Chapitre 387:
Chapitre 70.4
(par
lambertine, ajouté le 03/02/02 22:58)
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- Je vais le décevoir. Une fois de plus, je vais le décevoir. Et pourquoi ? Pour une histoire qui n'en est même pas une. Pour une fille dont je suis amoureux, mais qui... Il pousse un gros, un profond soupir triste. Un soupir de garçon qui ne crois pas à grand chose, et surtout pas en lui-même. - Elle va continuer sa cure. Ensuite, elle retournera auprès de son mari, et de ses enfants. Qu'aurai-je été, moi, dans sa vie ? Une passade. Un amour d'hôpital. Elle ne m'aurait même pas remarqué, dehors. Alors que moi... Lui, il est certain de l'aimer. Il est certain qu'il l'aimera toujours. Qu'elle occupera à jamais la plus grande partie de son coeur, voire son coeur tout entier. - Il ne faut pas, Damien. Qui suis-je pour lui faire la morale ? - Il ne faut pas gâcher ta vie pour une fille. Surtout pas pour cette fille. Il bondit, prêt à me sauter aux yeux, comme s'il restait le chevalier servant d'Agnès. Il prend sa défense, de toute son âme, de toutes ses forces. De tout son amour. Il attaque, tentant de trouver les mots qui me feront mal. - Tu étais prête à gâcher ta vie pour un petit voyou de troisième zone. A croire que tu étais... - Ca suffit, Damien. - Mais tu... - J'ai dit : ça suffit. Je t'aime bien, mais ne prononce pas des mots qui pourraient me le faire regretter. Ce que j'ai fait, ce soir-là, c'était mon devoir, et c'était peu de choses. Je l'aurais fait pour toi aussi, si tu avais été à la place de Célestin. Parce que, je te l'ai dit, je t'aime bien, même si c'est moins profondément que lui. Et, crois moi ou pas, Agnès aussi, je l'aime bien. - Tu l'aimes bien ? Mais alors, pourquoi as-tu parlé d'elle comme ça ? Comme si elle n'en valait pas la peine ? - Où as-tu été chercher ça ? Il me regarde, hagard, sans avoir l'air de me comprendre. Peut-être ne suis-je pas aussi claire que je le voudrais. Peut-être n'a-t-il pas compris, malgré tout son amour, l'essentiel de l'être d'Agnès. - La question n'est pas là, Damien. Bien sûr qu'elle en vaut la peine. Mis elle ne t'aimera jamais comme toi, tu l'aime, ou comme tu crois l'aimer. Parce que son coeur à elle, son coeur tout entier, est encore plein d'un autre, et que tu n'es pas de taille à te battre avec lui, et à prendre sa place. - La place de Christophe ? s'insurge-t-il. Mais bien sûr que si ! Elle ne l'aime plus, Christophe, même si elle ne m'aime pas, moi. - Christophe ? Lui non plus n'est pas de taille. Je ne parlais pas de Christophe, Damien. Je parlais d'Aymeric. |
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