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Akallabeth, La Chute de Númenor :
Page 352, §3
[...] Quand Inziladûn reçut le sceptre, il prit à nouveau un titre dans la langue des Elfes, selon l'ancien usage, et s'appela Tar-Palantir, car il voyait loin avec ses yeux comme avec son esprit et même ceux qui le haïssaient craignaient ses paroles comme celles d'un devin. Pendant quelque temps il apporta la paix aux Fidèles et se rendit les jours consacrés au temple d'Eru sur le Meneltarma qu'avait délaissé Ar-Gimilzôr. Il rendit à l'Arbre Blanc les soins et les honneurs qui lui étaient dus, prédisant que la dynastie des Rois s'éteindrait quand l'Arbre périrait. Mais son remords venait trop tard pour apaiser la colère des Valar contre l'insolence de ses ancêtres, et la plus grande part de son peuple n'avait aucun regret. Gimilkhâd, qui était fort et brutal, prit la tête de ceux qu'on avait appelés les Hommes du Roi. Il s'opposa ouvertement aux volontés de son frère autant qu'il l'osa, et plus encore en secret. Les jours de Tar-Palantir furent assombris par le souci. Il passait beaucoup de son temps dans l'Ouest et montait souvent sur l'antique tour du roi Minastir sur la colline d'Oromet, près d'Andúnië, d'où il
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