Chapitre XXI, Túrin Turambar :

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     [...] Túrin sentit enfin ses yeux s'ouvrir, les derniers liens du charme de Glaurung se brisèrent, il fut frappé de souffrance et de rage devant les mensonges qui l'avaient égaré, de haine pour les oppresseurs de Morwen, une folie noire s'empara de lui. Il tua Brodda devant sa propre table, et tous les Orientaux qui étaient ses invités avant de s'enfuir dans le froid comme un homme traqué. Il trouva de l'aide auprès des restes du peuple d'Hador qui connaissaient la vie du désert. Il put grâce à eux échapper à la neige et atteindre un refuge de proscrits dans les montagnes au sud de Dor-lómin. Il quitta une fois de plus le pays de son enfance et retrouva la vallée du Sirion, le cœur amer, car il n'avait apporté à Dor-lómin qu'un malheur de plus aux rares survivants de son peuple qui furent heureux de le voir partir. Son seul réconfort était de savoir que les exploits de l'Epée Noire avaient ouvert le chemin de Doriath à Morwen. Et il se disait en lui-même : " Quelles sont donc les actions qui ne font aucun mal ? Et qu'aurais-je pu faire d'autre pour servir les miens, même si j'étais venu plus tôt ? Car si l'Anneau de Melian est brisé, le dernier espoir est mort. Non, il vaut mieux qu'il en soit ainsi, j'apporte la nuit là où je vais. Que Melian les garde ! Et je les laisserai en paix, sans leur porter outrage ". [...]