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La Fantasy - Cédric - 19/06/2002 Dans son oeuvre, Tolkien a inséré quantité de messages et de valeurs qui lui tenaient à coeur. Il aborde longuement le thème de la Mort, a écrit un véritable hymne à la Nature, a fait naître et concrétiser des histoires d'amitiés poignantes, etc, etc.
La Fantasy - Vinyamar - 19/06/2002 Voilà une question fort bien posée, et qui résume beaucoup d'autres questionnements sur ce qu'a fait et voulu faire Tolkien. 'Mérite plus de réflexion ... La Fantasy - Szpako - 20/06/2002 Cédric >>> Mais aurait-il pu le faire dans un cadre hors que celui de la Fantasy Personnellement c'est grâce à Tolkien (cad son Légendaire), que je me suis réconciliée avec la philo, la théologie, la littérature et même la politique, comment dire, pour comprendre et appréhender le monde imaginaire de Tolkien,il faut de la culture, beaucoup de culture (ancienne et moderne) et ça c'est du sport ;-))
D'aucune autre, selon lui ;-)) C'était le seul genre littéraire où il pouvait exprimer sa poésie et sa philosophie, car le mythe c'est une petite philosophie en image, non ?? Cathy qui s'était jurée de ne plus intervenir, pour avoir plus de temps pour la magie ;-)) La Fantasy - Vinyamar - 24/06/2002 J'apprécie que tu aies mis entre guillement le genre littéraire de la Fantasy. je ne crois pas que Tolkien se reconnapitrais dans ce qu'il en est aujourd'hui. Le genre de son roman est sans doute plus comparable avec Beowulf (fantasy ?), La quête du Graal (fantasy ?)...
Je crois en effet qu'on peut transposer les messages de l'oeuvre dans un autre cadre, et les divulguer tout aussi bien. On pourrait très bien écrire le Seigneur des Anneaux dans un cadre réaliste et moderne, avec des personnages qui demeurent particulièrement nobles, sans elfes ni lutins, mais avec des personnages qui en reprendraient les qualités et les défauts, et colporter ainsi les mêmes messages. Evidemment, je ne pense pas que Tolkien aurait pu, lui, en aprler autrement. Des écrits philosophiques n'auraient pas pu parler de la noblesse de l'homme, de son idée de la mort, de la Nature comme il le fait. Il n'argumente pas, il fait vivre ! Et cela suffit. Et ce n'est pas un traité qui nous touche, mais sa poésie. Ce n'est pas le cerveau qui travaille (un peu quand même) mais le coeur.
La fantasy ne fait rien de tout ça. La Fantasy - NIKITA - 25/06/2002 Le sujet est intéressant et je me permets de réagir à certains propos. CEDRIC : Impossible ? Le mot est un peu fort ! J’ai pris le temps d’y réfléchir et j’ai trouvé des exemples d’ouvrages plutôt contemporains où des thèmes chers à Tolkien étaient traités avec quel bonheur ! Je pense à certaines pièces de Giraudoux (« La guerre de Troie n’aura pas lieu »), à « L’insoutenable légèreté de l’homme » de Milan Kundera : le fameux passage où le héros se demande ce qu’il doit faire (« Muss es sein ? ») n’est pas ans évoquer chez moi les doutes de Frodo… Certes le ton est bien différent, plus ironique voire décalé… Quel est alors l’apport de la Fantasy ou, pour faire plaisir à Vinyamar, de la féérie ? Il me semble qu’il y a dans tout conte une part de nostalgie : le monde créé a souvent des allures de paradis perdu (je renvoie à tous les paysages décrits par Tolkien : la nature semble avoir conservé une pureté originelle). Cette nostalgie passe également à travers l’évocation d’un système politique révolue : la royauté (du moins pour nous, lecteurs européens…Ne me parlez pas de ces monarchies d’apparat qui ne survivent elles-mêmes que par la nostalgie de tout un peuple). Cette nostalgie propre au conte de fée me paraît une excellente approche de la question du temps. Autre effet créé par l’invention d’un monde nouveau : la distanciation. L’exotisme en littérature n’a pas eu seulement pour but de faire s’évader le lecteur ! Quand Montesquieu rédige ses « Lettres persanes », il utilise le regard de l’étranger pour porter un jugement très critique sur la société française du XVIIIe siècle. Certes Tolkien ne s’est pas donné pour but de juger ses contemporains à travers son utopie (là je prends le mot dans son sens littéral à savoir « un monde imaginaire qui n’existe en aucun lieu ») ! Ce que je veux dire, c’est que la découverte d’un nouveau monde interroge toujours l’homme, consciemment ou non, sur ses propres référents, ses propres croyances ! La découverte de l’altérité pose aux personnages de Tolkien (et aussi à son lecteur) des questions d’identité (Qui suis-je ? Qui est l’autre ?) mais des questions plus profondes : Qu’est-ce que l’humanité, la sauvagerie ? Où commence la nature, la culture ?…Je m’arrête là mais la liste est longue ! Bref changer d’espace (par la distanciation) et de temps (à travers la nostalgie) conduit l’homme à s’interroger peut-être plus naturellement sur son être et son devenir. Pour réfléchir sur sa condition, soit on a recours au jargon philosophique (pardon pour les adeptes mais je dois dire qu’en matière de communication les philosophes ont des efforts à faire !), soit on utilise les ressources du mythe, capable de traiter de manière imagée de thèmes qui dépassent l’homme et relèvent bien souvent de l’indicible… Ce second choix est celui de Tolkien, et si ce n’est pas lui qui a fait naître en moi un certain goût pour la philosophie, je lui rends grâce d’avoir nourri considérablement ma réflexion dans bien des sujets. Vous pensez que j’aurai eu une bonne note au bac de philo avec tout ça ? La Fantasy - Roac - 25/06/2002 tu m'ôtes les mots de la tête, Nikita, tes remarques étant on ne peut plus cohérentes, claires et convaincantes. PS: clairement tu aurais eu une note sympathique surtout en citant en paralléle Kundera et Tolkien. Mais va savoir, peut-être est-ce que je t'es ou suis en instance de te corriger actuellement... ;-) La Fantasy - NIKITA - 27/06/2002 Désolée de te décevoir, Roac, mais je suis passée de l’autre côté de la barrière et c’est moi qui corrige maintenant ! A mon grand regret d’ailleurs : il est bien plus stimulant et surtout moins ingrat de composer que de corriger !!! Nikita qui se prépare avec enthousiasme à la correction du brevet des collèges version 2002… La Fantasy - Galarwen - 10/07/2002 Juste une question en passant, le Seigneur des anneaux est-il une oeuvre de fantasy ? bien que ce terme date des années 30, il me semble un peu trop moderne. Le SDA ressemble plus à mes yeux à une geste courtoise, à une chanson épique, tant le langage employé est volontairement désuet. Je ne crois pas pour ma part que l'on puisse résumer l'oeuvre de Tolkien à ce style literaire. La fantasy s'est inspiré du SDA dans la forme, mais n'en a pas le souffle ! La Fantasy - Galarwen - 10/07/2002 Juste une question en passant, le Seigneur des anneaux est-il une oeuvre de fantasy ? bien que ce terme date des années 30, il me semble un peu trop moderne. Le SDA ressemble plus à mes yeux à une geste courtoise, à une chanson épique, tant le langage employé est volontairement désuet. Je ne crois pas pour ma part que l'on puisse résumer l'oeuvre de Tolkien à ce style literaire. La fantasy s'est inspiré du SDA dans la forme, mais n'en a pas le souffle ! La Fantasy - NIKITA - 11/07/2002 Sujet délicat effectivement ! « Il apparaît donc clairement que ce récit peut être rapproché de la définition que donne Manlove de la « Fantasy » dans le livre qu’il consacre partiellement à Tolkien : relève de ce genre une fiction liée à la merveille (« wonder ») et qui contient des créatures, des objets, voire un monde, surnaturels ou « impossibles » et « irréductibles » ; qui deviennent toutefois familiers au lecteur et aux personnages. » (p.87) Plus haut, Vincent distingue deux sous-genres dans la Fantasy : la Science-Fiction et l’Heroïc Fantasy qui « présente une apparence « médiévale » » et qui se rapproche déjà plus de l’univers de Tolkien. « C’est justement comme un « conte » (« tale »), une « histoire » (« story »), que Tolkien désigne son récit, mais également, quoique moins fréquemment, comme une « épopée » ou un « romance », en employant le terme qui, par opposition à « novel », s’applique à des textes qui ne cherchent pas à décrire la société contemporaine ni à adopter une perspective réaliste, mais où l’amour et les faits d’armes (quêtes, combats) occupent une place centrale… » (p.87-88) Résultat des courses, l’œuvre de Tolkien si complexe est à la croisée des genres. Cela dit, je comprends tes réserves, Galarwen, car sous le terme de Fantasy, on range nombre d’ouvrages qui ne sont pas de la même trempe que celui de Tolkien, cela va sans dire… La Fantasy - Galarwen - 29/07/2002 La science-fiction un sous genre de la fantasy ! voilà un classement étrange. En grand amateur de hard science, je ne pense pas que l'on puisse faire ce type de rapprochement. Pour moi la fantasy évoque plutot la feerie inspirée de la mythologie ou des légendes anciennes. La science fiction se rapproche plus de la prospective, de l'anticipation, et s'éloigne du merveilleux. La science n'est parfois qu'un alibi, mais elle a souvent un role central, surtout quand l'auteur est un scientifique. Bien sur il y a des nuances (Majipoor par exemple), et les classements ne sont que des tiroirs. La Fantasy - NIKITA - 31/07/2002 Les définitions de genre sont souvent sujettes à discussion, tout dépend de ce que l’on met sous chaque terme. Cependant, je comprends tout à fait que l’on puisse rapprocher sous le terme de Fantasy l’œuvre de Tolkien comme les récits de Science-Fiction. Un peu d’étymologie, si vous le voulez. « Fantasy » désigne en anglais ce qui est le produit de l’imagination. Appliqué à la littérature, ce terme peut donc désigner tout récit né de l’imaginaire d’un auteur, situé dans un espace et un temps étrangers à la réalité du lecteur : c’est bien le cas pour la science-fiction qui récrée souvent un monde imaginaire, non pas dans le passé, comme dans l’Heroic-Fantasy, mais dans le futur. L’enchantement n’est peut-être pas le même mais le « procédé » créatif est comparable : la narration ne revendique pas une réalité historique ! La Fantasy - Greyelm - 02/09/2002 Vous connaissez l'histoire du parallélépipède et du rectangle ? Pour moi les choses sont on ne peut plus claires : La Fantasy c'est un parallélépipède. Autrement dit, dans la fantasy on trouve de tout, et on peut trouver du Tolkien comme des trucs totalement différents et moins biens (imaginez donc un parallélépipède super irrégulier comme ça peut être laid). Greyelm La Fantasy - Claire - 31/03/2003 pour info : le premier tour du prix Merlin 2003 (fantasy & fantastique francophone) vient de demarrer La Fantasy - vincent - 01/04/2003 >Plus haut, Vincent distingue deux sous-genres dans la Fantasy : la Science-Fiction et l’Heroïc Fantasy qui « présente une apparence « médiévale » » et qui se rapproche déjà plus de l’univers de Tolkien je crois ne pas avoir écrit cela exactement, psq SF et Fantasy ne sont pas la même chose, et que je parle de la Fantasy et non de l'Heroic Fantasy. mais il faut que je revoie ce que j'ai écrit ;-) en tout cas, jeudi, Irène Langlet interviendra sur la question de la Fatnasy et de la SF d'ailleurs, j'y file. La Fantasy - Laegalad - 07/04/2003 Bienvenue dans les méandres fluants de la Fantasy, Hight Fantasy, Dark Fantasy, Heroïc Fantasy, auquels on peut ajouter Space Opera et pourquoi pas anticipation... Sincèrement, dans tout cela, je m'y perd. Même si j'en lit beaucoup. La Fantasy - Claire - 04/07/2003 Hello Amateurs de fantasy et de fantastique, vous pouvez dès à présent Ca se passe par là : www.prix-merlin.com Amitiés. La Fantasy - vincent - 27/08/2003 (... et pas que cela : il paraît que j'ai 26 ans :-) info lue sur la liste de diffusion Mythsoc :
TALES BEFORE TOLKIEN: THE ROOTS OF MODERN FANTASY, Ballantine Books "All stories are previously published, save for the fairy play by David Lindsay (author of A VOYAGE TO ARCTURUS) which appears in print for the first time. The book has a sort of dual aim-- to reprint rare stories that specifically inspired Tolkien, and to represent the field as it was before The Hobbit was published in 1937." table des matières : Introduction Vincent La Fantasy - Benoist - 25/09/2003 Le probleme avec Tolkien, c'est que son oeuvre est batarde. Pas entierement de la "Fantasy," puisque tout n'y est pas imaginaire. Pas entierement "mythologique," puisque nombre d'ingredients ont ete pris aux contes et legendes. Pas entierement "legendaire" non plus, puisque, vous en conviendrez, le SdA ne fait pas que reprendre Beowulf ou la Table Ronde pour les émuler a une nouvelle sauce. Classer le SdA dans un "style" revient a faire des amalgames, je pense, et peut etre est-ce pour ca que nous le rangeons dans la "Fantasy," ce genre lui meme fruit du mariage d'imaginaires contradictoires, entre Lovecraft, Howard et Conan, Leiber et Moorcock, et beaucoup d'autres, dont les auteurs de SF tentent de se demarquer si distinctement. Le SdA repose sur des principes empruntés aux anciennes civilisations d'Europe notamment. Donc charger l'oeuvre de Numen, c'est a dire la planter dans un décors intemporel, imprécis, ou les luttes idéologiques sont visibles et non point abstraites, lui donne sa nature particuliere. Par consequent, j'ai beaucoup de mal a imaginer le SdA dans un décors moderne, puisqu'il a une dimension jungienne qui serait gommée dans un contexte contradictoire et déprimant comme notre monde en cette époque. Je crois que le SdA revetirai alors des sommets de noirceur et de pessimisme, et peut etre aurait-il conquis d'autres publics que celui que nous sommes (comme disons... Germinal). Tout mythe est normalement transposable a n'importe quelle epoque, parce que tout mythe vehicule des questions sur la nature de l'homme. Donc de nombreux elements du SdA sont transposables. Peut etre meme la plupart, mais pas tous, je crois. Transposer Tolkien dans une autre epoque plus realiste, ce serait jouer un jeu Shakespearien, et vous savez aussi bien que moi comme Tolkien n'aimait pas cette auteur du pantheon anglophone. La Fantasy - Silmo - 03/04/2006 Je suis retombé hier sur cette anthologie éditée par Douglas Anderson, "TALES BEFORE TOLKIEN: THE ROOTS OF MODERN FANTASY, Ballantine Books" que je n'ai pas encore achetée... Silmo La Fantasy - ISENGAR - 03/04/2006 Intéressant, très certainement. Il s'agit ici, me semble-t-il, d'une compilation de contes contemporains de l'enfance de JRR Tolkien. Ceci dit, toute impression d'enfance peut laisser une trace dans l'esprit de l'adulte, n'est-ce pas ? Plus d'infos ici. I. La Fantasy - ISENGAR - 03/04/2006 Beuh... le lien ne marche pas bien... :o/ http://www.sfsite.com/02a/tt169.htm I. La Fantasy - Silmo - 05/04/2006 merci JR :-) La Fantasy - vincent - 04/03/2007 bonsoir à tous, vous connaissez sans doute le site http://www.dailylit.com/ amicalmeent, |