Deuxième Partie
Documents Complémentaires
Dans cette section se trouve les extraits qui nous semblent le
mieux illustrer les arbres que nous avons présentés.
Laurelin et Telperion
Voilà la description des Arbres de Valinor tel que Rúmil la conte
à Eriol :
« Voici, de cet endroit
qui fut arrosé par Kulullin s'élevait une mince pousse, et
de son écorce se déversait une effulguration d'or pâle ;
pourtant cette plante poussa en cadence de sorte qu'en sept
heures il y eut un arbre d'une puissante stature, et tous
les Valar et leurs gens pouvaient s'asseoir sous ses branches.
De forme très belle et de bonne croissance était ce tronc,
et il n'y avait rien qui brisât sa peau sans aspérité, luisant
doucement d'une lumière jaune, jusqu'en une vaste hauteur
au-dessus de la terre. Alors de belles branches s'élancèrent
en toutes directions dans le ciel, et des bourgeons dorés
enflèrent sur toutes les brindilles et les petites branches,
et de ceux-ci jaillirent des feuilles d'un riche vert et aux
bordures qui brillaient. Déjà la lumière que produisait cet
arbre était large et belle, mais tandis que les Valar regardaient
il fleurit à vaste profusion, de sorte que toutes ses branches
furent cachées par de longues grappes oscillantes de fleurs
comme une myriade de lampes de flammes suspendues, et de la
lumière tombait des pointes de celles-ci et éclaboussaient
le sol avec un doux bruit. »
(Le Livre des Contes Perdus, Tome
1, chap2)
« Son écorce était
d'un blanc tendre qui brillait comme des perles et elle poussait
aussi vite même que l'avait fait Laurelin, et à mesure qu'elle
grandit la splendeur de Laurelin décrût et sa fleuraison brilla
moins, jusqu'à que cet arbre-là ne rayonnât que doucement,
comme dans le sommeil ; mais voici, l'autre crût maintenant
jusqu'à atteindre une stature aussi élevée même que celle
de Laurelin, et son tronc était mieux formé et plus élancé,
et sa peau comme de la soie, mais ses branchages au-dessus
étaient plus épais et plus enchevêtrés et ses tiges plus denses,
et ils produisirent une masse de feuilles bleu-vert comme
des pointes de lances.
Alors les Valar écarquillèrent les yeux, stupéfaits, mais
Palúrien dit ; « Cet arbre n'a encore cessé de pousser »,
et voici qu'au moment où elle dit ces mots l'arbre fleurit,
et ses fleurs ne pendaient pas en grappes mais étaient comme
des fleurs séparées qui poussaient sur des fines tiges qui
se balançaient l'une vers l'autre, et qui étaient pareilles
à de l'argent et des perles et des étoiles étincelantes et
brûlaient d'une lumière blanche ; et il semblait que
le cour de l'arbre battait, et son rayonnement vacillait en
cadence, croissant et décroissant. De la lumière comme de
l'argent liquide se distillait de son tronc et gouttait sur
le sol, et elle répandit une très large illumination de par
la plaine, mais qui n'était pourtant pas aussi large que celle
de l'arbre d'or, et à cause aussi de ses vastes feuilles et
du battement de sa vie intérieure il projetait un continuel
flottement d'ombres parmi les mares de son éclat, très nettes
et noires ; à ce moment Lórien ne put contenir sa joie,
et même Mandos sourit »
(Le Livre des Contes Perdus, Tome
1, chap2)
L'Arbre Blanc
L'origine de l'Arbre Blanc :
« Comme de tout ce qu'il
y avait à Valinor ils préféraient l'Arbre Blanc, Yavanna en
fit pour eux une réplique plus petite, identique sauf en ce
qu'il ne donnait de lui-même aucune lumière, et on l'appela
Galathilion dans la langue des Sindarin. Cet arbre fut planté
sur le parvis devant la tour Mindon, il y grandit, et ses rejetons
furent nombreux. L'un d'entre eux fut plus tard planté sur Tol
Eressëa, il y prit racine et on l'appela Celeborn, puis vint
en son temps Nimloth, l'Arbre Blanc de Númenor. »
(Le Silmarillion, Quenta Silmarillion, chap
5)
La description de l'arbrisseau découvert par Aragorn :
« Il grimpa jusque-là,
et il vit que, du bord même de la neige, jaillissait un tout
jeune arbre, qui n'avait pas plus de trois pieds de haut. Il
avait déjà poussé de jeunes feuilles, longues et bien faites,
sombres sur le dessus et argentées par en dessous, et à son
mince sommet il portait un petit trochet de fleurs aux pétales
brillants comme la neige au soleil. »
(SdA t3, livre 6, chap 5)
Le Malinornë
Pour le Mallorn deux passages nous le décrivent parfaitement,
dans un premier temps la description qu'en fait Legolas à ses
compagnons lorsqu'ils atteignent les frontières de la Lórien :
« Là sont les bois
de Lothlórien ! dit Legolas. C'est la plus belle des résidences
de mon peuple. Nuls arbres ne ressemblent à ceux de cette terre.
Car, en automne, leurs feuilles ne tombent point, mais se muent
en or. Ce n'est pas avant l'arrivée du printemps et l'éclosion
de la nouvelle verdure qu'elles tombent, et alors les branches
sont chargées de fleurs jaunes ; et le sol du bois est
tout doré, dorée est la voûte et ses piliers sont d'argent,
car l'écorce des arbres est lisse et grise »
(SdA t1 livre 2 chap 6)
En suite l'arbre tel qu'il apparaît à Númenor :
« Et seulement au Nísimaldar
se plaisait le puissant Malinornë, qui au bout de cinq siècles
atteignit une hauteur à peine moindre que celle qu'il avait
en Erressëa même. Son écorce était lisse et argentée et ses
rameaux se relevaient légèrement vers le ciel comme ceux du
bouleau ; mais il n'avait jamais qu'un seul et unique tronc.
Ses feuilles ressemblaient aussi à celles du bouleau, mais plus
larges, et elles étaient vert pâle à l'avers et toutes d'argent
à l'envers et chatoyantes au soleil ; et elles ne tombaient
pas à l'automne mais comme l'or se ternissaient. Au printemps
l'arbre fleurissait d'or, et les fleurs s'épanouissaient en
grappes, comme des cerises, et duraient tout l'été ; et
dès qu'elles étaient écloses, les feuilles se détachaient, de
sorte que le printemps et l'été durant, une futaie de Malinorni
avait voûte et tapis d'or, mais les piliers étaient d'argent
mat. Et son fruit était une noix en une écale d'argent ;
et Tar-Aldarion, le sixième roi de Númenor, en fit cadeau au
roi Gil-Galad du Lindon. En cette terre-là, elles ne prirent
point racine, mais Gil-Galad en donna à Galadriel, sa parente ;
et par l'effet de ses pouvoirs, les noix germèrent et se multiplièrent
en Lothlórien. »
(Contes et Légendes Inachevés, Le
Second Age, Une description de l'île de Númenor)
Les arbres de Númenor
Le passage listant les arbres poussant au Nísimaldar :
« Et dans les parages
de ce lieu, sur les versants marins et loin à l'intérieur des
terres, poussaient les arbres odorants aux vertes feuilles persistantes,
que les Eldar avaient apportés de l'Ouest ; et ils avaient
tant prospéré que c'en était beau, disaient les Eldar, presque
comme un port d'Eressëa. C'était le plus grand charme de Númenor,
et le souvenir devait s'en perpétuer dans les chants bien longtemps
après qu'ils eurent péri à jamais, car rare furent ceux qui
fleurissent à l'est du Pays du Don : l'oiolairë et le lairelossë,
le nessamelda, le vardarianna, le taniquelassë, et le yavannamirë,
avec ses fruits sphériques et de couleur écarlate. Et de douces
senteurs émanaient de la fleur, de la feuille et de l'écorce
de ces arbres, et leurs arômes confondus embaumaient tout le
pays ; d'où son nom : Nísimaldar, les Arbres Aromatiques. »
(Contes et Légendes Inachevés, Le Second
Age, Une description de l'île de Númenor)
Le passage sur l'Oiolairë où la coutume qui lui est associé nous
est décrite :
« Ici on doit rapporter
la coutume qui voulait que lorsqu'un navire appareillait de
Númenor pour courir la Mer Immense jusqu'aux rivages de la Terre
du Milieu, une femme, le plus souvent de la parentèle du Capitaine,
posât sur le couronnement de la proue le vert rameau du retour,
une branche détachée de l'arbre oiolairë (nom qui signifie éternel
été) que les Eldar avaient donnée aux Numenoréens, disant qu'ils
ornaient la proue de leurs propres navires en gage d'amitié
avec Ossë et Uinen. Et c'était un arbre aux feuilles toujours
vertes, lustrées et embaumées ; et il se plaisait dans
l'air marin. »
(Contes et Légendes Inachevés, Le
Second Age, Aldarion et Erendis)
La description du Laurinquë :
« Au Hyarrostar poussaient
abondance d'arbres de toutes essences, et parmi eux le laurinquë,
qui faisait l'enchantement des populations par ses fleurs, car
il n'était bon à nul autre usage. On lui avait donné ce nom
en raison de ses longues grappes de fleurs jaunes ; et
certains pensaient, qui avaient entendu les Eldar parler de
Laurelin, l'Arbre d'Or de Valinor, que leur arbre était issu
de cet Arbre illustre, et que la semence en avait été apportée
par les Eldar. Mais ce n'était point vrai. »
(Contes et Légendes Inachevés, Le
Second Age, Une description de l'île de Númenor)
Et enfin le Lavaralda :
« [...]
He came at length to the great hedge of lavaralda that fenced
the garden at its lower, western end. It was a familiar sight,
though the years could not dim its beauty. It was seven twelves
of years* or more since he had planted it himself when planning
his garden before his marriage; and he had blessed his good
fortune. For the seeds had come from Eressëa far westward, whence
ships came seldom already in those days, and now they came no
more. But the spirit of that blessed land and its fair people
remained still in the trees that had grown from those seeds:
their long green leaves were golden on the undersides, and as
a breeze off the water stirred them they whispered with a sound
of many soft voices, and glistened like sunbeams on rippling
waves. The flowers were pale with a yellow flush, and laid thickly
on the branches like a sunlit snow; and their odour filled all
the lower garden, faint but clear. Mariners in the old days
said that the scent of lavaralda could be felt on the air long
ere the land of Eressëa could be seen, and that it brought a
desire of rest and great content. He had seen the trees in flower
day after day, for they rested from flowering only at rare intervals.
But now, suddenly, as he passed, the scent struck him with a
keen flagrance, at once known and utterly strange. He seemed
for a moment never to have smelled it before: it pierced the
troubles of his mind, bewildering, bringing no familiar content,
but a new disquiet.
[...] He passed under an arch of shining
leaves [...].»
(The lost road, The Númenórean chapters)
Le Lebethron
Le moment ou Faramir parle du Lebethron
« Je n'ai pas de cadeaux
convenables à vous offrir au moment de notre séparation, dit
Faramir, mais prenez ces bâtons. Ils pourront être utiles à
ceux qui marchent ou grimpent en terre sauvage. Les hommes des
Montagnes Blanches les utilisent ; encore que ceux-ci aient
été coupés pour votre taille et nouvellement ferrés. Ils sont
fait du bel arbre lebethron, cher aux charpentiers de Gondor »
(SdA, t2, livre 4, chap7)
Un arbre de Fangorn
« Deux grands arbres
se dressaient là des deux cotés, comme de vivants montants de
porte ; mais il n'y avait d'autre porte que leurs branches
croisées et entrelacées. A l'approche du vieil Ent, les arbres
élevèrent leur ramure, et toutes leurs feuilles frémirent en
bruissant. Car c'étaient des arbres à feuillage persistant,
et leurs feuilles sombres et lisses luisaient dans le crépuscule. »
(SdA, t2, livre 3, chap 4)
Les extraits suivant ne proviennent pas de l'ouvre de Tolkien
mais il nous semble pertinent de les donner, ils amènent quelques
éléments intéressant.
G Le premier provient de l'introduction d'un ouvrage de Robert
Bourdu,
Légende de France contée par les Arbres,
il parle de la place de l'arbre dans les contes et légendes
:
« Puisque la légende
côtoie ou emprunte le merveilleux, l'arbre y trouve tout naturellement
sa place, une place de choix. Car n'y a-t-il rien de plus fabuleux
dans la nature qu'un arbre exceptionnel ou une belle forêt ?
Qui dit merveilleux dit d'abord admirable et secondairement
étonnant, prodigieux, un peu magique, ce qui, par des voies
diverses, entraîne l'esprit aux confins du surnaturel. Le merveilleux
est hors de l'ordinaire. L'arbre, par sa taille, sa force, l'age
qu'il peut atteindre, est par lui-même une légende vivante pour
l'homme qui se sent petit, faible, fragile auprès d'un très
vieux chêne ou au cour de la forêt. Il n'est donc pas surprenant
que parmi les légendes classiques, anciennes ou plus récentes,
l'arbre s'y rencontre de façon quasi systématique.
Il y joue des rôles divers. Il n'est parfois que figurant
ou, semble t-il simple accessoire dans le décor. Sa présence
est alors discrète mais, parce que répétitive, elle devient
signifiante et indispensable au déroulement de l'action. Ne
lui attribuer qu'un rôle passif serait qu'illusion et relèverait
d'une lecture superficielle de la légende. Un exemple :
dans les chansons de geste, le chevalier cheminant à l'aventure
dans la forêt suspend son écu à un arbre le plus souvent remarquable.
L'arbre est il réduit au rôle de simple « porte-écu » ?
N'est-il pas plutôt « porte-emblème » et signal fort
d'une présence qui se veut autorité et pouvoir ?
Il joue très souvent un rôle beaucoup plus actif et devient
parfois l'acteur principal autour duquel le scénario s'organise.
Le chêne de saint Louis nous fournit un exemple à la fois simple
et parfait. Dans l'histoire telle que la chronique la conte,
l'arbre est un élément du décor. Saint Louis choisit un bel
arbre, comme Charlemagne, amateur de fruits, désigne un arbre
du verger pour tenir conseil et le Christ un olivier pour parler
de paix et d'éternité. L'arbre de saint Louis est un chêne,
symbole de force, de longévité, le roi de la forêt. Mieux qu'un
palais ou qu'un trône fais de mains d'hommes il devient pour
le monarque le signe vivant de l'attribut majeur de sa fonction,
celui de sa puissance . Et l'arbre sort du décor pour occuper
l'avant scène où sa présence s'impose. C'est ainsi, tout du
moins, que l'a compris la légende populaire. »

Le texte suivant donne quelques informations sur le Ginkgo biloba,
il provient du livre
Arbres Millénaires de Anna
Lewington et Edward Parker :
« Un vieux Ginkgo est
une vision spectaculaire en automne. Les spécimens les plus
hauts peuvent atteindre plus de 60 m, et, en automne, leurs
feuilles vert pomme deviennent d'un vif jaune d'or. Avec un
ciel asiatique bleu profond en toile de fond, c'est un spectacle
merveilleux, et il n'est pas difficile de comprendre pourquoi,
dans l'ancien temps, l'arbre fut vénéré par les bouddhistes.
[.]
Le Ginkgo (Ginkgo biloba) est un arbre à feuilles caduques,
pourvu d'un tronc gracieux, qui se fissure profondément avec
l'age. Les petites feuilles de l'arbre adoucissent sa forme,
sans cacher les branches élégantes qui ornent le tronc avec
rigidité. Les feuilles sont en forme d'éventail, et elles ont
généralement une fente entre les lobes. [.]
Le Ginkgo est un véritable fossile vivant. Il a survécu pratiquement
inchangé pendant les 200 millions d'années écoulées, et il est
possible que ce fût le premier arbre à apparaître dans le paysage
préhistorique et à dominer les fougères et les cycas, ces arbres
[.] Les fossiles montrent qu'il fût jadis répandu dans le monde
entier, de la Chine à la Californie, du sud de l'Europe à la
Terre de Spitzberg ; il y a 30 millions d'années, il formait
des bois étendus dans le bassin de Londres. [.]
Et ce fut au Japon, en 1712, que les Occidentaux virent leurs
premiers ginkgos, qui furent introduits en Europe, provenant
du Japon, vers 1730. On peut voir en Grande-Bretagne de grands
arbres de plus de 200 ans -le plus ancien est dans les Jardins
Botaniques Royaux, à Kew, dans les environ immédiats de Londres ;
il y avait été transféré en 1761, de la propriété du duc d'Argyll,
non loin de Twickenham. Après une absence de trente millions
d'années, le ginkgo est à nouveau présent dans le bassin de
Londres. »

La description du Frêne Yggdrasil :
« Ce frêne est le plus
grand et le meilleur de tous les arbres ; ses branches
s'étendent au-dessus du monde entier et dominent le ciel. Il
est supporté par trois racines, qui sont extrêmement éloignées
les unes des autres. L'une est située chez les Ases, la seconde
chez les géants du givre, là où autrefois était l'immense abîme
Ginnungagap, et la troisième couvre le monde de Niflheim. Hvergelmir
se trouve sous cette racine et Nidhogg la ronge par-dessous.
Sous la racine dirigée vers les géants du givre se trouve
Mimisbrunn (la « source de Mimir »), qui recèle la
sagesse et l'intelligence. Celui qui possède cette source s'appelle
Mimir : il est très savant, car il boit à l'aide de la
corne appelée Giallarhorn. Alfadr vint à la source et demanda
à en boire une gorgée, mais il ne l'obtint pas avant d'avoir
mis en gage l'un de ses yeux. [.]
La troisième racine du frêne est située dans le ciel,
et, sous cette racine, se trouve la source très sacrée qui est
appelée Urbardrunn (la source d'Urd) ; c'est là que les
dieux tiennent conseil. »
(L'Edda, Gylfaginning, Quinziéme Chapitre)
Lexique des termes botaniques
Abscission : chute des feuilles (ou d'un organe)
Chlorophylle : Pigments vert essentielles à la photosynthèse
Croissance rythmique : l'arbre connaît une phase de repos
et une phase de croissance
Cuticule : couche protectrice
Drageon : pousse se développant à partir d'un bourgeon
situé sur les organes souterrains du végétal
Drupe : c'est un fruit charnu, à noyau contenant une
graine, exemple la cerise, l'olive, la noix, la pêche
Duvet : couche de poil. La coloration blanche, gris-argentée
ou dorée qu'a le revers de certaines feuilles est du à la présence
de ce duvet.
Feuille entière : la feuille n'est ni divisée
ni même dentelée
Fût : Tronc d'un arbre dans toute la partie
inférieure normalement dépourvue de
branches
Houppier : ce terme désigne la partie aérienne de
l'arbre sans le tronc 21
Inflorescence : ensemble de fleurs regroupées
sur un même axe
Lignifié : qui contient de la lignine, un composé
organique constituant principal du bois
Limbe : Partie principale de la feuille
Marcescent : se dit d'un organe (ici les feuilles)
qui meurt sur la plante sans se détacher
Modèles architecturaux : ces modèles représentent
la forme structurelle de l'arbre et son type de développement.
Les modèles d'Ubreville et de Rauh proviennent de la représentation
schématique des modèles architecturaux d'arbres élaborés par Halle
et Oldeman
Monopode : mode de croissance du tronc qui se caractérise
par la permanence de son bourgeon terminal. Les ramifications
proviennent des seuls bourgeons axillaires (inverse : sympode)
Orthotrope : les branches poussent de manière verticale
(inverse : plagiotrope)
Panaché : organe (feuille ou pétale en principe) qui
présente différentes couleurs
Plagiotropes : les branches poussent de manière presque
horizontale (inverse : orthotrope)
Plantule : jeune plante encore incluse dans la graine
Rejet : jeune pousse se formant sur le tronc
Sagitté : en forme de fer de flèche
Végétal autotrophe : une plante qui synthétise sa
matière organique à partir de matière minérale
Tableau récapitulatif des noms
|
Nom de l'arbre
|
Langue
|
Composition |
Traduction |
Laurelin
|
Quenya |
laure : lumière d'or
lin : note de musique |
Or musical
Or chantant
Chant d'or |
| Malinalda |
Quenya
|
malina : jaune
alda : arbre massif
|
Arbre jaune
Arbre d'or |
| Culúrien |
Quenya
|
cul : rouge doré |
Arbre Doré
Arbre de flamme |
Lindeloksë
(correction de Lindeloktë et de Lindelótë) |
Quenya |
linde : chanson, chanteur
loktë : grappe de fleur |
Grappe Chantante
Fleur Chantante |
| |
Telperion
|
Quenya/Lindarin
|
telpe : argent
|
Arbre d'Argent |
Silpion
|
Quenya |
sil : briller pio
: prune, cerise |
Lune de Cerise |
Ninquelótë
|
Quenya
|
ninque : blanc lóte:
grande fleur blanche
|
Fleur blanche |
|
|
| Galathilion |
Sindarin |
galadh : arbre thilio
: briller |
Arbre Brillant
Arbre Luisant |
| Celeborn |
Sindarin
|
celeb : argent orn:
arbre
|
Arbre d'argent
Arbre argenté |
Nimloth
(forme sindarin de Ninquelote) |
Sindarin |
nim : blanc loth :
fleur |
Fleur blanche |
|
|
| Malinornë (pl. Malinorni) |
Quenya |
malina : jaune orne
: arbre |
Arbre jaune
Arbre d'or |
| Ornemalin |
Quenya |
malina : jaune orne
: arbre |
Arbre jaune
Arbre d'or |
Mallorn (pl. Mellyrn)
|
Sindarin |
mal : or orn : arbre |
Arbre d'or |
|
|
Oiolairë
|
Quenya |
oio : éternel laire
: été |
Eternel été |
Yavannamirë
|
Quenya |
mirë : joyaux |
Joyaux de Yavanna |
| Lairelossé |
Quenya |
laire : été losse
: neige / fleur blanche
|
Neige d'été |
| Nessamelda |
Quenya |
melda : être aimé de / être appréciée
de |
Aimé de Nessa
Amour de Nessa |
Vardarianna
|
Quenya |
anna : don |
Don de Varda |
| Taniquelassë |
Quenya |
ninque : blanc lassë
: feuille |
Feuille du Taniquetil |
| Laurinquë |
Quenya |
laure: lumière d'or
*iñkwa
|
Le Doré |
| Lavaralda |
Quenya |
lavar (= laure) :
lumière dorée alda : arbre massif
|
Arbre Doré |
Lebethron
(correction de Lebendron et de Lebethras) |
Sindarin |
leben : cinq, lebed :
doigt doron : chêne
|
Chêne à cinq doigts |
Index
Cet index comprend toutes les entrées que nous avons put trouver
concernant les arbres traités précédemment.
Silm : Le Silmarillion, ed Christian Bourgois Editeur (version
illustrée par Ted Nasmith)
SdA : Le Seigneurs des Anneaux, ed Christian Bourgois Editeur
(version en un volume, illustré par Alan Lee)
LCP t1 : Le Livre des Contes Perdus tome 1, ed Christian
Bourgois Editeur
LCP t2 : Le Livre des Contes Perdus tome 2, ed Christian
Bourgois Editeur
CLI t1 : Contes et Légendes inachevés, Le Premier Age, Presses
Pocket
CLI t2 : Contes et Légendes inachevés, Le Second Age, Presses
Pocket
Les Arbres de Valinor

Arbres de Valinor / Deux Arbres :
Silm : p 38, 46, 67, 74, 233, 239, 244, 273,314,
323, 326, 329, 337, 348, 350, 352
SdA : p 1105-1106
LCP t1 : p 106, 113, 121-122, 137, 143, 146,
150, 154-155, 160, 163-164, 168, 179, 192-194, 198, 201, 204,
208-209, 212, 218, 227, 232, 234, 236-239, 242-243, 247, 251-252,
256, 263-266, 299
LCP t2 : p 261, 272, 345, 347, 351, 364
Telperion :
Silm : p 38, 48, 74, 99, 100, 202, 291, 331,
343, 348, 350, 357
SdA : p 1036, 1105
LCP t1 : p 121-122, 177, 181, 266
Ninquelótë :
Silm : p 38, 343, 361-362
Silpion :
Silm : p 38, 348, 364
LCP t1 : p 102-104, 106, 121-123, 153, 156, 158,
164, 167, 168, 170-172, 181, 190, 192, 194, 202-203, 212, 234-235,
237, 240, 250-255, 257, 264-266, 286, 351-352
LCP t2 : p 46, 271, 364, 443
Arbre Blanc :
Silm : p 59, 350
SdA : p 644
LCP t1 : p 122
Arbre d'Argent :
SdA : p 692
LCP t2 : p 443
Laurelin :
Silm : p 38, 61, 74, 99-100, 126, 323, 337, 339,
361
SdA : p 1105
LCP t1 : p 101-103, 105-106, 121-122, 156-158, 160,
164, 168, 170-171, 181, 202-203, 215, 237, 240-241, 243-245, 248,
250-252, 254, 264-265, 328, 336, 342
LCP t2 : p 272, 364, 436, 437, 441
Lindeloksë / Lindeloktë :
LCP t1 : p 34, 101, 110, 122, 161, 175, 342
LCP t2 : p 272, 441
Culúrien :
Silm : p 38, 323, 361
Malinalda :
Silm : p 38, 339
Arbre d'Or :
Silm : p 339
SdA : p 644, 692
LCP t1 : p 102, 104 196, 239, 342, 356
LCP t2 : p46
Arbre de flamme :
LCP t1 : p 106
Arbre
Blanc
Arbre Blanc :
Silm : p 59, 263, 268-269, 272-273, 291, 293-294,
296, 303, 317, 331, 343
CLI t2 : p 90
SdA : p 280, 689, 720, 807, 938, 1120, 1126,
1129, 1162-1163, 1165, 1168, 1176
Galathilion :
Silm : p 59, 263, 291 (Arbre de Tirion), 317,
322, 331, 364
SdA : p 1036
Nimloth :
Silm : p 59, 272-273, 276, 291, 317, 343, 361-362
SdA : p 1036, 1108
Celeborn
Silm : p59, 263, 322, 357, 362
SdA : p 1036
Autres références :
Silm : p 59, 273
CLI t2 : p42, 43, 60
SdA : p 863, 952, 1032, 1036, 1038
Malinornë
| Mallorn |
| |
Silm : p 361, 362
SdA p 374, 378, 381, 382, 386, 387, 405, 529, 1090, 1136,
1177
CLI t1 : p11, 90
CLI t2 : p16, p130, 131 |
| Mellyrn |
| |
Silm : p 362
SdA : p 373 |
| Malinornë |
| |
CLI t1 : p 11 |
| Malinorni |
| |
CLI t1 : p 11 |
| Autres références |
| |
SdA p380, 404, |
Oiolairë : |
| |
CLI t2 : p 10, 27, 28, 29, 39, 40, 46, 66 |
Lairelossë |
| |
CLI t2 : p10 |
Nessamelda |
| |
CLI t2 : p10 |
Vardarianna |
| |
CLI t2 : p10 |
Taniquelassë |
| |
CLI t2 : p10 |
Yavannamirë |
| |
CLI t2 : p10 |
Laurinquë |
| |
CLI t2 : p12 |
Lavaralda |
| |
HoME V, The lost road, The Númenórean chapters |
Lebethron |
| |
SdA : p 745, 1031 |
L'arbre de Fangorn |
| |
SdA : p 508-509, |
Bibliographies

'' Le Seigneurs des Anneaux'' de JRR Tolkien, traduit par Francis
Ledoux, et Tina Jolas pour les appendices Ed Christian Bourgois
Editeur, 1995

''Le Silmarillion'' de JRR Tolkien, édition établie et préfacée
par Christopher Tolkien, Traduit par Pierre Alien Ed Christian
Bourgois Editeur, 1998

''Le Livre des Contes Perdus'' de JRR Tolkien, édition établie
par Christopher Tolkien, Traduit par Adam Tolkien, Ed Christian
Bourgois Editeur, 1995

''Contes et Légendes Inachevés, le Second Age'' de JRR Tolkien,
édition établis par Christopher Tolkien, Traduit par Tina Jolas,
Ed Presses Pocket, 1988

''JRR Tolkien, Artiste et Illustrateur'' de Wayne G Hammond et
Christina Scull, Traduit par Jacques Georgel, Ed Christian Bourgois
Editeur, 1996

''Dictionnaire des Langues Elfiques'' volume 1 de Edouard J Kloczko,
Ed Tamise éditeur, 1995

''Dictionnaire de Botanique'', de Bernard Boullard, Ed Ellipses,
1988

''Légendes de France contées par les Arbres'' de Robert Bourdu,
Ed Ulmer, 2001

'' Mythologie des arbres'', de Jacques Brosse, Ed Editions Payot
et Rivages, collection Petite Bibliothèque Payot, 2001

''Arbres Millénaires, Ces arbres qui nous fascinent'', de Anna
Lewington et Edward Parker, traduit de l'anglais par Bernard Dubant,
Ed Le Courrier du Livre, 2000

''Arbres Remarquables'' de Franck Berthoux, article La Gazette
des Jardins n°40, Novembre 2001

''L'Edda, Récits de mythologie nordique'' par Snorri Sturluson,
traduit, introduit et annoté par François-Xavier Dillmann, collection
L'Aube des Peuples, Ed Gallimard, 1991
Iconographies :

"Dust-jacket design for The Return of the King", "The Forest of
Lothlorien in spring" par JRR Tolkien, issu de ''JRR Tolkien,
Artiste et Illustrateur'' de Wayne G Hammond et Christina Scull

Photos Gingko biloba prise au Parc Phonix, Nice

Photo du Cytise Pluie d'Or (
Laburnum x watereri 'Vosii')
issu de « Guide des Végétaux d'Ornement et Fruitiers »
ed Horticolor, 1996
Divers :

Dragon Flame version 1.0, de Didier Willis et Benjamin Babut,
2002

''Un arbre mystérieux : le
lebethron'' de Didier Willis.
Sur le site
Hiswelókë - Le Dragon de Brume (
http://www.jrrvf.com/~hisweloke/site/index.html)

Forum du site JRRVF (
http://www.jrrvf.com/)
Remerciements :
Laurent Femenias (Finrod) pour le texte de
The Loast Road
sur le Lavaralda
Xavier Debrabois (Vinyamar) pour ses renseignements sur l'arbre
du jardin d'Eden
Edouard J Kloczko pour ses informations sur Laurelin et pour avoir
corrigé les premières tentatives sur les noms des arbres
Didier Willis (Hiswelókë) pour son aide sur le nom des arbres
et les éléments sur le Lebethron
Cédric Fockeu qui a relu et mit en ligne cet article