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Section « Tolkien et la Littérature » Fuseau « The letters » |
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The letters
- Les messages - |
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The Nazguln le 23-03-2005 à 09:44 |
Bonjour! Pouvez vous m'indiquer ou pourrais-je trouver l'intégralité (ou tout au moins une partie) des "letters" de Tolkien en VO sur le net. Merci! The Nazguln |
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Dior
le 23-03-2005 à 19:09 |
Dites, jeune demoiselle, vous n'avez pas l'impression qu'il s'agirait là d'une atteinte à la propriété intellectuelle ? |
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Hisweloke
le 24-03-2005 à 09:24 |
Trouver? Ici par exemple. Ou encore ici. Didier ;) |
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vincent
le 17-06-2005 à 21:40 |
bonsoir, ne sachant plus si j'avais ouvert un fuseau pour vous tenir informés, je donne ici les dernières nouvelles du front. les épreuves des _Lettres_ sont en cours de relecture : 590 p. de texte, 30 p. de notes (celles de H Carpenter), 65 p. d'index (celui de W. Hammond et Ch. Scull) et la table détaillée des lettres. Vincent |
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sosryko
le 17-06-2005 à 23:10 |
MIAM MIAM, merci Vincent, continue de nous tenir au courant : j'en connais déjà qui, ayant découvert les oeuvres françaises de Tolkien depuis la sortie des films, attendent que je les prévienne de cette sortie pour la lire avec plaisir ! Peut-être comprendront-ils le travail qu'il y a derrière cette traduction et sauront-ils vous remercier :-)) |
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Cedric
le 17-06-2005 à 23:40 |
Merci beaucoup Vincent pour ces nouvelles. Cette sortie est attendue par nombre d'entre nous (en fait, tous ! :) et je suis sûr qu'elle va susciter une grosse vague de reprise des études et des commentaires sur l'oeuvre de JRRT. La langue anglaise restant une difficulté pour beaucoup. L'oeuvre en ressortira mieux comprise, plus commentée, plus appréciée, ceci en grande partie grâce à toi. Merci encore, |
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Yyr
le 18-06-2005 à 09:48 |
Oui, merci beaucoup, cher Vincent, de tes efforts. Reçois bien, en plus de l'amitié, la reconnaissance sincère de tous ! Jérôme :) |
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ISENGAR
le 18-06-2005 à 13:17 |
Excellente nouvelle. Je me joins au choeur des remerciements, cher Vincent :o) I. |
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Benilbo
le 18-06-2005 à 21:55 |
Epic hail, Vincent ! :) *B* |
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Anglin
le 19-06-2005 à 09:16 |
Vincent ou le 'messie' attendu des Tolkienophiles francophones ;) |
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vincent
le 19-06-2005 à 13:50 |
sans doute pas tout cela, anglin ! tant mieux si cette parution programmée vous fait plaisir vincent |
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Rinon
le 19-06-2005 à 23:54 |
Vivement le mois d'octobre. Stépahane |
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Rinon
le 19-06-2005 à 23:57 |
Tiens v'là que je m'invente un nouveau prénom Stéphane |
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vincent
le 01-09-2005 à 18:37 |
Voilà, suite et fin des informations concernant les _Lettres_ : elles sont chez l'imprimeur, et seront disponibles dans un mois, voire quelques jours avant la fin septembre (tout dépend des librairies). J'ai posté dans /hors du légendaires des informations relatives à la parution des _Monstres et les critiques_. Vincent |
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ISENGAR
le 01-09-2005 à 19:01 |
Excellente nouvelle :o) I. |
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Pellucidar
le 02-09-2005 à 08:55 |
Yeepee ! Quand je pense que mes compatriotes flamands ont eu droit à une traduction dans leur langue dès 1982, soit il y a... 23 ans ! Merci Vincent ! :-)) |
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Hyarion
le 03-09-2005 à 19:40 |
Vincent >>> les _Lettres_ : elles sont chez l'imprimeur, et seront disponibles dans un mois, voire quelques jours avant la fin septembre (tout dépend des librairies). Cela se présente un peu comme l'année dernière avec Tolkien, Trente ans après ... J'espère qu'à Toulouse, nous serons au premières loges (l'an passé, c'était plutôt le cas, il me semble) ... ;-) Amicalement, :-) Hyarion. |
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vincent
le 15-09-2005 à 22:57 |
c'est bien possible ! car le volume vient d'arriver aujourd'hui, de chez l'imprimeur. je vous laisserai juger de la fabrication :-), mais le papier choisi permet au volume, qui fait 700 p., d'être à peine plus gros que _Tolkien, 30 ans après_ :-)) la semaine prochaine, je mettrai en ligne la sélection de lettres de 8 pages, en avant première, sur mon site. mais j'ai appris qu'un magazine paraissant le jeudi en ferait paraître des extraits, le ... 22 septembre ! Vincent |
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Silmo
le 16-09-2005 à 12:12 |
Des quotidiens du soir, y'en a peu... mais des magazines paraissant le jeudi, y'en a une floppée :-))). Peux-tu nous éclairer, cher Vincent?? |
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vincent
le 16-09-2005 à 18:11 |
c'était simplement pour ne pas faire de publicité :-) les extraits doivent paraître dans _le nouvel Observateur_. Vincent |
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Silmo
le 16-09-2005 à 18:16 |
merci :-) |
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Silmo
le 28-09-2005 à 19:53 |
Pour ceux qui comme moi ont loupé le Nouvel Obs' de la semaine dernière dans les kiosques, l'article dont parle Vincent, avec des vrais morceaux de Letters traduites dedans, est ici |
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Moraldandil
le 28-09-2005 à 21:45 |
Je ne sais si c'est le journaliste qui a choisi de lui-même les extraits cités dans l'article, mais le premier en particulier est fort judicieux pour faire pièce à certaines idées qui ont duré trop longtemps. En tout cas, cela donne l'eau à la bouche ! Prenons tous une longue respiration pour pouvoir le crier longuement le moment venu : A laita te tárienna ! :-) B. |
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vincent
le 30-09-2005 à 20:54 |
oui Bertrand, c'est le journaliste qui a choisi. et il se trouve qu'il a choisi des extraits proches de ceux retenus par la co-traductrice du volume des Lettres, comme vous allez pouvoir en juger par vous-mêmes en utilisant le lien qui se trouve dans ma page d'accueil : http://pourtolkien.free.fr/accueil.html 8 p. (word) d'extraits, publiés avec l'accord de Christian Bourgois Editeur. J'en profite pour remercier deux personnes sans lesquelles traduire ce livre aurait été encore plus difficile (voire impossible), Daniel Lauzon & Jean-Philippe (Sosryko) ; mais aussi les personnes citées dans les remerciements, pour l'aide qu'elles nous ont apportée : Sébastien, Benjamin, Bertrand, Romaine et Didier. amicalement et bonne lecture Vincent |
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Hyarion
le 01-10-2005 à 16:33 |
Vincent >>> "J'en profite pour remercier [...] les personnes citées dans les remerciements, pour l'aide qu'elles nous ont apportée : Sébastien, Benjamin, Bertrand, Romaine et Didier." Apparemment, il semble que le consulat de JRRVF à Toulouse ait eu un modeste rôle à jouer dans cette affaire... ;-) Vivement le 7 octobre... :-) A bientôt, Amicalement, :-) Hyarion. |
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vincent
le 01-10-2005 à 19:02 |
oui ! cf. le fuseau "traduire les lettres" V |
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Yyr
le 05-10-2005 à 08:14 |
Silmo a dit : Pour ceux qui comme moi ont loupé le Nouvel Obs' de la semaine dernière dans les kiosques, l'article dont parle Vincent, avec des vrais morceaux de Letters traduites dedans, est ici Moraldandil a dit : Tandis que Didier Jacob dans son article même nourrit d'autres idées qui dureront ...Je ne sais si c'est le journaliste qui a choisi de lui-même les extraits cités dans l'article, mais le premier en particulier est fort judicieux pour faire pièce à certaines idées qui ont duré trop longtemps. Tolkien, « catho grincheux » (sans doute une erreur pour « catho donc grincheux »), « mena une existence (...) empesée de bigoterie et de conservatisme ». Ainsi DJ résume-t-il la plus navrante des illusions de l'intéressé. Et c'est d'ailleurs tout pour évoquer le néant spirituel de cet homme. Bon prince, DJ se garde bien de choisir parmi les extraits des Lettres des passages accablants en la matière, sans aucun doute afin d'éviter d'humilier plus son naïf ... Me disais-je aussi, tous ces bla bla au sujet d'un Dieu Sauveur, ça et là dans les Letters, et l'importance centrale d'une Parole pour la vie de cet homme, c'était juste cela : entre une vie « empesée de bigoterie et de conservatisme » et son « monde fou, fou, fou » sic(k) et re-sic(k) (quelqu'un d'intéressé pour en faire un manga animé au fait ? :)) ... il était seulement un peu bêta, hein, Tolkien :) On associe la « dévotion étroite du bigot », me dit le Grand Robert de la Langue Française, à la « superstition », à l'« hypocrisie » et à la « tartuferie », et on l'oppose à la « conviction », à la « croyance », à la « dévotion », à la « piété », et à la « sincérité ». Et le GR de laisser à Balzac en souligner toute la navrance : Heureusement, le monde a ses Didier Jacob qui ont cultivé, pour nous, un grand talent de discernement, et qui nous offrent de nous débarasser de nos vielles frusques illusoires, fées et surtout Dieu, pour revêtir une belle collection de prêts-à-penser modernes garantis sans conservatisme. Ouf, un peu plus, et l'on aurait pu risquer de perdre son temps à chercher à comprendre certaines lettres ... |
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Moraldandil
le 05-10-2005 à 12:19 |
Ouille ! Voilà qui, de ta part, Yyr, vaut exécution. Et force est de constater qu'elle n'est point déméritée. J'ai été frappé de la discordance entre les extraits de lettres mêmes et le ton de l'article... pas négatif mais marqué, disons, d'une certaine condescendance amusée. Au point de me demander qui justement avait choisi les extraits. Peut-être suis-je indûment optimiste - voilà qui me changerait - mais je ne crois pas pour ma part que cet article marquera beaucoup : il n'est pas assez bon pour cela. Ou plutôt, il ne marquera que ceux qui regardent d'un oeil très superficiel, et de ceux-là peut doit nous chaloir. Point de faut surestimer l'influence d'un bref article de passage, d'autant que la figure "grincheuse" sera démentie par ceux qui liront vraiment les lettres ; et même les brefs fragments reproduits dans l'article font retentir un tout autre son. Je ne connais pas ce critique, mais il donne l'impression de fonctionner - il ne serait hélas pas le seul - sur une identité moderne = bon. Evidemment, à partir de là, se tourner vers Tolkien est difficile ! Il est clair que l'importance centrale dans la vie de Tolkien lui est non seulement étrangère, mais incompréhensible (à supposer qu'il y ait eu effort de comprendre) ; incompréhension mal cachée par de pauvres plaisanteries éculées. Car nous sommes au Nouvel Obs, et pire, dans sa partie culturelle, où il n'est bien sûr pas concevable de faire croire un instant qu'on puisse partager quelque chose avec quelqu'un d'étiqueté comme - mon Dieu mais quelle horreur - conservateur. Voilà que je caricature à mon tour, ce n'est évidemment pas aussi simple, mais je crois que la volonté de distanciation, elle, est bien là. Tant pis ; les Lettres sont sur le point de paraître, cela seul importe vraiment. > quelqu'un d'intéressé pour en faire un manga animé au fait ? Et pourquoi pas ? Il est de magnifiques anime, meilleurs que bien d'autres films que je pourrais dire ;-P B.
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Tilkalin
le 05-10-2005 à 14:11 |
Dans la même veine que l'article du Nouvel Observateur, le journal Sud Ouest, édition du Dimanche, a consacré une double page dans son cahier "Société" à la Fantasy à l'occasion de la sortie du dernier Harry Potter et des Lettres, avec pour principal article "Le goût des autres mondes", signé Christophe Lucet. De portée générale, il n'apprendra rien de vraiment nouveau aux tolkienophiles en ce qui concerne Tolkien "le hobbit" (sic.). Toutefois, une phrase est tout de même à relever : "On y [dans les Lettres] découvre un incroyable Janus : austère (et ultra-conservateur) professeur de philologie à Oxford le jour, et le soir ou le week-end derrière sa tondeuse à gazon, l'inventeur du Mordor en proie [!] aux forces maléfiques de Sauron." Je vous laisserais seul(e)s juges de l'interprétation à donner à cette phrase... A signaler aussi un article D'Anne Besson sur le dernier Harry Potter ("Un épisode qui avance"). Cordialement, P.-S. : et, comme c'est mon premier message, je tiens à dire un grand bonjour à toutes et à tous :) ! |
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sosryko
le 05-10-2005 à 14:16 |
Bonjour et bienvenue à toi, cher Tilkalin, et merci pour la revue de presse :-)) |
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Lalaith
le 05-10-2005 à 15:14 |
Je suis allée lire l'article du nouvel observateur (oui, j'avoue, je me suis dit "ouh là si ca a énervé même Jérôme, je dois voir ça, au deuxième ou troisième degré c'est sûrement rigolo"). Eh bien, croyez le ou non, mais ce texte a décidément de bien étranges vertus : même moi, pourtant d'habitude disposée à trouver rigolo presque tout ce qui passe à ma portée, n'ai absolument pas trouvé ça drôle. Le 'journaliste' décrit Tolkien comme "catho grincheux, qui haïssait Disney, les Beatles et les contes d’Andersen et vouait aux gémonies la radio, la télé, les voitures et les motocyclettes". Je ne commenterais pas l'appellation de "catho grincheux", Jérôme l'a déjà fait ;-) Et quand au ton général de l'article, je suis ébahie de voir que des gens puissent décrire Tolkien en train de rêvasser en tirant la tondeuse à gazon. Si on en croit l'article, le Professeur aurait simplement été un quidam un peu atteint mentalement, avec juste une seule toute petite excentricité (excentricité, vraiment!) "[s]a seule excentricité fut peut-être de se passionner pour ces parlers improbables" Bien sûr, n'importe qui aurait pu écrire son peuvre, et les seuls points qui sortaient de lordinaire chez ce brave jardinier du dimache bigot et grincheux, c'est de parler l'ancien islandais... rhaaaa! (je n'ai pas le courage de relire parce que ca va m'énerver, mais j'ai comme l'intuition que ce message n'avait aucun intérêt, sinon celui de manifester mon énervement lorsque je vois Tolkien traité en vulgaire quidam un peu fou, fou, fou (sic) ;-) , même cela n'ayant pas grand intérêt, mais tant pis) Cela dit, les extraits sont effectivement choisis bizarrement quand on lit l'article. Ils sont bien. (traduire par : j'aime bien) ;-) |
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Laegalad
le 05-10-2005 à 15:39 |
Voilà pourquoi je n'aime pas le terme de rêvasser... parce qu'il s'applique communément à la rêverie, et que le commun des mortels associe la rêverie à du bullage pur et simple. Or là, je m'offusque ! C'est justement par la rêverie que l'univers se construit, par la rêverie que l'homme accède à l'envers du décors, par la rêverie, enfin, qu'il retrouve les grands échos cosmiques de l'enfance. La rêverie fait partie des plus nobles activités du Repos, et le Repos est l'un des plus noble état de l'âme. Il me faut absolument ciseler un terme pour cette activité paisible... j'eût bien pensé à rêverer, à rêveler, mais l'homonymie peut être trompeuse :) |
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Melilot
le 05-10-2005 à 16:21 |
Hé, dans le sens que tu lui donnes, la rêverie révèle. ;-). Sinon, il y a "songe", et "songer", c'est joli aussi, et ça implique que l'on reste conscient. |
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greenleaf
le 06-10-2005 à 09:43 |
Effectivement, avec "bigoterie" il pousse la caricature trop loin : c'est carrément faux. Le reste n'est que badinage journalistique, question de faire un article accrocheur (et c'est réussi). Certes, avec les _Lettres_ on aurait pu avoir quelque chose de plus élogieux, voire dithyrambique, mais pour ce qu'il reste de prestige à cette profession, il ne faudrait quand même pas trop en demander... Cela, tout le monde le sait. Qu'est-ce qui dans les journaux et les magazines, à plus forte raison dans les cahiers culturels, ne se réduit pas de nos jours à de la publicité ? Moi c'est surtout cela qui m'énerve. Daniel |
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vincent
le 06-10-2005 à 10:27 |
bonjour à tous, (et bonne nuit Daniel) tu as raison, Yyr : j'ai eu la même réaction et en ai parlé avec Didier Jacob. "bigoterie", en particulier, m'avait semblé extrêmement malheureux et inexact. >Tilkaklin : amicalement |
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Silmo
le 06-10-2005 à 11:12 |
Et quid, cher Vincent, de la publication des 'Lais de Beleriand'?? Ton site l'annonce toujours pour octobre 2005... Mais sera-ce en même temps que les Letters ou bien un peu plus tard (peut-être as-tu déjà donné une info à ce propos que j'aurais loupée). Silmo (impatient d'être chez son libraire demain, 7 octobre...) |
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vincent
le 06-10-2005 à 19:56 |
j'ai du mal à mettre à jour toutes les infos :-) (tu me fais penser à m'occuper de ma page !) Christian Bourgois a étalé les publications : home 3 en mai, home 4 en septembre. il faut placer ces publications dans son programme ! amicalement Vincent |
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vincent
le 06-10-2005 à 21:24 |
merci Silmo :-). je viens de faire la mise à jour. les dates sont exactes à présent. Vincent |
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Tharkun
le 07-10-2005 à 17:07 |
J'ai sur mon bureau depuis ce midi les "Lettres". Merci à Vincent, à Christian Bourgois et à tous les autres d'avoir permis à cette traduction de voir le jour. Rien à redire sur la fabrication ; pour le fond, j'espère pouvoir trouver le temps pour m'y attaquer sérieusement. A propos de l'article dans le Nouvel Observateur, avez-vous lu également, juste à gauche, l'article qui parle de l'adaptation cinématographique du roman de Philippe Claudel, "Les âmes grises" ? On croirait entendre parler de l'adaptation du SdA... |
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Anglin
le 07-10-2005 à 17:31 |
J'aimerais bien avoir entre les mains "Les Lettres de J. K. Rowling" histoire de voir ce que la dame d'Harry Potter pense et vie elle aussi dans la vraie vie. Pour moi il n'y a en ce moment et au niveau des Auteurs de ces deux X (X=je ne sais pas comment comparer l'ensemble du Corpus Tolkien aux Tomes d'une seule histoire !)une différence d'appréciation pas du tout objective puisque de l'un on sait beaucoup et de l'autre on ne sait que de ses livres. Difficile de comparer ces deux phénomènes, pas du même age non plus, ni de la même origine. (J'ajouterais que l'un est mort et qu'il est bien plus facile de l'attaquer en comparaison avec un succès commercial et blockbusterien comme les livres du p'tit magicien à lunettes...) Mais tellement plus simple de faire son choix quand 800 000 livres se sont vendus comme des petits pains ! |
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Anglin
le 07-10-2005 à 17:33 |
Vincent : j'ai du mal à mettre à jour toutes les infos .....et la page de liens ;) Pardon ! J'ai honte ;) |
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sosryko
le 07-10-2005 à 19:14 |
Waow ! Waaaow!! WAAAOWWWW !!! :o))
Gourmand, je relis quelques uns de mes passages préférés. La belle lettre de la Lumière et de l'eucatastrophe (L89, superbement traduite!), et les dernières lettres qui manquent, une nouvelle fois, de me faire pleurer. "Mais l'histoire est allée de travers, & je reste seul et moi je ne puis plaider devant l'inexorable Mandos" (L340)...Comment ne pas être ému lorsqu'il décrit la générosité du Merton College qui l'acceuille en ses murs "à présent qu'il quittait sa maison à Poole", une maison devenue trop grande, trop vide, trop triste d'une joie maintenant disparue (L332). Et le besoin d'aimer et d'être aimé qui le rapproche de ses enfants et qui lui donne de chérir plus encore, si cela était possible, ses enfants. Je pense à cette signature unique dans les Lettres destinées à Christopher : "Voux êtes tous dans mes pensées les plus constantes, et cet endroit [le Merton College] semble plutôt vide sans vous. Avec toute mon affection, mon très cher Chris, & aussi Baillie & + A[dam] & + R[achel]. Papa" (L351) "Papa"...jusqu'alors, à notre connaissance, Tolkien n'utilisait jamais ce mot dans sa correspondance avec son fils préféré. L53, 64, 69, 70, 71, 72, 81, 87, 89, 90, 91, 94, 96 sont toutes signé "Ton cher père" ou "avec tout l'amour de ton père". Nous ne savons rien des signatures de lettres plus tardives mais incomplètes comme L311 ou L340, mais j'aime à voir dans ce "papa" adressé à son fils un amour qui oublie les habitudes passées et profite de chaque instant pour s'affirmer. Et cette compréhension, nul doute qu'elle est venue de la tendresse d'un homme pour sa fille Priscilla (L251). Priscilla qui est la dernière correspondante de Tolkien dans le recueil, et peut-être dans la réalité, puisque L354 est écrite 4 jours avant sa mort. Là encore, comment ne pas avoir le coeur ému, "percé" d'une douleur mélée de joie pour reprendre un verbe cher à Tolkien, en lisant les dernière lignes : "Avec tout mon amour, La correspondance serait imaginaire qu'aucune autre fin ne serait plus belle, plus convenable, plus touchante. Superbe cadeau que vous nous ont fait là Delphine Martin et Vincent Ferré : nous donner le moyen de nous réjouir et de nous émouvoir dans notre langue. Merci infiniment. Sosryko |
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Silmo
le 07-10-2005 à 19:52 |
Que dire de plus après ce vibrant hommage de Sosryko à votre travail... C'est effectivement un ouvrage magnifique et précieux (heu... pas au sens d'un certain autre Précieux). Encore merci, grand merci aux traducteurs qui ont porté ce projet (et nous en annoncent d'autres). Silmo |
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aravanesse
le 08-10-2005 à 16:16 |
Superbe ouvrage, j'en ai déjà lu le quart (et pour temps je tente de résister de lire en un week end!:-)).Juste pour embetter le monde, fallait lui trouver un défaut à cette oeuvre, alors les notes de la lettre 94, quand on les cherche à la fin ("Notes") elles sont marquées dans [93] (alors que la lettre 93 ne possède pas de notes). On l'a surement déjà signalé, maix dans le doute... :-) aravanessë |
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vincent
le 08-10-2005 à 20:11 |
merci Sosryko :-) je suis heureux si ce texte, que nous avons mis près de deux ans à traduire, plait à ses lecteurs. bon, je retourne à home3 :-) Vincent |
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Anglin
le 08-10-2005 à 20:27 |
merci Vincent, j'ai reçu mon tout précieux moi aussi, et vu comment je m'appuyait dessus sur un certain travail, ça va enormement m'aider ;) (Merci petit librairie d'Argenteuil de l'avoir reçu en temps et en heure ...) |
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Mehapito
le 08-10-2005 à 23:06 |
Que dire, si ce n'est me mêler à la liesse générale. J'ai failli l'acheter 20 fois ces derniers temps en VO et voilà qu'il parait en VF. Acheté aujourd'hui et je me demande encore pourquoi je suis sur le net plutôt qu'à le dévorer. Merci, MERCI. Stéphane (vraiment flemmard pour lire en VO) |
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Anglin
le 12-10-2005 à 13:19 |
Pardon, Vincent comme je ne savais pas ou placer cette reflexion je le fais donc ici ! à Propos de 'maggot folk' et de sa traduction dans les Lettres : Dans mon Harper et Collins ed.Senior je lis : Dans le recueil de Claude Lecouteux "Les Elfes et les Nains au Moyen Age" Dans la traduction de François Xavier Dillmann de l'Edda au chp 14 du même Gylfaginning (je crois que ça doit être vers la page 42 ou 44 ??) je lis aussi 'vers' ... Je me pose donc la question pourquoi donc 'asticots' puisqu'apparement tolkien parle bien de cette génèse mythologique. Je m'apperçoit aussi du ton irrité ou ironique qu'il emploi né sans doute des multiples fois ou tolkien à du se justifier d'un non emploi stricto senso de ces nains mythologiques ... Et je me dis, pourquoi pas 'vers' tout de même ou 'vermisseaux' pour respecter le ton mais aussi le mythe décrié ? Sources : [LecouteuxNEMA] Claude Lecouteux, Les Nains et les Elfes au Moyen Age , Seconde édition 1997, Paris Imago, 1988 [CarpenterLetters] Humphrey Carpenter, assisted by Christopher Tolkien, The Letters of J.R.R. Tolkien, HarperCollinsPublishers Hammersmith London 1995 (First Published Georges Allen & Unwin 1981),502p. Note : "nourris de pierre" aussi me gène mais bon ? Les 'vers' sont sortis de la pierre et furent sans doute nourris de la décomposition du géant Ymir. Un peu comme les larves de mouches le sont dans les Experts Las Vegas de Gill Grissom par les cadavres ... lui emploi d'ailleurs 'larves' pratiquement à tout les coup ?! (Humour, toujours de l'humour ...) Note 2: Pour les stars de la V.O; il me semble que je parle précisement de ce passage du Gylfaginning : |
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sosryko
le 12-10-2005 à 14:22 |
Peut-être, mais cela n'est pas le problème (d'ailleurs, je ne vois pas de problème...). Le fait est que Tolkien utilise ici "maggot" et non pas "worm"...et que "worm", aussurément est le ver (grand ou petit, dragon, serpent ou vermicelle qui sort de la terre après la pluie) ; "maggot", c'est avant tout ces larves inoculées dans le milieu dont elle se nourrissent. La traduction "asticot" est tout à fait correcte et la plus adaptée il me semble. |
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Anglin
le 12-10-2005 à 16:42 |
Ce n'était pas un problème, juste une reflexion Sosryko. (D'ailleurs à ce propos je ne suis plus sûr non plus de ma citation en Islandais, je vais revoir ça ...) |
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Laegalad
le 12-10-2005 à 19:25 |
Sauf que les Larves appartiennent au Petit Peuple pas très sympathique de l'Ombre, grouillant et peu ragoutant, si je m'en réfère aux Encyclopédies de Pierre Dubois... alors qu'un asticot reste et demeure un hameçon à poisson :) Sonoriquement, et pour moi au niveau évocation d'idées, "larve", c'est beaucoup moins glop... et peut-être eut-ce été plus judicieux ? Je ne sais pas, je n'ai pas acheter le travail, et puis il ne s'agit ici que de sonance :) Stéphanie -- reçu un joli trésor ce matin par collissimo... de nouvelles ballades en Faërie se profilent :) |
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vincent
le 12-10-2005 à 21:52 |
oui, je suis de l'avis de Sosryko, comme j'ai pu le dire par email à Anglin, qui fait ici écho à un échange qui a eu lieu hier. au-delà de cet exemple (je continue de penser que "asticot" est le bon choix), on peut retenir qu'une traduction existe pour être lue en elle-même, et que les personnes qui veulent creuser un point particulier (les chercheurs, ou les auteurs d'articles, etc.) sont nécessairement amenés à discuter les choix de traduction. c'est une bonne chose qu'Anglin le fasse. j'ai plusieurs centaines de "commentaires" dans le fichier word de notre traduction. si tel ou tel point est soulevé, je devrais pouvoir répondre. amicalement à tous, Vincent |
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Moraldandil
le 12-10-2005 à 22:32 |
Utúlie i ré : á laita te tárienna ! Je viens également de m'acheter les Lettres et d'en parcourir un petit bout. Il est difficile d'exprimer son enthousiasme après Sosryko qui l'a si bien fait... Je peux juste dire que je partage son appréciation dans son entièreté ! Je voudrais juste faire une réflexion qui m'est venue à la relecture : je ne m'étais pas tant aperçu jusqu'à maintenant à quel point nombre de ces lettres sont somptueuses. Les ayant plutôt lues comme objet d'étude que pour elles-mêmes, je suis assez largement passé à côté de leur propre beauté. La traduction est à cet égard un régal. Sosryko a bien raison : il est merveilleux pour nous de pouvoir y goûter ainsi en notre langue maternelle, c'est irremplaçable ; avec tout l'anglais du monde l'effet n'est pas aussi complet. Chaleureuses félicitations aux traducteurs pour ce travail magnifique ! Bertrand |
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ISENGAR
le 13-10-2005 à 08:45 |
"Les ayant plutôt lues comme objet d'étude que pour elles-mêmes, je suis assez largement passé à côté de leur propre beauté. La traduction est à cet égard un régal." Bravo et merci Moraldandil. Tes mots expriment exactement ce que je ressens depuis plusieurs jours : une sorte de redécouverte complètes de ces lettres. Donc merci Vincent et merci Delphine pour ce formidable travail :o) Et merci aussi à tous les deux pour cet hommage indirect à Humphrey Carpenter qui nous a quitté le 4 janvier dernier et qui aurait sans doute eu plaisir à connaître cette merveilleuse traduction en français des Lettres. I. |
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Anglin
le 13-10-2005 à 13:01 |
J'ai oublié, par mégarde, de dire au combien moi aussi j'apprécies de pouvoir lire (enfin) cette correspondance. Merci à Delphine Martin, merci à toi Vincent, merci à CBEditeurs ... C'est vrai que cette traduction permet sans doute une plus grande fluidité de lecture et du coup unplus grand attachement au ton employé par tolkien dans ses courriers. Une autre chose, est-ce-que depuis sa dernière parution en anglais, quelqu'un a eu vent d'autres correspondances écrites par tolkien à eventuellement rajouter à cet opus ? |
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Daniel Lauzon
le 14-10-2005 à 02:31 |
Je suis allé chercher le volume à la poste cet après-midi (autant dire ce matin), sous la pluie. Le dos a été endommagé par les gens des services postaux, qui ne font jamais assez attention. Chez moi, je découvre les pages de ce livre. Les mots, j'ai eu la chance de les lire avant tout le monde sur une machine, puisque je travaille avec Vincent sur différents projets ; mais tout bibliophile connait le plaisir de tenir un livre entre ses mains, et la prestance que dégage le texte imprimé sur la page, du moins chez les bons auteurs et les bons traducteurs ! Je passe du matériel à l'essentiel ; je retrouve cet homme "immense", immense par son érudition, sans doute, mais aussi et surtout par sa générosité, son intelligence toute fine, son humour tantôt naïf tantôt sardonique, son jugement sûr, tranché, mais jamais dur ni sentencieux, sauf peut-être lorsque la passion et la conviction l'emportent : humain avec tous ses travers, qui peuvent passer pour des qualités chez un homme d'une telle bonté, d'une telle humilité aussi. Le style de la traduction, selon moi, reflète quelque chose de cet homme. Sobre, sans fard ni fioriture, mais compétente, soucieuse d'exactitude et de rigueur, et discrète; avec, quelque part, quelque chose de jeune. Évidemment, il lui manque cette englishness un peu poussiéreuse qui fait l'un des charmes de l'original, mais la version française compense par sa lisibilité. Je lève mon chapeau aux traducteurs, Vincent et Delphine ; je suis partial, mais c'est une parution importante pour Tolkien en langue française, et un travail qui mérite d'être salué. De toute façon, la critique semble unanime... Daniel |
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vincent
le 14-10-2005 à 22:14 |
merci à bertrand et isengar pour leurs encouragements :-) et je me réjouis de leur enthousiasme à redécouvrir ces textes dans notre langue Anglin : oui. d'une part tu trouves dans la bibliographie de Hammond une liste de lettres "annexes". d'autre part, il se dit (cf. Birmingham) que Carpenter a dû renoncer à publier une grande quantité de lettres, pour rester dans les limites fixées par son éditeur. il y aurait beaucoup plus de lettres... comme celle adressée à Selby. bon, et inutile de dire que l'avis du traducteur Daniel Lauzon, tout autant que celui de l'ami Daniel, compte... un peu beaucoup :-) V |
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Tar Palantir
le 16-10-2005 à 20:17 |
Je viens d'acquérir les lettres et je les "dévore" depuis samedi :-) Ca donne à voir Tolkien et son oeuvre sous un autre jour. Le fait de les voir en cours de création me les fait paraître encore plus vivantes et plus chaleureuses. Un grand coup de chapeau à Vincent, aux traducteurs et aux nombreuses personnes qui ont permis la parution en français. PS : enfin à noter l'article du Figaro (cf. ici) qui vient à contrepoint du Nouvel Observateur. On y lit ainsi que Tolkien n'a rien u bigot qui se ren à la messe par conservatisme social. Dans cette correspondance, on le découvre habit par une foi profonde, pour laquelle il peut souffrir... |
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Tar Palantir
le 16-10-2005 à 23:14 |
Un avis de grève pour certaines touches de mon clavier dirait-on 8-/ Il faut donc lire: Tolkien n'a rien du bigot qui se rend à la messe par conservatisme social. Dans cette correspondance, on le découvre habité par une foi profonde, pour laquelle il peut souffrir... |
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Yyr
le 17-10-2005 à 18:21 |
Tar Palantir a dit : Merci Gilles, de faire le lien (et j'allais donner l'url de l'article lui-même, mais il vient d'être enlevé ; il s'agit visiblement d'un article qui ne reste en ligne que qqs jours - mais cf. ci-après ...).PS : enfin à noter l'article du Figaro [Magazine] (cf. ici) qui vient à contrepoint du Nouvel Observateur. J'en profite pour rejoindre le chœur des félicitations & remerciements (publics) adressés à « nos :) » chers traducteurs - et signaler, en lien avec cet article du Figaro Magazine, que son auteur a signé également un article très proche, voire encore plus enthousiaste, dans la rubrique Lectures du supplément culturel de l'Homme Nouveau (n°1354, 15/10/05)), bimensuel catholique d'actualité (au sein de la sous-rubrique Littérature, les Lettres en occupent la première place :)). Le lien du Figaro Magazine n'est plus actif, mais voici quelques extraits de l'article paru dans l'HN, sorte d'écho approfondi (quant à l'angle de la foi) du premier : « (...) Loin des images toutes faites et plus encore de la récupération par le Nouvel Âge, les lettres de Tolkien permettent de cerner sa véritable personnalité, son travail acharné pour écrire Le Seigneur des Anneaux, comme l'imprégnation profonde de la foi catholique. (...) Cet homme qui est avant tout un éminent professeur d'université parle des anges gardiens en donnant l'impression (mais n'est-ce qu'une impression ?) de vivre en leur compagnie en permanence. (...) » « (...) Catholique, Tolkien se définit aussi comme un hobbit, cette race de semi-hommes qui peuplent son univers. C'est-à-dire comme un être attaché au monde rural et à ses valeurs, ennemi de l'industrialisme et du monde moderne, préférant boire une bière et fumer une pipe en compagnies d'amis plutôt que de s'extasier devant des machines. Il le dit lui-même : c'est un vieux « réac », monarchiste non constitutionnel et anti démocrate. (...) » Philippe Maxence de conclure : « (...) Un événement ! » Hélas, ce même auteur, par ailleurs pourtant plein de bon sens, a eu le mauvais goût de désillustrer cet article par deux images tirées du tiers-film - y-en-a-marre ! Chaque chose à sa place, à la fin ! On parle de Tolkien, là !!! Et de littérature !!! Grrr ... J'ai comme un goût de moisi après celui d'une confiture délicieuse : tiens : je préfèrerais encore manger de la marmite, heu ... non quand même pas, disons du pneu brûlé :) ... Jérôme |
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Pellucidar
le 18-10-2005 à 11:11 |
Je viens d'achever la lecture des "Lettres" (frôlant quelques fois l'incident conjugal tant je n'arrivais pas à m'en défaire ;-) et je tenais moi aussi à remercier toute l'équipe de Vincent Ferré pour ce remarquable travail (et tellement attendu !). Ce qui m'a le plus marqué, c'est l'humilité (mâtiné parfois d'auto-dérision) et l'humour que Tolkien manie en toutes circonstances, dans le succès comme dans le dépit ou l'agacement... En passant, une petite réflexion sentimentalo-comique sur la lettre 190 (concernant la version néérlandaise du SDA) : |
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sosryko
le 18-10-2005 à 11:23 |
Oui, belle anecdote, Pellucidar, merci :-) |
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Hyarion
le 18-10-2005 à 19:29 |
Bonsoir à tous, Celà fait quelques jours que j'aurai dû le faire, mais les occasions de se connecter se font rares en ce moment... J'adresse évidemment mes félicitations aux traducteurs, mais, dans le fond, est-ce bien nécessaire ? Vincent devrait savoir que je connais ses mérites ! ;-) A bientôt, Amicalement, :-) Hyarion. |
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Vinyamar
le 27-10-2005 à 13:12 |
Je redécouvre les Letters grâce au travail de Vincent et de Mlle Martin. J'ai toujours utilisé les Letters en anglais comme un outil de travail, me servant de l'index comme d'un moteur de recherche pour aller puiser des informations dans ces correspondances. Avoir le texte en français rend la lecture beaucoup plus confortable (surtout que Tolkien n'est pas toujours très carré dans ses formulations, comme le signale Hyarion), et voilà que je me mets à lire les lettres l'une après l'autre, et que je décovure une aventure absolument passionnante, l'aventure de l'édition, de la composition, et (plus tard, je n'en suis pas encore là) de l'interprétation de l'oeuvre. Lire les Letters comme un roman, voilà ce que la traduction française m'a offert. |
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vincent
le 01-11-2005 à 10:24 |
bonjour, et désolé pour le retard ! hyarion : allons bon, hyarion, tu m'as fait peur... il ne manque pas de notes : l'introduction précise qu'une formule suivie du symbole* désigne effectivement une expression en français dans le texte. nous l'avons écrit une fois pour toutes, pour limiter le nombre de notes. :-) merci Vinyamar ! c'est aussi un mode de lecture pour ce recueil, Vinyamar, et je souscris à ta formule :-) ps : pour "désapointer", je transmets. mais je me rappelle vaguement l'argumentation précise de la traductrice en faveur de ce terme :-) |
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Hisweloke
le 05-11-2005 à 19:56 |
Romaine et moi venons d'acheter cet après-midi les Lettres en français. Fort bel ouvrage, visiblement bien relié (et je peux vous dire, rien qu'à voir ma vieille édition anglaise, que pour ce genre de livre, une tranche solidement collée est indispensable *rire pensif*), bien épais et d'une belle typographie point trop petite pour nos vieux yeux (*sourire amusé*). J'avoue pour ma part que je me tâtais quand à cet achat ("Bof, mon bon dragon, que vas-tu faire d'une édition française quand tu l'as déjà lu maintes fois")... et pourtant me voilà plongé dedans avec un plaisir difficilement dissimulable, à redécouvrir ces lettres sous un autre angle, à jubiler en les reconnaissant ou à sursauter en dénichant de petites choses qui m'avaient échappé, faute d'avoir toujours saisi les nuances de l'anglais du professeur... Merci à Delphine et Vincent de nous avoir offert cette possibilité de nous émerveiller encore une fois. (Eh! Maintenant Romaine n'aura plus d'excuse pour ne pas avoir encore lu ces Lettres *rire sardonique*). Bon, après ces gentillesses, on me permettra sans doute un petit coup de croc (*gnac*) ? Comme par exemple une coquille certaine et une autre en forme de point d'interrogation ? - p. 398, "Legolas signifie « feuilles vertes », un nom sylvestre .... *laikā « vert » .... s{indarin] laeg (....), « bois » leg)" A comparer avec "Legolas means 'green-leaves', a woodland name .... *laikā 'green' .... S. laeg (....), woodland leg)" Il faudrait donc lire "sylveste leg", c-à-d. que leg est simplement la forme en langue sylvestre de ce mot (qui signifie toujours "vert"), non ? - p. 280 "et dans l'est des Monts de Lhùn". De même en index p. 651 (entrée Ered Luin). Et aussi en note de la lettre n°204, p. 624 "la rivière Lhùn et le Golfe de Lhùn". Là c'est d'abord un appel à confirmation, il me semblait que ma vieille édition anglaise avait "Mountains of Lune"... Et sur le même plan, "River Lune" et "Gulf of Lune" en commentaire [204]. Je ne sais pas si une édition plus récente (soit une réimpression ultérieure soit la seconde édition avec index enrichi) aurait pu "rectifier" au passage ce terme... Son emploi à quatre reprise (au moins) me laissant évidemment perplexe. Je reste cependant très étonné devant la graphie "Lhùn" à ces quatre reprises, avec cet accent grave fort inhabituel ! Les Etymologies (HoMe V) donne notamment lhûn "bleu" avec circonflexe (et Lhúndirien avec, logiquement, un accent aigu en composition, les "piliers bleus"). Il ne me semble pas que ces formes aient été connues auparavant, tandis qu'en revanche "Gulf of Lune" figure sur la carte de LotR et est mentionné dans les appendices ("Dwarves dwelt .... in those parts south of the Gulf of Lune ...."). Alors "Lune", "Lhûn" ou "Lhùn" ? Didier. |
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sosryko
le 05-11-2005 à 21:26 |
La seconde édition des Letters (1995, reprise en 2000 par Houghton Mifflin) a bien "Lune" pour les 4 fois. Drôle de coquille ;-) |
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Hisweloke
le 06-11-2005 à 16:07 |
Merci Sosryko pour cette confirmation. Je suppose que les traducteurs ont voulu éviter "Lune" en raison de son sens en français (ce qui serait compréhensible) et ont alors introduit l'alternative "Lhûn" avec une malencontreuse typo (?). -- Une autre toute petite typo dénichée en chemin, pour la route: p. 325 (lettre n°177): "(il n'est en tout cas pas capable lire de la poésie ....)" -- rectifier évidemment en ".... capable de lire de la poésie ....). Au passage, je ne saurais que recommender la (re)lecture du dernier paragraphe de cette lettre à certains de mes co-forumistes jrrvfiens argumentant contre l'adaptation de P.J. à longueur de page: ils pourront parfois sans effort substituer leur nom à celui d'Edwin Muir (*claquement de dents*). -- Une remarque p. 594: "Sangahyondo « fendeur de tourbe »" (pour l'angl. "throng-cleaver"). Il m'a fallu recourir au TLFI pour apprendre que "tourbe", outre le vien-connu "combustible fossile d'aspect noirâtre" (d'une racine frq.) a aussi le sens (vieux ou littéraire) d'un "ensemble de personnes de basse extraction, jugée méprisable (syn. populace)" (d'une racine lat. turba)... Passé l'étonnement initial, c'est une jolie trouvaille! Au défaut près, peut-être, de ne pas être directement accessible au lecteur (citation hors contexte)... Mais j'aime bien cette traduction astucieuse, finalement! Didier.
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Daniel Lauzon
le 06-11-2005 à 22:55 |
> Je suppose que les traducteurs ont voulu éviter "Lune" en raison de son sens en français > (ce qui serait compréhensible) et ont alors introduit l'alternative "Lhûn" avec une malencontreuse typo (?). C'est fort probable ; la typo viendrait de la version française Seigneur des Anneaux, p. 14. J'ai eu des discussions avec Vincent sur le nom "Lune", en rapport au SdA, et il se peut qu'il se soit reporté à ces notes pour trancher ce point particulier, choisissant d'adopter l'elfique "Lhûn", sans s'aviser du fait que le nom était mal orthographié, d'où la récurrence de la coquille. À confirmer, évidemment. Daniel |
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Vinyamar
le 07-11-2005 à 13:47 |
Oui Hiswloke, il y a pas mal de belles trouvailles dans les traductions. J'ai bien aimé par exemple le "je suis un piètre épistolier" (ou quelque chose du genre)... D'autres termes sont ambigus en raison de l'usage courant du mot, comme "gâtée" ou "non gâtée" pour "spoiled" ou "unspoiled". Dans le contexte d'une écolière, il m'a fallu atteindre la fin de la lettre pour comprendre que gâtée ne signifiait pas ici 'mal éduquée' mais 'abîmée'.
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Pellucidar
le 07-11-2005 à 13:54 |
Quant à moi, je continue dans l'anecdotique (mais alors vraiment très anecdotique :-)... Lettre 206 : Mars 1958, Tolkien se rend à Rotterdam où il est invité à un "diner Hobbit", organisé par l'éditeur hollandais du SDA Het Spectrum et la librairie Voorhoeve & Dietrich. Au menu, la "Maggot-soup" (littéralement "soupe d'asticots") provoque l'hilarité générale... J'ai déniché (1) le menu complet qui fût servi ce soir-là aux 200 convives... Smakkelijk! (2) ;-P Egg-salad à la Barliman Butterbur *** Maggot-soup *** Fricandeau à la Gimli *** Vegetables of Goldberry and *** Fried or cooked potatoes à la Gamgee *** Ice and Fruits of Gildor
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vincent
le 07-11-2005 à 17:37 |
Daniel : exactement ! Pellucidar : :-) Vinyamar : >et à ce sujet, ayez pitié de nous, la prochaine fois mettez ces notes sous une barre dans la page même. Les allez et retour c'est pénible impossible : l'édition anglaise distingue les notes de jrrt (en bas de page) et les notes de Carpenter, situées à la fin. nous n'avons pas bouleversé la maquette, qui semble d'ailleurs judicieuse. un aller/retour, c'est très tolkienien :-) amicalement |
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vincent
le 08-11-2005 à 09:52 |
la remarque de Vinyamar me rappelle la question d'une journaliste (de Libération) : l'édition française suit _scrupuleusement_ l'édition anglaise, sans rien retrancher. les "extraits" de lettres se présentent de la même manière dans l'édition anglaise. bon. n'hésitez pas, ici, à aborder des questions de fond : par exemple, sur quels points précis la lecture des lettres confirme-t-elle ou infirme-t-elle votre lecture des textes de Tolkien ? amicalement |
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Vinyamar
le 08-11-2005 à 19:21 |
Alors pour lancer le sujet, j'avoue avoir été surpris d'apprendre qu'une partie des tribulations des héros, comme notamment la longue durée du conseil des Ents, étaient dûs non à la volonté préméditée de Tolkien mais au fait qu'il avait besoin d'harmoniser les chronologies de chaque groupes, et de rallonger les épisodes vécus par les uns pour coller avec le nombre de jours passés par les autres. Un rafistolage quoi... qui s'avère heureux. |
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jean
le 09-11-2005 à 08:15 |
En ce qui me concerne, lorsque j'avais lu lee lettres, j'avoue avoir été surpris par une certaine "rapacité" (le mot est certainement un peu fort mais je n'en trouve pas de mieux approprié) de Tolkien. De très nombreuses lettres font références à l'argent. Dans l'une d'entre elle, Tolkien critique même les biliothéques municipales car les gens peuvent y emprunter le SdA au lieu de l'acheter. Cette attitude m'avais étonné de la part de quelqu'un qui dénonce dans ces écrits la rapacité et la convoitise à de très nombreuses reprises. D'autant plus que si je peux comprendre qu'en début de carrière, lorsqu'il avait une famille nombreuse à élever, Tolkien a pu connaitre des difficultés de trésorerie, il devait en être autrement dans les années 60. Tolkien était tout de même Professeur titulaire d'une chaire dans une université, ce qui le situait tout de même au top de la hiérachie enseignante. Dans les années 60 nous étions à la fin des "trentes glorieuses" et le système des retraites ainsi que le système de couverturte sociale anglais étaient alors le plus généreux du monde. On parlait alors du fameux "Etat providence" institué par Beveridge. Dans ces conditions, il est difficile d'imaginer Tolkien réellement pauvre. J'ai donc perçu cela comme une petite faiblesse de sa part mais d'autre part cela me l'a rendu plus humain d'une certaine manière. |
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Daniel Lauzon
le 09-11-2005 à 20:01 |
Jean : Je suis peut-être moi aussi un "rapace" ; mais il me semble qu'après avoir trimé toute sa vie pour faire vivre sa famille, et faire avancer sa carrière, un homme est en droit d'attendre que le fruit de ses longs labeurs, travail de maturité, lui rapporte un peu plus d'argent que nécessaire. Tolkien a quitté l'Université d'Oxford en 1959, je crois ; lors de la publication du Seigneur des Anneaux, en 1954-55, était-il déjà riche ? Je ne pense pas. Il devait certainement être "aisé" (il propose à une amie de lui payer des vacances, Lettre 157) ; c'est au cours des années 60, à la fin de sa vie, qu'il est devenu vraiment riche, sans trop s'y attendre, d'ailleurs, il me semble. Dans la Lettre 186 à laquelle tu fais allusion ("bibliothèques municipales"), il semble se plaindre du fait que le livre ne se vend pas assez, mais il fait aussi allusion à son prix prohibitif (Lettre 184), et recommande à "Sam Gamgee" d'aller trouver le Seigneur des Anneaux dans une bibliothèque pour en faire l'essai. Il y a aussi toute la débâcle avec l'éditeur pirate américain (Ace Books) contre lequel Tolkien a dû se battre, puisqu'il ne recevait pas de royalties. Là aussi, Tolkien se préoccupe de son argent ("cash", comme il dit, conscient de la "vulgarité" du terme ! c'est peut-être ce qu'il pensait des questions pécuniaires, nécessités du monde moderne), mais qui peut le lui reprocher ? Tu as raison, cependant, il en parle souvent ; mais cela ne m'avait pas choqué... Suis-je un futur "rapace" ? :-) Daniel |
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Anglin
le 09-11-2005 à 21:11 |
Il en parle mais c'est une 'selection' de nombreuses lettres devaient accompagner des contrats avec les differents protagonistes de son edition, quand à son fils là aussi c'est possible. encore une fois le mot selection implique un flou sur le reste de ses conversations ... |
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Rinon
le 10-11-2005 à 15:05 |
Tolkien avait-il une santé fragile? Les problèmes de sa santé et des membres de sa famille reviennent assez souvent en tant qu'excuses pour expliquer qu'il n'avait pas avancé dans ses travaux. Tous les hivers (ou presque), il est victime de la grippe ou autres petits maux... Etait-il de constitution fragile, ou était-ce un moyen de "se défiler"? Stéphane P.S. Au niveau des petites remarques de trad., j'ai relevé p. 119 (pagination française) "le Mamûk d'Harad". Hors le "H" elfique n'est jamais muet. Ne devrait-on pas dire "le Mamûk du Harad". |
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vincent
le 10-11-2005 à 16:20 |
ce débat est intéressant et pas si anecdotique, car pensons aux rapports de Balzac avec l'argent ! je me situerais du côté de Daniel : je crois que Tolkien a eu pendant longtemps des incertitudes sur sa situation matérielle et a visiblement trimé pour faire vivre sa famille (cf. les copies) ; et même lorsqu'elles ont été dépassées, il est resté prudent ! >.S. Au niveau des petites remarques de trad., j'ai relevé p. 119 (pagination française) "le Mamûk d'Harad". Hors le "H" elfique n'est jamais muet. Ne devrait-on pas dire "le Mamûk du Harad". amicalement |
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Dragon Sacquet
le 10-11-2005 à 22:36 |
Il me vient une petite envie de chipoter : >>"le Mamûk" : ne s'agirait-il pas plutôt du Mûmak ou Oliphant, ce légendaire éléphant géant??? bien à vous :-D Pierre Hélas je n'ai pas encore trouvé les Lettres à Angers... je crois que je vais me les faire offrir pour Noël (mode rapace: en plus ça ne me coûtera rien) :-)) |
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Moraldandil
le 10-11-2005 à 22:50 |
Non, ce "Mâmuk" est bien dans l'original. On a semblablement "Minas Morghul" deux lettres plus loin. Les noms doivent être ceux du premier jet de la rédaction, révisés ensuite. B. |
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Rinon
le 10-11-2005 à 22:51 |
>>>"le Mamûk" : ne s'agirait-il pas plutôt du Mûmak ou Oliphant, ce légendaire éléphant géant??? Tolkien a, semble-t-il, hésité au sujet du mot "mûmak". Mais dans ce cas, il a bien écrit "mamûk". Il suffit de se référer à la version anglaise pour s'en assurer. S. |
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Moraldandil
le 10-11-2005 à 23:15 |
Et pendant que nous y sommes : le H des noms elfiques est effectivement à traiter comme h "aspiré" empêchant la liaison, l'élision et l'enchaînement. C'est le plus souvent ainsi que sont adaptés les mots d'emprunts qui commencent par un h véritablement prononcé dans leur langue d'origine : voir le hall, le hold-up, le hamburger, le hot-dog, la holding, le hockey, le highlander, le handicap avec toutefois des flottements pour "handicapé", ou le harem, le hammam, le hachisch, le hadith du côté de l'arabe. B. |
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Kendra
le 12-11-2005 à 11:57 |
Je viens, quoique tardivement (j'ai reçu le livre hier), m'exprimer au sujet des Letters... Eh bien, je crois que les lire en français aura pour conséquence que je vais les lire en anglais ! Ce matin, lors d'un énième aller-retour vers les notes qui sont en fin de livre (ouinnnn je sais que c'est pas possible, mais c'est tellement mieux quand c'est dans la même page), je tombe par hasard sur la lettre 43 (celle où Tonton parle à son fils de sa vision de ce que devrait être le mariage, et de ce qu'il n'est pas etc etc), parce que le livre s'y est ouvert... Et en lisant, je suis tellement secouée, que je suis allée chercher dans le vieux zip la même lettre en anglais pour être sûre de ce que je lisais. Bizarrement (ou naturellement, ça dépend du point de vue) l'anglais sonne à mes oreilles (enfin à mes yeux) comme plus modéré, plus nuancé, bien que je trouve la traduction excellente. J'attendais ces Lettres depuis pas mal de temps, pensant que je ne pouvais pas les lire en anglais. Maintenant je sais que je peux ! Je me dis aussi que maintenant, en tout cas en France, un professeur d'université n'aurait pas manqué d'argent comme il a semblé en manquer. Je n'arrive pas à croire que des gens aussi qualifiés, et qui travaillent autant puissent être aussi mal payés ! (voire le prix des corrections d'examens qu'il faisait l'été)
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vincent
le 12-11-2005 à 13:49 |
c'est intéressant, Kendra : de quel passage parles tu dans la lettre 43 ? est-ce que la lettre t'a fait plus d'effet dans ta langue maternelle parce qu'il y a une sorte de "filtre" dans ta lecture de l'anglais, qui est moins proche ? cela m'intéresse d'avoir l'exemple concrte Vincent |
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Kendra
le 12-11-2005 à 16:51 |
Je crois que je trouve l'anglais plus distingué... c'est certainement du au fait que je ne le maîtrise pas. Enfin "maîtrise".... c'est à dire que quand je lis je comprend, mais s'il fallait que je le passe en français je ne trouverais pas les mots. La première fois que j'ai lu le mot "amazing" c'était en seconde. Je ne savais rien de ce mot, mais je savais que "maze" était un labirynthe. Ça m'a permis d'imaginer le sens... Bref, alors le passage... en fait toute la lettre est "secouante". Le passage qui m'a choquée est le début de la lettre page 75-76, sur le fait que Tolkien pensait que les hommes et les femmes ne pouvaient pas vraiment être des amis, sauf s'ils étaient des "saints" ou sauf s'il étaient âgés. |