... mais Philippe est un gardien redoutable. Et les gamins ont oublié d'être galants. Au fait, tu n'as jamais essayé ? Ah non ! Elle ne va pas s'y mettre, elle aussi...
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