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In Memoriam... - Silmo - 17/07/2021 On a tout de même oublié de le dire les amis, mais c'était un cinquantenaire de disparition, un voisin au Père-Lachaise qui ne repose pas tout à fait en paix vu le nombre de visiteurs, Jim Morrison mort le 3 juillet 1971. The Doors rocks forever. 50 ans déjà !! In Memoriam... - Silmo - 22/07/2021 On parle souvent ici de disparitions et peu des droits de succession... In Memoriam... - ISENGAR - 29/07/2021 Triste nouvelle du jour
Y'a à boire et à manger chez ZZ Top, mais dans la première partie de leur carrière, qu'est-ce qu'ils étaient bons ! RIP Joe Michael "Dusty" Hill (1949-2021) I. In Memoriam... - Silmo - 24/08/2021 Pour les débuts du rock, c'était bien sage encore les Everly Brothers. Don vient de rejoindre son frèrot Phil. Quelques infos ou anecdotes, JR ? In Memoriam... - ISENGAR - 24/08/2021 Ben, oui, c'est bien triste.
J'aime bien ce qu'ils ont fait à leurs tout début de Bye Bye Love (1957) à Cathy's Clown (1960) - je crois que j'ai le 45 tours d'époque dans ma collec...
Il y a eu dans ces années une cascade de tubes dans un registre rock'n'roll gentillet, (mais rien à voir avec Elvis, ou Johnny Burnette, dont la musique l'était vachement plus - burnée, uhuhuh ! - que celle des brothers) avec des harmonies vocales efficaces qui ont eu une influence évidente sur ce qui allait devenir la pop anglaise. Mais je ne partirais pas sur une île déserte avec un de leurs disques. Dans ce registre, je préfère les premiers Simon et Garfunckel ou Buddy Holly RIP Phillip "Phil" Everly (1939-2014) et Isaac Donald "Don" Everly (1937-2021) I. In Memoriam... - ISENGAR - 24/08/2021 J'apprends à l'instant la mort de Charlie Watts... ooh les dieux du Rock peuvent mourir, eux aussi.
Il était malade depuis quelques temps, et son retrait de la (dernière ?) tournée des Rolling Stones n'était pas un bon signe.
Charlie Watts, c'était la finesse et la technicité du jazz infusée dans le rock'n'roll le plus primaire. c'était le groove parfait, la puissance et le rythme sans excès. Un "métronome humain" avais-je lu dans un vieil article.
Mean Disposition (1994) Même dans les morceaux les plus faibles de la vaste discographie stonienne (je ne cite pas de titres, vous en trouverez sûrement quelques uns), il assurait, derrière ses fûts, une ossature solide, sans défaut. Et jamais de solos de batterie, ce fléau du rock des années 70. Il était la classe. Absolue. A tout jamais.
I. In Memoriam... - Silmo - 24/08/2021 Everly Brothers : Honorons les aussi pour "Wake Up Little Suzie" si souvent repris. In Memoriam... - Silmo - 24/08/2021 8.( Stones : Snif pour Charlie Watts. Quelle vie ! Triste nouvelle. In Memoriam... - Hyarion - 27/08/2021 Suite à un message posté ailleurs, il me revient en mémoire cette évocation postée chez Jeff B. depuis la France, il y a quelques années, en guise de « commentaire client » concernant un album de rock progressif dont j'ai oublié le nom, mais que le commentateur en question — appelons-le Gus P. — présentait comme « L'album de l'île déserte », rien de moins... C'était en décembre 2016. L’anecdote est connue : après avoir été escroqué par son manager, Kurt Cobain décide de quitter les Beatles pour entrer dans un monastère zen où il restera douze ans afin d’apprendre le chant grégorien et par la suite révolutionner la trompette klezmer grâce à l’invention du tapping qui lui aurait été soufflée par le cousin germain de Nigel Tufnel un soir de pleine lune alors qu’il était parti observer les apparitions d’OVNIs dans le désert de Roswell. Suite à un mystérieux accident de deltaplane qui n’a peut-être jamais eu lieu mais qui aurait en fait été monté de toutes pièces par sa maison de disques pour dissimuler une cure de désensibilisation aux allergies saisonnières, Syd Barrett met alors le groupe en sommeil pendant quelques mois, se contentant de participer de temps à autres à des séances de méditation transcendantale en compagnie du critique gastronomique Lester Bangs grâce auquel il entrera en relation avec le trapéziste Bon Scott (plus connu sous le nom de l’Artiste Autrefois Connu Sous Le Nom De l’Artiste Autrefois Connu Sous Le Nom De Michael Jackson) lequel, venant d’être escroqué par son manager, essaie de relancer sa carrière en cachetonnant pour les Beach Boys en tant que quatrième xylophoniste atonal. Nos deux compères finissent par rencontrer Lemmy Kilmister, le batteur de Crosby, Stills, Nash & Frankenhofferjannicklauskirschezeitungmetzengerstein, qui vient de tomber d’un cèdre libanais juste après avoir été escroqué par son manager, et qui veut bien compléter le line-up à la condition expresse de changer le nom du groupe en The New Yardbirds of Invention. Mais au moment d’entrer en studio, c’est le drame : en apprenant la mort de John ‘Bonzo’ Bonham, électrocuté dans le Mississipi en lisant The Catcher in The Rye de Thomas Pynchon, Freddie Mercury se fait attraper par la douane québécoise en possession d’une énorme quantité de mayonnaise de contrebande (cette anecdote fera l’objet de la chanson « Script for a jet-setter’s tear » sur la face B du single « I can’t get no strawberry »). Emprisonné pour six mois, il est obligé d’enregistrer ses parties de guitares par SMS, tandis que le reste du groupe planche dur sur l’album dans les studios new-yorkais d’Abbey Road au Château d’Hérouville de Los Angeles. Les séances sont épiques : pendant l’enregistrement de « Keep on glimmering, you daft emerald », morceau dédié à Ian Curtis, le mandoliniste arthritique des Manic Street Preachers disparu depuis huit ans, celui-ci fait subitement sa réapparition en plein milieu du studio Electric Ladyland, expliquant qu’il était « juste allé acheter des carambars », après quoi il retourne se faire un peu escroquer par son manager, puis par le manager de quelqu’un d’autre avant de poursuivre ses anciens camarades en justice pour usage illégal d’accent imaginaire dans les albums publiés après son départ ; finalement, il revient et c’est lui qui joue le fantastique solo de kazoo à la fin de la chanson – et non pas Jimmy Page, comme le prétend une légende tenace ! Pour finir, la sortie de l’album est retardée pendant plusieurs mois : dessinée par Andy Peellaert, la pochette n’a pas l’heur de plaire à la maison de disques, qui y voit une allusion cryptique au scandale des caricatures de Mme Blavatsky (en effet, si on regarde l’illustration dans un miroir en louchant atrocement et après avoir beaucoup bu, on voit nettement apparaître la silhouette anamorphosée d’une autruche en train de parcourir les archives akhashiques à cloche-pied, et on peut très distinctement entendre Iggy Pop réciter une liste de courses en danois si on passe l’intégralité de l’album à l’envers.) Mais après des années de bataille juridique, l’album finit par sortir, et c’est un succès triomphal tant sur le plan critique que sur le plan commercial : l’égal d’un The Floor, d’un Slippy Toes ou d’un Vietnamese Republic ! La tournée mondiale qui s’ensuit sera émaillée de divers scandales amplifiés et déformés par la légende au fil des années – qui ne connaît l’histoire du colibri décapité ou de la groupie au cœlacanthe ? – pour s’achever en apothéose au festival de Woodstock à Mont-de-Marsan où tous les musiciens trouveront malheureusement la mort lorsque Pete Seeger tentera d’arrêter le concert en coupant le courant à l’aide d’une carte d’état-major et d’un vilebrequin. « Au jour d’aujourd’hui », escroqués par leur manager, ils continuent encore et toujours de se produire dans toutes les MJC du monde. Gus P., « L'album de l'île déserte », chez Jeff B., déc. 2016. Peace and love, B. In Memoriam... - Silmo - 06/09/2021 Bien avant OSS 117, il y eut Bob Saint-Clar chez de Broca... Belmondo y était "Le Magnifique" ! comme dans tous ses films. C'est le premier qui me vient à l'esprit entre dérision, drame, love, cascades et toute la palette d'un bel acteur. Il y en a bien d'autres, tellement. R.I.P. Jean-Paul Belmondo (1933-2021) ps : oops pour l'orthographe avant correction, l'émotion... ( "et il y eut un matin" avec ça, on devrait pourtant s'en souvenir) In Memoriam... - Cédric - 06/09/2021 Silmo a écrit :
Damned :-( In Memoriam... - Silmo - 06/09/2021 "Cape et épée", Ah les Mariés de l'An II 8.( In Memoriam... - Hyarion - 06/09/2021
Qui ne connait pas Jean-Paul Belmondo, fils du sculpteur Paul Belmondo ?
Silmo a écrit :
C'est aussi le premier film auquel j'ai tendance à penser, même si L'Homme de Rio (1964), également réalisé par Philippe de Broca (et tout récemment rediffusé sur ARTE), est aussi une des références incontournables de la filmographie de l'acteur. Le Magnifique (1973) est une savoureuse parodie des films d'espionnage de l'époque, mais aussi une évocation délicieusement ironique des coulisses de l'écriture des romans populaires d'espionnage des années 1960-1970 et de l'intérêt que l'on peut porter à ces récits, Belmondo interprétant brillamment, en compagnie de Jacqueline Bisset, à la fois un personnage d'espion, aussi fantasmé que caricatural, et son modeste créateur, un romancier fauché à l'existence nettement moins haute en couleurs, mais dont certains aspects, y compris sentimentaux, se retrouvent irrésistiblement dans sa fiction.
Mais il y aurait évidemment bien d'autres films à citer (ou re-citer, car cela a notamment déjà été fait en ces lieux à l'occasion de la mort de Georges Lautner en 2013)... Parmi les longs métrages qui me paraissent particulièrement sortir du lot, je pense notamment à La Sirène du Mississipi (1969) de François Truffaut, que Belmondo a tourné avec Catherine Deneuve, et bien sûr au film d'aventure historique Les Mariés de l'an II (1971) de Jean-Paul Rappeneau, dans lequel l'acteur a pour partenaire Marlène Jobert.
RIP Jean-Paul Charles Belmondo, dit Jean-Paul « Bébel » Belmondo (1933-2021) Peace and love, B. P.S. : je n'avais pas vu passer le dernier message de Silmo... mais visiblement, nous avons décidément tendance à penser aux mêmes films. In Memoriam... - Silmo - 24/09/2021 Paris Première repasse ce soir "l"héritier", un très bon film oublié avec un bon scénario et dont l'image est remarquable pour tous ses arrières plans superbement illustrés (photos, tableaux, plans) plus des scènes féministes face au machisme. Le réalisateur, Philippe Labro devait aimer les belles bagnoles et les architectures urbaines et le discours politique et les roses avant Mitterrand. Un Bon film à revoir pour Bébel, Carla Gravina, Jean Rochefort et Charles Denner. In Memoriam... - ISENGAR - 19/11/2021 Mick Rock, photographe et réalisateur d'origine britannique, s'est éteint hier 18 novembre, à quelques jours de son 73ème anniversaire. Tandis qu'il s'en va rejoindre ses camarades au Valhalla du rock, je souhaite lui rendre ce modeste hommage sur JRRVF. RIP Michael Edward Chester Smith, dit Michael David "Mick" Rock (1948-2021) I. In Memoriam... - Silmo - 20/11/2021 Va y avoir du shooting au Valhalla du Rock (une salle de shoot en quelques sortes) In Memoriam... - Hyarion - 30/11/2021
Un peu plus d'un an après Maurice Genevoix et « Ceux de 14 », lors d'une cérémonie que j'avais trouvé impressionnante avec ses effets de lumière et sa musique d'accompagnement composée par Pascal Dusapin, c'est au tour de Joséphine Baker d'entrer officiellement au Panthéon, avec à nouveau Dusapin pour accompagner l'ouverture des portes du monument (si j'ai bien compris les annonces). Il ne faut évidemment pas être dupe des enjeux politico-mémoriels qu'il y a toujours derrière les panthéonisations, a fortiori sous la Ve République, et a fortiori en ces temps de médiocrité politicienne sans cesse renouvelée (tous candidats confondus) sur fond de course électorale présidentielle. Mais au-delà de cela, il faut être juste, en mettant à cette occasion un peu de côté mon goût de l'ironie : par son parcours, ses idéaux et ses actions, Joséphine Baker mérite bien d'être au Panthéon, même si c'est seulement symboliquement à travers un cénotaphe. En ces temps de dévoiement de l'antiracisme, à travers notamment un certain militantisme adepte des assignations identitaires sous prétexte de lutter contre les discriminations, c'est une bonne chose que l'on ait pensé, qui plus est par consensus collectif, à rendre hommage à une personnalité comme Joséphine Baker, qui certes n'était pas sans défauts, comme tout le monde, mais qui n'en était pas moins, comme on dit, une belle personne, à la fois courageuse et généreuse, que ce soit en menant une brillante carrière d'artiste de music-hall, en servant la Résistance et la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale, en soutenant le mouvement américain des droits civiques, ou en fondant une grande famille d'enfants adoptés de toutes origines et qu'elle appelait sa « tribu arc-en-ciel ». Rachel Khan, que j'ai déjà eu l'occasion d'évoquer brièvement dans un autre fuseau de discution il y a quelque temps, a déclaré hier notamment, en ligne : « Joséphine Baker est l'incarnation de la lutte antiraciste humaniste et universaliste. Une bataille sans relâche avec comme seule arme l'amour de la France pour changer les choses et non pour nourrir les haines. » Que dire de plus ?
RIP Freda Josephine McDonald, dite Joséphine Baker (1906-1975)
https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20211128-a-joséphine-baker-la-patrie-reconnaissante Peace and love, B. In Memoriam... - ISENGAR - 30/11/2021 Merci pour cette évocation, Hyarion. In Memoriam... - Hyarion - 30/11/2021 Merci JR. ^^ Amicalement, B. In Memoriam... - Silmo - 02/12/2021 Bel hommage "au-delà de cela"comme tu dis Hyarion puisque le Panthéon , c'est déjà l'au-delà. In Memoriam... - Silmo - 12/12/2021 Disparition à 80 ans d'Anne Rice, auteur de "Entretien avec un vampire" (dont un film fameux fut tiré - Hélas moins heureuse fut l'adaptation de la Reine des Damnés qui était aussi un bon livre). on est dans le fantastique plus que dans la fantasy. J'ai dévoré (si je puis dire) tous ses ouvrages : surtout les Chroniques des Vampires, la saga des sorcières Mayfair, sa version de la Momie. R.I.P. Anne RICE (1941-2021) In Memoriam... - Cirdan - 03/01/2022 Ce n'est peut-être pas le bon fuseau mais, s'il avait vécu jusqu'à aujourd'hui le Professeur aurait l'âge du Vieux Touque dans sa dernière année ;)) In Memoriam... - ISENGAR - 03/01/2022 Bonjour Cirdan
Bonne journée I. In Memoriam... - Silmo - 03/01/2022 Faut bien que quelqu'un s'y colle pour une hommage plein de gratitude aux frères Bogdanoff . Je vous parle d'un temps que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître, mais dans les années 80, ils firent découvrir Cosmos 1999, Star Trek, la Quatrième Dimension, Au-delà du réel, Les Envahisseurs, les premiers Dr Who diffusés en France. Avec Jean-Pierre Hutin, ils nous faisaient entrevoir le futur et qu'ils en soient remerciés car la porte s'entrouvrait aussi sur la Fantasy. S In Memoriam... - Hyarion - 04/01/2022 J'avais prévu de repasser par ici, en ce début de nouvelle année, pour écrire autre chose... mais bon, cela attendra encore un peu... Silmo a écrit :
Je me doutais bien que Silmo allait s'y coller... mais je n'en profite pas pour rester caché pour autant. Un peu « trop jeune » alors, je n'ai pas beaucoup connu Temps X, l'émission de télé des frères Bogda la plus célèbre mais dont la diffusion n'a survécu que quelques semaines à la privatisation de TF1 en 1987. Je me souviens par contre, notamment, d'une autre de leurs émissions, Rayons X, diffusée de 2002 à 2007 sur France 2, mais ce sont surtout leurs apparitions diverses à la télévision française, de façon plus générale, qui m'auront marqué dans leur ensemble... Natifs de Saint-Lary, dans le Gers, Igor et Grichka Bogdanoff étaient des personnages médiatiques à la fois familiers et mystérieux. Ils en jouaient, bien sûr, et parfois, lorsque l'on grattait un peu, on découvrait « quelques » petits arrangements avec la vérité... Sur Tolkiendil, tout récemment, il a été rappelé que Dimitra Fimi dans Tolkien, Race, and Cultural History: From Fairies to Hobbits (2009) explique comment J. R. R. Tolkien, ainsi que de nombreux autres auteurs, gèrent leur présentation pour promouvoir une certaine vision d'eux-mêmes, c'est-à-dire une « légende biographique ». Or précisément, avec les jumeaux Bogdanoff (ou Bogdanov), la « légende », on était souvent en plein dedans, avec cette particularité que ladite « légende » s'écrivait et se réécrivait en quelque sorte en permanence, que ce soit à travers leurs apparitions médiatiques largement favorisées par leur entregent (notamment politique), l'évocation de leurs origines familiales singulières, ou leurs travaux scientifiques dont la validité a été pour le moins contestée (ce fut l'objet de la fameuse « Affaire Bogdanoff », ayant notamment impliqué le CNRS)... Et puis, il y avait évidemment surtout cette histoire de modification de leur apparence physique, à partir des années 1990 : que s'était-il donc passé pour que leurs visages, dont les traits étaient originellement réguliers au naturel, apparaissent à ce point transformés, et même, osons le dire, déformés ? Chirurgie esthétique ? Traitement avec certains produits ? Maladie quelconque ? Aucune explication n'a jamais été fournie publiquement par les deux frères, l'un d'entre-eux aimant citer (si je me souviens bien), en guise de réponse, la formule du cardinal de Retz « On ne sort de l'ambiguïté qu'à son détriment ». Je me souviens d'une nuit en compagnie du Dragon, à La Male Selve, nuit au cours de laquelle nous nous étions penchés sur le cas des frères Bogda et de leurs visages modifiés... sans avoir cependant réussi à trouver en ligne le moindre début d'explication étayée par des sources, le mystère restant donc entier... ^^' Si les Bogda ont été volontiers critiqués quant à la valeur de leurs productions relevant de la vulgarisation et de la recherche scientifiques, il est tout de même un domaine où leurs écrits ont droit de cité sans contestation, à savoir le domaine de la littérature de science-fiction. Igor et Grichka Bogdanoff, à cette aune, sont notamment les auteurs d'un recueil de nouvelles, La Machine fantôme, parue chez J'ai Lu en 1985, et dont j'avais offert un exemplaire au Dragon pour son anniversaire, il y a quelques années (Didier, si tu repasses par ici... ;-) ...) : https://www.noosfere.org/livres/niourf.asp?numlivre=1382 Je ne suis pas surpris que les deux frères jumeaux soient morts à seulement quelques jours d'intervalle (le 28 décembre dernier pour l'un et ce 3 janvier pour l'autre) : peut-être étaient-ils, quelque part, trop fusionnels pour qu'il en soit autrement.
RIP Grégoire Yourévitch Ostasenko-Bogdanoff, dit Grichka Bogdanoff (1949-2021) Peace and love, B. In Memoriam... - Yyr - 05/01/2022 Merci Hyarion, In Memoriam... - Hyarion - 08/01/2022 Il y a 7 ans aujourd'hui (7 janvier), avait lieu l'attentat commis dans les locaux de Charlie Hebdo... Sur le réseau de Mark Z., ce jour, Milo Manara a honoré la mémoire des dessinateurs du journal satirique massacrés, et en particulier celle de son ami Georges Wolinski.
In Memoriam. Peace and love, B. P.S.: l'illustration du maestro Manara en mémoire de Wolinski, diffusée par l'artiste sur sa page officielle FB ce vendredi, a été originellement réalisée pour Il Corriere del Veneto en 2015. Elle a été publiée en France dans Milo Manara. Sublimer le réel. Une rétrospective de cinquante ans de carrière, paru chez Glénat en 2019 (p. 465). In Memoriam... - Silmo - 08/01/2022 Attristé par la disparition de Sidney Poitier (rien à voir avec Tolkien, seulement une grosse larme pour un bel acteur qui fit évoluer bien des choses). Aujourd'hui, on parle de woke .... Enfant, je ne comprenais pas la notion de 'couleur' dans les films ou séries tv. Je me souviens de "Devine qui vient diner" parce que j'étais super fan de Catherine Hepburn. Sydney Poitier était splendide et c'est le premier film que j'ai vu qui évoquait le racisme. In Memoriam... - Silmo - 08/01/2022 Benjamin a écrit :
Belle image, merci. In Memoriam... - Hyarion - 15/01/2022
RIP Jean-Jacques Beineix (1946-2022)
https://www.francetvinfo.fr/culture/cinema/le-realisateur-jean-jacques-beineix-est-mort_4916423.html Peace and love, B. In Memoriam... - Hyarion - 15/01/2022
TARTUFFE (tirant un mouchoir de sa poche) :
DORINE :
TARTUFFE :
DORINE : Molière, Le Tartuffe ou l'Imposteur, 1664-1669, Acte III, Scène 2. Molière a 400 ans cette année, mais il est toujours jeune. ^^ Peace and love, B. In Memoriam... - Silmo - 15/01/2022 Revoir le très beau film "Molière, ou la vie d'un honnête homme" (1978) d'Ariane Mnouchkine avec Philippe Caubère dans le rôle titre. Ou allez à la Comédie Française où, sans défaillir, au moins une pièce de Molière est jouée chaque année depuis sa création. Cette année, tout est joué et les réservations sont combles.
La panthéonisation de Molière est une belle idée s'il reste accompagné de son ami La Fontaine mais avec seulement deux cénotaphes et en laissant leurs tombes (dont le contenu est très incertain et même douteux) au Père-Lachaise. L'histoire rocambolesque de leurs abattis auraient pu faire l'objet d'une comédie en 3 ou 4 actes.
mise à jour ce soir, Roselyne Bachelot insipide ministre de la culture (une ou un de plus depuis Malraux et Lang), osant citer Tartuffe, rejette l'idée d'une panthéonisation de Molière (quelle idiote stupide) et rame dans le sable pour justifier l'arbitrage du Palais élyséen où tout se décide. Molière eut hélas le tort de se moquer des grands et de les tartuffier. Ç’aurait été un beau motif de démission mais quand on n'a que le courage de la posture...Que Molière repose en paix sans l'hommage des précieuses ridicules d'aujourd'hui ni des bourgeois gentilshommes actuellement au pouvoir. Occasion manquée qui reviendra tôt ou tard. Un jour je raconterai l’histoire étonnante de la mâchoire de Molière qui est à la Comédie française, non loin -parmi d'autres célèbres abattis - du cœur de Voltaire. In Memoriam... - Hyarion - 20/01/2022
Il avait été dirigé par Martin Scorsese dans un film publicitaire, pour le parfum "Bleu" de Chanel, bien des fois diffusé à la télé, mais au cinéma, je me souviens surtout de sa prestation dans La Princesse de Montpensier (2010) de Bertrand Tavernier, long métrage dans lequel où il joue le rôle d'Henri de Guise... RIP Gaspard Thomas Ulliel, dit Gaspard Ulliel (1984-2022) Peace and love, B. In Memoriam... - Hisweloke - 25/01/2022 Bon. J'ose. Est-ce que cette section de JRRVF, quoique en section libre certes, ne devrait pas être... close ? J'ose demander, n'y ayant posté que 2 fois en tout (je crois bien et, encore, en réponses courtes), parce qu'elle m'a toujours un peu gêné. Totalement hors sujet, et un rien... euh... sinistre In Memoriam... - Silmo - 30/01/2022 30 janvier 1972, il y a 50 ans, Sunday Bloddy Sunday. Ah oui, c'est vrai, il faut un lien avec Tolkien... disons qu'un an et demi avant sa disparition le conflit catholique/ protestant lui faisait sens en ce maudit dimanche.. S. In Memoriam... - Hisweloke - 31/01/2022 Silmo a écrit :
"Ah ! non ! c’est un peu court, jeune homme ! On pouvait dire… Oh ! Dieu ! … bien des choses en somme…"
Le 30 janvier 1902, il y a 120 ans, la Grande-Bretagne et le Japon signaient une alliance anglo-japonaise. - parlons histoire.
Nan, j'déconne. De fait, tu as pleinement raison, ouf, presque aucun lien avec Tolkien Quant à donner du contenu... Yeah, soyons Rock'n Roll (quoi que j'aie pu dire de la naphtaline jadis...). La parole libre, toussa. Pour de vrai, je ne savais pas que John Lennon avait écrit (ou coécrit avec Yoko Ono) un "Sunday Bloody Sunday" en 1972, paru sur la face B de Some Time in New York City. C'est là : https://www.youtube.com/watch?v=PJl1iS0lqtU Je ne savais pas non plus qu'en 1972 encore, un autre groupe, les "Wings", dont... oh ! un certain Paul McCartney était membre... écrivait "Give Ireland Back to the Irish", qui fut interdit en Angleterre alors... C'est là https://www.youtube.com/watch?v=P_O3cCs9qmM
1982 et U2, ça je savais... Ouf, je suis juste un peu ignare, je l'admets volontiers, mais pas irrécupérable encore. I hope EDIT: Et même on a une interview de McCartney en 1972 là https://www.youtube.com/watch?v=hj2w7oTJcNw - How do you feel about the Irish problem?
D. In Memoriam... - Silmo - 31/01/2022 Tout l'esprit de cet Espace libre est là: découvrir et partager. Je connaissais le Lennon (et U2 bien sûr) mais pas le reste. Notre curiosité nous mène à chercher plus loin à partir d'une simple date et cela nous entraine dans des chemins inattendus In Memoriam... - ISENGAR - 01/02/2022 Fuseau sans doute quelque peu morbide. Parfois. On en convient. I. In Memoriam... - Silmo - 01/02/2022 Farpaitement, Machin a raison. et effectivement morbide, parfois... Tolkien n'est pas toute notre vie (ouf) In Memoriam... - Hyarion - 01/02/2022 Pour mémoire (et de mémoire), Didier est intervenu quatre fois (et non deux) dans le présent fuseau, jusqu'au message du 24 janvier dernier. Pour mémoire, là encore, la question de fermer le présent fuseau s'est déjà posée par le passé, suite à certaines prises de têtes sur des sujets clivants (mais sujets pourtant possiblement en lien avec les inclinations politiques et religieuses de Tolkien, si l'on tient vraiment à pinailler sur ce qui serait vraiment « hors-sujet »...). Cédric a dû ponctuellement intervenir, fermer temporairement avant de réouvrir... en partant du principe que nous sommes tous des adultes à peu près responsables. Si l'existence d'un tel fuseau gêne, j'ai envie de demander (en public, après l'avoir déjà fait en privé) : d'abord pourquoi y contribuer (ne serait-ce qu'une seule fois), et ensuite pourquoi suggérer sa suppression maintenant, plutôt que l'année dernière ou il y a cinq ans ? Après JR, et tout comme lui, Silmo a écrit :
Oui François (et JR), bien sûr, et encore heureux ! ^^ Du reste, si JRRVF ne devait être qu'un endroit plus ou moins élitiste (pour « étoilés »), où, comme par hasard, et sous prétexte de « rester dans le sujet », il ne faudrait s'intéresser qu'aux langues inventées, qu'à la cartographie et qu'à la théologie, franchement... bof, bof... (ceci dit amicalement, évidemment). Et parler de Molière, à l'occasion, par exemple, sur ce que j'estime être, pour ma part, un forum littéraire (et francophone), cela a plus de sens que d'ergoter ou spéculer sur une série télé d'Amazon à propos de laquelle j'ai déjà dit que je ne nourrissais personnellement aucune attente (et pour le visionnage de laquelle je n'ai pas envie de dépenser le moindre sou... non par avarice, mais par absence d'intérêt véritable). Que voulez-vous, Tolkien, pour moi, c'est de la littérature avant tout, du texte, éventuellement mis en images (mais pas forcément animés, même si j'aime le cinéma), et ça passe d'abord par des livres, du papier, plus que par des espaces virtuels, du transmedia ou ces chaînes vidéo YouTube qui semblent tant fasciner le Dragon depuis quelque temps (je suis évidemment favorable à tous les modes d'expression pour librement créer, commenter, partager, là n'est pas la question : je partage simplement ma vision personnelle de « l'objet Tolkien » tel que je l'appréhende en priorité... et à cette aune, du reste, je me contrefiche de la vieillesse d'un support [y compris un forum] par rapport à un autre éventuellement perçu comme plus « tendance »). :-) Bref, à trop vouloir « recentrer » les choses sur ce que l'on croit être « le sujet » d'un espace de discussion, je crains que l'on ne s'éloigne un peu trop de ce qui fait le sel des échanges : l'aléa, la contingence, la variété des horizons, des goûts et des points de vue. Amicalement (à tous), B. In Memoriam... - Elendil - 01/02/2022 Hyarion a écrit :
Pour ma part, l'existence dudit fuseau ne me gêne nullement. Après tout : Vanitas vanitatum, dixit Ecclesiastes ; vanitas vanitatum, et omnia vanitas. Ec. 1, 2-4 (Certes, on pourrait discuter du réchauffement climatique, mais après tout, c'est l'Homme qui se retrouve le premier affecté, avec quelques espèces endémiques qui n'avaient effectivement rien demandé...)
Et puis en vérifiant, j'ai contribué deux fois au présent fuseau. Du coup, je propose le compromis suivant : je répondrai à cette question avec plaisir, mais en privé, pas en public. E. In Memoriam... - Silmo - 01/02/2022 Hyarion a écrit :
Beaucoup de sagesse dans ta réponse cher ami avec en plus une pincée de sel, qui me ravit. Conservons ce fuseau et le lira qui voudra. J’aimerais cependant comme Didier et tous que d'autres espaces du forum soient plus actifs. S. PS : ici, la nostalgie des défunts sert probablement à atténuer les peines ou les regrets, partagés ou non, à exprimer des sentiments respectables. Derechef personne n'est obligé de contribuer à ce fuseau ni de le lire sans le supprimer. A chacun ses défunts. pps : pour les profanes comme moi, Elendil a cité "Vanité des vanités, dit l'Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité. Quel avantage revient-il à l'homme de toute la peine qu'il se donne sous le soleil? Une génération s'en va, une autre vient, et la terre subsiste toujours" Amen. In Memoriam... - Hisweloke - 01/02/2022 Hyarion a écrit :
Puisque tu aimes les comptes justes : toujours de très brèves interventions, à savoir un entrefilet en 2018 à la suite de ton message sur Ursula Le Guin et tout le reste est en 2020 (un entrefilet sur Picolli en mai ; sur Ian Holm à la suite de ton message en juin, en décembre sur Anne Sylvestre). En effet. Soit 6,25 ‰ du fuseau... Indépendamment de la pertinence ou non de ces 4 courts messages, cela ne change pas significativement grand chose et cela n'est pas le sujet, si ? Hyarion a écrit :
(Plusieurs choses que je t'ai dites effectivement, donc rien qui devrait t'étonner, et ce sera aussi brouillon
Il ne s'agit pas de revendiquer un "un endroit plus ou moins élitiste (...) où, "sous prétexte de rester dans le sujet, il ne faudrait s'intéresser qu'à (sélection arbitraire)". On sait fort bien que tout sujet peut s'orienter, se re-orienter, être élargi... Conan, Ursula, la S.F., les littératures de l'imaginaire ? Ou plus ambitieux encore... Mais non, on choisit les morts. Mais dit autrement : C'est quoi, alors, le projet de JRRVF, pour les années à venir, du point de vue de ses membres ? C'est quoi si, Bah! "Tolkien n'est pas toute notre vie" et une adaptation à venir n'a déjà aucun intérêt pour nous. Ouf. Mais qu'est ce qu'on fait là ? Pourquoi on vient encore ? On partage, dira-t-on. Peu, mais quand même. Hmm... A défaut de sang neuf, ça tourne vite en rond - et sans centre focal, ça n'attire sans doute pas beaucoup - on vient par habitude, dans un entre-soi de plus en plus restreint ? Quand tu dis "à trop vouloir « recentrer » les choses sur ce que l'on croit être « le sujet » d'un espace de discussion, je crains que l'on ne s'éloigne un peu trop de ce qui fait le sel des échanges". Mais à trop décentrer, où est l'esprit de la recherche d'antan ? L'émerveillement, la curiosité ? L'étude, la richesse ? Il y a quelques années, quand j'avais eu idée qui me traversait l'esprit, je la postais ici. Je m'enrichissais aussi des idées et questions des autres...
Mais parlons donc de morts tous les jours ou presque, ne changeons rien
D. In Memoriam... - Hyarion - 02/02/2022 Hisweloke a écrit :
Minimise autant que tu le souhaites ta participation au présent fuseau, je ne cherche pas à faire du détail une finalité, mais il n'empêche : tu as participé, et pas seulement pour un message qui serait l'équivalant de celui du 24 janvier quant à la teneur. Ni plus, ni moins, mais je n'en fais pas un fromage. :-) Hisweloke a écrit :
La relance en public avait pour but de t'inviter à exposer ici tes arguments, dans l'intérêt général puisque tu as finalement « osé » mettre (enfin) les pieds dans le plat le 24 janvier dernier : je te remercie d'avoir pris le temps de faire cela. :-) Par contre, si je peux comprendre tu aie préféré me viser quant aux exemples d'hommages, peut-être en partant du principe qu'il sera, au pire, toujours plus aisé qu'avec d'autres de nous expliquer davantage ensuite, si nécessaire de vive voix entre voisins de la même contrée (déduction juste, bien sûr, si c'est le cas), permets-moi, à mon tour, de te répondre, non pas en sortant le « fusil à pompe » que tu as parfois eu, par la passé, la tentation d'utiliser (virtuellement) dans quelque autre discussion (ne m'impliquant pas, fort heureusement... ;-) ...), mais en me défendant un peu sérieusement tout de même. :-) Tu parles, en critiquant la forme, d'un niveau digne selon toi « de la discussion de bistrot » et « du degré 0 de la réflexion ». Et tu prends pour exemples glanés rapidement, mes messages sur Ulliel et Beineix... Hisweloke a écrit :
En ce qui concerne Beineix, j'aurai pu effectivement en dire davantage, d'autant plus qu'il m'est arrivé de le suivre, de temps en temps, sur le réseau de Mark Z., ces dernières années. Politiquement, sachant qu'il fut un temps très proche du PS sous Mitterrand avant de devenir un «déçu du socialisme», je partageais complètement avec lui la détestation qu'il éprouvait de nos jours pour Mélenchon (tu sais à quel point je ne l'aime pas, celui-là, si démago et mégalo... Or Beineix pensait comme moi à son sujet). Je ne partageais pas, en revanche, sa haine viscérale envers Anne Hidalgo, mais il est vrai que je ne suis pas parisien... et certes, elle a beaucoup de défauts, mais elle est tout de même bien courageuse en ce moment, vu le contexte... Mais voila que je m'égare, par la faute de ta perche (hihi, tu n'as même pas fait exprès... ;-) ...), sur le terrain de la politique et de l'actuelle campagne présidentielle... Ceci dit, le regard de Beineix sur la culture comme sujet politique était intéressant : un regard lucide en particulier s'agissant des contraintes pesant sur la création artistique dans un contexte de consommation de masse, et aussi un regard critique s'agissant d'un certain conformisme général, propre à un système de production artistique plus ou moins verrouillé en amont, par des réseaux (ceux des « mondes de l'art ») pouvant favoriser une certaine médiocrité consensuelle ne dérangeant personne. Je me souviens, en particulier, d'une gueulante bien sentie de sa part, en conclusion d'une émission de télé, plus ou moins au début de la campagne pour l'élection présidentielle de 2007 (élection au si sinistre résultat... À l'époque, j'étais allé, chose inédite, jusqu'à faire en pleine nuit un cauchemar avec Sarkozy dedans ! Encore aujourd'hui, je déteste toujours autant cet individu...)... Cette gueulante, je l'avais retranscrite de mon mieux pour mon blog, à l'époque. Le contexte était celui d'une émission télévisée culturelle de dernière partie de soirée, dans laquelle Beineix faisait face notamment à un jeune écrivain à la mode se félicitant alors de la disparition de la censure : Bizarrement la censure a disparu. Pour une simple raison : tout est promotionnel. Tout est fait pour que circule le flux des œuvres, sans entraves, de la manière la plus simple possible. C'est les autoroutes de l'information. Le star-system, c'est idéal. C'est des gens reconnaissables, immédiatement, par le plus grand nombre. L'argent va à l'argent. On marie les gens beaux avec les gens beaux. Et on s'appauvrit de plus en plus, à tel point qu'on n'a plus besoin de metteurs en scène. Qu'est-ce qu'on va s'emmerder avec ces gars-là ? On n'a plus besoin d'auteurs, on n'a plus besoin de rien, c'est magnifique ! Et tout ça, ça coule, ça glisse, et on n'a même plus besoin de censure puisque, de toute manière, les auteurs aujourd'hui, qu'est-ce qu'ils viennent foutre dans ce monde-là ? Moi je me sens totalement décalé, je ne sais pas où je suis, ce soir. Puisqu'il n'y a plus de censure [s'adressant au jeune écrivain Florian Zeller, qui s'est exprimé plus tôt sur le sujet] - bravo, jeune homme ! - tout va bien, c'est merveilleux, et on est dans le monde des gens beaux, du star-system, voilà. Il faut de l'argent. La promo, en effet : il faut saturer. Plus il va y avoir d'affiches, plus on a de chances d'être perçu. En deçà d'un certain nombre, il n'y a plus rien, plus rien n'existe. Donc on est en train petit à petit de s'appauvrir. On arrache tout avec des filets. On attrape tout avec des grosses mailles, et alors tout ce qui fait le défaut d'aspect, tout ce qui fait le baroque, tout ce qui n'est pas rond, tout ça, ça n'existe plus, et moi je suis effondré quand je vois [il montre F. Zeller] un beau jeune homme comme ça, blond, qui me dit : « Il n'y a plus de censure ». C'est merveilleux ! On vit dans un monde merveilleux. J'ai l'impression que c'est Alice au pays des merveilles ! [s'ensuit un bref échange avec Zeller] Je pense que vous avez réussi à vous conformer à cet univers qui a été rêvé par le pire des hommes de marketing. [...] Vous êtes formatés, tous, pour coïncider à ce monde dans lequel on vous fait rentrer dans des grilles, dans des boîtes ? Et vous ne vous révoltez même plus ? Mais c'est génial ! Et on est obligés d'aller passer devant des commissions pour faire des films. Il y a quatre gardes-barrière qui décident de toute la production française, au théâtre c'est un peu la même chose, dans la littérature les gens n'écrivent plus leurs livres, et bientôt il n'y aura plus de chefs d'orchestre : c'est totalement inutile, un chef d'orchestre ! Mais qu'est-ce qu'ils veulent nous faire chier à lire l'œuvre ? C'est ça, ce que vous êtes en train de dire, ce que j'entends de tout ça, moi, ce soir. Et je suis fou de rage. Jean-Jacques Beineix, sur le plateau de « Ce soir ou jamais », France 3, 20 décembre 2006. Beineix, vers la fin de sa vie, était devenu un écrivain, après avoir été metteur en scène au théâtre, mais il est bien sûr surtout connu comme cinéaste. J'aurai pu en parler, évidemment. Personnellement, j'avais bien apprécié son film Mortel Transfert, vu sur grand écran lors de sa sortie en salles en 2001 : un polar décalé sur fond de psychanalyse, plein d'humour noir, à l'image de la créativité de Beineix. Malheureusement pour lui, le film fut un échec critique et commercial, dont il ne s'était jamais vraiment remis. En ce qui concerne Ulliel, j'aurais pu, là encore, développer davantage, notamment à propos du film de Tavernier, La Princesse de Montpensier, vu sur grand écran en dernière séance du soir, le 5 novembre 2010. Voici ce que j'avais écrit à propos de ce long métrage à l'époque, sur le réseau de Mark Z. (ça vaut ce que ça vaut) : Le 6 novembre 2010, chez Mark Z., votre serviteur a écrit :
Voila. J'espère qu'après avoir lu tout cela (tu n'es pas obligé), tu auras trouvé de quoi être un peu moins effrayé par un éventuel « vide abyssal »... ^^' Quand je rends hommage à quelqu'un ici, dans la plupart des cas, j'ai des choses à dire sur la personne. Mais je ne me crois pas toujours obligé de les dire, parce que j'estime, tout comme tu l'estime pour toi-même à ce qu'il me semble, ne pas être une personne dont il faudrait forcément « attendre quelque-chose » à chaque fois qu'elle intervient en ces lieux. Et puis, je me permets de rappeler quand même, pour mémoire, que comme tout le monde ici, moi aussi j'ai une vie, d'autres choses à faire, des soucis divers, des priorités qu'il me faut bien définir à un moment ou à un autre, en m'efforçant de savoir au mieux quoi faire du temps qui m'est imparti. J'ai souvent trop écrit sur ce forum, et j'y ai sans doute passé beaucoup trop de temps... Alors parfois, oui, cela m'arrive d'en avoir marre, et de ne pas/plus avoir envie de pondre ici des pavés que personne ne lira, ou presque, et ce d'autant plus que c'est là souvent du temps pris, en particulier, à la rédaction de mon livre et à mes recherches qui y sont associées. S'agissant du présent fuseau, pour ce qui me concerne, si tu veux bien faire l'effort de suivre quelques liens directs, tu trouveras ci-dessous, un peu en vrac, quelques hommages de ma main (autres que ceux déjà mentionnés dans nos derniers échanges) dans lesquels je pense avoir pris le temps d'éviter un effet « dépêche AFP » ou « twitter du pauvre », même si, évidemment, ça vaut ce que ça vaut :
- Ray Harryhausen (1920-2013) : https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=80676#p80676 Et dans certains hommages, même, il m'est arrivé (chose incroyable !) de faire, semble-t-il, « lien, de racine ancrée, avec l'objet qui [...] donn[e] sens » à JRRVF :
- Roger Garland (1950-2017) : https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=86632#p86632 Tiens, j'ai même retrouvé un vieux message concernant Leonard Nimoy, dans lequel un lien vidéo sur trois est encore valide, avec la fameuse chanson sur Bilbo : https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=83898#p83898 Hisweloke a écrit :
Possible... Admettons. So what? Que proposes-tu ? À part clôturer un fuseau dont l'importance te parait disproportionnée par rapport au reste ? Crois-tu que sa fermeture entraînerait naturellement une meilleure santé pour des fuseaux moins « hors-sujet » ? Ce n'est pas la faute du fuseau « In Memoriam » si d'autres parties du forum sont notoirement moins fréquentées... et personnellement, je ne me dis pas « Tiens, j'ai la flemme d'intervenir dans tel fuseau de recherche, si je postais un truc vite fait dans le fuseau « In Memoriam », histoire de faire croire qu'il se passe au moins quelque-chose sur le forum ? » ;-) Hisweloke a écrit :
Je vois ce que tu veux dire, mais en fait on ne choisit pas forcément les morts, Didier. On se fixe aussi des priorités en fonction des supports : personnellement, la priorité (in fine), c'est le papier, avec mon projet de livre. Mais que l'on ne me dise pas que je ne parle jamais de mes recherches ici : en fait, ça revient assez souvent, au contraire, mais peut-être que cela ne paraîtra évident qu'après la publication de l'ouvrage... En attendant, outre mes articles dans Fantasy Art and Studies (sauf erreur de ma part, je ne crois pas que tu aies lu ceux sur Morris et Howard...), tu peux toujours lire, entre autres, ce que j'ai écrit ici : https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89781#p89781 (c'est un très gros morceau : on pourra se contenter de picorer dedans) Hisweloke a écrit :
Pour ma part, je n'en sais rien, Didier. Mais toi qui m'a si souvent dit « JRRVF est mort », peut-être connais-tu déjà la réponse ? ^^' Hisweloke a écrit :
Oui, certes... mais le temps a passé, et toi-même, tu as fini par ne plus être aussi motivé qu'avant, à ne plus venir aussi souvent qu'avant, comme d'autres, qui sont parfois passés complètement à autre chose, pour plein de raisons (dont, parfois, une sorte de burn-out tolkienophile !)... Ça s'appelle les aléas de la vie, je crois. Et bien sûr, le fait que des nouveaux venus soient parfois accueillis de façon un peu trop rugueuse (ce que je trouve toujours regrettable) et ne soient pas dès lors motivés pour fréquenter beaucoup ce forum, cela n'a sans doute pas aidé, mais bon, il y a aussi le vieillissement du support, j'imagine, qui a aussi compté. Bref, on ne va pas refaire un constat... déjà fait notamment il y a une dizaine ou douzaine d'années. Hisweloke a écrit :
Peut-être que le forum de JRRVF est, quelque part, par certains aspects, un peu plus qu'un forum sur Tolkien, va savoir...
Hisweloke a écrit :
Mmm, ça dépend... Voudrais-tu éventuellement que JRRVF s'engage du côté de l'édition de vidéos en ligne (une idée en l'air, comme ça) ? ;-) Et voila, désolé, encore un pavé... mais bon, fallait pas me chercher, aussi... ;-) Bien amicalement, B. In Memoriam... - Hyarion - 02/02/2022 Silmo a écrit :
Merci de ton appréciation amicale, François. ^^ Je crains d'avoir fait preuve de moins de sagesse s'agissant de ma réponse à Didier, ci-dessus, du moins en matière de... concision. ^^' Ceci dit, c'était mon dernier pavé pour un long moment... Mis à part un message qui commence sérieusement à urger concernant les expos temporaires dans le fuseau dédié (dès que je peux...), plus du tout d'autres interventions à rallonge en ces lieux, plus du tout d'autres pavés ici : autant que possible, le bouquin, et rien que le bouquin ! Bien amicalement, B. In Memoriam... - Hisweloke - 02/02/2022 Je regrette d'avoir exprimé mon ressenti, sans doute maladroitement. Faites-en ce que bon vous semble. Après tout, il y a un "Conseil de Rédaction" et d'autres instances qui devraient savoir quoi faire. Et une majorité en faveur de ce fuseau, donc j'admets me fourvoyer et je me range à son utilité In Memoriam... - Silmo - 02/02/2022 Et dans cet espace libre, je regrette aujourd'hui la disparition de Monica Vitti (La Notte, L'avventura) aucun rapport avec Tolkien mais une si belle actrice disparue hier à 90 ans. J'ai toujours été séduit par les personnes ayant, comme on dit, une coquetterie dans l’œil. RIP. Maria Luisa Ceciarelli aka Monica Vitti (1931-2022) In Memoriam... - Silmo - 04/02/2022 [small][/small]Ni une nostalgie , ni plus ni moins... mais In Memoriam, un peu plus de 20 ans de participation à JRRVF depuis le 22 janvier 2002. Ça ne nous rajeunit pas les amis. Je me sens dinosaure. In Memoriam... - Cédric - 04/02/2022 Hisweloke a écrit :
Il n'y a jamais eu de censure ici me semble-t-il, et je ne vois pas de motif pour l'exercer...
Tu piques là où ça fait mal, et tu y réussis, fort bien.
JRRVF est mort ?
"C'est quoi, alors, le projet de JRRVF" ? Il y a de la nostalgie, des regrets, des regards en arrière au lieu d'aller vers l'avant. A quoi bon ? Débat sans fin. Inutile. Même si je ne crois pas avoir la force ni la motivation - aujourd'hui - je n'en reste pas moins à l'écoute de toute suggestion positive.
In Memoriam... - Silmo - 04/02/2022 Repartons volontiers pour 10, 15, 20 ans. Old Long JRRVF. On parle à l'antique (j'aime bien l'expression) de sujets divers : livres, disques, joies, deuils. Continuons. Silmo In Memoriam... - Hisweloke - 04/02/2022 Merci Silmo ^^ In Memoriam... - Cédric - 05/02/2022 Hisweloke a écrit :
Bien sûr, et tout ça est déjà oublié. Peace & Love, amitiés. In Memoriam... - Silmo - 10/02/2022 Bien sûr Didier, chacun ses ressentis et sa liberté de les exprimer ou pas ici et on s'arrête effectivement là
J'apprends à l'instant la disparition d'André Wilms et partage ici mon émotion,, un très bel acteur, bien sûr dans "la vie est un Long fleuve tranquille" mais pour moi SURTOUT avant tout dans "Le Havre" de Kaurismäki et ses autres films dont il fut l'acteur préféré : le Havre* un si beau nom pour une ville qui voit passer les migrants et ce rôle de cireurs de godasses qui à la gare ne voit défiler que des baskets. Il découvre un petit migrant et tente de l'aider. Très très beau film, avec Daroussin épatant et inattendu en commissaire de police et pour les amateurs de rock français, ce cher Little Bob qui donne un concert pour financer la traversée du gamin, un film génial. In Memoriam... - Hisweloke - 12/02/2022 Ce n'est pas à proprement parler un "in memoriam", puisque Maurits Cornelis Escher (1898-1972) est décédé en mars 1972 - nous ne sommes donc pas tout à fait à la date anniversaire - mais j'ai découvert qu'Arte lui avait récemment consacré un documentaire que j'ai trouvé plutôt bien fait, apportant nombre de précisions sur sa vie que je ne connaissais pas, avec des entretiens touchants avec ses enfants. Si j'ai quelques-un des ouvrages ou catalogues recensant son œuvre, j'en savais assez peu sur son parcours, dans une époque troublée de notre histoire. Tel un continuateur de Dürer, pour ses lithographies, voire d'un Gustave Doré dans le trait (que l'on m'excuse de ne pas beaucoup m'y connaître en art, ces comparaisons peut-être inappropriées ne relevant que de ce que je connais et que j'apprécie sans savoir trop pourquoi et sans connaître les différentes techniques et les subtilités sous-tendues ; ne relevant donc, de fait, que d'un vague affect subjectif), et en même temps, avec sa touche propre, en féru de constructions mathématiques poussées aux limites de l'absurde (géométries impossibles, figures en trompe-l’œil, perspectives inattendues, illusions, pavages infinis...) -, M.C. Escher m'a toujours fasciné. Son œuvre graphique est riche d'objets improbables propres à susciter l'émerveillement...
Un dessin d'Escher, pour moi, c'est toujours une expérience difficile à décrire, doublée d'un sentiment de vertige. Ce n'est évidemment pas un hasard, pendant le(s) confinement(s), si l'un de mes projets sur un serveur Minetest (une variante open source de Minecraft) est une tentative (fort modeste et avec des moyens limités) de visualiser en trois dimensions l'un de ses dessins, pour mon plaisir au moins de pouvoir m'y déplacer en me retournant la cervelle
Le documentaire sur Arte, ai-je trouvé, en dépit d'un ton parfois un peu lénifiant (Arte ne se refait pas, j'ai eu quelques-uns mes meilleurs endormissements devant leurs programmes, je me dois de l'admettre !) éclaire tant sa vie que ses passions, ses doutes et ses contradictions, donnant à voir un peu de ce qui se cache derrière son travail. Pour ceux qui ont la patience, les "hippies" et un certain Mick Jagger sont même évoqués vers la fin du documentaire. C’est assez décapant comme anecdote
D. In Memoriam... - Silmo - 12/02/2022 cher Didier
Chère Romaine
Cher Isengar S. In Memoriam... - Hisweloke - 12/02/2022 Silmo a écrit :
Peut-être faut-il laisser aux magiciens - et aux magiciennes donc - le secret de leur art longuement étudié et travaillé ;-) In Memoriam... - ISENGAR - 13/02/2022 Silmo a écrit :
Je retiens surtout de Ian McDonald qu'il a participé à l'abum In the Court of the Crimson King , disque extraordinaire de 1969, célèbre pour sa musique imaginative et détonante comme pour sa spectaculaire pochette réalisée par Barry Goodber.
Ian McDonald, multi-instrumentiste, est présent sur tous les titres du disque, dont il compose et co-compose essentiellement la musique. Le groupe recrute Greg Lake, chanteur puissant et bassiste surdoué. Celui-ci toussote dans le micro et c'est parti !
King Crimson - première mouture - est encensé par l'aristocratie rock de l'époque (Hendrix, Pete Townshend, Mick Jagger sont fans). Il est réclamé partout mais s'épuise en tournées marathon, avec une musique complexe et exigeante, qui met les musiciens sur les genoux à chaque concert. Le reste de la carrière de McDonald est très dispersée. Et Foreigner, le groupe qu'il fonde en 1976 (et quitté en 1979) c'est pas trop ma tasse de thé. Petites anecdotes, McDonald est arrivé chez Giles, Giles & Fripp avec sa petite amie éphémère Judy Dyble, qui était la première chanteuse du groupe folk anglais Fairport Convention. Elle venait de se faire remplacer dans ce groupe par Sandy Denny, une chanteuse plus charismatique, également connue pour avoir chanté en duo avec Robert Plant la célèbre chanson The Battle of Evermore, de Led Zeppelin, avec des bouts de Tolkien dedans. Quant aux frère Giles, co-fondateurs de King Krimson avec Robert Fripp, ils étaient originaires de Bournemouth dans le Dorset, ville célèbre pour avoir eu comme résident notre écrivain préféré (qui y est d'aileurs décédé le 2 septembre 1973). En 1971, McDonald est recruté par T-Rex pour jouer des lignes de saxo dans le titre Get it on (Bang a Gong) écrit par Marc Bolan, admirateur de Tolkien devant l'éternel. Le titre n'a cependant aucun rapport avec la Terre du Milieu... Il ne faut pas confondre Ian McDonald avec Ian Mac Donald (né aussi en 1946), un autre musicien qui a été membre de Fairport Convention en même temps que la chanteuse Judy Dyble, la copine du premier. Je ne sais pas si c'est lié, mais Ian Mac Donald a finalement changé son nom en Ian Matthews en 1968, puis en Iain Matthews, nom sous lequel il est désormais connu (ou pas). Bon là, aucun rapport avec Tolkien...
Il ne faut pas non plus confondre Ian McDonald avec Ian McDonald (né en 1960), écrivain de S-F, qui lui n'a jamais changé de nom. et n'a pas non plus le moindre rapport avec Tolkien :p RIP Ian McDonald (1946-2022) In Memoriam... - Hisweloke - 13/02/2022 ISENGAR a écrit :
C'est très mince mais dans son roman Chaga (1995) - que je n'ai pas lu, je le précise -, une sonde Tolkien est envoyée par la NASA, avec notamment des rendezvouses (en français dans le texte) avec la lune Iapetus (= Japet, une lune de Saturne aux anneaux). EDIT: Ce qui donne d'ailleurs des phrases assez curieuses prises hors contexte, par ex. "Any voice that woke Tolkien from its Big Sleep would not be human". In Memoriam... - Silmo - 18/02/2022 Ben disons, In Memoriam aussi : In Memoriam... - Hyarion - 22/02/2022 Cela fait plus d'une semaine que j'ai commencé à écrire ce message, et je n'arrivais pas à trouver le temps de le finir... alors j'abrège, et je le poste tel quel. Hisweloke a écrit :
Merci d'avoir signalé ici ce documentaire d'ARTE, réalisé par Robin Lutz, qui est effectivement bien fait et intéressant. Je me suis endormi pendant le visionnage, mais seulement parce que j'étais fatigué, et dans ce cas-là, rien à faire : même le plus génial des documentaires aura du mal à me tenir éveillé, et cela n'enlève donc rien, de mon point de vue, à la qualité des programmes d'ARTE consacrés à la peinture et aux arts graphiques en général. Du reste, l'avantage du "replay", c'est que non seulement on peut "rembobiner" pour voir ce que l'on a éventuellement raté pendant la micro-sieste, mais qu'en sus, on peut en profiter pour voir le programme dans sa télé, ce qui est tout de même un peu plus confortable que de le faire devant un écran plus petit. S'agissant de ce documentaire, il est ainsi disponible du 25/01/2022 au 25/04/2022 (jusqu'au 26/04 dans le cas du lien YouTube que tu as indiqué, apparemment) : https://www.arte.tv/fr/videos/099732-000-A/m-c-escher/ (je signale, au passage, puisqu'il est notamment question ici d'art lithographique, que le documentaire d'ARTE sur Henri de Toulouse-Lautrec dont j'avais parlé ailleurs, en 2019, est à nouveau disponible, lui du 23/01/2022 au 28/07/2022) L'histoire racontée de la réception de l'œuvre d'Escher par la contre-culture des années 1960-1970 est, en effet, assez savoureuse, et rappelle évidemment celle de l'œuvre de J. R. R. Tolkien à la même époque : il y a toujours ce décalage, à la fois amusant et tout de même « embarassant » quoique sans doute inévitable, entre la mentalités d'artistes nés à la fin du XIXe siècle et celle d'un public né pendant ou après la Deuxième Guerre Mondiale. Cela en dit long sur le côté aliénant d'une certaine réception un peu trop "fervente" d'une œuvre pour un artiste, surtout si c'est au prix d'une déformation plus ou moins prononcée, et même si tout cela parait sympathique au premier abord (dans le cas des hippies et du rock des années 1960-1970, du moins : dans le cas de réceptions/récupérations antérieures d'œuvres, par les nazis par exemple, ce sera tout de suite beaucoup moins sympathique [je pense notamment à la merveilleuse musique de Richard Wagner, si hideusement exploitée par le IIIe Reich, et qui méritait bien d'être fort heureusement "dénazifiée" dès 1940 dans le Dictateur de Chaplin, et plus tard, bien sûr, et avec une telle excellence et une telle justesse, dans Excalibur de John Boorman]). En tout cas, d'après une lettre citée dans le documentaire d'ARTE, Jagger s'était donc gentiment fait "rembarrer" par Escher, à l'époque : comme quoi, même quand vous êtes une rock star, You Can't Always Get What You Want..., c'est bien le cas de le dire... ^^' Hisweloke a écrit :
Quand j'étais enfant, Escher m'a moins marqué que Gustave Doré, dont l'œuvre, depuis cette époque, m'est très familière (et avec laquelle j'avoue ne voir que très peu de rapport avec celle d'Escher : même en matière de trait, je ne sens pas chez Doré, si souple et exubérant dans son expression, le "systématisme" parfois un peu rigide que l'on trouve chez Escher, ceci dit sans prétendre donner des leçons de spécialiste). Mais cependant, je me souviens bien de ma découverte d'Escher, en lisant un livre pour la jeunesse initiant à la peinture, à travers une œuvre en particulier, reproduite sur une page, une lithographie fascinante connue sous le titre de Plane Filling II : je pense que le traitement en noir et blanc de la composition, associé à des représentations de créatures mêlant réel et imaginaire, a sans doute influencé certains de mes dessins d'enfant-adolescent...
Hisweloke a écrit :
La première fois que j'avais vu le projet Oqbor (visite privée... ;-)...), j'avoue que cela m'avait fait penser, au premier abord, non pas à Escher mais à Piranèse et à ses célèbres carceri d'invenzione, lesquelles annoncent rétrospectivement la vision vertigineuse d'Escher. Autre artiste auquel l'œuvre d'Escher me fait penser, et que j'ai découvert dans le cadre des recherches pour mon livre : Samuel Jessurun de Mesquita (tragiquement disparu avec sa famille dans les camps de la mort). Mais je n'ai pas de mérite particulier à établir ici un parallèle, puisqu'il se trouve que M. C. Escher... fut un des élèves de De Mesquita.
Hisweloke a écrit :
Un cours me paraitrait indiqué dans la perspective de pratiquer soi-même ensuite les techniques en question, mais en fait, à la base (technique, donc [la magie, à mes yeux, c'est un peu autre chose]), il n'y a pas vraiment de secret, puisqu'il se trouve qu'Anouck a présenté elle-même, sur son blog il y a déjà quelques années, les techniques de la gravure sur bois et de la gravure à l'eau-forte... :-)... : Et... j'avais dit que je ne m'étalerai plus en ces lieux, pour me concentrer sur d'autres choses (mon bouquin en particulier), donc il faut bien que je m'y tienne... Amicalement, B. EDIT: ajout d'une précision de référence concernant la lithographie d'Escher de 1957. In Memoriam... - ISENGAR - 02/03/2022 Hélas... 8.( Qu'elle repose en paix, quelque part plus à l'ouest, en suivant la voie droite loin de cette Terre du Milieu qui perd la boule... RIP Priscilla Mary Anne Reuel Tolkien (1929-2022) I. In Memoriam... - Silmo - 02/03/2022 C'est triste, une génération 'Tolkien' disparait. In Memoriam... - Silmo - 12/03/2022 Je ne mesurerai jamais nos avis politiques respectifs, à gauche, à droite, au centre, cela appartient à chacun. Je suis attristé du décès d'Alain Krivine qui était dans ma jeunesse un auteur lu même sans toujours être d'accord. Souvent de loin. il était dans l'horizon politique important et faisait partie des seventies qui lisaient Tolkien. et quoiqu'on pense de ses idées, respect pour son pacifisme international In Memoriam... - Silmo - 13/04/2022 Lorsque l'âge avance, hélas..."Le roi se meurt".
Inéluctable disparition d'un grand acteur, un roi du théâtre et du cinéma, Michel Bouquet s'en est allé à 96 ans. Deux César, deux Molière plus un d'honneur pour sa carrière, c'est pas mal ! Il aurait fait, je crois, un parfait Denethor dans l'hypothèse d'un film consacré au SdA,
R.I.P. Michel Bouquet (1925-2022)
PS : j'avoue que j'ai ce dvd des "Misérables "dans ma collection en raison des scènes 'culinaires' au cinéma que je collectionne avec soin mais Michel Bouquet y est parfait... Ventura aussi, ils sauvent le film In Memoriam... - Silmo - 22/04/2022 Triste saison... disparition de Jacques Perrin, grand réalisateur, acteur, documentariste et producteur indépendant qui représentera toujours pour moi l'amour du cinéma dans le rôle de Totò et l'inoubliable scène finale de Cinema Paradiso (Tornatore, 1988). Beaucoup de rôles de militaires ou de flics. Adieu au beau matelot des Demoiselles de Rochefort. Une belle carrière de A à "Z".
R.I.P. Jacques Perrin (1941-2022) In Memoriam... - Yyr - 26/04/2022 Hisweloke a écrit :
J'arrive un peu tard mais je me retrouvais bien dans ta critique du présent fuseau ;). In Memoriam... - Silmo - 01/05/2022 N'en déplaise, Ça ne mange pas beaucoup de mémoire vive et entretient la mémoire de quelques morts qui n'ont pas tous lu Tolkien... et alors? Nobody's perfect.
Chers amis, c'est bien un profil mathématique de vouloir tout réduire au strict nécessaire sans liberté pour les émotions, de se poser la question de l’utilité d'un fuseau qu'on peut simplement zapper. "Eh! Mon Dieu, s'il fallait s'abstenir de tout livre qui n'est pas parfaitement pur, autant vaudrait renoncer à toute lecture; ..." (M. de Guérin).
Aujourd'hui, je rendrai même hommage à Régine, reine de Paris et de quelques-unes de mes nuits de jeunesse - vieux souvenirs joyeux endiablés. Parce qu'on laisse passer les p'tist papiers et quand vient l'mardi, la grande Zoa met ses bijoux, ses chinchillas, et puis à minuit, la grande Zoa, autour du cou s'met un boa. S. In Memoriam... - Gawain - 02/05/2022 Un profil mathématique, tout réduire au strict nécessaire ? Ah non, c'est un peu court, jeune homme ! Au contraire ! L'histoire des maths regorge de théories, inventions et découvertes sans aucune utilité concrète au moment des faits. Le meilleur exemple que l'on peut donner est le système des nombres complexes qui permet de calculer des racines carrées de nombres négatifs, en utilisant des nombres possédant une partie imaginaire, et qui est restée pendant trois siècles une fantaisie de matheux avant qu'on leur trouve une utilité capitale en physique. A l'heure actuelle, il y a encore une très grande partie des maths qui ne sort pas du cadre de l'étude purement mathématique, en attendant, peut-être, mais ce n'est pas sûr, une application dans un autre domaine. C'est un peu comme si on inventait le tournevis trois cents ans avant les vis. Non mais ! In Memoriam... - Silmo - 02/05/2022 Gawain a écrit :
Ou crier "eurêka" dans son bain ou encore inventer et utiliser le zéro bien tard.
C'était provocateur et pour de rire, tu t'en doutes, cher Gawain afin de détourner le propos du deuil des chanteurs et acteurs Etant fils d'un papa prof de maths, je n'insulterai jamais les sachant et j'aurais mieux fait de dire "l'art de la synthèse" plutôt que l'esprit mathématique, la formule aurait été plus heureuse. Arithmétique, géométrie, algèbre, on y baignait, fallait chez nous être au taquet sans jamais manquer une virgule (j'étais pour ma part pas trop fan des probabilités, beurk).
Quand à me traiter de jeune homme, c'est trop flatteur... le seuil d'âge est dépassé, d'autant que Didier a déjà cité Cyrano fin janvier dans ce fuseau (de vieux os mais une bonne mémoire) et donc non, je ne suis plus un jeune homme, hélas . S.
ps : pour les maths, cinéphile dans l'âme, revoir "Agora" excellent film d'Alejandro Amenábar qui évoque le triste sort d'Hypatie, première grande mathématicienne connue, martyrisée par des intégristes. On le trouve encore en DVD, moins d'un euro en ligne. Je recommande. In Memoriam... - Silmo - 04/05/2022 mais au fait, histoire de demeurer HS grâce à ce fuseau hors Tolkien qui est dans "l'espace libre" (libre depuis longtemps et c'est tant mieux avec des contributeurs d'ailleurs à relire) HS ou pas, je souhaite à tous un Happy STAR WARS day en ce 4 mai. "May the 4th be with you". S. In Memoriam... - Gawain - 19/05/2022 Triste retour à la musique, notamment au rock, mais aussi aux musiques de films, avec le décès de Vangelis Papathanassiou, leader des Aphrodite's child à la fin des années 60 (on en a parlé à la mort de Demis Roussos), mais aussi compositeur de la B.O. des films Christophe Colomb, Blade Runner, les Chariots de Feu et j'en passe... In Memoriam... - ISENGAR - 24/05/2022 Triste nouvelle. I. In Memoriam... - Silmo - 12/08/2022 Sempé, In Memoriam... - ISENGAR - 08/09/2022 God save the King... 8.( I. In Memoriam... - Silmo - 08/09/2022 Quelle vie étonnante à travers tout ce règne Happy and Glorious, never complain, never explain. |