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Chapitre I, Au Commencement des Jours :
Page 40, §2
[...] Alors les graines semées par Yavanna germèrent et bourgeonnèrent en hâte, une multitude de choses grandes et petites se dressa sur la terre, herbes et mousses et hautes fougères, et des arbres couronnés de nuages comme des montagnes vivantes dont le pied plongeait dans un vert crépuscule. Des bêtes apparurent et s'établirent dans les prairies, dans les fleuves et les lacs, et parcoururent l'ombre des forêts. Nulle fleur encore n'avait fleuri, aucun oiseau n'avait chanté, car ces choses attendaient leur heure dans le sein de Yavanna, mais l'abondance, elle l'avait imaginée et nulle part plus riche qu'au milieu de la Terre, là où se touchaient et se mêlaient les rayons des deux lampes. Dans le Grand lac, sur l'île d'Almaren, quand tout était neuf, quand la verdure nouvelle était encore merveille aux yeux de ses créatures, les Valar firent leur première demeure, et longtemps ils en furent satisfaits.
[...]
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