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Section « Le Légendaire » Fuseau « Approches interne et externe du monde de Tolkien » |
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Approches interne et externe du monde de Tolkien
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Cedric le 22-02-2006 à 15:38 |
Postez ici vos commentaires sur l'article : Approches interne et externe du monde de Tolkien. |
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aravanesse
le 22-02-2006 à 16:31 |
Premières impressions: Après un tumultueux débat, voilà un texte bien plus modéré et moins agressif. Je l'ai trouvé très bon car il réussit ‘à plus ou moins allier’ deux visions que tout aurait pu opposé. Cependant j'ai remarqué qu'il ne reprenait pas la troisième vision que j'avais proposé, intermédiaire aux deux autres : le Tolkien-transmetteur. Tu donnes: J’en ajouterais une troisième, celle que j’ai défendue sur le précédent débat : la vision du Tolkien-transmetteur: Tolkien ne croyait pas du tout en son monde (tu évoques d'ailleurs à juste titre la notion de sub-création), ce qui fait à mon sens de l'analyse interne, un point de vue quelque peu fantaisiste sujet à la seule opinion du lecteur : quel texte est la 'vérité'? Quels critères de choix ? Car notre but, ainsi que celui de tout Tolkiendil avisé est d’étudier l’univers d’Arda tout en restant la plus proche possible de la vision de son auteur. Or si choix il doit y avoir il ne doit être fait que sur des termes purement objectifs. D'autre part le point de vue externaliste tend à briser la magie d’Arda, un monde purement fictif qui ne possède aucune créance, mais qui à l’avantage de nous éviter de faire ce choix ô combien important et subjectif entre différentes versions d’un même mythe que nous oblige la vision interne. Pourquoi plutôt qu’opposer deux visions -car on ne peut les allier sur le point du statut des textes d’où mon impatience non dissimulée quant à la publication de ton essai à ce sujet qui, me semble t‘il, est le vrai fond du problème, ici nous effleurons la surface-, nous ne proposerions une vision qui allie les qualités de l’une et de l’autre : le rejet d’aucun des textes, tout en accordant une certaine valeur dans la réalité primaire à ces textes. Il s’agit de la vision que j’ai nommé ‘Tolkien-transmetteur (ou traducteur)’. Considérons la mythologie d’Arda comme une mythologie d’égale valeur à celle égyptienne par exemple que tu évoques. Cela suggère qu’elle est formée de textes découlant d’une tradition qui serait propre à l’Angleterre, mais que Tolkien n’aurait pas inventé mais retransmise. L’externaliste est possible, mais brise toute la magie de l’œuvre qui devient purement littéraire. Tandis que considérer les nombreuses formes des aventures de Tuor comme différentes versions d’un même mythe permet de garder tous les textes de Tolkien, mais en plus ils gardent une part de réalité, ce seraient des textes de la tradition anglaise que Tolkien aurait ‘traduit’ et nous aurait ‘transmis’. Sur ce je me calme, j’ai mon bac blanc de français à réviser et bien d’autres occupations ; félicitation pour cet essai travaillé qui prête à la réflexion. aravanessë |
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aravanesse
le 22-02-2006 à 17:09 |
Désolé, je n'ai pas trouvé le bouton d'édition afin de faire quelques corrections. :-s Premières impressions: Après un tumultueux débat, voilà un texte bien plus modéré et moins agressif. Je l'ai trouvé très bon car il réussit ‘à plus ou moins allier’ deux visions que tout aurait pu opposé. Cependant j'ai remarqué qu'il ne reprenait pas la troisième vision que j'avais proposée, intermédiaire aux deux autres : le Tolkien-transmetteur. Tu donnes: J’en ajouterais une troisième, celle que j’ai défendue sur le précédent débat : la vision du Tolkien-transmetteur: Tolkien ne croyait pas du tout en son monde (tu évoques d'ailleurs à juste titre la notion de sub-création), ce qui fait à mon sens de l'analyse interne, un point de vue quelque peu fantaisiste sujet à la seule opinion du lecteur : Quel texte est la 'vérité'? Quels critères de choix ? Car notre but, ainsi que celui de tout Tolkiendil avisé est, à mon sens, d’étudier l’univers d’Arda tout en restant la plus proche possible de la vision de son auteur. Or si choix il doit y avoir il ne doit être fait que sur des termes purement objectifs/édictés par J.R.R.Tolkien. D'autre part le point de vue externaliste tend à briser la magie d’Arda, un monde purement fictif qui ne possède aucune créance, mais qui à l’avantage de nous éviter de faire ce choix ô combien important et subjectif entre différentes versions d’un même mythe que nous oblige la vision interne. Pourquoi plutôt qu’opposer deux visions -car on ne peut les allier sur le point du statut des textes d’où mon impatience non dissimulée quant à la publication de ton essai à ce sujet qui, me semble t‘il, est le vrai fond du problème, ici nous effleurons la surface-, nous ne proposerions une vision qui allie les qualités de l’une et de l’autre : le rejet d’aucun des textes, tout en accordant une certaine valeur dans la réalité secondaire à ces textes. Il s’agit de la vision que j’ai nommé ‘Tolkien-transmetteur (ou traducteur)’. Considérons la mythologie d’Arda comme une mythologie d’égale valeur à celle égyptienne par exemple que tu évoques. Cela suggère qu’elle est formée de textes découlant d’une tradition qui serait propre à l’Angleterre, mais que Tolkien n’aurait pas inventé mais retransmise. L’externaliste est possible, mais brise toute la magie de l’œuvre qui devient purement littéraire. Tandis que considérer les nombreuses formes des aventures de Tuor comme différentes versions d’un même mythe permet de garder tous les textes de Tolkien, mais en plus ils gardent une part de réalité, ce seraient des textes de la tradition anglaise que Tolkien aurait ‘traduit’ et nous aurait ‘transmis’. Sur ce je me calme, j’ai mon bac blanc de français à réviser et bien d’autres occupations ; félicitation pour cet essai travaillé qui prête à la réflexion. aravanessë |
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Edouard
le 25-02-2006 à 11:42 |
Juste pour signaler que moi qui a inventé à la fin des annes 80 cette opposition externe/interne (sur le modèle d'analyses déjà préexistantes) et puis l'a propagé sur le Net et ailleur. Merci de pas l'oublier ! ;-) Les choses ne naissent pas toute seules ! :-) Aujourd'hui "elle" se porte bien et j'en suis très fier. E. Kloczko |
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Vinyamar
le 25-02-2006 à 13:32 |
Mouais, L'enjeu du texte est intéressant, mais je trouve qu'il part sur une base étrange sur une opposition presque manichéene entre approche internaliste et externaliste sans vraiment en expliquer l'origine, comme si c'était un fait admis (ce qu'heureusement il dénie en conclusion). Ensuite quelques vérités assenées me gênent : D'abord Tolkien, n'a pas écrit le Silmarillion pour donner une mythologie à l'Angleterre, comme on le sait. Il a certes eu ce projet, mais s'est ravisé. Le Silmarillion dans son résultat final ne peut donc pas être comparé aux autres mythologies dans un tel propos. On ne peut utiliser ce projet mythologique de Tolkien que dans une étude externaliste (déjà) sur la genèse du texte... non sur son résultat final.
De plus, la définition donnée en préambule de l'internaliste et de l'externalistes (statut des textes) sont très caricaturales... donc pas franchement réussies. Celle qu'il donne plus loin (interprétation du texte) est plus intéressante, mais oublie un point important, c'est que les deux approches ne se posent pas les mêmes questions. La principale question de l'externaliste n'est pas de se demander ce qu'a voulu dire Tolkien, mais avec quels matériaux il a construit sa tour. L'interprétation du texte n'est pas, à mon sens, de l'externalisme pur (à moins d'y chercher des références externes). Comprendre Feuille de Niggle comme une allégorie du purgatoire n'est pas une approche externaliste ; sauf à donner au mot externaliste un sens qui déborde son cadre réel. Parler enfin des oeuvres de Tolkien (dans le cadre de l'interprétation) comme de livres de sagesse qui seraient à appliquer dans notre monde réel... me semble là encore un peu fort. Quant à la question du statut des textes, elle est passionnante, mais méritait un débat autrement plus pointu (comme celui qu'en fait Christopher Tolkien) qu'une intégration à ce débat manichéen entre internaliste et externaliste. Bref, j'ai plus le sentiment en lisant cet exposé d'une réponse à des contradictions qui ont eu lieu ailleurs, d'une intervention un peu construite à des débats que nous ne partageons pas dans ces termes... qu'à un véritable exposé sur un sujet très intéressant au demeurant. (il semble d'ailleurs que cet exposé ai pour origine la découverte par Meneldil de la distinction (courante en ces lieux) entre externaliste et internaliste, d'où une légitime approximation dans les réalités qu'elles recouvrent (dont parle très bien Tolkien par ailleurs, notamment dans son exemple sur la tour). Voilà, voilà. Cela dit, j'apprécie son travail de recherche, et j'espère que mes propos ne seront pas blessants pour Méneldil, je trouve simplement qu'il devrait demander conseils ou avis avant de finaliser ses articles. |
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aravanesse
le 25-02-2006 à 14:33 |
>D'abord Tolkien, n'a pas écrit le Silmarillion pour donner une mythologie à >l'Angleterre, comme on le sait. Il a certes eu ce projet, mais s'est ravisé. Le >Silmarillion dans son résultat final ne peut donc pas être comparé aux autres >mythologies dans un tel propos. On ne peut utiliser ce projet mythologique de >Tolkien que dans une étude externaliste (déjà) sur la genèse du texte... non sur son >résultat final. Ah?! Quand est-ce qu'il a abandonnée cette idée? En tous les cas jusqu'en 1956 (soit après l'écriture du Seigneur des Anneaux) il avait toujours écrit dans cet optique comme il l'explique dans la Lettre n°180: "Je vous remercie beaucoup de votre aimable lettre plein d'en couragements. Je m'étais assigné une tâche, dont j'ai pleinement admis l'arrogance et qui m'a fait frémir -pour être précis : rendre aux Anglais une tradition épique et leur présenter une mythologie qui leir soit propre -, et c'est [...]." ;-) >Voilà, voilà. >Juste pour signaler que moi qui a inventé à la fin des annes 80 cette opposition >externe/interne (sur le modèle d'analyses déjà préexistantes) et puis l'a propagé >sur le Net et ailleur. Merci de pas l'oublier ! ;-) Les choses ne naissent pas toute >seules ! :-) aravanessë |
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lambertine
le 25-02-2006 à 20:31 |
L'article de Meneldil fait suite à une très longue discussion de plusieurs mois sur Tolkienfrance, discussion à laquelle j'ai participé, ainsi que Dior (parmi les habitués de JRRVF). On ne peut pas vraiment dire qu'il sorte de nulle part, ni que Meneldil n'a pas confronté son point de vue à d'autres. Sinon, JRRVF est un site qui ne peut que bien se porter s'il reste ouvert et accueillant... |
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Vinyamar
le 25-02-2006 à 23:02 |
Vous avez mal compris mon propos. ce que je dis, c'est que cet article, pour quelqu'un qui comme moi n'a pas suivi les débats commencés ailleurs, ne paraît pas pertinent dans sa problématique. |
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Arminas
le 26-02-2006 à 19:17 |
Euh... Bien que plus prudent, je souhaiterais appuyer Vinyamar... Je fréquente assez peu les forums, hormis celui-ci (et encore depuis peu) et quand j'ai lu cet article il y a quelques soirs, je n'ai pas été convaincu par tous les aspects de la démonstration; je reconnais bien entendu qu'elle a un fondement réel, car cette opposition apparaît sous d'autres formes dans d'autres discussions, mais je ne suis pas d'accord quant aux termes dans lesquels elle est faite. J'avais d'ailleurs préparé une réponse, mais considérant que je n'étais pas assez au courant des débats, je me suis dit que mon opinion divergente venait sans doute plus de la méconnaissance du sujet (je ne saisissais pas tous les enjeux du débat, je ne voyais pas bien à quoi servait cette distinction) que d'un point de vue averti (il est fort probable d'ailleurs que ce soit le cas), et je n'ai donc pas posté. En tout état de cause, il me semble bon en revanche de transposer des débats de la sorte sur un site différent de celui sur lequel il a commencé, car on a tendance à s'enferrer dans des considérations trop personnelles, à perdre de vue le général lorsque l'on débat entre protagonistes identiques des heures durant, sur le même forum. Transposé, le sujet ne peut que gagner en universalité. Bonsoir Arminas |
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Arminas
le 26-02-2006 à 19:20 |
Euh... Bien que plus prudent, je souhaiterais appuyer Vinyamar... Je fréquente assez peu les forums, hormis celui-ci (et encore depuis peu) et quand j'ai lu cet article il y a quelques soirs, je n'ai pas été convaincu par tous les aspects de la démonstration; je reconnais bien entendu qu'elle a un fondement réel, car cette opposition apparaît sous d'autres formes dans d'autres discussions, mais je ne suis pas d'accord quant aux termes dans lesquels elle est faite. J'avais d'ailleurs préparé une réponse, mais considérant que je n'étais pas assez au courant des débats, je me suis dit que mon opinion divergente venait sans doute plus de la méconnaissance du sujet (je ne saisissais pas tous les enjeux du débat, je ne voyais pas bien à quoi servait cette distinction) que d'un point de vue averti (il est fort probable d'ailleurs que ce soit le cas), et je n'ai donc pas posté. En tout état de cause, il me semble bon en revanche de transposer des débats de la sorte sur un site différent de celui sur lequel il a commencé, car on a tendance à s'enferrer dans des considérations trop personnelles, à perdre de vue le général lorsque l'on débat entre protagonistes identiques des heures durant, sur le même forum. Transposé, le sujet ne peut que gagner en universalité. Bonsoir Arminas |
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TarMeneldil
le 27-02-2006 à 00:48 |
Tout d'abord, je tiens a expliquer un peu ma position, qui n'a pas l'air bien clair pour tous. Merci a Aravanesse et Lambertine qui ont commence a le faire ! Effectivement, j'ai ete il y a un certain temps invite a prendre part au forum de TolkienFrance, ce que j'ai fait. Je n'ai decouvert celui de JRRVF que bien plus tard. D'ailleurs, a ce moment je ne savais meme pas que mes essais etaient publies sur ce site ! Bien que j'ai ete ravi de l'apprendre, car JRRVF est un site (je ne parle pas du forum) pour lequel j'ai la plus grande estime. Voila pourquoi je n'ai pas pu repondre a vos remarques sur mon essai sur la magie. Tant qu'on est dans le sujet de cet essai, je precise que c'etait la le tout premier essai que j'ai ecrit, et qu'en le relisant aujourd'hui je le trouve franchement mauvais. Je suis en train d'en preparer une revision profonde qui j'espere viendra remplacer l'espece de brouillon que vous avez pour l'instant a votre disposition. Mais ca ne devrait pas etre pour tout de suite, car je n'ai que tres peu de temps, et je vais donc me consacrer a des choses plus urgentes. C'est aussi pour cette raison que je ne posterai des messages ici que tres occasionnellement, meme si je suivrai bien sur avec attention tout ce que vous direz de mes ecrits - maintenant que je sais que ce forum existe. Toujours dans le domaine de la confrontation d'opinion : j'ai arrete de faire ce que je faisais a l'epoque ou j'ai redige mon essai sur la magie, c'est-a-dire que maintenant je prends l'avis des autres avant de publier des essais. Mais bis repetita placent, je les prends sur TolkienFrance puisque je ne peux pas etre partout a la fois et que je suis quelqu'un de tres fidele. Passons maintenant aux reponses aux objections. Je ne sais pas si je vais parvenir a poster ce message puisque la derniere fois j'avais ecrit une premiere reponse pour Ara et que je n'ai pas pu la poster (computers !!!). J'ai demande a Cedric de le faire pour moi. Mais j'essaye ! Sur le projet mythologique, d'abord. Je n'ai pas dit, je crois, que Tolkien avait voulu donner une mythologie a l'Angleterre. J'ai dit - et je le maintiens - que c'etais la son premier projet, qu'il a ensuite abandonne. Mais abandonne pour quoi ? Il me parait clair que c'est pour donner une mythologie tout court, qui ne pourrait plus appartenir qu'aux seuls Anglais mais aux hommes tout simplement. Je ne crois pas qu'on puisse dire que Tolkien ait jamais abandonne son projet mythologique, meme s'il a change de perspective, et d'echelle aussi (mais je n'ai pas les lettres sous la main pour vous le prouver a 100%). Donc je pense qu contraire que le cadre mythologique est tout a fait applicable au resultat final. Je serais curieux de voir vos distinctions entre mythe et mythologie. Il se trouve que c'est un sujet sur lequel j'ai un peu travaille en fac d'histoire, et je serais curieux d'avoir votre avis sur la question. Toutefois, je ne crois pas qu'on ait un seul exemple de mythologie qui ait existe sans que l'homme y ait cru, si on admets comme je le fait - mais je peux me tromper - qu'une mythologie est un ensemble de mythes. Et je crois qu'une mythologie - a prendre au sens le plus noble et le plus profond du mot - est justement vivante a mesure qu'on y croit. Par exemple, dans le christianisme, il me semble que la mythologie de l'Ancien Testament, a laquelle en general on n'accorde qu'une verite symbolique, est moins vivante que celle du Nouveau Testament, a laquelle on croit a la lettre. Que la creance secondaire existe pour chaque roman, je suis d'accord. Mais pas au meme degre. La difference entre Tolkien et Balzac est prouvee a deux niveaux : par l'attitude de Tolkien d'abord, car Balzac n'a pas passe sa vie a essaye de corriger les moindres incoherences de ses romans publies ; par l'attitude des fans ensuite, car les lecteurs de Balzac ne se disputent pas pour savoir si Rastignac etait Normand ou Franc-Comtois (peut-etre que la reponse a cette question est connue, d'ailleurs, mais je ne la cite que pour l'exemple). Il y a donc entre les deux auteurs et entre les deux receptions par le public une difference qui a mon sens ne s'explique que par une reelle difference de nature de l'oeuvre. Je croyais avoir au contraire souligne a quel point les deux approches ne se posent pas la meme question ! J'ai bien dit que l'externalisme etudie un auteur alors que l'internalisme etudie un monde, il me semble. Comprendre Feuille de Niggle comme une allegorie du purgatoire me semble donc bien de l'externalisme. Mais bien sur on va alors tomber dans les simples querelles de mots : je ne fais que proposer une definition des termes. Sur l'application de la sagesse de Tolkien dans notre monde, nous sommes en desaccord total. Dire qu'elle s'applicait a son epoque mais pas a la notre me semble un peu fort ! Les deux ne sont pas si eloignees que ca, et ce que Tolkien denoncait en 1954 ne fait que croitre et enlaidir 50 ans apres. Ca depend de deux choses : la premiere est le degre de verite que tu accordes au monde de Tolkien ; la seconde est la camp dans lequel tu te places. Je crois que les Orcs dont parle Tolkien sont bien vivants et actifs aujourd'hui ; et je veux lutter contre eux. Je pense donc qu'il faut agir. Quant a la question du statut des textes, je viens de finir un autre essai de 27 pages sur le sujet, mais je le fais relire par des amis avant de vous le soumettre... Enfin, je precise que j'ai une methode de travail qui vaut ce qu'elle vaut mais qui est la mienne : je discute, puis je publie, puis je rediscute, puis je modifie. Si je ne procedais pas comme ca, je ne publierais jamais rien, et meme si certains peuvent penser que ce ne serait pas une perte, ca me generait un peu pour ma part. Donc apres vos remarques je modifierai probablement mon essai, et j'essaierai de publier la version modifiee. Merci donc. Meneldil |
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TarMeneldil
le 27-02-2006 à 00:54 |
Ah ben cette fois-ci, ca a marche ! Je ne comprendrai jamais les ordis. Du coup, je vais aussi vous mettre mon premier message (la reponse a Ara). Desole pour le desordre ! Reponse : Il y a deux problemes a ta proposition. Le premier est que, alors que les deux positions dont je parle (mais que je n'oppose pas, contrairement a ce que tu semble dire), c'est-a-dire les approches interne et externe, sont justifiees, l'une par la facon de travailler de Tolkien lui-meme, l'autre par la methode traditionnelle de la critique litteraire, je ne vois pas vraiment ce qui justifie une troisieme approche - que d'ailleurs je ne comprends pas tres bien. Le second probleme - et aussi le plus grave - est qu'elle se fonde a mon avis sur un mauvais presuppose : celui selon lequel Tolien "ne croyait pas du tout a son monde". Au contraire, il est clair par nombre de ses lettres mais aussi par plusieurs passages de la Biographie que Tolkien y croyait, a son monde ! Comme le dit plus ou moins Carpenter (je n'ai pas le livre sous la main mais c'est plus ou moins ca), il ne croyait pas que les Elfes ou les Orcs avaient vraiment parcouru la Terre a une epoque donnee, mais il pensait son livre dote d'une verite qui etait plus qu'une verite symbolique. Il raconte a ce propos un episode assez interressant, dans lequel un personnage vient le voir et lui pose des questions tout a fait a la maniere de Gandalf. Entre autre, cet homme lui dit : "bien sur, vous ne croyez pas avoir ecrit tout ca tout seul?". Et Tolkien repond non, bien sur. Il est clair que Tolkien se considerait comme "inspire" d'une certaine maniere : non pas le redacteur et rapporteur d'une verite absolue, d'une pure parole de Dieu, mais tout de meme le mediateur d'une verite qui depassait le niveau purement symbolique. La consequence immediate de ce point de vue, c'est qu'il y a bel et bien une verite a chercher dans son oeuvre. Et j'insiste : UNE verite. Bien sur, elle n'est pas monolithique, elle peut etre diverse, mais enfin il me semble clair que Tolkien voulait transmettre une vision VRAIE du monde. C'est ce qui fait que la vision interne - selon la definition que je propose - n'est pas du tout fantaisiste : car par-dela la recherche de la verite historique, c'est une autre verite, plus profonde, qu'elle veut trouver. A mon avis il est essentiel de comprendre cela, et peut-etre que j'aurais du plus insister dans mon essai : l'approche interne est en fait une approche a plusieurs niveaux : la recherche de la verite pseudo-historique (ou de la pseudo-verite historique, comme vous voulez) cache la recherche de la verite mythologique, theologique ou philosophique. La consequence sur le statut des textes, c'est que - mais j'explique mon point de vue plus avant dans mon essai, qui est achebe mais que je vais relire par plusieurs amis avant de vous le soumettre - bien qu'on puisse garder dans le Legendaire plusieurs versions d'un mythe DANS CERTAINS CAS, cela ne peut pas se generaliser a tous les textes. Tout simplement parce que Tolkien, etant un homme, a fait des erreurs. Si vous croyez a la verite de ses textes, prealable indispensable a l'approche internaliste, vous vous direz que n'etant qu'un homme, eh bien il y avait des jours ou il etait moins inspire que d'autres, ou moins a l'ecoute. C'est pour ca que je ne pense pas qu'il faille garder tous les textes de Tolkien comme faisant partie du Legendaire - le Legendaire n'ayant d'interet que pour l'internaliste -, parce que Tolkien faisait le tri. Mais c'est aussi pour ca que je pense que dans certains cas - Numenor ? - il faut garder plusieurs versions. En fait je crois que - comme bien souvent - il faut se garder de l'extremisme : ne pas vouloir jeter toutes les versions a l'exception d'une seule elue, et inversement ne pas vouloir tout garder comme si les Homes etaient une sorte de Bible sacro-sainte. J'ajoute enfin - mais des details suivront dans mon essai... - qu'etre exclu du Legendaire ne veut pas dire pour un texte de Tolkien etre "jete"... je le repete, je ne jete aucun texte. Mais j'en esclus certains du Legendaire. Si mes amis se depechent, vous aurez mes 30 pages d'essai sous peu.
PS : desole pour ce pseudo quelque peu arrogant, mais quelqu'un m'avait chipe mon nom alors... |
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aravanesse
le 27-02-2006 à 13:58 |
Je suis toujours dubitatif : où est-ce que Tolkien dit avoir abandonné l’idée d’une mythologie pour l’Angleterre ? « Le premier est que, alors que les deux positions dont je parle (mais que je n'oppose pas, contrairement a ce que tu semble dire), c'est-à-dire les approches interne et externe, sont justifiées, l'une par la façon de travailler de Tolkien lui-même, l'autre par la methode traditionnelle de la critique littéraire, je ne vois pas vraiment ce qui justifie une troisième approche - que d'ailleurs je ne comprends pas très bien. » « Le second problème - et aussi le plus grave - est qu'elle se fonde a mon avis sur un mauvais présuppose : celui selon lequel Tolkien "ne croyait pas du tout a son monde". Au contraire, il est clair par nombre de ses lettres mais aussi par plusieurs passages de la Biographie que Tolkien y croyait, a son monde ! » « Comme le dit plus ou moins Carpenter (je n'ai pas le livre sous la main mais c'est plus ou moins ça), il ne croyait pas que les Elfes ou les Orcs avaient vraiment parcouru la Terre a une époque donnée, mais il pensait son livre dote d'une vérité qui était plus qu'une vérité symbolique. » « Il raconte à ce propos un épisode assez intéressant, dans lequel un personnage vient le voir et lui pose des questions tout a fait a la manière de Gandalf. Entre autre, cet homme lui dit : "bien sur, vous ne croyez pas avoir écrit tout ça tout seul?". Et Tolkien répond non, bien sur. Il est clair que Tolkien se considérait comme "inspiré" d'une certaine manière : non pas le rédacteur et rapporteur d'une vérité absolue, d'une pure parole de Dieu, mais tout de même le médiateur d'une vérité qui dépassait le niveau purement symbolique. » « La conséquence sur le statut des textes, c'est que - mais j'explique mon point de vue plus avant dans mon essai, qui est achève mais que je vais relire par plusieurs amis avant de vous le soumettre - bien qu'on puisse garder dans le Légendaire plusieurs versions d'un mythe DANS CERTAINS CAS, cela ne peut pas se généraliser a tous les textes. » « Si vous croyez a la vérité de ses textes, préalable indispensable a l'approche internaliste, vous vous direz que n'étant qu'un homme, eh bien il y avait des jours ou il était moins inspire que d'autres, ou moins a l'écoute. C'est pour ça que je ne pense pas qu'il faille garder tous les textes de Tolkien comme faisant partie du Légendaire - le Légendaire n'ayant d'intérêt que pour l'internaliste -, parce que Tolkien faisait le tri. » J’attends ton essai revu et augmenté et encore plus celui sur le statu des textes du Professeur. :-D aravanessë |
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Hisweloke
le 27-02-2006 à 14:21 |
Quelques points de désaccord (sans doute!) et de reflexion (à coup sûr!): "Car enfin, une chose que l’on peut remarquer avant même d’avoir posé une définition définitive des deux approches, c’est que de telles questions ne se posent jamais pour d’autres œuvres, par exemple celle de Balzac, de Faulkner" Les notions d'approches (ou de perspectives) externes et internes, comme le rappelait Edouard plus haut, font partie des outils de la critique littéraire. Au sens strict, l'approche externe fait intervenir des considérations biographiques, sociologiques etc. (histoire et époque, critique, réception...) tandis que l'approche interne fait surtout intervenir des aspects stylistiques, poétiques etc. (structure textuelle, rhétorique...). Ce n'est donc pas une spécificité propre à Tolkien, ni même à la fantasy et on peut envisager des approches internes/externes pour beaucoup d'autres oeuvres. Je pense même que Balzac s'y prête plutôt bien, de même que Zola etc. Je veux bien admettre que les choses se compliquent quand on aborde les relations inter-textuelles (disons entre deux oeuvres du même auteur) et intra-textuelles (au sein d'un texte donné), en particulier s'il présente des mises en abyme et que les frontières entre les domaines sont du coup plus floues. C'est le cas de Tolkien, justement. Mais il serait biaisé de croire que la question ne s'applique qu'à lui (ou à des oeuvres de nature semblable)... Elle est tout à fait légitime pour de nombreuses autres oeuvres, brèves ou longues. Or donc : "Ce qui fonde et légitime la différence entre les deux approches, c’est une particularité de l’œuvre de Tolkien : le fait d’avoir été écrite par son auteur non pas comme un simple roman mais comme une nouvelle mythologie." Je ne suis pas entièrement d'accord... Il me semble que la particularité tient surtout (et plutôt) à un aspect indirect que tu mentionnes trop brièvement dans la suite de l'article. Cela tient au fait que Tolkien imagine une transmission des textes au sein de son Legendarium (que cette transmission pseudo-historique dans le cas du marin Eriol, ou purement fictive par le biais de Pengolodh, de Bilbon et d'anonymes compilateurs gondoriens, ou encore d'un Tolkien-traducteur se mettant lui-même en abyme etc.). Il effectue du coup un gradation fictive entre les textes (celui-ci proviendrait d'une source moins sûre ou plus déformée que celui-là, etc.) et interroge alors la validité d'un récit donné au sein du récit englobant. C'est alors que l'on peut à nouveau appliquer le filtre externe/interne non plus uniquement à l'oeuvre primaire et à son auteur (réel), mais aussi aux oeuvres secondaires et à leurs auteurs (fictifs). C'est à mon avis une question complexe et nuancée, qui ne se résume pas (simplement) à savoir si le partisan de l'approche interne "croit" à ce qu'on lui raconte et celui de l'externe "ramène" tout à Tolkien. Le terme clef est bien celui d'une "approche" des divers modes de fonctionnement d'un texte, et les deux sont en fait non pas uniquement opposables, mais aussi indisociables. Cela ne se résume pas non plus à la question du statut des textes telle qu'elle est formulée dans l'article (qui, telle qu'elle est définie, tient davantage de savoir comment un établir un "canon" dans une oeuvre dont on possède des brouillons divergents à divers stades de finition. C'est encore une autre préoccupation, non dénuée d'intérêt, mais ne découlant pas directement du sujet qui nous intéresse ici.) Je ne peut donc pas être entièrement d'accord avec cette formulation: "la première, l’approche interne ou internaliste, qui, voyant le monde de Tolkien de l’intérieur, accepte le présupposé selon lequel ce qui est décrit est effectivement arrivé en l’an X avant Jésus-Christ, qui accepte cet univers comme étant un passé réel ; la seconde, l’analyse externe ou externaliste, qui, se plaçant à l’extérieur de l’univers tolkienien, ne voit dans l’œuvre de Tolkien qu’une simple œuvre littéraire comme les autres, qu’il voit par rapport à notre monde et comme un simple présent fictif. Voici la base de la séparation entre les deux approches." C'est une dichotomie beaucoup trop forte, au point qu'elle ne demande même plus, si on y regarde bien, d'introduire les concepts d'approche interne et externe! Ce dont il est question ci-dessus, c'est uniquement de créance... Didier. |
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Hisweloke
le 27-02-2006 à 14:38 |
"Si vous croyez a la vérité de ses textes, préalable indispensable a l'approche internaliste, vous vous direz que n'étant qu'un homme, eh bien il y avait des jours ou il était moins inspire que d'autres, ou moins a l'écoute. C'est pour ça que je ne pense pas qu'il faille garder tous les textes de Tolkien comme faisant partie du Légendaire - le Légendaire n'ayant d'intérêt que pour l'internaliste -, parce que Tolkien faisait le tri." On ne parle plus des mêmes choses! Encore une fois, les questions de la créance du lecteur d'une part et de l'établissement d'un canon d'autre part du lecteur sont étrangères, à ce qu'il me semble, à la question des lectures internes/externes au sens où on les a utilisés depuis des années pour Tolkien comme perspective d'étude. Didier. |
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aravanesse
le 27-02-2006 à 15:52 |
Aravanessë vient de découvrir (ça n'arrete pas ces temps si) un nouveau sens au mot 'dichotomie' que je ne connaissais qu'en botanique. aravanessë |
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TarMeneldil
le 28-02-2006 à 10:42 |
Pour Ara : decidement tu ne me convains (ca s'ecrit comme ca ???) pas. A vrai dire, je crois que ton "approche unique" (si je l'ai bien comprise, ce dont je ne suis pas encore sur) est un peu trop simple pour etre efficace. Par exemple, elle ne laisse qu'une seule consequence possible sur le statut des textes (tout garder), alors que la mienne est plus ouverte. Le probleme, je crois, c'est que tout le monde (y compris Hisweloke) semble croire que j'OPPOSE les deux approches. Si c'est le cas, dites-le moi franchement parce que ca voudra dire qu'il faut que je rende mon essai plus clair ! Je ne vois nullement les deux approches comme opposees mais comme complementaires. Et comme elles me semblent tout de meme bien disticntes, il me semble plus fructeux de les garder toutes les deux et de jongler entre les deux (comme je le dis dans ma conclusion mais aussi ailleurs je crois) que de vouloir fonder une seule approche unifiee et qui me semble un peu "totalitaire". Sur la verite de l'oeuvre de Tolkien, tu ne m'as pas bien lu. Je ne dis justement pas que Tolkien croyait que son oeuvre avait une verite symbolique ; je dis qu'il croyait que son oeuvre avait une verite PLUS que symbolique. Encore une fois, il me semble simpliste de considerer qu'il n'y aurait que deux niveaux de realite : primaire ou symbolique. Je crois que les choses sont beaucoup plus complexes. Je ne parle donc pas de realite sumbolique, et je pense que les mythes de Tolkien ont une verite qui est bien plus que didactique ou symbolique. Je crois que pour Tolkien, Melkor, par exemple, ne servait pas "a denoncer" ou meme a seulement symboliser le mal. Je crois qu'il montrait une facette d'un personnage tout a fait reel au plan primaire (en tout cas un personnage dans lequel il croyait), c'est-a-dire le diable. Que Melkor, par l'applicabilite, puisse aussi representer tout personnage malefique, oppose a la volonte de Dieu dans certains cas, n'empeche pas qu'a la base Melkor existe. La verite du mythe de Tolkien n'est donc (pour Tolkien en tout cas, si on est athee la question est differente) ni purement primaire (car il ne pensait pas que les choses s'etaient passees "comme ca"), ni purement symbolique (car les etres, ou certains etres qu'il decrivait, avaient pour lui une existence reelle). Enfin, ta derniere remarque me laisse perplexe. Je ne voudrais pas empieter ici sur la question du statut des textes (qui n'est pas le sujet), et surtout pas avant la parution de mon essai. Donc je crois que je ne vais pas repondre pour le moment. Si tu trouves toujours ma position illogique apres avoir lu mon essai, on en reparlera. Une seule petite chose cependant : certes Tolkien se pose comme un traducteur, mais tu serais bien en peine de me trouver une citation dans laquelle il affirmerait que le moindre de ses mots (et donc par exemple les brouillons du SdA) est une traduction... Pour Hisweloke, maintenant. Plus dur. A mon avis on est a peu pres d'accord, mais on ne donne pas toujours les memes definitions aux choses. Ah, malediction de Babel... Seulement, depuis, et comme le dit Spinoza : "les definitions sont libres". Je suis parfaitement d'accord avec toi pour dire que les approches interne et externe sont applicables a toute oeuvre litteraire. En revanche, je ne le suis plus si tu nie toute particularite a Tolkien. Je crois que la double particularite est difficile a refuser. Tu ne reponds pas vraiment a ce que je disais dans mon message precedent : premierement, Tolkien a voulu ecrire une mythologie ; il y a la une particularite indeniable, et qui a deux consequences que toi-meme tu remarques : d'une part l'intertextualite qui met en rapport etroits deux romans ou textes differents, et compose ainsi un ensemble qui a son existence propre et qui est PLUS que la somme des textes qui le composent (selon le principe de Werber 1+1=3) ; d'autre part l'invention d'un "mode de transmission" des textes du Legendaire. Tu dis que c'est ca qui justifie les deux approches, mais il me semble la encore que c'est accorder plus de poinds a l'effet qu'a la cause... La cause de ces deux effets, c'est la nature essentiellement mythologique des textes du Legendaire. C'est donc elle, en derniere analyse, qui justifie les deux approches. Et il y a bien la particularite de Tolkien. Et deuxiemement, je maintiens que la difference dans la reception par le public ne peut etre ignoree, et ne s'explique a mon avis que par une difference de nature de l'oeuvre de Tolkien. Si les fans se battent pour savoir si Bombadil est un maia ou un vala (ou autre chose), comme les chretiens se sont battus (physiquement cette fois !) pour savoir si le Christ etait plutot homme ou plutot Dieu, mais comme les amateurs de Balzac ne le font pas pour Rastignac, c'est bien que l'oeuvre de Tolkien a quelque chose en commun avec cette grande mythologie (a entendre toujours au sens noble, je suis moi-meme chretien) qu'est la Bible, et que la Comedie Humaine n'a pas ce quelque chose ! |
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Hisweloke
le 28-02-2006 à 11:57 |
Juste une précision, je reviendrai au reste plus tard. "Si les fans se battent pour savoir si Bombadil est un maia ou un vala" --> Ce qui est une question-réponse relevant de l'approche externe, on est bien d'accord? D. |
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TarMeneldil
le 28-02-2006 à 00:36 |
Ah non, pas pour moi. |
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TarMeneldil
le 28-02-2006 à 13:01 |
Pour continuer sur la meme lancee en attendant ta reponse : je ne connais rien de plus ennuyeux que les querelles de mots dans lesquelles chacun essaye d'imposer la valeur de sa definition contre celle de l'adversaire, oubliant que comme je le disais plus haut "les definitions sont libres". Si j'ai bien compris, nous ne mettons pas la meme chose sous les termes "externalisme" et "internalisme", et une bonne partie du probleme semble venir de la. Mais il n'en reste pas moins que ce que TU mets sous ces vocables est UNE realite, et que ce que JE mets sous ces vocables est UNE AUTRE realite. Bon. De toute facon, le langage est toujours au moins partiellement inadequat. Je ne pense pas qu'un de nous ait raison et l'autre tort. Nous ne donnons (apparemment, le debat n'est pas fini) pas le meme nom aux memes choses, mais les choses n'en sont pas moins reelles. Mon essai ne pretend pas reveler une verite intangible et que j'aurais decouverte, il pretend simplement PROPOSER (j'insiste) une definition des termes. Je ne vais pas plus loin que cela. Mais cela me semble utile, parce que les realites que j'appelle "externalisme" et "internalisme" sont a mon avis efficaces pour comprendre et etudier Tolkien, et parce qu'il me semble bon (meme si je sais que ce n'est pas la seule solution) de leur donner ce nom et pas un autre afin de souligner la nature mythologique des textes de Tolkien. Voila. |
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Silmo
le 28-02-2006 à 13:29 |
cher Tar Meneldil, il y a une chose qui me déplait, tant dans ton dernier message que dans la toute première ligne de ton essai, c'est le mot "adversaire" qui, comme celui de "querelle", n'a pas sa place dans ce sympathique forum où les débats se veulent courtois, sereins et policés :-) |
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TarMeneldil
le 28-02-2006 à 13:38 |
Pardon. Il ne faut surtout pas les prendre a la lettre. De maniere generale, quand j'emploie des termes de ces genre (et comme le remarque une note de mon essai), c'est de maniere parfaitement amicale. Il faut m'imaginer avec un clin d'oeil et un sourire complice et non pas avec un regard hautain ou agressif. Ca correspond bien mieux a mon humeur. Mais si ca gene trop de monde, je ferai tout de meme un effort pour diminuer ce "tic de langage". |
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Hisweloke
le 28-02-2006 à 14:19 |
"Ah non, pas pour moi." C'est en fait à l'exacte lisière entre interne et externe (selon l'objet textuel considéré, en fait...). C'est pour cela que je voulais insister sur la seconde option, pressentant bien qu'elle n'allait pas de soi ;) Pourtant, les textes portant sur Bombadil (le SdA comme les ATB) ne font aucune mention d'un panthéon de Maiar et de Valar... Donc poser une question comme "Bombadil est-il un Maia ou un Vala", cela suppose de faire appel à un ensemble de textes (le début du Silmarillion tout au moins) autres que ceux parlant de Bombadil, certes peut-être reliés dans un même ensemble, mais qui sont néanmoins des objets textuels indépendants. Donc on frôle déjà la limite externe aux textes parlant de TB (puisqu'on est, pour le dire autrement, dans une relation inter-textuelle et qu'on sort donc des éléments apportés par les textes seuls qui parlent de TB). Mais ce n'est pas fini: que l'alternative soit "Maia ou Vala?" suppose en outre qu'on oublie en fait le Silmarillion comme objet littéraire et qu'on fasse appel (sans vraiment le dire, mais en le pensant très fort!) à un argument fondamentalement externe: celui que Tolkien, dans sa vie, aurait voulu créer une mythologie qu'il voulait cohérente, et qu'il a donc nécessairement du inscrire TB dans cette cohérence, et que donc, les puissances de son "monde" étant Maiar ou Valar, TB se devait d'être classé dans l'une ou l'autre. Et ce raisonnement-là est véritablement externe! Didier. |
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Hisweloke
le 28-02-2006 à 14:42 |
Une petite précision par rapport à un point de l'article: "Il n’y a pas véritablement d’inconnu dans Balzac : lorsqu’il décrit une rue de Paris, il ne décrit pas forcément tout Paris ; mais cette lacune n’est pas une énigme. Pour la combler, il suffit de prendre un livre d’histoire et de regarder à quoi ressemblait Paris à cette époque." A ceci près, et c'est de taille à mon avis, que tu supposes pour cela que la description balzacienne est une retranscription "véridique" de la rue à cette époque. Cela rien ne le prouve, cela peut être partiellement vrai comme complètement faux. Comme me le disait en résumé Romaine hier soir: "Il y a bien une Baker Street à Londres, mais le 221B Baker Street n'existait pas." :) Didier. |
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aravanesse
le 28-02-2006 à 14:52 |
"A vrai dire, je crois que ton "approche unique" (si je l'ai bien comprise, ce dont je ne suis pas encore sur) est un peu trop simple pour etre efficace." Euh... Je peux te renvoyer la balle: ta double-approche est trop longue et complexe pour être efficace.^^
"Le probleme, je crois, c'est que tout le monde (y compris Hisweloke) semble croire que j'OPPOSE les deux approches." "Je ne vois nullement les deux approches comme opposees mais comme complementaires." Justement, ce sont souvent les opposés qui se complètent, comme les deux faces d'une même pièce. D'où ma proposition unficatrice qui reprend les avantages des deux.
aravanessë
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TarMeneldil
le 01-03-2006 à 00:40 |
Hisweloke d'abord, cette fois-ci. Effectivement, LA faiblesse de mon point de vue, et je le reconnais, c'est que je reprends des concepts qui existe deja et que je leur donne un sens different de celui qu'on utilise d'habitude. Si tu me connaissais mieux, tu saurais d'ailleurs que c'est un element fondamental de ma mainere de penser (et donc je crains de ne pouvoir m'en debarrasser...), et quelque chose qu'on me reproche bien souvent (et qui est un des sujets de moquerie favori de mes amis). Mais je maintiens mon point de vue. Je pense que dans le cas present interne et externe sont les meilleurs termes auxquels j'aurais pu penser s'ils n'avaient pas encore existe, donc je choisis de les utiliser. Apres tout, il n'y sans doute pas en francais un seul mot qui n'ait qu'un seul sens, alors pourquoi pas ? Cela me parait un obstacle pour me comprendre, mais pas infranchissable (puisque je m'explique de maniere assez complaisante). Sur la question plus serieuse de l'intertextualite (il y a un tiret ? Je croyais que non). Il me semble que mettre en doute le lien qui unit les Adventures et le Silm est aller trop loin. Ce serait possible si Tolkien n'avait pas aussi clairement affirme ce lien dans ses lettres par exemple. Je te renvoie par exemple a celle (j'ai oublie le numero mais je la cite precisement dans l'essai a venir) dans laquelle il parle de cet ensemble et de ce qu'il a ecrit a cote, et ou il affirme que certains de ses petits contes sont restes totalement etrangers au grand arbre alors que d'autres (le Hobbit, les Aventures) y ont ete absorbees. Ou bien a celles dans lesquelles il se debat pour faire publier en meme temps le SdA et le Silm et dans lesquelles il explique a quel point ces textes differents constituent un tout. Poser le lien entre ces differents textes ne releve donc pas de l'interpretation ou de l'hypothese ; c'est au contraire - il me semble - une base qu'on ne peut qu'accepter pour comprendre et etudier Tolkien. Je me demande si l'attitude inverse (mettre le lien en doute) ne releverait pas de l'ultra-relativisme des temps modernes, peche capital a mon avis : je mets en doute meme la parole du createur. Je ne veux pas dire que la parole de Tolkien ne puisse jamais etre remise en doute, bien au contraire ; mais ce lien a toujours ete clairement affirme. Je ne veut pas non plus dire que ce lien ne pose aucune question. Il en pose beaucoup. Qu'est-ce qui fait partie du Legendaire, comment il s'est forme etc., rien n'est sur de ce cote ; mais l'existence meme du lien me parait parfaitement averee par les propos de Tolkien. Enfin, je te fais tout de meme remarquer que je n'ai pas dit que Tom dut etre Maia ou Vala, j'ai dit "Maia ou Vala ou autre chose". Ce qui signifie que meme si a ce stade j'accepte le fait de mettre du lien entre les textes (ce qui comme je l'ai dit ne releve pas de l'externalisme mais de l'evidence), je ne pretends pas encore (a ce stade) avoir demontre la volonte de coherence de Tolkien. La question de la nature de Tom (question ouverte et non pas fermee) releve donc bien de l'internalisme tel que je propose de le comprendre. Et enfin, je n'ai jamais dit qu'il etait possible de resoudre une question interne de maniere purement interne. Relis mon essai : je dis au contraire qu'il faut jongler entre les deux approches, et qu'on ne peut apporter de reponse satisfaisante a une question qu'avec une double analyse. Ainsi, la question de la nature de Tom doit s'appuyer sur des elements internes mais aussi externes (par exemple Tolkien a-t-il voulu creer une mythologie coherente ?) ; mais ce n'est pas pour ca que c'est moins une question interne ! Sur Balzac : ce que tu dis est vrai, je m'incline. Mais je continue de penser qu'il y a une difference de nature entre les deux oeuvres (le statut mythologique). Ara now. Personnellement, mon meilleur argument, je pense, est qu'il vaut mieux quelque chose de trop complique que quelque chose de trop simple... L'experience m'ayant appris que les choses sont souvent beaucoup plus complexes qu'elles n'en ont l'air, je prepere les approches qui vont de meme. "Plus j'ai de textes a etudier, plus je suis heureux" : ton bonheur est-il un critere de justification d'une methode de travail ? "Elle s'oppose un minimum par nature : l'une obligeant un tri/ l'autre pas, l'un accordant une créance aux textes/ l'autre pas". Pas du tout. Je n'ai jamais dit (je crois) que l'approche interne obligeat a faire un tri. A mon avis, on peut arriver a chacune des reponse concernant le statut des textes en partant de chacune des approches. Encore une fois, les choses sont plus compliquees qu'elles n'y paraissent. Comme j'essaye de le montrer dans mon essai, il ne faut pas se vouloir "internaliste" ou "externaliste" en bloc. Et il n'y a pas deux camps opposes l'un a l'autre, mais deux approches que chacun mele dans les proportions qu'il veut pour aboutir au resultat qu'il desire... C'est beaucoup plus subtil, comme Amandil l'a montre sur TolkienFrance. Cela dit, je reconnais que les deux approches s'ooposent dans une certaine mesure (je le dis moi-meme). Mais pas autant que tu crois. Il faut juste ajouter de la nuance pour arriver a une plus grande verite. "D'où ma proposition unficatrice qui reprend les avantages des deux" ; "Une approche rigoureuse me semblant préférable à deux qui ont des lacunes qu'elles compensent et absorbent par leur dualité". Le probleme, c'est que je ne comprends toujours pas ta "demarche unificatrice". Et je ne crois pas a son efficacite. Son probleme, c'est que dans ton analyse tous ceux qui vont accepter d'utiliser TA demarche devront obligatoirement aboutir a TES resultat. Ma dualite (qui est en fait une pluralite beaucoup plus vaste) me semble plus ouverte, plus riche, plus fructueuse. |
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Vinyamar
le 01-03-2006 à 22:14 |
C'est pourquoi ce n'est pas ta conclusion que, personnellement, je remets en cause, mais ton introduction et la façon dont tu poses le problème. La conclusion à laquelle tu aboutis est un bon élément pour commencer un sujet. Mais j'ai trouvé étrange que tu le débutes en partant d'un point de vue qui ne semble partagé par personne (pas même par toi), d'une opposition radicale et exclusive entre deux approches (ce que je qualifiais de manichéen). Concernant le projet mythologique de Tolkien, relis bien la lettre 131 ("il y a longtemps que j'ai dû en rabattre" dit-il). Concernant Tom Bombadil, Tolkien dit clairement de quoi il s'agit dans la lettre 20.
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Dior
le 01-03-2006 à 23:32 |
C'est un peu normal, vu que l'introduction ne reflète pas la définition que ses "adversaires" auraient adoptée, mais plus une conséquence (même si ce n'est pas le mot le plus adapté). |
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aravanesse
le 03-03-2006 à 15:26 |
Au sujet de la lettre n°130, elle date de 1950, tandis que la n°180 date de début 56, lettre dans laquelle il dit, pour reprendre ses mots, que c'était un tâche qu'il s'était assigné et est heureux qu'on lui dise qu'il a réussi. je crois que la lettre n°130 relève plutôt d'un coup de blues qu'un véritable abandon de cette idée. :-) aravanessë |
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Hisweloke
le 03-03-2006 à 16:52 |
Pour aravanesse: Brièvement, la question de ce que Tolkien entendait en disant avoir voulu «concevoir une mythologie pour l'angleterre» est complexe, et ne se résume apparemment pas à «concevoir une mythologie» uniquement. Les lettres seules de Tolkien ne suffisent pas à clairement défini le sens qu'il donnait à ces mots. L'évolution du projet de Tolkien a cet égard est tout aussi complexe -- Ce qui était fondamental au début: la transmission (pseudo-)historique par Aelfwine marin anglo-saxon (Book of Lost Tales). Ce qui a été reformulé complètement différemment dans les années 40: une transmission psychologique, par des rêves (para-)historiques (The Notion's Club Papers et The Lost Road). Ce qu'il rest au final de tout cela: pratiquement rien, ou très peu (= uniquement le Tolkien-traducteur du prologue du SdA), de cette tentative inscription du légendaire dans l'Histoire. C'est en ce sens, je crois, qu'on entend que le projet de Tolkien n'est plus le même -- et qu'il a donc été abandonné, par rapport au sens très fort qu'il avait au début de sa vie. Verlyn Flieger a consacré un essai à cette question épineuse dans Tolkien Studies volume 1. Il est disponible en ligne. Je n'ai pas beaucoup de temps pour commenter, mais il me semble qu'il faut se méfier quand on parle du sens du projet de «mythologie pour l'angleterre» comme étant acquis. Le sens que lui donnait Tolkien est apparemment complexe et variable. Pour TarMeneldil: "je le reconnais, c'est que je reprends des concepts qui existe deja et que je leur donne un sens different de celui qu'on utilise d'habitude. Si tu me connaissais mieux, tu saurais d'ailleurs que c'est un element fondamental de ma mainere de penser (et donc je crains de ne pouvoir m'en debarrasser...), et quelque chose qu'on me reproche bien souvent (et qui est un des sujets de moquerie favori de mes amis). Mais je maintiens mon point de vue. Je pense que dans le cas present interne et externe sont les meilleurs termes auxquels j'aurais pu penser s'ils n'avaient pas encore existe, donc je choisis de les utiliser. Apres tout, il n'y sans doute pas en francais un seul mot qui n'ait qu'un seul sens, alors pourquoi pas ? Cela me parait un obstacle pour me comprendre, mais pas infranchissable (puisque je m'explique de maniere assez complaisante)" Donc... si je te lis bien ci-dessus, finalement... On n'est pas en train de parler de la distinction interne/externe habituelle, mais de quelque chose d'autre que tu appelles de la même manière... Bigre... En outre, le titre de l'article est dès lors trompeur, pour qui cherchera à comprendre ou affiner les notions interne/externe auxquelles nous faisons référence habituellement dans nos discussion... Pour éviter toute méprise, je suis pour qu'il soit renommé, ou qu'une introduction soit ajoutée pour préciser que ce ne sont plus ces notions-là qui sont définies. Didier. |
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TarMeneldil
le 03-03-2006 à 17:28 |
Pour etre tout a fait franc avec toi, je suis historien et non pas litteraire de formation, je ne sais donc pas ce que signifient les notions "internalisme" et "externalisme" en critique litteraire habituelle, mais je serais heureux que tu m'eclaires. J'ai dit ce que j'ai dit en reponse a ce que tu avais dit, et qui semblait impliquer que j'ai utilise ces termes dans un sens inhabituel. Pour ma defense, je dirais trois choses : 1) j'ai commence a reflechir a ces concepts a a leur donner ces noms-la avant de savoir qu'ils designaient autre chose ailleurs ; je ne suis donc pas coupable du peche d'orgueil de vouloir "reformer la langue" a mes seules fins. 2) je ne crois pas que donner aux mots "internalisme" et "externalisme" le sens que je propose de leur donner releve du "besoin d'une seule personne". J'ai deja explique pourquoi je trouvais bon de leur donner ce nom et pas un autre, ce n'est pas simplement pour m'accrocher a ma premiere idee. 3) personne auparavant, malgre les discussions que j'ai eues a ce sujet avec d'autres Tolkiendili, ne m'avait averti de cette polysemie qui semble te poser probleme. Enfin, puisque tu critiques la definition que je propose de donner a ces termes - et qui me semble justifiee - je te demande bien humblement d'eclairer ma petite lanterne et de me donner ta definition a toi. Le sujet m'interesse. PS : c'est quoi ton nom ? Il me semble que j'ai lu quelque chose de toi mais je n'arrive pas a te remettre... PPS : sur la mythologie, d'accord avec Ara (toujours). Que le projet d'origine ait ete profondement remodele ne veut pas dire qu'il ait perdu son ame... Et je ne pense pas qu'on puisse dire que le Tolkien-traducteur du prologue du SdA soit "presque rien". |
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Vinyamar
le 03-03-2006 à 19:35 |
Errer pour errer, j'aime autant rejoindre les brumes moi aussi. Elles ne seront pas moins épaisses que devant moi. Meneldur, utilise le moteur de recherche du forum, tu auras les réponses à tes questions. Cependant, et bien que je ne veuille pas t'offenser (je ne sais comment dire cela mieux) : je trouve un peu présomptueux (ou disons... ambitieux) de vouloir faire un article sur un sujet dont a découvert les termes depuis peu. |
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TarMeneldil
le 06-03-2006 à 00:42 |
Pardon, je n'ai pas dit que je n'avais decouvert les termes que depuis peu. J'ai dis que je reflechissais aux concepts dont je parlais depuis longtemps, et que je leur avais toujours donne ce nom-la ; et que je n'ai decouvert que depuis peu que les noms que je donnais depuis toujours a ces concepts avaient d'autres sigbifications (ce dont, je le repete, les premiers a lire mon essai ou a reagir dessus ne m'avaient pas prevenu). Je ne suis donc pas d'accord pour changer le titre, puisqu'un mot a tout de meme le droit d'etre polysemique en francais ; en revanche, je suis d'accord pour modifier mon introduction et y indiquer que je ne prends pas les termes dans leur sens courant A CONDITION QU'ON M'EXPLIQUE D'ABORD A QUOI ILS FONT REFERENCE DANS LA CRITIQUE TRADITIONNELLE. Quant au moteur de recherche, je n'ai pas reussi a le faire marcher. Computers... |
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TarMeneldil
le 06-03-2006 à 00:43 |
Pardon, je n'ai pas dit que je n'avais decouvert les termes que depuis peu. J'ai dis que je reflechissais aux concepts dont je parlais depuis longtemps, et que je leur avais toujours donne ce nom-la ; et que je n'ai decouvert que depuis peu que les noms que je donnais depuis toujours a ces concepts avaient d'autres sigbifications (ce dont, je le repete, les premiers a lire mon essai ou a reagir dessus ne m'avaient pas prevenu). Je ne suis donc pas d'accord pour changer le titre, puisqu'un mot a tout de meme le droit d'etre polysemique en francais ; en revanche, je suis d'accord pour modifier mon introduction et y indiquer que je ne prends pas les termes dans leur sens courant A CONDITION QU'ON M'EXPLIQUE D'ABORD A QUOI ILS FONT REFERENCE DANS LA CRITIQUE TRADITIONNELLE. Quant au moteur de recherche, je n'ai pas reussi a le faire marcher. Computers... |
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TarMeneldil
le 06-03-2006 à 00:44 |
Eh, pourquoi mon message ne s'affiche pas ? |
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Cedric
le 06-03-2006 à 13:29 |
TarMeneldil > Eh, pourquoi mon message ne s'affiche pas ? Problème de rafraichissement des pages sur ton navigateur je pense. Ton message s'affiche bien, 2 fois même ;-) |
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Anglin
le 06-03-2006 à 14:00 |
Flûte moi qui croyait pouvoir comprendre ;) Didier entre cette discussion et le fil que j'ai lançé sur la différence entre un mythe et une mythologie je suis bon pour un mal de crâne gigantesque. Je me demande si d'ailleurs le mieux pour moi n'est pas de finir mes article et de voir ensuite comment vous les classerez .... interne/externe Mythe/mythologie ... est-ce-que déjà quelqu'n peut concilier ces points de vue, en vue d'une acceptation par tous ici ? Est-ce-possible ? Qui doit-on écouter nous les faibles d'esprits ? Franchement plus je lis ces deux fuseaux moins je comprends ou vous voulez tous aboutir ??? |
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Hisweloke
le 06-03-2006 à 16:45 |
Meneldil: "A CONDITION QU'ON M'EXPLIQUE D'ABORD A QUOI ILS FONT REFERENCE DANS LA CRITIQUE TRADITIONNELLE." Pas la peine de crier... Plus haut j'avais déjà écrit: Les notions d'approches (ou de perspectives) externes et internes, comme le rappelait Edouard plus haut, font partie des outils de la critique littéraire. Au sens strict, l'approche externe fait intervenir des considérations biographiques, sociologiques etc. (histoire et époque, critique, réception...) tandis que l'approche interne fait surtout intervenir des aspects stylistiques, poétiques etc. (structure textuelle, rhétorique...). C'est ma retranscription de ce que j'en avais compris... Je me gourre peut-être... Néanmoins, lue sur le web, une autre mention assez semblable à cela: "Les méthodes d'analyse combinent approche interne (statistiques lexicales, études thématiques et analyses sémantiques) et approche externe (contextualisation esthétique et intellectuelle) selon une démarche fortement inspirée par la critique intertextuelle." Juste déniché aussi sur le web, un article sur la fiction à travers l'intertexte, employant perspectives/approches internes/externes à moultes reprises. Tiens, Tolkien y est mentionné brièvement au vol... Après, comme le camarade Anglin, je ne sais pas trop où cela va nous mener... Ce ne sont que quelques pistes pour reprendre, peut-être, le dossier à son départ, repartant de la définition usuelle vers les spécificités tolkieniennes. Didier. |
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Hisweloke
le 06-03-2006 à 16:59 |
Grapillons encore un peu... Un truc sur la distance intertextuelle, avec de méchantes mathématiques, mais l'introduction me paraît intéressante. Juste au vol pour l'anecdote (puisqu'on évoquait de Balzac plus haut), un autre truc relatif à l'intertextualité chez Balzac... avec dès l'introduction une précaution d'usage de l'auteur portant sur la distinction interne/externe... Didier. |
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aravanesse
le 06-03-2006 à 20:56 |
Anglin : La différenciation mythe/mythologie m'est totalement inconnue, où pourrais-je m'y familiariser ? Existe t'il un article interessant sur le sujet? Ou le line vers ce fuseau que tu évoques? :-) Pour le point de vue à adopter, le mien bien sur.^^ aravanessë |
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vincent
le 07-03-2006 à 15:03 |
oui, le lien de Didier, qui vous renvoie vers Fabula, est une bonne piste : vous trouverez, dans le moteur de recherche interne, pas mal de ressources, par ex. dans l'atelier http://www.fabula.org/atelier.php?Intertextualit%26eacute%3B_et_transtextualit%26eacute%3B sur l'intertextualité, il existe aussi de petits livres pratiques et bien faits, collection "128" ou "GF corpus" par ex. amicalement |
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Alain
le 07-03-2006 à 22:24 |
C'est vraiment le "thread" à la mode et qui fait "couler beaucoup d'encre". C'est un débat très intéressant et de haute volée. On est en plein débat universitaire sur la critique littéraire. Comme j'ai un peu d'humour et aussi un peu l'esprit provocateur, je voudrais poser une seule question : peut-on appliquer ces théories à d'autres oeuvres? Je crois comprendre que certains font référence à Balzac et même à Conan Doyle. Mais nous sommes dans la fiction : peut-on appliquer cette "dichotomie" de la même façon dans le discours réaliste et dans le discours fantastique ? En admettant que la réponse soit positive, peut-on appliquer ces théories à des récits mythiques comme "La Bible" ? N'y-a-il pas l'un d'entre vous qui considère l'oeuvre de Tolkien comme un texte "sacré"? Attention à la dérive créationniste qui pointe le bout de son nez !!! Bonne discussion. Cordialement. Alain. |
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Vinyamar
le 08-03-2006 à 19:24 |
La Bible est un modèle de lecture critique interne ET externe. Parle en à Sosryko. Jene vosi pas tès bien pourquoi on en vient à parler de la Bible, c'est tout de même un ovni dans le monde de la litérature. Quant à applqiuer la dichotomie interne/externe à la littérature réaliste (disons par exemlpe, une biographie), c'est vrai que cela devient délicat, puisque lecture interne et lecture externe s'identifient presque. Sinon, je ne comprends pas bien le sens de ta question... |
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Alain
le 08-03-2006 à 21:29 |
Ma question n'était pas neutre en fait : je viens d'arriver sur ce forum et je n'avais pas suivi le débat. Il faut avouer qu'il est difficile de reconstituer l'historique. De plus le débat est de haute tenue ! Ma question me permet d'obtenir des renseignements. Pour la dernire partie, je suis d'accord, il ne faut pas parler d'autobiographie pour les stars qui nous font des confidences : c'est du business ! Je dois avouer que critique externe et interne, ces termes me dépassent un peu : je ne suis pas habitué à ces mots. Moi, je connais plutôt historicité, marxiste, bachelardienne, psychanalytique, sociologique, structurale, etc. Comme je suis déboussolé, votre réponse m'a permis de mieux me situer. Je crois que je vais tirer sur papier l'article en question et relire les différentes interventions. A ce moment si j'ai quelque chose à dire, j'interviendrai. Cordialement. @+ Alain. |
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TarMeneldil
le 09-03-2006 à 10:32 |
Avec plaisir tres cher Alain. Toutefois mon article, qui est discute actuellement, n'a pas encore ete retravaille. Je l'ai mis ici pour voir ce que les gens en diraient, et pour le modifier eventuellement en consequence. Je l'ai deja un peu fait, mais en prive, les premieres modifications n'ont pas encore ete publiees. J'attends pour ca d'avoir encore un peu avance. Je dois aussi te prevenir que, comme tu as pu le comprendre, mon essai n'emploie pas les termes "externalisme" et "internalisme" dans leur sens usuel en critique litteraire. Je ne veux tromper personne : tu n'auras donc pas une definition "classique" de ces notions. Ce que j'essaye de degager, ce sont des outils de travail et de reflexion efficace pour comprendre Tolkien, en particulier en soulignant la specificite de son oeuvre (qui me semble un peu trop souvent sacrifiee, ou passee sous silence, dans beaucoup des livres et articles de critique que j'ai lus la-dessus). Au passage, merci a Hisweloke pour sa definition. Si j'ai bien compris, en termes de critiquer litteraire classique, l'approche interne designe l'etude du texte lui-meme sans faire reference a son auteur, alors que l'approche externe etudie le texte en le mettant en relation avec son auteur, sa vie, son contexte d'ecriture etc. C'est bien ca ? Si je ne me trompes pas, c'est a mon avis une raison de plus pour que je ne change pas les termes que j'emploie, car l'approche interne de Tolkien telle que je propose de la voir se plonge tout de meme bien dans le texte (ou plutot dans ce que dit le texte ; ce n'est pas pareil mais c'est proche) en faisant d'une certaine maniere abstraction de l'auteur, alors que l'approche externe telle que je propose de la voir remets bien le texte dans le contexte d'ecriture. Ainsi l'emploi des memes mots me semble doublement justifie, et le leger changement de definition permet de mieux souligner la specificite de Tolkien. En revanche, je vais rajouter une note a mon essai, soit en introduction soit en conclusion, pour preciser que je n'emploie pas les termes dans leur sens traditionnel et pour justifier mon choix. Tout le monde est content ? |
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Alain
le 09-03-2006 à 13:45 |
D'accord, je comprends mieux le noeud de ta problématique. Je crois que les incompréhensions viennent du fait que tu veux développer des notions nouvelles: il faut donc bien définir les notions. Elles ne correspondent pas aux notions classiques. Il est évident que je comprends parfaitement ce qu'a écrit Hisweloke parce qu'il développe des notions classiques que je comprends : je les ai étudiées en fac de lettres il y a longtemps. Pour transcrire ta position en termes classiques : tu veux développer des outils structuralistes : j'ai connu une époque, les années 1970, où on présentait un texte à étudier sans donner le nom de l'auteur. Il fallait dégager le sens uniquement par rapport au texte sans coller la biographie de l'auteur comme source d'explication. Est-ce bien cela ? Si jamais tu confirmes que je t'ai bien compris, je crois que j'ai des questions précises à te poser par rapport à l'oeuvre de Tolkien. A bientôt. Alain. |
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Vinyamar
le 09-03-2006 à 15:53 |
"tout le monde est content" => Non... Il ne s'agit pas _seulement_ d'avertir le lecteur que tu utilises des mots auquel tu donnes un sens personnel (et je ne suis pas d'accord avec tes affrimations sur la polysémie des mots... les mots ont un sens et un seul, et c'est cette polysémie à la mode (basée sur l'individualisme) qui détruit l'usage de notre riche vocabulaire et de ses synonymes). Il s'agit aussi (et surtout en ce qui me concerne) d'une problématique qui n'a pas lieu d'être. Ton introduction et la façon dont tu poses le problème est baisé dès le départ, indépendemment de l'utilisation des termes externalisme ou internalisme, en ce que tu crées une opposition caricaturale et artificielle entre les deux approches, que tu combats ensuite. J'ai un peu le sentiment que tu construits toi-même le moulin que tu veux détruire... et c'est ça qui me gêne. Une vraie problématique, une vraie question de fond ou de forme sur l'intérêt de ces deux approches aurait été préférable. |
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TarMeneldil
le 10-03-2006 à 19:25 |
Alors... pour Vinyamar d'abord. Le mot "bleu", par exemple, designe 1) une couleur 2) une cuisson de la viande 3) un hematome 4) certains colorants... il y en a surement d'autres que j'oublie. Je ne vois pas ou est dans tout ca la "polysémie à la mode (basée sur l'individualisme) qui détruit l'usage de notre riche vocabulaire et de ses synonymes", desole. Le francais est une langue dans laquelle la plupart des mots ont plusieurs sens, c'est tout. Internalisme et externalisme peuvent faire partie de ce large lot. Ensuite, la base de ma problematique (si tu veux a tout prix trouver une problematique) n'est pas de combattre l'opposition entre les deux approches, tu m'as mal lu ! La base de ma problematique, c'est de definir des outils de reflexion qui soulignent la specificite de Tolkien en tant que mythographe et pas seulement romancier, parce que la nature mythologique des textes de Tolkien est a mon avis beaucoup trop souvent oubliee dans la critique de cet auteur. Cet essai ne represente pas pour moi le fond du probleme, il ne fait que designer les outils que j'utiliserai pour reflechir sur d'autres question dans des publications a venir. Pour Alain : j'ai une connaissance tres sommaire du structuralisme. Je l'ai etudie en histoire et pas en lettres (Je suis historien et non pas litteraire), et j'ai decouvert qu'en histoire c'etait certes un outils de reflexion qui avait beaucoup apporte, mais qui, utilise seul, etait tres peu efficace. A mon avis on ne peut pas etre aujourd'hui un bon historien si on est d'abord (ou a fortiori seulement) structuraliste. Ce qui fait que je ne peux pas vraiment repondre a ta question. Cependant, il me semble bien que ce que tu decris de ton experience des annees 70 se rapproche effectivement de ce que j'appelle "internalisme", quoique si j'avais plus de temps j'y mettrais plus de restrictions et de nuances (qui pour la plupart sont dans mon essai d'ailleurs). Effectivement, a la base (et je dis bien a la base, ce n'est plus vrai dans les developpements) une bonne analyse interne d'un texte de Tolkien devrait pouvoir se faire sans que l'on indique "Tolkien" sur la feuille. Mais ce n'est qu'a la base, un peu de la meme maniere qu'il est possible de faire une bonne analyse theologique de l'evangile de Matthieu sans faire reference a Matthieu mais simplement a ce qu'il raconte ; toutefois, dans les developpements ulterieurs, on comprend mieux le Christ si on sait que tel evenement est raconte par Matthieu ou pas Luc. Je ne sais pas si je suis tres clair... En tout cas, je suis disponible pour tout eclaircissement.
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Alain
le 10-03-2006 à 21:48 |
J'ai lu ce midi ton article. Je suis en train de faire des annotations - The Annotated TarMeneldil - et bientôt je te donnerai mon avis. Je t'ai posé ma question sur le structuralisme uniquement pour voir si nous pouvions communiquer. Il est important de s'entendre sur des notions avant de pouvoir échanger, sinon c'est inutile. Ce soir, j'interviens uniquement sur une phrase de ton article :"En fait, la nécessité de l'analyse interne vient de ce que la séparation qui existe de fait entre Le Hobbit, Le Seigneur des Anneaux, Le Silmarillion, Les Contes Inachevés etc. est purement accidentelle, c'est une nécessité éditoriale, et rien de plus. En réalité il ne faudrait pas les considérer comme une suite de romans mais comme un seul long roman, une seule saga au sens médiéval du terme. " Cordialement. Alain |
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Vinyamar
le 11-03-2006 à 00:57 |
J'approuve Alain. Meneldil, le mot bleu a bel et bien un seul sens, dans le domaine où il est utilisé. En médecine (ou en sport), le mot bleu ne signifiera jamais une cuisson, et si tu prétends le contraire, tu seras seul à comprendre ta phrase. En peinture, le mot bleu ne signifiera jamais un coup reçu. Dans le contexte littéraire qui est celui de ton étude, les mots externalisme et internalisme ont un sens et un seul, et tu ne peux pas t'accorder le droit de leur en donner un autre. Ou alors tu décides en conscience de ne pas être compris... ce qui est le cas. Concernant ton texte, oui, je veux à totu prix trouver une problématique, je ne connais pas UNE seule étude de texte qui ne poses pas une problématique, qui ne réponde pas à une question. Et tu as posé une problématique en ces termes : "Je me propose donc de lui faire justice, et de me demander en quoi consistent les approches interne et externe de l’œuvre – et du monde – de Tolkien, si elles sont réellement opposées et contradictoires ou au contraire complémentaires, et quelles positions elles peuvent entraîner sur d’autres problèmes liées à cette œuvre. " Ca s'appelle poser nue problématique, et c'est bien fait. Le problème est qu'ensuite tu ne la résouds pas, partant sur de mauvaise bases. En maths, c'est comme si tu développais une démonstration sur une hypothèse fausse. "La base de ma problematique, c'est de definir des outils de reflexion qui soulignent la specificite de Tolkien en tant que mythographe et pas seulement romancier" Si ces trois points sont abordés dans ton étude comme des éléments qui ne coulent pas source, alros tu nous promets (peut-être) un bel article. Multiplier les brouillons ou les textes non terminés (selon ton propre aveu) ne fait que décrédibiliser tes publications. Ce n'est pas la quantité que l'on cherche, mais la qualité (en tout cas, personnellement...). Et nosu serions tous ravis de t'aider dans tes projets d'articles, que ce soit surla magie (des fuseux ici en parlent en détail, et je voulais m'en inspirer pour faire un article répondant au tien), sur les approches internalistes/externalistes, sur la "mythographie", ou sur tout autre sujet qui nous passionne autant que toi. |
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Vinyamar
le 11-03-2006 à 13:03 |
Argh ! Trop de faut |