![]() |
|
Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Version imprimable +- Forum JRRVF (https://jrrvf.com/forum) +-- Forum : L'Œuvre - Etudes & réflexions (https://jrrvf.com/forum/forumdisplay.php?fid=3) +--- Forum : Le Légendaire (https://jrrvf.com/forum/forumdisplay.php?fid=9) +--- Sujet : Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien (/showthread.php?tid=4005) Pages :
1
2
|
Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - The Dark Empress - 12/05/2002 Bonjour à tous!! Je voulais vous posez une question qui me trotte dans la tête depuis un bon moment. Je pense que comme beaucoup de monde ici, ce qui m'a tout de suite séduit dans l'oeuvre de Tolkien, c'est qu'elle décrit de façon très crédible un monde imaginaire totalement différent du notre, qui nous permet de nous évadez. Pour y parvenir, Tolkien l'a doté d'une génèse, peuplé de dieux, inventé plusieurs langues, donné vie à d'étranges espèces ( Ents, Hobbits), a parfois changé la vision que nous avions de certaines créatures peuplant les contes ( Elfes), etc. Pourtant, force est de constater que la seule chose qui ne change pas en passant de notre monde à celui inventé par Tolkien, c'est la position de la femme dans la société... En effet, leur rôle est souvent limité à tenir la maison, cuisiner, tisser, attendre le retour du bien-aimé, "être et rester belle", etc (à l'image d'Arwen et de Baie d'or par exemple). De plus, on compte 3 mariages d'immortelles avec des hommes mortels mais aucune union d'un immortel avec une femme mortelle, comme si l'idée d'un amour entre une femme âgée et un homme jeune (il n'est pas ici question d'âge mais d'apparence) était aussi taboue que dans nos cultures... La question est donc la suivante: me fais-je des idées (un de ces délires paranoïaques dont bon nombre de féministes sont les victimes), ou l'oeuvre de Tolkien est-elle effectivement légèrement machiste? The Dark Empress, qui vous gouverne tous Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Bibi - 12/05/2002 Salut à toi ô imperatrice des ténèbres... Tolkien macho, peut-être bien, mais il faut replacer les choses dans leur conteste. Tolkien écrit avant tout des récits de guerre, que ce soit le SdA ou le Silmarillon et, du moins à l'époque de Tolkien, c'était les hommes qui partaient à la guerre (Il a quand même vecu 2 guerres mondiales). Tous ses héros sauf peut-être les Hobbits ou Tom Bombadil sont des puissants princes ou des guerriers valereux. Il faut aussi faire remarquer que bien que son oeuvre soit totalement imaginaire, il s'emploie à la raconter avec le plus de réalisme possible (inventant même plusieurs langues pour ses peuples et un panthéon complet de divinités) et y inscrit donc le reflet de ce qui pour lui est réaliste à savoir la condition de la femme à son époque. Enfin comme tu l'as dit il y a des exeptions: Eowyn et Galadriel en sont les prncipales. Il faut cependant avouer qu'on parle peu des femmes dans l'oeuvre de Tolkien (les femmes des nains sont même quasi inexistantes). Non que les femmes soient moins importantes ou moins puissantes (pour les elfes) mais que dans l'esprit de Tolkien elles n'aiment pas la guerre et en restent loin. Bibi que tu ne gouverne pas... Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Tirno - 12/05/2002 C'est la un long debat ;-) Comme le veut tous les -ismes, il y a quatre attitudes possibles : - avoir des prejuges instinctifs "negatifs" : Lorsqu'on parle d'un docteur on s'attend a un homme Je pense que Tolkien a la premiere attitude. Il est vrai que son monde ne fait pas la part belle au femmes qui souhaitent etre l'egal de l'homme en tous les sens du terme. Il inclut cependant tout le role de la femme dans la culture anglaise occidentale qu'il connait. Ce n'est pas forcement grave en soi ; juste la preuve que le role de la femme dans la societe a change depuis le debut du siecle. Tant que ce n'est pas du buffy contre les vampires (a cheval entre les deux attitudes conscientes) ou les heros sont des femmes pour ajouter une touche de "piment", j'accepte en bonne conscience le role des femmes dans le monde de Tolkien. La question que je me pose a mon tour : pourquoi Tolkien ne fait il pas la part belle au role de "mere"? c'est pourtant une des relations fondamentales dans la chretiente, non? Greg Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Hisweloke - 13/05/2002 The Dark Empress: "De plus, on compte 3 mariages d'immortelles avec des hommes mortels mais aucune union d'un immortel avec une femme mortelle, comme si l'idée d'un amour entre une femme âgée et un homme jeune (il n'est pas ici question d'âge mais d'apparence) était aussi taboue que dans nos cultures..." Aucun marriage, mais néanmoins une histoire d'amour, celle d'Aegnor et Andreth, brièvement esquissée dans l'Athrabeth Finrod ah Andreth (Home X). Didier. Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Szpako - 14/05/2002 Je suis un peu fatiguée, mais je vais essayer de donner mon avis, genre de sujet que j'aime bien. Je crois qie le Légendaire est un monde en manque de mère ;-)) Si Feanor fait des bêtises, c'est que sa mère a préféré la mort que de l'éléver; idem pour Turin, que sa mère a laissé partir chez Thingol sans elle délibérément, enfant; Frodo, enfant, est un orphelin, père et mère morts noyés; Aragorn, orphelin de père bébé, de mère à l'âge jeune adulte; les naines manquent en nombre et les entwifes sont carrément absentes; même le Gondor décline, par manque d'enfants; la mère est lié à l'image de la mort, mais paradoxalement Indis et Luthien sont celles qui vont permettre de défier le mal et le vaincre, grâce à leur descendance ... à creuser comme idée ??? Cathy Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - The Dark Empress - 18/05/2002 Szpako> Je suis de ton opinion lorsque tu dis que le légendaire est un monde en manque de mère. Comme tu l'as dit dans le fuseau "psychocritique", Tolkien a perdu très jeune ses parents, dès lors on peut voir l'abscence de figures maternelles comme la représentation contraire au désir qu'il cherche à exprimer (l'amour filial). Paradoxalement, on peut constater à quel point l'auteur donne de l'importance à la notion de lignée, aux liens d'ascendance/descendance; les qualités (ou défauts) des personnages sont souvent décrites comme étant des héritages ancestraux et non comme le fruit d'une éducation ou d'un apprentissage dispensée par un parent. Ainsi, par exemple, lorsqu'on parle des dons de clairvoyance de Denethor et Faramir, il est question d'une "transmission pratiquement intacte du sang de l'Ouistrenesse". A moindre mesure, on parle également de "sang tookien" qui incite à l'aventure! Les personnages sont donc au final dotés des caractéristiques de leur lignée, mais dépourvus de cellule familiale et ne connaissent pour la plupart pas l'amour filial. Pensez-vous que cela tienne debout, ô Grands Erudits du Forum? The Dark Empress Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Szpako - 19/05/2002 Salut the Dark Empress,
Oui, mais n'oublions pas que Dénéthor consultait une pierre (le palantir) interdite à son usage et que sa femme était de sang elfique. Rien n'est si simple ;-)) >>>> A moindre mesure, on parle également de "sang tookien" qui incite à l'aventure! <<< Toujours du coté de la maman de Bilbo, figure plutôt "masculine" comparée au pantouflard papa de Bilbo, figure plutôt "feminine". Vive Tolkien, qui donne une nouvelle image de la mère !!! Ouais ;-)) Cathy, naturellement maman ;-)) Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Fangorn - 19/05/2002 Cathy, je me rappelle que tu avais déjà bien développé cette question dans un autre sujet. http://www.jrrvf.com/forum/noncgi/Forum1/HTML/000152.html
- Il me semble qu'il n'y a que deux Ainur à avoir enfanté : Melian et Ungoliant (je sais, la seconde n'est pas reluisante pour l'image de la mère ;-)). A ma connaissance, aucun Ainu n'a été père (du moins, pas biologiquement). - Il ne faut pas trop en vouloir à Arwen de ne pas aller jouer dehors avec ses p'tits camarades, car ce qui est arrivé à sa mère Celebrian n'est pas très encourageant... - Plus sérieusement, on peut apporter une nuance (sans qu'elle constitue une véritable objection) à l'idée selon laquelle les personnages du Légendaire sont "dépourvus de cellule familiale". Le texte intitulé "Laws & Customs among the Eldar" (Home X) y est notamment consacré. - L'absence ou l'effacement des parents du héros n'est pas spécifique à Tolkien. De nombreuses oeuvres de Fantasy déploient le thème de la Quête, de l'initiation : à mon avis, prendre un héros orphelin offre un usage plus souple et plus large pour l'auteur. Pour le dire vite, il est plus ouvert à l'aventure. Le lecteur progressera en même temps que le héros, au lieu de recevoir une "éducation" dès le début. Sébastien Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - peregrin took - 20/05/2002 je ne connais dans l'oeuvre de tolkien que deux cas de femmes ayant combattu: les deux etaient censee rester au foyer,et pour combattre ont desobei a leur pere,(luthien) leur oncle (eowyn)voire a d'autres egalement.(aragorn par exemple). je pense comme tirno:pour tolkien,un docteur,un aventurier,est forcement un homme. il y a aussi que tolkien,eleve comme il l'a ete,pensant comme il pense,ne peut pas se forcer,juste comme ca,de mettre autant de femmes que d'hommes dans ses aventures. et,aussi,il s'inspire enormement des mythes et legendes deja existant,dans lesquels les femmes sont rares. mais,moi aussi,j'ai constate qu'il donne une image assez devalorisante des femmes,plus ou moins celle qu'on en avait au debut du vingtieme siecle. Frodo et Bilbo sont tous deux celibataires. Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Vinyamar - 20/05/2002 Alors là, je ne peux pas ne pas réagir. Mais je m'insurge ou veux m'insurger quand tu dis que Tolkien donne une image dévalorisante des femmes. je ne vois pas ce qu'il y a de dévalorisant à sortir la feme du fait de guerre. Ca me fait penser à une chanson de "Renaud" très belle sur le sujet (où il casse un peu trop Mme Tatcher, mais bon). On a formaté l'esprit des femmes d'aujourd'hui avec une façon de penser toute virile, si bien qu'elles ne s'imaginent n'exister qu'en imitant l'homme (du moins pour ls féministes), au lieu de se diriger vers une voie vraiment féminine, quitte à faire fi des esprits masculins qui par définition se moquent des femmes et de leurs affaires, puisqu'ils n'ont pas l'esprit fait pour comprendre autre chose que leur propre shéma de valeur. Vinyamar Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Tirno - 20/05/2002 On pourrait dire la meme chose de l'homme, vinyamar. C'est d'ailleurs cette comprehension de Frodo dans la fin du livre qui fait qu'il plait tant. Greg Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Szpako - 21/05/2002 peregrin took >>>> et,aussi,il s'inspire enormement des mythes et legendes deja existant,dans lesquels les femmes sont rares.<<< Ah bon ?? Dans le mythe chrétien, et autres, tout commence par un homme et une femme ... Et dans la mythologie grecque, elles sont plutôt envahissantes : Médée qui tue ses enfants, Phèdre qui se suicide , Antigone, Pasiphaé maman du Minotaure (elle la fille du Soleil, après avoir forniqué avec un taureau donne naissance à un être affamé de chair humaine, mi-homme mi-taureau), Ariane, Hélène, Thisbé qui rappelle Juliette et etc ... Et dans la mythologie nordique, elles sont aussi nombreuses, j'ai donné un lien dans un autre fuseau , "mise à jour du 30/O4/2002". Merci Vinyamar, de ton intervention sur la 'femme', avec laquelle je suis tout à fait d'accord ;-)) Cathy (pas vraiment féministe ;-)))
Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - peregrin took - 21/05/2002 vinyamar,si je me souviens bien,tu es theologien. Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Szpako - 22/05/2002 Fangorn >>>> Cathy, je me rappelle que tu avais déjà bien développé cette question dans un autre sujet.<<< Oui, c’était mon premier poste, j’en étais malade, de peur que l’on me prenne pour une débile, genre « ma pauvre fille, t’as rien compris à Tolkien, c’est un affreux sexiste, un affreux machiste » ;-)) Point de courroux, ouf ;-)) Mais je crois que le regard que porte Tolkien, pas le Tolkien homme, mais le Tolkien scripteur ( Proust : « Le livre est le produit d’un autre moi que celui que nous manifestons dans nos habitudes, dans la société, dans nos vies ») sur l’image de la femme est complexe/littéraire/mythique/paradoxale et n’y voir que le reflet de la condition féminine du début XX siècle, étrangement réducteur… Par contre je vais rectifier une GROSSE erreur dans ce poste, à propos de l’histoire d’amour entre l’Elfe Aegnor, frère de Finrod et l’humaine Andreth in Athrabeth Finrod ah Andreth (Home X). « Andreth adaneth [femme mortelle], the life and love of the Eldar dwells much in memory ; and we (if not ye) would rather have a memory that is fair but unfinished than one that goes on to a grievous end. Now he will ever remember thee in the sun of morning, and that last evening by the water of Aeluin in which he saw thy face mirrored with a star caught in thy hair – ever, until the North-wind brings the night of his flame. Yea, and after that, sitting in the House of Mandos in the Halls of Awaiting until the end of Arda » (p.325).
A + Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Vinyamar - 22/05/2002 Pipin, sur quoi te bases tu pour imaginer qu'un "théologien" (ce que je ne suis pas, mais je comprend ta question) a une vision déformée de la femme. Si ma vision est déformée, je la tient de moi, et d'avant ma formation théologique, même si mieux comprise ensuite. Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Lambertine - 09/10/2002 Mon cher Vinyamar, Merci pour ta vision des femmes. Je n'ai rien d'une féministe, mais si je comprend le choix de Luthien ( qui cherche à aider celui qu'elle aime ) ou d'Eowyn ( qui autant que la gloire recherche la mort après un amour déçu ) je ne comprend pas vraiment mes contemporaines qui veulent absolument que la femme agisse en tout comme l'homme. Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Salinoc - 10/10/2002 Hé bien salut tout le monde, je vais inaugurer mon arrivée sur ce forum par mon avis par ce sujet si souvent évoqué. Je rejoins ton avis, Lambertine, sur le fait que la femme est plus honnorée si on lui évite le combat (no comment sur Arwen version Xena dans l'adaptation de PJ...) puisqu'elle a à sa charge toute la vie de sa maison, ce qui n'est ni moins honorant ni moins contraignant. Mais Eowyn représente justement ceux qui snt prêt à abandonner la vie (ou celle de leur proches) pour la liberté. Mais je ne pense pas que cet état d'esrit chez Tolkien est du à son environnement de début du siècle. Je pense tout simplement que Tolkien a voulu se rapprocher de la femme telle qu'elle était au Moyen-Âge, puisque son récit est proche de cette période, qui - faut-il le rappeller - était l'époque où la femme avait la meilleure position sociale jusqu'à la moitié du XXe s. Si Tolkien n'aimait vraiment pas les femmes ou s'il était "macho", je pense qu'il aurait plutôt décrit des femmes battues, ou au moins reléguées à l'arrière plan du couple, tandis que le mari prend toutes les décisions. Que dire alors de Galadriel, selon moi un des êtres les plus importants de la fin du 3e Â, dont la splendeur et la puissance obscurcit jusqu'à son mari, Celeborn ("le Miroir de Galadriel", pas "le Miroir de Celeborn"...)? Et que dire de ses merveilleuses descriptions des femmes, si poétiques qu'on croirait regarder un Ange ? Même Gimli tombe sous le charme de l'un de ces êtres, et lui devient totalement dévoué, empli d'Amour Courtoi pour elle. Comment de telles idées auraient pu germer dans l'esprit d'un "macho" ? Il faut ajouter que de toutes de toutes les races "laides" physiquement (Nains, Orques, Uruk-Haï) ou moralement (Nazgûl, tous les Ennemis comme Sauron ou Morgoth), aucune ne comporte de femme, comme si cela enlaidirai aussi l'image qu'on se fait de la femme. Donc, bien qu'aujourd'hui, aimer les femmes signifie pour certains (comme , je crois que Tolkien est un des écrivains qui le plus a su donner une image magnifique et respectueuse de la femme. >Salinoc Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Cédric - 10/10/2002 Juste un petit mot pour souhaiter la bienvenue à Salinoc : j'espère te lire souvent ;-)
Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Salinoc - 10/10/2002 Merci ;-)) Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - NIKITA - 11/10/2002 Salinoc : « Je pense tout simplement que Tolkien a voulu se rapprocher de la femme telle qu'elle était au Moyen-Âge, puisque son récit est proche de cette période, qui - faut-il le rappeller - était l'époque où la femme avait la meilleure position sociale jusqu'à la moitié du XXe s. » Quoi ? Il y erreur là ou confusion ! On parle du même Moyen-Age ? Celui où l’écrasante majorité des femmes n’avait pas accès à l’éducation, était placée sous l’autorité de leur père puis d’un mari qu’elles ne choisissaient évidemment pas, enfin où elles payaient très cher leurs relations hors-mariage et « bénéficiaient » de ce fameux droit de cuissage ? Je peux te dire franchement que je me bénis, en énumérant tous ces « droits », d’être née femme au XXe siècle !!! NIKITA qui pense que la femme, sans nécessairement porter une arme, a des combats à mener au côté des hommes et non contre eux… Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Salinoc - 11/10/2002 J'ajouterais pour clore le sujet du Moyen-Âge que durant les XIe-XIIIe s, la femme avait les mêmes droits que l'homme pour la propriété d'un commerce ou de biens meubles ou immeubles, les mêmes droits que son mari sur les biens du couple (qui reviennent au survivant en cas de décès). Les femmes pauvres étaient bien sûr exemptes d'éducation (tt comme les hommes pauvres), mais chez les nobles, il est impératif que la femme apprenne à lire et à écrire puisque c'est son rôle de gérer la maison. Elle n'était même pas interdite de gouverner, dumoins jusqu'à ce que les "machos" reprennent le dessus en imposant la loi salique (mais elles pouvaient encore régenter, cf Blanche de Castille), que l'église impose la guimpe etc., vers la mi-MÂ. Et c'est le début d'une longue période ou la femme n'est plus que la "propriété" de l'homme... jusqu'à ce que ca rechange en mieux à la mi-XXe s. Un grand pardon à Dwarven Avenger et Hisweloke, mais je ne me souviens plus d'avoir lu ces références aux femmes naines, ni à cette "noble Dís". Pouriez-vous éclairer ma lanterne en me citant vos sources ? Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Hisweloke - 11/10/2002 L'existence historique du droit de cuissage au Moyen-Âge, polémique née au XVIIIe et reprise au XIXe, est très contestée. On s'accorde à dire aujourd'hui qu'il n'a jamais existé en France, en dépit d'une certaine tradition populaire (par confusion avec le droit de 'coulage' qui impliquait qu'un mariage hors de la seigneurerie était taxé d'une amende). La situation est moins claire ailleurs, par exemple pour l'Ecosse du XVIe siècle où quelques textes attestent du droit du seigneur à prélever une taxe symbolique (d'un "mark", qui évoque un "chevauchement"...) en échange de son renoncement à un tel droit, quoique rarement mentionné clairement. Cela ne faisait en tout cas pas partie des droits féodaux reconnus, même si l'on peut sans nul doute supposer que des abus de pouvoir dans certaines régions et à certaines périodes (on parlerait aujourd'hui de harcelement sexuel...). Ce qui n'enlève rien au reste de ta défense enflammée ;-) Didier. Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Hisweloke - 11/10/2002 Salinoc: Il faut ajouter que de toutes de toutes les races "laides" physiquement (Nains, [...]) [...] aucune ne comporte de femme, comme si cela enlaidirai aussi l'image qu'on se fait de la femme. Les Nains, sans femme ? Et la noble Dís alors ? Didier. Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Szpako - 11/10/2002 Et barbues ;-) C. Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Hisweloke - 11/10/2002 N'étant point un Nain, je ne puis juger du charme d'une femme à barbe, mais je ne doute pas qu'ils les trouvaient à leur goût ;-) Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - DwarvenAvenger - 11/10/2002 Les Nains classés dans les races laides !!! Non mais dis donc, vous vous etes regardés !! Et les femmes naines, avec leurs belles barbes fleuries, sont les plus ravissantes qui soient, surpassant même par leur éclat les plus beaux des bijoux !! C'est à ne pas comprendre comment Gimli a pu succomber au charme d'une sorcière elfe glabre ! Keren, vengeur Nain Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Steph - 11/10/2002 Bonjour, Nikita, il y a moyen-age et moyen-age si je peux m'exprimer ainsi (1000 ans d'histoire et a travers toute l'Europe, ca fait beaucoup de variantes possibles). La position de la femme dans la Scandinavie des 8-10e siecles (relativement libre) n'a rien à voir avec celle qu'elle pouvait avoir dans une France des 13-14e siècles (Amour Courtois). Inutile de préciser laquelle des deux époques est plus proche des centres d'interêt de Tolkien. Stéphane Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Vinchmor - 11/10/2002 Suilad NIKITA, tu as écrit : Quoi ? Il y erreur là ou confusion ! On parle du même Moyen-Age ? Celui où l’écrasante majorité des femmes n’avait pas accès à l’éducation, était placée sous l’autorité de leur père puis d’un mari qu’elles ne choisissaient évidemment pas, enfin où elles payaient très cher leurs relations hors-mariage et « bénéficiaient » de ce fameux droit de cuissage ? Je peux te dire franchement que je me bénis, en énumérant tous ces « droits », d’être née femme au XXe siècle !!! Comme l’a fait remarquer Stéphane le Moyen Age s’étale sur 1000 ans, il est donc un peu difficile de résumer la place des femmes dans cette période en 5 lignes. Je me permets juste quelques petites précisions : l’écrasante majorité des femmes n’avait pas accès à l’éducation. C’est vrai. Mais également l’écrasante majorité des hommes. Les femmes étaient en effet globalement placées sous l’autorité de leur père puis de leur mari. Mais cet état de fait n’a rien de médiéval puisque cela a perduré jusqu’à la seconde moitié du XX° siècle. Enfin, il y a des exemples de femmes de Moyen Age dont les actes sont parvenus jusqu’à nous (Aliénor d’Aquitaine, Jeanne La Flamme, Jeanne d’Arc…). Ce qui montrent que les femmes avaient leur place. Quant au droit de cuisage Hisweloke a apporté des précisions utiles. Voilà, c'était juste pour recadrer les choses sur une période trop peu connue de notre Histoire et que l'on connait que par des images qui vont de l'"amour courtois" à "Le Nom de la Rose". Vinch' Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Hisweloke - 11/10/2002 Mes sources? Appendices du SdA, comme indiqué. Lignée de Durin, pour être plus précis. Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Salinoc - 11/10/2002 Ouuuups ! Hé ben oui, je devrais réviser mes classiques. Je dois faire partie des Hommes qui croient en cette "foolish opinion that there are no dwarf-women, and that the dwarves grow out of stone". :-) >Salinoc Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Lothiriel - 12/10/2002 petit complément sur les femmes médiévales ... ;-) Surtout, je rejoins l'avis de Vinyamar, Cathy et quelques autres: ce n'est pas forcément dévaloriser une femme que l'exclure des "jeux guerriers", par exemple. L'évolution des mentalités a ceci de particulier qu'elle rend difficile la neutralité du jugement: des rôles sociaux différents de ceux que nous connaissons ne sont pas forcément inférieurs. il n'empêche qu'un des points qui m'a effectivement marqué à la lecture du SDA, c'est l'absence de mères. Et il est vrai qu'Eowyn se révolte ouvertement contre son état de fille - mais trouve la paix dans l'acceptation de l'état d'épouse. Reflet peut-être d'une époque où, sans être forcément pire ou meilleurs, les rôles sociaux par genre (féminin/masculin) étaient plus clairement définis. Le problème est de vouloir dépasser ce rôle: une des choses qu'on reproche à Jeanne d'Arc, c'est bel et bien d'être une femme - et il est très net que dans le SDA, celle qui outrepasse son rôle de femme, Eowyn, passe par l'épreuve et approche la mort et le désespoir avant de s'apaiser en endossant "enfin" ses responsabilités féminines. Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Szpako - 12/10/2002 La Condition de la femme au Moyen-âge ? ? Pour compléter les aspects historiques déjà évoqués, j’en ajouterai un autre, religieux, qui a tant fait pour dévaloriser la femme : le moyen-âge est justement la période qui a « démonisé » l’image de la femme (par certains Pères de l’église si empressés de voir le mal partout et par une interprétation erronée de la Chute – est-ce St. Augustin ? ?). L’église catholique a longtemps enseigné que les femmes étaient des créatures démoniaques, menteuses, fourbes et tentatrices. Au concile de Nicée (325) on leur dénia même le droit d’avoir une âme :-( Le rôle de la femme au sein de l’église catholique aujourd’hui encore n’est pas toujours clair ;-)) De ces idées est, hélàs, venue celle de la chasse aux sorcières (amorcée par une bulle pontificale de 1326 du Pape Jean XXII) et c’est le tragique privilège de l’Eglise de Rome par l’intermédiare de l’ordre blanc des dominicains, d’avoir organisé de façon systématique le génocide de sorcières ; cette ‘belle’ institution, incroyablement barbare, eut pour nom l’Inquisition (il n’y avait pas que les femmes qui furent persécutées d’ailleurs, mais aussi les juifs et les hérétiques – bref toujours les mêmes, ahhh ce manque de tolérance ... ;-). Dans la Bible, le livre de l’Exode semble lui aussi condamner la sorcellerie « Tu ne laisseras pas en vie la magicienne » (Ex., 22, 17). En France qq 100 mille femmes (des enfants aussi) furent ainsi assassinées (pareil en Allemagne et en Gr Bretagne). L’antiquité me semble une période au contraire plus favorable à la femme ( ?), ayant bien sa place comme principe mystérieux de vie et le « sexe » n’étant pas qqchose de culpabilisant en soi (fait culturel que l’on retrouve aussi dans nos sociétés primitives). « … sauf pour le monde moderne, la sexualité a été partout et toujours une hiérophanie et l’acte sexuel un acte intégral (donc aussi un moyen de connaissance » (Images et Symboles, p.16). L’opinion de Tolkien ? « This is a fallen world. The dislocation of sex-instinct is one of the chief symptoms of the Fall…In this fallen world the ‘friendship’ that should be possible between all human beings, is virtually impossible between man and woman. The devil is endlessly ingenious, and sex is his favourite subject…Later in life when sex cools down, it may be possible. It may happen between saints. To ordinary folk it can only rarely occur … ». (L.p.48, 1941). Voilà, voilà, Amitiés ;-) sincères ;-) Cathy Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - TB - 12/10/2002 Houlà, c' est vrai qu' avec tous ces surnoms, on oublie parfois à qui on a affaire...! :-) Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Raphael - 12/10/2002 Salut à tous Pour revenir sur le sort que réserve Tolkien aux femmes dans ses oeuvres. D’abord comme cela a été dit, il faut cesser de considérer qu’une vision « positive » d’un personnage (homme comme femme) doit obligatoirement passer par les combats la violence et la guerre. D’ailleurs les principaux héros du Seigneur des anneaux (Gandalf, Frodo, Sam …) sont bel et bien à l’opposé de cette vision simpliste. Pour ce qui est du rôle guerrier des femmes on peut citer, outre Eowyn, Idril, qui au moment de la Chute de Gondolin « s’en retourna rassembler les femmes et les gens égaré et les hâter dans le tunnel, et aussi frapper les pillards avec son petit groupe ; et ils ne purent la dissuader de porter une épée » (chap. III du Le Livre des Comtes Perdus). On trouve d’ailleurs aussi des femmes comme dirigeant politique comme Haleth dans le Silmarillon. Mais bien plus important et révélateur à mon sens : le traitement réservé « aux coupes » par Tolkien. Citons en quelques-uns : Galadriel-Celeborn, Idril-Tuor, Melian-Thingol et Luthien-Beren. Dans tous ces cas c’est la femme qui a nettement l’ascendant sur son compagnon que ce soit par le courage, la sagesse ou la gloire. Le couple formé par Galadriel et Celeborn en est une illustration connue et reconnue. Sans développer disons simplement qu’elle est plus sage que lui, plus prompt à l’action, bref elle a tout compris, lui est inconsistant et falot. Pour Melian et Thingol, à l’image du couple Galadriel-Celebron, c’est elle qui est sage, qui voit loin, qui par ses pouvoirs protége la Doriath, elle tient un rôle purement positif. Lui, rejète violemment les humains et les noldor, et croyant envoyer Beren à la mort (ce que lui reproche Melian) il provoque des désastres en chaîne : le silmaril ramené en Doriath provoque une guerre contre les nains et sa propre mort, puis une guerre contre les fils de fëanor et la mort de son petit fils Dior… Bref, son orgueil est la source d’infinis malheurs. Pour Idril et Tuor, le rôle dévolu à Tuor est un peu plus valorisant, mais une nouvelle fois c’est Idril qui la véritable organisatrice de la fuite de Gondolin, point de focalisation de toute leur histoire. C’est elle qui se méfie en premier de Maeglin et elle qui demande à Tuor de regrouper autour de lui des fidèles et de former une maison à part entière. Pour finir, c’est encore elle qui ordonne le creusement du tunnel, et, comme je l’ai dit précédemment, ne s’interdit pas non plus l’action et les combats. Enfin Luthien et Beren. Beren est certes courageux et amoureux mais il n’a que ça à son crédit. Luthien d’abord lui demande de renoncer à sa quête et de s’enfuir simplement avec elle, mais lui insiste pour aller chercher le silmaril avec toutes les conséquences que celle va avoir, l’orgueil une nouvelle fois... Puis il se fait capturer par Sauron et c’est Luthien qui le délivre et détruit Tol-in-Gauroth. C’est elle qui réussit à endormir Carcharoth puis Morgoth permettant à Beren de se saisire du silmaril. Entre eux-deux, une nouvelle fois, c’est Luthien qui l’emporte et sur tous les tableaux. Pour conclure, il semble que Tolkien, quand il confronte hommes et femme, cherche systématiquement à rabaisser les hommes en leur donnant des rôles ou secondaire, ou d’inconscient et même d’orgueilleux, comparés aux femmes toujours sages et prévoyantes et qui prennent en plus de cela pleinement leur part dans l’action. Bref, Tolkien est un horrible androphobe ! Raphaël
Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - NIKITA - 12/10/2002 Petit rectificatif : il est vrai que ma défense enflammée m’a fait tenir quelques propos simplistes sur la condition féminine au Moyen-Age MAIS malgré toutes les précisions que nos chers amis historiens ont données, je maintiens que le Moyen-Age n’est pas «l'époque où la femme avait la meilleure position sociale jusqu'à la moitié du XXe s. » comme l’affirmait Salinoc ! Franchement qui dans ce forum envie la position que les femmes occupaient au Moyen-Age, même si elle ne correspond pas trait pour trait au tableau sombre que j’en ai dressé ? Enfin là n’est pas la question : je voulais juste mettre en garde contre une lecture trop « documentaire » de la littérature médiévale : le réalisme en ce domaine est né bien plus tardivement ! >Lothiriel : « il n'empêche qu'un des points qui m'a effectivement marqué à la lecture du SDA, c'est l'absence de mères. » Certes mais il est tout de même significatif que le SDA se termine en partie sur une naissance, celle d’Elanor, la fille de Sam et de Rosie. Quelques lignes seulement y sont consacrées mais cette naissance n’a à mon avis rien d’anodin ! Elle est selon moi le signe que le monde change et elle marque symboliquement le début du 4ème âge (sa date de naissance « marque le début du Quatrième Age, selon la datation du Gondor » in Appendices au SDA, p.630, éd. Folio Junior) : c’est comme si la Terre du Milieu était à nouveau fertile après la destruction de Sauron. La mort rôde tout le long du SDA mais la vie repend son cours à la fin… >Spzako : « Le rôle de la femme au sein de l’église catholique aujourd’hui encore n’est pas toujours clair. » Si, si ! Pas de différence que l’on soit chrétien ou chrétienne ! Maintenant si tu fais référence à la place des femmes dans le clergé, c’est un autre débat, polémique à souhait, qu’il est préférable de ne pas entamer ici !! :-) >Spzako : « L’antiquité me semble une période au contraire plus favorable à la femme ( ?), ayant bien sa place comme principe mystérieux de vie et le « sexe » n’étant pas qqchose de culpabilisant en soi. » Alors là aussi je m’insurge, d’autant plus que c’est une période historique que je connais mieux que le Moyen-Age ! Dans la société romaine le père de famille a pouvoir de vie et de mort sur tous les membres de sa famille : femme, enfant, esclaves. La femme est la « propriété » de son père puis de son mari. Elle peut cependant demander le divorce vers la fin de la république. Elle peut aussi recevoir un enseignement (à condition d’en avoir les moyens) mais pas aussi poussé que celui des hommes ! Pour ce qui est de la morale sexuelle, elle est certes différente de la morale judéo-chrétienne mais l’empereur Claude a quand même assassiné sa première femme, Messaline, parce qu’elle se conduisait comme une « débauchée ». Bon il faut dire qu’elle honorait un peu trop Priape en allant se prostituer dans les lupanars de Rome… En Grèce, un homme surprenant sa femme en train de commettre l’adultère avait le droit de tuer les amants en présence de témoins : c’est une plaidoirie de Démosthène qui nous l’apprend ! Bon allez, je m’arrête là parce que l’on dérive dangereusement… NIKITA Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Lothiriel - 13/10/2002 Cathy >> De ces idées est, hélàs, venue celle de la chasse aux sorcières (amorcée par une bulle pontificale de 1326 du Pape Jean XXII) et c’est le tragique privilège de l’Eglise de Rome par l’intermédiare de l’ordre blanc des dominicains, d’avoir organisé de façon systématique le génocide de sorcières ; cette ‘belle’ institution, incroyablement barbare, eut pour nom l’Inquisition (il n’y avait pas que les femmes qui furent persécutées d’ailleurs, mais aussi les juifs et les hérétiques – bref toujours les mêmes, ahhh ce manque de tolérance ... ;-).
Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Lothiriel - 13/10/2002 Cathy >> L’église catholique a longtemps enseigné que les femmes étaient des créatures démoniaques, menteuses, fourbes et tentatrices. Au concile de Nicée (325) on leur dénia même le droit d’avoir une âme :-( Le rôle de la femme au sein de l’église catholique aujourd’hui encore n’est pas toujours clair ;-)) Cathy toujours ;-) >> De ces idées est, hélàs, venue celle de la chasse aux sorcières (amorcée par une bulle pontificale de 1326 du Pape Jean XXII) et c’est le tragique privilège de l’Eglise de Rome par l’intermédiare de l’ordre blanc des dominicains, d’avoir organisé de façon systématique le génocide de sorcières ; cette ‘belle’ institution, incroyablement barbare, eut pour nom l’Inquisition (il n’y avait pas que les femmes qui furent persécutées d’ailleurs, mais aussi les juifs et les hérétiques – bref toujours les mêmes, ahhh ce manque de tolérance ... ;-). Pour revenir au sujet, je suis restée songeuse devant l'extrait de lettre de Tolkien sur l'impossibilité d'une amitié "mixte", notamment parce que le démon ne l'entend pas de cette oreille... Philippe de Novare écrivait il y a 6 siècles "la compagnie des garçons et des jeunes filles est très mauvaise, car souvent il est arrivé qu'elle entraîne des bassesses: dès qu'ils peuvent le faire, ils ont des relations, d'après ce que les gens croient être requis par la nature". sans doute lui aussi mettait-il le démon derrière cette "bassesse"... Raohael >> Le couple formé par Galadriel et Celeborn en est une illustration connue et reconnue. Sans développer disons simplement qu’elle est plus sage que lui, plus prompt à l’action, bref elle a tout compris, lui est inconsistant et falot. Nikita >> Certes mais il est tout de même significatif que le SDA se termine en partie sur une naissance, celle d’Elanor, la fille de Sam et de Rosie. La mort rôde tout le long du SDA mais la vie repend son cours à la fin… Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Szpako - 13/10/2002 Nikita >>> L'antiquité ne se résume pas qu'à Rome et à Athènes ;-)) Lothiriel >>> Je ne voulais pas faire un cours d'histoire , ;-)), mais montrer que l'imagerie de la femme au Moyen-Age est plus que contradictoire et la cruauté des hommes, tout simplement, éternelle ;-) Cathy PS Et naturellement pour les juifs je pensais bien à l'inquisition espagnole ;-)) Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - jean - 13/10/2002 SZPAKO> Cette idée que l’Eglise a dévalorisé la femme est un cliché qui a la vie dure mais qui est complètement faux. Bien au contraire dès les premiers temps l’Eglise a reconnu l’égalité des hommes et des . On ne peux donc pas dire que l’Eglise a dénié aux l’existence d’une âme. Pour revenir à Tolkien je suis absolument d’accord avec Raphael pour dire que les ont souvent dans le Silmarilion un meilleur rôle que les mais le temps me manque pour développer. Je pense publier un court essai bientot sur le sujet Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - NIKITA - 13/10/2002 Un erratum pour commencer : le discours grec dont je parlais dans mon post du 12/10 n’est pas de Démosthène mais de Lysias et porte de le titre suivant : Sur le meurtre d’Eratosthène. Szpako : « L'antiquité ne se résume pas qu'à Rome et à Athènes. » Szpako : « Je ne voulais pas faire un cours d'histoire , ;-)), mais montrer que (…) la cruauté des hommes [est], tout simplement, éternelle ;-) » >Jean : Tu m’enlèves les mots de la bouche mais par quel « lapsus » le mot « femmes » a-t-il disparu à plusieurs reprises de ton post ??? Je te rassure, on a tous corrigé dans nos têtes ! :-) Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - jean - 13/10/2002 effectivement le mot femme a diparut de mon post, j'ignore pourquoi mais je remarque que je ne suis pas le seul dans ce cas, même le titre de notre fuseau est concerné. Il doit y avoir un problème que notre webmaster devrait regarder. cordialement Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Ulmo - 13/10/2002 Juste comme çà, dans toute son oeuvre, Tolkien laisse quand même une place non négligeable aux créatures du sexe féminin. Si je me rappelle bien, il est autant de valar féminin que masculin et le rôle de celle ci n'est pas des moindre, peut-être les voit-on moins puissante mais, n'est ce pas Varda que Melkor craignait le plus parmis toutes les créatures d'Eru. C'est aussi la première à qui les Elfes donnent leur amour, n'est ce pas Yavanna, joueant un peu le rôle de Céres, elle amène la vie à Arda, elle fait naître les deux arbres Telperion et Laurelin. De ces deux arbres démarre toute la magnifique épopée de Tolkien. Ulmo Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Lothiriel - 13/10/2002 Cathy >> Je ne voulais pas faire un cours d'histoire , ;-)), mais montrer que l'imagerie de la femme au Moyen-Age est plus que contradictoire Jean >> Cette idée que l’Eglise a dévalorisé la femme est un cliché qui a la vie dure mais qui est complètement faux. Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Szpako - 14/10/2002 Jean >>>> Je ne faisais pas référence à l'image de la femme dans le NT ;-) mais comme le dit fort à propos Lothiriel ;-) à "la politique" de l'Eglise sur les femmes ;-) 2 choses fort différentes ;-) Cathy Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - jean - 14/10/2002 je maintiens mon point de vue sur le rôle de l'Eglise, mais je crois que le sujet nous éloigne trop de Tolkien. Pour ceux qui le souhaiteraient je propose de le continuer éventuellement en privé. Mon adresse est dans mon profil. Cordialement Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Vinyamar - 15/10/2002 Szpako:>"L’église catholique a longtemps enseigné que les femmes étaient des créatures démoniaques, menteuses, fourbes et tentatrices. Au concile de Nicée (325) on leur dénia même le droit d’avoir une âme :-( Le rôle de la femme au sein de l’église catholique aujourd’hui encore n’est pas toujours clair ;-)) " Non mais ça va pas bien dis ??? Je ne sais pas quel concile de Nicée tu as sous les yeux, mais je ne vois pas bien où il est nié que la feme ait une âme.
L'Eglise a toujours défendu l'égale dignité des hommes (= humains). Je dis bien égale dignité et non pas égalité. L'égalité des sexes comprise à la mode "unisex" est un concept parfaitement ridicule ! Et c'est à cause de cette façon de penser la différence que les gens ne comprennent pas pourquoi l'Eglise ne permet pas aux femmes de devenir prêtre. Mais enfin quoi ! Ce n'est pas une situation sociale que de devenir prêtre !! Ce n'est pas un droit social ou politique ! C'est une vocation, tellement particulière que l'Eglise ne la reconnaît que chez les hommes, appelés à être des imitateur du Christ en tout, jusqu'en son sacrifice (sur l'autel de la messe bien sûr). Je ne parlerais pas des raisons qui motivent l'Eglise aujourd'hui, on fait déjà là un beau hors sujet (quoique...) Vivement un article sur le sujet qu'on n'y revienne plus ! Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Lothiriel - 16/10/2002 histoire de continuer sur le hors-sujet (au point où on en est...), Vinyamar, si je suis bien évidemment entièrement d'accord avec toi sur la défense de la femme par l'Eglise et sur le principe de formulation des dogmes uniquement en cas de "crise", je reviendrais sur deux points: Enfin, s'il ne faut pas donner à l'Eglise tous les mauvais rôles, loin s'en faut, on peut quand même rappeler que pour un homme médiéval, l'ascèse suprême était d'être moine d'un ordre double (masculin et féminin), ce qui impliquait d'être sous l'autorité d'une abbesse, ce qui était l'humilité suprême pour un homme. L'ordre de Fontevrault, créé selon ce principe (entre autres), a curieusement rapidement été rappelé à l'ordre par la papauté qui en a fait un ordre bénédictin classique - où l'autorité était masculine. notre webmestre préféré n'est pas encore intervenu pour nous rappeler à l'ordre... Lothi *qui a sans doute une âme de polémiste* Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - jean - 16/10/2002 puisque d'autres continuent le "hors sujet" je souhaite aussi préciser que l'Eglise chaque siècle canonisé des quelle que soit la période et je ne cite que quelques noms célèbres parmis un multitude...drole de manière d'honorer des démoniques, fourbes et tentatrices cordialement Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Raphael - 16/10/2002 > Vinyamar : C'est tout à fait en inadéquation avec la vénération de la Sainte Vierge Marie, qui est le plus grand de tous les saints (je le dis au masculin pour que vous saisissiez bien), le plus grand de tous les saints qui ont vécu et vivront encore. Elle a été couronnée reine du ciel et est la mère de l'Eglise, et cette dernière enseignerait que les femes sont démoniaques ou tentatrices !!!??? Et si on me dit que la vierge marie est spéciale, vous constaterez que dès les débuts de l'Eglise les saintes (martyres) sont vénérées. L’immaculée conception dont on débat déjà à cette époque et qui ne devient un dogme qu’au XIXe siècle, consacre définitivement ce statut à part de Marie pour l’Église catholique. En effet l’immaculée conception, c’est à dire le fait pour Marie d’être née sans le péché originel, la sépare définitivement du reste de l’humanité et surtout des autres femmes par lequel ce péché se transmet justement depuis Eve (le péché originel venu par Eve ne se transmet que par les femmes et c’est seulement parc que les hommes naissent des femmes que ceux-ci sont aussi touché). Bref la glorification de Marie n’est pas la glorification des femmes, mais celle de l’Église elle-même. Et si ce choix s’est porté sur une femme c’est tout simplement pour la parabole : Marie, mère du Christ, Église romaine, mère des hommes. Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Ylem - 16/10/2002 Sorry Cathy mais, vérification faite dans les Canons du Concile de Nicée de 325 ainsi que dans ceux de celui de 787, je n'y ai trouvé aucune allégation déniant aux femmes le fait d'avoir une âme, ni même concernant une éventuelle définition de la femme. Toutefois, il faudrait, à mon avis, être particulièrement expert en histoire de l'Eglise et de la théologie catholiques, pour pouvoir affirmer de manière certaine et absolue, que cette idée n'a jamais été affirmée par celle-ci. (A noter : je n'ai pas non plus trouvé de directive indiquant que Marie devait être vénérée comme la plus importante des figures saintes. Le culte marial a connu de nombreuses vicissitudes selon le pays et l'époque, comme le dit, en quelque sorte, Raphael) Et quoi qu'il en soit, la question a bien dû se poser - de la même manière qu'elle se posait aussi pour les populations "sauvages" des nouveaux mondes découverts à la Renaissance. (L'existence même de la question ne montre-t-elle pas qu'il y a un doute ?) Au long de l'histoire, nombre de mesures, tant religieuses que laïques concernant les femmes, ont montré que, à tout le moins, on les considérait comme "irresponsables", leur devoir étant de se soumettre. Voici, à la fois en guise d'illustration et de clin d'oeil, le Canon 70 du 6e Concile, tenu à Constantinople en 553 : *** J'ajoute ma petite pierre à ce fuseau en notant que, ceci étant, : - dans le SDA et le Silmarillion, leur rôle reste relativement discret (voire mineur). Les figures féminines paraissent plus comme des exceptions, que comme des personnages représentatifs d'une moitié de la population du monde du Tolkien (ou du nôtre). Sauf ces quelques exceptions, ce sont les personnages masculins qui déterminent le cours de l'histoire (de la Terre du Milieu). ... Mais bon. Il en est ainsi dans une majorité de romans, non ? D'ailleurs, il me semble plutôt que Tolkien fait preuve en la matière, d'une petite pointe d'originalité, en introduisant, par ci, par là, quelques personnages féminins forts (mais qui ne sont pas des amazones) - dans un genre où ils ne sont pas légion. Pour ma part, j'ai toujours trouvé frappante, l'actualité du discours qu'il prête à Eowyn lorsqu'elle se révolte contre sa condition. Ylem. Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Lambertine - 16/10/2002 Mais Eowyn avait un rôle TRES important à tenir en l'absence des mâles de sa famille. Elle assurait la continuité du pouvoir ( et de la dynastie, si Theoden et Eomer ne revenaient pas ) Theoden lui avait laissé une tâche qui était loin d'être celle d'une potiche ( et Aragorn le lui rappelle lorsqu'elle veut le suivre ) Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Lothiriel - 16/10/2002 lambertine >>> j'ai beaucoup de sympathie pour Eowyn, mais j'ai toujours trouvé que son ardeur à partir au combat était aussi une ardeur A SE FAIRE TUER au combat. Elle veut partir, au départ, pour suivre l'homme qu'elle croit aimer. Elle veut ensuite mourir parce qu'il ne l'aime pas d'amour - et cherche cette mort au combat. Elle retrouve goût à la vie lorsqu'un autre l'aime pour elle-même et qu'elle se met à l'aimer pour lui-même. > n'empêche que le fait qu'Eowyn ne trouve le bonheur qu'en rentrant dans le rôle d'épouse, de guérisseuse, de nourricière, etc. renvoie à des rôles sociaux tout à fait classiques. ce qui n'implique pas qu'ils soient dévalorisants, évidemment. Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Szpako - 17/10/2002 Lothiriel >>> Merci pour toutes ces précisions ;-) Ylem >>> Je te laisse vérifier si mes références aux conciles et bulles ci- dessous ne sont pas erronées ;-)) Merci .;-))
J’ajoute aussi que le nom de l’archétype féminin Eve est réversible, ce qui n’est pas l’effet d’un hasard. Cette écriture symbolise le fait que la femme possède, contrairement à l’homme, une double nature. « Une sorcière est une fée que l’on a offensée » dit Katharine Briggs. De même la « sorceress » du bois de Lorien (« Then it is true, as Eomer reported, that you are in league with the Sorceress of the Golden Wood ? said Wormtongue » SDA, Les 2 Tours, L3, Ch6) se révèle être une créature d’une beauté et d’une grâce lumineuse qui n’est pas sans rappeler la Vierge Céleste : « … I think it is true that I owe much of this character to Christian and Catholic teaching and imagination about Mary, but actually Galadriel was a penitent .. » (L320, p.407). 1. Remarquons d’abord que Satan dans l’AT est discret, accusateur et opposant certes, mais nullement puissance du mal. Pour comprendre cette soudaine omniprésence du diable, il faut se tourner vers la littérature apocryphe apocalyptique des milieux sectaires exaltés juifs des 2 premiers siècles avant notre ère, où Satan acquiert les traits qui sont les siens dans le NT : ange déchu, par la luxure ou par l’orgueil, devenu à la fois ennemi de Dieu et de l’homme, cherchant à pousser ce dernier contre le Créateur, et répandant partout le mal (n’oublions pas qu’au départ le christianisme n’est lui-même qu’une secte dissidente juive). Par ex les livres d’Enoch établissent un lien entre le sexe, le mal, et la maîtrise par l’homme de la technique : des « anges gardiens », « fils de Dieu », chargés de superviser le monde, enfreignent la séparation entre le divin et l’humain, s’unissent aux femmes, ce qui donne naissance à la race maléfique des géants, qui répandent le mal sur terre. De plus ces anges rebelles apprennent à l’humanité la métallurgie, l’art des bijoux et des cosmétiques. Les anges rebelles seront punis : selon certaines versions, ils deviennent des étoiles qui tombent du ciel, ce qui donnera en latin Lucifer, « porteur de lumière » (il me semble que Melkor in HoMEX aime la lumière et se vêt ainsi avant de se faire brûler par Arië, la maia qui protège le soleil,qu’il avait tenté de violer).
Textes étranges … mais replacés dans leur contexte historique, ils témoignent d’une période difficile pour les Hébreux, due à une occupation étrangère, qui met en péril l’identité culturelle et religieuse du pays, et à laquelle ils opposent une résistance violente, héroïque et sans espoir.
2. Maintenant Saint Augustin (vers 400). Selon lui, Satan est à l’origine un bon ange ; il a péché par orgueil et Dieu a permis ce choix, dû à un défaut dans la volonté du démon, qui était libre. Puis le diable a jalousé l’homme qu’il a séduit : le serpent, c’est bien lui, et sa punition est éternelle, servant d’avertissement à l’homme, qui, lui, ne reçoit qu’une correction provisoire ; mais ceux qui choississent de suivre le démon connaîtront le même sort que lui. Le diable fait partie du plan divin, il sert d’exemple de ce qu’il ne faut pas faire et de ce qui nous attend si nous le faisons. Ainsi Dieu « du mal fait le bien ». Mais le diable n’est pas seul, il a entraîné dans sa chute une multitude de démons (comme Melkor), qui ont gardé leur corps subtil d’air et de lumière, cherchant à nous nuire, à nous pousser au mal, à provoquer des catastrophes naturelles. Certains d’entre eux, les démons incubes et succubes, peuvent avoir des relations sexuelles avec les femmes et les hommes : « Les faits de démons incubes et succubes sont si multipliés qu’on ne saurait les nier sans impudence » écrit Augustin dans La cité de Dieu . Réminiscence du dieu romain Pan (cornu, poilu, et à face de bouc, dieu du désir sexuel), de l’histoire des anges gardiens, qui firent l’amour aux femmes, liée à la culpabilisation du sexe, cette croyance tiendra une grande place à l’époque de la sorcellerie. Saint Thomas au XIII siècle accordera aussi une grande importance au Démon et à la façon qu’il peut agir sur l’homme, sur son corps, sur sa raison et sur sa volonté.
- Dans un canon du concile d’Ancyre (314) on peut lire que : « certaines femmes criminelles, suppôts de Satan et séduites par ses mirages et ses visions démoniaques, croient et professent qu’elles chevauchent certains animaux et traversent l’espace en compagnie de Diane, déesse païenne … ». 5. Les sorcières ou la peur de l’homme face à ce qu’il ne connaît pas. Lorsque Wormtongue traite Galadriel de « sorceress », Gandalf répond : « The wise speak only of what they know, Grima son of Galmod. A witless worm have you become. Therefore be silent, and keep your forked tongue behind your teeth …. » Le problème est bien là, ce qui dépasse notre entendement et de par notre ignorance, on a alors tendance à y voir un maléfice. Seul ceux qui ont la connaissance peuvent juger. Ainsi Georges Minois écrit : « Les femmes sont beaucoup plus visées que les hommes … visiblement le diable préfère les femmes … La diabolisation de la femme vient se greffer sur le vieux contexte trouble de la peur inconsciente de l’homme face à cet être si beau, si séduisant et en même temps si mystérieux, si impur, si terrible. Peur de la castration, que la psychanalyse a mise en valeur et qui transparaît dans les manuels de démonologie : « Les sorcières peuvent-elles illusionner jusqu’à faire croire que le membre viril est enlevé ou séparé du corps ? », demande le ‘Malleus maleficarum’, qui affirme que le diable peut par l’intermédiare des sorcières, rendre impuissant, ou même faire disparaître le pénis. Le vieux fonds d’attraction-répulsion à l’égard de la femme, développé par la tradition chrétienne qui fait de la virginité la vertu par excellence et de la luxure le péché essentiel …. aboutit à faire du sexe féminin la victime consentante des avances du diable. Tout un clergé sexuellement frustré attribue au diable les tentations charnelles qui l’assaillent, et voit dans la femme un être maléfique dont Satan se sert pour attirer l’homme en enfer ». Donc il me semble que mes propos de mon poste précédant ne sont pas le fruit d’un délire personnel et que le sujet n’est pas si hors-sujet ;-)) Amitiés Cathy Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Lambertine - 17/10/2002 Je ne suis ni historienne ni théologienne, et j'admet que l'Eglise fit des erreurs dans l'Histoire. L'Eglise est humaine autant que Divine et les hommes sont faillibles. je voudrais faire quelques remarques cependant: - si le Christ n'eut que des APOTRES males, il eut aussi des DISCIPLES femmes . Ce furent d'ailleurs des femmes qui furent les premiers témoins de la Résurrection. - pourquoi vouloir a tout prix que les rôles de l'homme et de la femme soient identiques ? les hommes et les femmes ne sont pas identiques, ne serait-ce que parce que la femme porte l'enfant, ce qui lui donne une physiologie et une psychologie particulière. Quant à la femme dans l'histoire de l'Eglise, citez-moi au hasard 10 personnages marquants de cette histoire. Il y aura probablement autant de femmes que d'hommes. - Eowyn : son bonheur est de retrouver un rôle de femme ? Oui, sans doute. Mais surtout de personne aimée et aimante dans un pays enfin en paix. Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - NIKITA - 17/10/2002 Puisque l’on s’est lancé dans ce vaste sujet, je me dois de réagir énergiquement (ça ne sera que la deuxième fois dans ce fuseau !) contre certains propos ! >Raphaël : « En effet l’immaculée conception, c’est à dire le fait pour Marie d’être née sans le péché originel, la sépare définitivement du reste de l’humanité et surtout des autres femmes par lequel ce péché se transmet justement depuis Eve (le péché originel venu par Eve ne se transmet que par les femmes et c’est seulement parc que les hommes naissent des femmes que ceux-ci sont aussi touché). » Quoi ? Le péché est né et transmis par la femme ? Au nom de qui parles-tu, Raphaël ? L’Eglise médiévale ? actuelle ? toi ? Parce que là, je ne vois pas qui pourrait soutenir une telle contre-vérité ! Enfin je en crois pas que Marie ne fasse plus partie de l’humanité parce qu’a été déclarée son « immaculée conception » ! Au contraire, elle est un exemple pour toutes les femmes qui cherchent à se libérer du péché, elle est la nouvelle « Eve » de même que le Christ est le nouvel « Adam » : >Szpako : « J’ajoute aussi que le nom de l’archétype féminin Eve est réversible, ce qui n’est pas l’effet d’un hasard. » >Szpako : « On apprend aussi que Caïn est le fils d’Eve et du démon » Ton exposé, Cathy, est instructif mais il prouve, à mon avis, qu’il est dangereux d’interpréter un message sans revenir à sa source ! On peut rester pantois devant tous ces écrits apocryphes qui contredisent si violemment la Bible dans la lettre comme dans l’esprit ! De là sont nés beaucoup de controverses et de malentendus ! Aucun message raciste ou sexiste ne peut être honnêtement soutenu si l’on en revient au texte biblique original et contextualisé : toute littéralité est à proscrire car dangereuse et source d’erreurs ! NIKITA Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Coeur de Canard - 17/10/2002 Relisons le récit de la chute dans la Genèse : <-------------------------- >Szpako : « J’ajoute aussi que le nom de l’archétype féminin Eve est réversible, ce qui n’est pas l’effet d’un hasard. » ---------------
---------------- Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - NIKITA - 17/10/2002 >Cœur de canard 2) Cœur de canard : « Certes Haya n'est pas un palindrome, cependant la traduction latin (vulgate) est source de nombreuse interpretation notament pour le dogme catholique. » 3) CdC : « a propos le "vous brulerez la sorciere" viens de la genese et Sarah se debarasse de sa servante mere du fils ainee d'Abraham, ISmael en l'accusant de sorcellerie » 4) CdC : « De nombreux chretiens et juif on une interpretation extremement literale du pentateuque. Et si on va dans la litteralite c'est edifiant. » NIKITA Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Lothiriel - 17/10/2002 hum, voilà un sujet qui s'enflamme! Cependant, il n'y a jamais eu de condamnation de "la femme" en tant que telle: Jean citait une liste de saintes, on peut citer en contrepoint une liste de femmes brûlées (ce n'est pas bien difficile!), cela ne fait pas avancer le schmilblick. Je pense que le propos sur ce qu'on ne comprend pas, ce qu'on ne maîtrise pas, est plus utile. Georges Duby a bien montré que la femme, au Moyen Age, fait peur: elle donne la vie et peut donc la retirer, elle est nourricière et peut se faire empoisonneuse... Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Ylem - 18/10/2002 Ci-après une intervention un peu décalée par rapport aux considérations sur la sorcellerie et la situation de la femme au Moyen-Age ou son image biblique, mais bon... les discussions avancent souvent à un rythme bien plus élevé que le temps dont je dispose pour y participer ! **** >>Lambertine : Mais Eowyn avait un rôle TRES important à tenir en l'absence des mâles de sa famille. Ceci n'enlève rien à la grandeur du personnage. Elle n'est certes pas du tout une potiche, mais ce n'est pas elle qui détient l'un des rôles-clefs - lesquels sont attribués exclusivement à des hommes. (Il est vrai aussi, faut-il le rappeler, que les femmes sont extrêmement minoritaires dans le SDA). Par contre... il me semble que l'on peut considérer qu'elle représente l'espoir du monde à venir - au même titre que Faramir, peut-être, ou mieux, que Sam et Rosie. Un monde qui laisserait tomber ses tendances belliqueuses ou ses obligations guerrières, pour construire la paix. Ainsi, renonçant à chercher la gloire dans le massacre, elle affirme le nouveau sens de sa vie, de la Vie : "je serai guérisseuse, et j'aimerai tout ce qui pousse et n'est pas stérile" (Livre VI chap. V). Dans cette interprétation, Eowyn ne rentre pas dans son rôle social - tel que tu l'évoques, Lothiriel. Mais elle préfigure une société meilleure. (A noter : Sam aussi reconstruit son pays en semant et en procérant.) Enfin, ce n'est là qu'une interprétation possible du personnage d'Eowyn. Tolkien, comme souvent, laisse bien des portes ouvertes en la matière. Dans ses Lettres, Tolkien ne fait guère allusion à elle. Le seul passage significatif se trouve dans la lettre 244. **** J'ajoute deux réflexions plus générales suite à tes interventions, Lambertine : >>Lambertine : pourquoi vouloir a tout prix que les rôles de l'homme et de la femme soient identiques ? les hommes et les femmes ne sont pas identiques, ne serait-ce que parce que la femme porte l'enfant, ce qui lui donne une physiologie et une psychologie particulière. - A cela, j'ai envie de répondre par une autre question : pourquoi vouloir absolument définir des rôles selon le sexe ? Un des grands acquis de nos sociétés occidentales contemporaines n'est-il pas de permettre à chacun, qu'il soit homme ou femme, de choisir (plus ou moins), l'orientation qu'il souhaite donner à sa vie ? C'est d'ailleurs aussi la revendication d'Eowyn : "Ne puis-je maintenant vivre ma vie comme je l'entends ?" (3e partie - L. V. Chap. II). Amicalement, Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Coeur de Canard - 18/10/2002
CdC Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Raphael - 18/10/2002 Nikita > Quoi ? Le péché est né et transmis par la femme ? Au nom de qui parles-tu, Raphaël ? L’Eglise médiévale ? actuelle ? toi ? Parce que là, je ne vois pas qui pourrait soutenir une telle contre-vérité ! Hé bien, que d’emportement ! Cette vision et tout simplement celle, comme je le dis dans mon poste précédant, de l’Eglise catholique apostolique et romaine, qui en la matière n’a rien dit de nouveau depuis quelques bons siècles. Et pour ce qui est de soutenir des Nikita > Relisons le récit de la chute dans la Genèse [ … ] Certes, je suis parfaitement d’accord avec toi, mais le jour ou l’Eglise catholique se souciera de la Bible et en fera une lecture littérale, elle ne s’appellera plus Eglise catholique mais Eglise protestante ! Nikita > Enfin je en crois pas que Marie ne fasse plus partie de l’humanité parce qu’a été déclarée son « immaculée conception » ! […] Je parlais ici une nouvelle fois du point de vue de l’Eglise catholique. De ce point de vue, comme l’Eglise et Marie se confondent symboliquement, il devient capital de séparer Marie du reste de l’humanité. En effet, l’Eglise romaine ne se conçoit elle-même que séparée radicalement du monde des laïques, son rôle est d’en être l’intercesseur auprès de Dieu. Ainsi si elle veut Marie comme porte-étendard elle doit par cohérence la séparé de l’humanité comme elle en est séparée elle-même. Raphaël, flegmatique pratiquant. Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Beruthiel - 19/10/2002 Lothiriel : Et tout comme Ylem je ne peux pas m'empêcher de réagir à ce que tu dis, Lambertine : Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Raphael - 19/10/2002 Lothiriel > révise ta théologie catholique de base, elle comporte de sérieuses lacunes - on va dire une légère ignorance de Vatican II à tout le moins. Pour faire très bref parce que ce genre de discussions va vraiment finit par en lasser certains… D’un point de vu doctrinal, ce qui était l’objet de la discussion, Vatican II n’apporte presque rien, notamment aucune remise en cause de « l’immaculée conception » ou de « l’infaillibilité pontificale » les dogmes les plus controversés des deux derniers siècles. Au contraire même la proclamation à titre personnel de la Vierge Marie comme mère de l’Église n’est plus ni moins qu’une régression, qui fit grincer les dents des autres Eglises admises comme observatrices au concile. J’invite ceux qui en ont le courage à consulter le « Catéchisme officiel de l’Eglise catholique », (disponible en librairie) ils iront de surprises en surprises, on est bien loin de l’image que donne l’Eglise à l’extérieur ( d’autant que les positions l’Eglise française sont elles-mêmes marginale vis-à-vis de reste de l’Eglise romaine). Lothiriel > si c'est utile, je veux bien développer, Mais j’en serais ravi, c’est l’intérêt de la discussion et je suis loin d’être un spécialiste un droit canon. Raphaël Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Lothiriel - 19/10/2002 Raphaël >> révise ta théologie catholique de base, elle comporte de sérieuses lacunes - on va dire une légère ignorance de Vatican II à tout le moins. si c'est utile, je veux bien développer, évidemment, mais dire que l'Eglise se conçoit comme séparée du monde de laïques, qu'elle ne se préoccupe pas de la Bible et qu'elle défend depuis des siècles l'idée du péché transmis par la femme, c'est... curieux, on va dire, et en tout cas erronné.
Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Vinyamar - 19/10/2002 Hum rhem... Je sens dans totue cette discussion une animosité relativement peu propice à la neutralité. BOn, je sais que je disais qu'on ne peut pas être neutre en matière de foi, mais mesdemoiselles, vous m'effrayez ! Que vous a donc fais l'Eglise Catholique. Cathy, j'avoue que ton 'ton' me surprend. Disons qu'il est inhabituel chez toi (c'est pas toi qui me traitais de tête brûlée :-)) ?)
Le CEC, je le lis régulièrement, je m'en porte bien, merci. Et je ne vois aucune opposition entre l'image intérieure et l'image extérieure (à moins de confondre image extéreiure et l'image distribuée par les média) "Vatican II n'apporte presque rien, notamment aucune remise en cause..." Bref, ton dernier message est légèrement hors propos. Pour la notion du péché, il est clair que l'homme et la femme partagent la meêm responsabilité. D'accord, c'est la femme qui tente l'homme, si l'on veut, mais l'homme, face à l'accusation de Dieu, rejette aussitôt la faute à un atre, et n'est pas capable d'assumer son acte, pourtant libre. Quand au rôle des femmes che Tolkien, (ou ailleurs) je ne vois aps pourquoi on cherche à tout prix à l'examiner selon une grille de lecture toute virile !? N'y a-t-il pas d'autre façon d'exister que par les faits d'armes ou la gloire du combat physique ?? L'homme et la femme n'ont pas le meêm rôle, ni biologique, ni même social. (Ylem, on peut poursuivre le débat sur le destin (ailleurs bien sûr) si tu le désires. Vinyamar Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Lothiriel - 20/10/2002 juste pour dire un grand merci à Cathy de rester dans le légendaire ;) Raphaël >> "le jour ou l’Eglise catholique se souciera de la Bible et en fera une lecture littérale, elle ne s’appellera plus Eglise catholique mais Eglise protestante !"
Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Szpako - 20/10/2002 Vinyamar >>>> Non, non, je ne suis pas tête brûlée ;-)) (quoique parfois … j’ai peut-être utilisé des images un peu extrêmes et orientées), mais je me pose des questions que voici … sous une forme moins imagée ;-)) 1. L’Eglise au cours de son histoire a fait des erreurs, des innocents ont été sacrifiés au nom du Christ, mais il me semble qu’elle a fait acte de contrition il y a peu (Vatican II ? ?). 2. Le concept de patriarcat est-il inhérent à l’idée même de religion ou peut-on dire au contraire que le monde de la religion a été investi plus tardivement par les hommes, car pour certains les religions matriarcales étaient prédominantes avant l’arrivée des grandes religions actuelles, il y a qq 3000 ans. D’où la question : l’inégalité entre les sexes face à l’autorité et au pouvoir reflète-t-elle un ordre originel ou est-elle une construction de l’esprit humain à un certain stade de son évolution ? 3. Les églises anglicanes ordonnent maintenant des femmes, l’église orthodoxe peut le faire aussi (mais ne le fait pas en fait) et les libéraux et les réformés judaïques le font. Par contre l’islam ne connaît aucun débat de cet ordre (le bouddhisme se pose la question par contre). Donc un débat d’actualité aussi (comme le souligne Lothiriel) , qui ne se posait pas dans l’antiquité païenne, car la sorcière a été considérée comme une dégradation voulue, sous l’influence de la prédication chrétienne, des prêtresses, des sibylles, des magiciennes druidiques. Elles furent déguisées de façon hideuse et diabolique, à l’encontre des initiées antiques qui reliaient l’Invisible et le Visible, le divin et l’humain. J’espère que tu me comprends mieux maintenant, Vinyamar ;-)
« In the Elvish legends there is record of a strange case of an Elf (Miriel, mother of Fëanor) that tried to die, which had disastrous results, leading to the ‘Fall’ ot the High-Elves … Miriel wished to abandon being, and refused rebirth » (Lp.286). Miriel est donc la cause de la chute des Noldor dans son refus d’assumer son rôle d’épouse et de mère, le « dans le peine tu enfanteras tes fils » l’ayant complètement épuisée : « But in the bearing of her first son Miriel was consumed in spirit and body, so that wellnigh all strength seemed to have passed from her … Miriel said to Finwë : « Never again shall I bear child ; for strength that would have nourished the life of many has gone forth into Feänáro» (HoMEX, p.236). Mais la « lumineuse » Indis, la seconde épouse de Finwë, sera celle dont la descendance sauvera la destinée des Elves et des Humains de la Terre du Milieu à la fin du premier âge et de sa descendance naîtra une nouvelle lumière, celle des Demi-Elfes qui portera l’espoir pour les 2 races, comme l’annonce Mandos : « … I will proclaim now to you things both near and far. Behold ! Indis the fair shall be glad and fruitful … Long she hath loved Finwë, in patience and without bitterness. Aulë nameth Fëanor the greatest of the Eldar, and in potency that is true. But I say unto you that the children of Indis shall also be great, and the Tale of Arda more glorious because of their coming. And from them shall spring things so fair that no tears shall dim their beauty …When he that shall be called Eärendil setteth foot upon the shores of Aman, ye shall remember my words … » (HoMEX, p.247). Finwë est fautif aussi dans son désir égoïste de paternité et de remariage, et d’après Ulmo, il est le plus fautif car dans son impatience il a interdit toute possibilité de renaissance de Miriel : « Thus the impatience of Finwë will close the door of life upon the fëa of his spouse. This is the greater fault. For it is more unnatural that one of the Eldar should remain for ever as fëa without body than that one should remain alive wedded but bereaved… » (p.243).
(Ce n’est pas trop grave si je reviens au Légendaire ? ? ;-)) Mais à propos d’une interprétation du péché originel, je propose celle de Paul Ricoeur (plus conforme aussi avec celle de Tolkien). 1.les mythes théogoniques dans lesquels l’homme n’est pas lui-même l’origine du mal, il ne fait que le trouver et le continuer . 2. le mythe adamique, le seul type de mythe à nous offrir une conception proprement anthropologique de l’origine du mal, dans laquelle l’origine du mal se confond avec l’origine de l’humanité. Comparons avec ce que dit Tolkien : « I suppose a difference between this Myth and what may be perhaps called Christian mythology is this … In this Myth the rebellion of created free-will precedes creation of the world (Eä) ; and Eä has in it, subcreatively introduced, evil, rebellions, discordant elements of its own nature already when the ‘Let it Be’ was spoken. » (L.p286).
Cathy Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - NIKITA - 20/10/2002 >Raphaël : « Hé bien, que d’emportement ! Cette vision et tout simplement celle, comme je le dis dans mon poste précédant, de l’Eglise catholique apostolique et romaine, qui en la matière n’a rien dit de nouveau depuis quelques bons siècles. Et pour ce qui est de soutenir des « contre-vérité » je ne cois pas que ça lui ait jamais posé le moindre problème. Mais je m’étonne tout de même que qui que ce soit puise parler de « vérité » en matière théologique, ça me dépasse… » Pardon de m’ « emporter », Raphaël, mais il faut bien que quelqu’un réagisse quand un autre prétend des choses fausses : or je maintiens que l’Eglise catholique et romaine ne dit pas en 2002 que « l’immaculée conception, c’est à dire le fait pour Marie d’être née sans le péché originel, la sépare définitivement du reste de l’humanité et surtout des autres femmes par lequel ce péché se transmet justement depuis Eve (le péché originel venu par Eve ne se transmet que par les femmes et c’est seulement parc que les hommes naissent des femmes que ceux-ci sont aussi touché). », pour te citer ! Il ne s’agit pas d’une vérité théologique mais d’une vérité tout court, ou si tu préfères, d’une réalité : quand tu prétends qu’untel a dit ça, et que c’est faux, il faut bien rectifier ! D’autant que ce genre de propos peut avoir de conséquences fâcheuses et créer des malentendus… J’en veux pour preuve ce que disait déjà St Augustin (IVe-Ve siècle après J.C., of course) à propos des chrétiens qui interprètent faussement la Bible (c’est moi qui souligne): Mais revenons à nos moutons ! Il me faut donc te convaincre que l’Eglise catholique rejette : Au travail : 1) Le Concile de Trente, au printemps de 1546, établit le dogme du péché originel et affirme que le péché d’Adam a atteint tous les hommes et qu’il est héréditaire. Dogme non démenti par le pape Jean-Paul II et le nouveau Catéchisme de l’Église catholique. Il n’est pas question d’Eve mais d’Adam (tiens, tiens…) et jusqu’à nouvel ordre, l’hérédité concerne aussi bien l’homme que la femme ! Voilà qui met fin aux théories sexistes ! 2) Pour ce qui est de Marie, j’ai trouvé un compte-rendu sur le net qui explique point par point tous les dogmes rattachés à sa personne. Je vous préviens, c’est un article qui rend compte d’une catéchèse d’évêque à destination d’une congrégation religieuse, il est donc forcément « orienté » : Je retiens personnellement plusieurs choses de cet article : b) « Dans ce passage du décret, Marie est définie comme "femme": Jésus a qualifié ainsi sa mère dans deux moments extrêmement importants de sa vie: au commencement de ses miracles, signes de sa divinité, à l'occasion des noces de Cana (Jean 2,4) et au moment crucial et dramatique de sa mort sur la croix (John 19,26). Il a utilisé en cela un mot extrêmement respectueux. Marie est la femme par excellence, elle a développé au plus haut degré toutes les composantes de la réalité féminine: l'émotion, les sentiments, l'affection, les vertus, la grâce, le sacrifice, l'immolation. » (c’est moi qui souligne) c) « L'évêque nous a fait remarquer combien sublime est cette acceptation de la souffrance de la part de la Mère de l'Eucharistie, qui pourrait rester dans la joie du Paradis et au lieu de cela s'en arrache pour venir sur terre, poussée par son immense amour envers ses enfants. » d) « Marie est le chemin qui conduit au Christ, pour nous permettre de vivre une relation forte et pleine d'amour avec Lui. » e) « Christ est médiateur parce qu'il est Dieu et homme et Marie est médiatrice parce qu'elle la Mère de Dieu et notre mère. (…) Christ est à nos côtés et nous aime d'un amour immense, mais lorsque nous sommes devant Lui, nous devons L'adorer. Marie est à nos côtés, et nous devons nous efforcer de développer notre relation avec elle afin de la rendre chaque jour plus solide et plus profonde. » (c’est encore moi qui souligne) Pour conclure, parce que cela devient compliqué, j’ai peur que quand Raphaël écrit que « De ce point de vue, comme l’Eglise et Marie se confondent symboliquement, il devient capital de séparer Marie du reste de l’humanité. En effet, l’Eglise romaine ne se conçoit elle-même que séparée radicalement du monde des laïques, son rôle est d’en être l’intercesseur auprès de Dieu. », il ne confonde le mot « Eglise » tel qu’il est utilisé dans les dogmes rattachés à Marie (Eglise=ensemble des Chrétiens, laïcs et consacrés) et ce qu’il appelle « l’Eglise romaine », c’est-à-dire le clergé catholique… Je me trompe ? Un dernier mot pour finir : un des apports de Vatican II a justement été de redéfinir le rôle des laïcs dans l’Eglise (=la communauté des chrétiens) et de leur donner une part importante de sa mission ; en un mot laïcs et consacrés ne sont pas distants les uns par rapport aux autres mais oeuvrent ensemble à la même cause. Il y aurait bien des choses encore à ajouter mais je n’y reviendrai pas de peur de répéter ce qu’a dit à juste tire Vinyamar… NIKITA Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Raphael - 20/10/2002 Vinyamar > Raphael, moi ce qui me dépasse c'est que tu prétendes qu'il faille laisser la palce à toute interpréatation personnelle dans la Bible, et qu'il n'y a pas de vérité théologique, (je suppose donc pas d'autres vérités que scientifique (dans laquelle je range l'histoire)? cette pauvre science qui pourtant ne cesse de se contredire) Non, la science n’admet pas de vérité absolue, seulement des théories qui sont toutes amenées un jour ou l’autre à être infirmées est remplacées par de nouvelles, le propre d’une proposition scientifique est précisément de pourvoir être réfuté… C’est une quête permanente. Vinyamar > en même temps tu prétendes nous porposer une vision des choses plus vraies que notre vision, nous ouvrir à la justesse de ta vision des choses ! Tu perds au même instant toute crédibilité, tes proposition ne devenant alors que des opinions, qui ne s'échangent pas. Mais le but d’une discussion n’est-elle pas d’exposer son interprétation des choses afin chercher à convaincre sont contradicteur ? À quoi bon argumenter sinon ? Nikita > Pardon de m’ « emporter », Raphaël, mais il faut bien que quelqu’un réagisse quand un autre prétend des choses fausses […] On oubli pour l’emportement, d’autant que dans la suite de mon poste c’est bien moi qui m’emporte à mon tour… Nikita > 1) l’idée que la femme est seule à l’origine du péché originel, 1) Le Concile de Trente, au printemps de 1546, […] Dont acte, je ne suis bel et bien fourvoyé. Nikita > 2) Marie est séparée du reste de l’humanité. Pour ce qui est de Marie, […] Je comprends bien ton interprétation, mais j’en ferais cependant une autre. Nikita >« Marie est le chemin qui conduit au Christ, pour nous permettre de vivre une relation forte et pleine d'amour avec Lui. » Par exemple cette citation me semble d’une grande clarté, Marie est le guide tout à fait d’accord : comme l’Eglise romaine (en tant qu’institution), est le guide de reste des croyants. Et oui, le guide est séparé du groupe, le berger et les moutons sont nécessairement d’une nature différente. Nikita > « Christ est médiateur parce qu'il est Dieu et homme et Marie est médiatrice parce qu'elle la Mère de Dieu et notre mère. (…) Christ est à nos côtés et nous aime d'un amour immense, mais lorsque nous sommes devant Lui, nous devons L'adorer. Marie est à nos côtés, et nous devons nous efforcer de développer notre relation avec elle afin de la rendre chaque jour plus solide et plus profonde. » (c’est encore moi qui souligne) Une nouvelle fois pour moi ce cela signifie de l’Eglise romaine est Pour finir, je pense que nos deux façons d’envisager les choses vis-à-vis du statut de Marie ne sont contradictoire qu’en apparence, et sont même nécessairement complémentaires. Le discours de l’Eglise à différents niveaux de lectures : il s’agit a la fois de donner un model et un guide aux croyants (Maire donc) mais il s’agit aussi pour l’institution d’identifier ensuite ce guide a elle-même, quoi de plus normale en somme. Szpako > Ainsi l’origine de la chute des Noldor et de leur salut fait écho au mythe biblique et à la théophanie chrétienne grâce à deux images de femmes/mères : Miriel/Eve et Indis/Marie. (Ce n’est pas trop grave si je reviens au Légendaire ? ? ;-)) Un peu de discipline ne fait jamais de mal ;-) Un autre point qui n’a toujours frappé chez Tolkien c’est l’absence quasi totale d’aspect religieux dans la vie des hommes de la Terre du millieu. La seul réfence clairement religieuse, en terne de lieux consacrés et de rites, est celle du temple que fait bâtir Sauron à numenor, je trouve ça franchement osé de la part de Tolkien. Raphaël Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Vinyamar - 20/10/2002 Szpako:>La réponse la plus concevable serait que la violence ne se justifie que si ses fins sont la poursuite d’un bien plus grand que l’horreur qu’elle engendre. Mais qui peut définir, et comment, ce qu’est un « bien plus grand » ? A strictement parler, rien ne justifie, en morale, l'utilisation d'un acte intrasèquement mauvais, quel que soit le bien recherché. Le Bien doit se faire par le Bien, ou bien ne pas se faire. Pour prendre l'exemple des croisades, ceci dit, il faut compter sur d'autres motifs que la pure morale. La civilisation d'une époque donnée entre en jeu, car les notions de bien et de mal s'affinent au fur et à mesure que l'on pratique le bien. Alors que tuer n'était pas toujours un mal il y a quelques siècle, à force de pratiquer la prudence et la vertu nous avons aujourd'hui un éclairage plus juste sur la question (et pourtant par encore assez, les générations qui nous suivent auront beaucoup de quoi nous accuser !!!). il ne faut donc pas juger trop rapidement une époque à l'aune de sa propre civilisation. Tout ça pour dire que la nécessité peut demander d'aller au delà de la morale. Comme dirait Tolkien, n'oublions pas que nous traitons avec "Arda Marred", et qu'en ce lieu les règles même sont brisées,et que "la justice n'y est pas la guérison". Qui peut donc définir ce qu'est un bien plus grand: les même principes qui régissent la notion de légitime défense ! Cela implique toujorus des erreurs ou des abus, et pour cela l'Eglise a demandé pardon (mais pas en Concile, ce fut très récent, en 1999 peut-être, en préparation du grand Jubilé de l'Eglise). Mais elle demande pardon pour ses membres qui la trahissent (et qu'elle assume tout de même), mais ce n'est pas "l'Eglise" qui a péché, Eglise que je comprend comme corps mystique du Christ, et épouse du Christ. (vision de foi certes, mais si l'on parle d'institutions humaines, vous vous permettrez bien je pense de vous passer de moi) >l’inégalité entre les sexes face à l’autorité et au pouvoir reflète-t-elle un ordre originel ou est-elle une construction de l’esprit humain à un certain stade de son évolution ? c'est une excellente, et rudement bien posée. Comment pourrais-je te répondre. Je tiens à préciser que l'Eglise elle-même sait qu'lle ne détient pas la réponse. Concernant la'ordination des femmes, elle ne dit pas que c'est impossible ou interdit, elle dit qu'elle n'a pas autorité pour un tel bouleversement. Ce que le Christ a dit n'est pas suffisant pour l'empêcher, pas plus qu'il ne permet d'outrepasser son exemple et d'aller au delà de ce qu'il a prescrit. L'Eglise se rend incompétente pour juger en cette affaire, et seul le Christ pourrait résoudre le problème, s'il en valait la peine. Quant à l'autorité de manière générale, ce que je sais, c'est que les sociétés matriarcales ont toutes été des sociétés en déclin (comme Rome justement qui devenait matriarcale au moment de l'invasion des Huns). Il est possible que ce soit une décision de l'esprit humain, donc, que les femmes n'aient pas accès à l'autorité, mais comment pourrions-nous être sûr, en ce monde corrompu, que ce n'est pas un retour à un ordre pré-établi ?? La psychanalise souligne le fait que la mère ayant déjà une autorité naturelle sur l'enfant, l'exercice de son autorité infantilise la société... Mais devinant bien que tu ne t'attendais pas à ce que sois capable de répondre à pareille question, je me demande ce que tu cherches ?
our le parallèle Miriel/ Eve Indis / Marie, je n'irais pas chercher aussi loin. mais je reconnais que l'on a une sorte de pécheresse (une faible en tout cas) et une gracieuse. Mais ni l'une ni l'autre ne semblent responsable du sort de leurs enfants. Tolkien suggérait plutôt que par le mal d'une naissance qui a apporté la mort dans le royaume béni, et la naisance d'un fils troublé, Eru a offert dans la même lignée des fils qui contrebalanceront les actes néfastes de Fëanor. Il dit textoje crois "ainsi d'un mal est né un bien qui aurait pu se montrer plus grand". Je crois que c'est là où il voulait en venir, pas à un paralèle tié par les cheveux (mais tu sais à quel point je peux être réticent à ces sur-interprétations, même si j'avoue souvent me tromper par après).
>Mais le but d’une discussion n’est-elle pas d’exposer son interprétation des choses afin chercher à convaincre sont contradicteur ? À quoi bon argumenter sinon ? Et comment argumentes-tu si tu poses que la vérité n'existe pas ??!! Le but d'une discussion n'est pas de convaincre son contradicteur, et surtout pas de lui fourrer dans la tête sa propre interprétation... ou bien changes-tu d'avis sur un point après chaque nouvelle discussion ??
L'Eglise n'est pas le guide du reste des croyant. Le guide, le pasteur, c'est le Christ. L'Eglise, institution ou corps social ou corps mystique, est l'ensemble des croyants, clergé y compris. Ce ne sont pas des bodhisatva qui se réincarnent après avoir découvert la vérité ! Le guide était séparé, jusqu'à ce qu'il se fasse l'un de nous. Le Christ s'est incarné !! Quant à l'Eglise, elle a reçu le dépôt de la foi et le message du Christ, et tient bon dans toutes les difficultés, les opositions et les séparations pour l'annoncer tel qu'il est, sans le modifier au gré de son public. (mais en "l'adaptant" toutefois, pour qu'il soit correctement reçu). Et je ne vois pas d'où sort ce "nécessairement d'une nature différente" ! Ce qui est séparé, c'est le sacré (c'est le sens du mot). Il y a du scré dans l'Eglise, mais les prêtre ne sont pas des anges, et bien des hommes : "Si le monde vous hait, Le prêtre est dans le monde, et en même temps il n'y est pas, mais il est bien DU monde, et non pas séparé, en aucun cas. >je pense que nos deux façons d’envisager les choses vis-à-vis du statut de Marie ne sont contradictoire qu’en apparence, Pourrais-tu dans ce cas mieux exprimer ton point de vue sur la question, si toutefois cela contribue à enrichir le débat. >il s’agit a la fois de donner un modele et un guide aux croyants (Marie donc) mais il s’agit aussi pour l’institution d’identifier ensuite ce guide a elle-même, quoi de plus normal en somme. Marie n'est pas un guide ! Elle est un modèle, si l'on veut, et elle nous conduit au Christ par sa prière, mais elle n'est pas un guide. Ce terme est impropre. Elle est notre mère, et sa bienveillance nous garde. Elle nous montre le Christ, et sa foi nous sert de modèle, mais elle ne nous guide pas. L'Egise ne 'est jamais identifié à la Vierge Marie dans un but aussi mesquin. C'est dans le rôle de mère que l'Eglise Vierge féconde et la Vierge Marie se côtoient, non dans celui de guide. Mais l'Eglise est une réalité bien plsu complexe, puisqu'elle est aussi et le corps du Christ, le Christ lui-même poursuivant son incarnation, et l'épouse du Christ, qu'Il va rendre pur pour pouvoir l'épouser dignement. Enfin, au sujet de la religion dans le monde de Tolkien, bien des fusaux en parles, et tu peux faire une petite recherche à l'aide du moteur. Vinyamar Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - NIKITA - 20/10/2002 >Cathy : « Je suis d’accord avec toi [Raphaël] que la première responsable de la faute sera Eve (dont la fonction a été de tenter Adam). Et c’est bien cette interprétation (catholique ?) que l’on retrouve dans le Légendaire à propos de la chute des Noldor. » Pitié, Cathy, as-tu mes post des 17/10 et 20/10 ou faut-il vraiment que je recommence ma démonstration ? Faire de Eve la seule responsable du péché originel est une interprétation erronée de la Genèse donc ne va pas prétendre que c’est la position officielle de l’Eglise catholique ! Je suis bien arrivée à convaincre Raphaël alors pourquoi pas toi ??? :-( C’est sûr, cette vision des choses ébranle un peu ton parallèle Miriel/Eve et Indis/Marie. L’allusion à Ricoeur m’a fait soudainement penser à l’origine du mal dans la mythologie grecque et à l’histoire de Pandore que l’on a souvent comparée de manière un peu trop simpliste à l’Eve biblique… Cathy : « Les églises anglicanes ordonnent maintenant des femmes, l’église orthodoxe peut le faire aussi (mais ne le fait pas en fait) et les libéraux et les réformés judaïques le font. Par contre l’islam ne connaît aucun débat de cet ordre (le bouddhisme se pose la question par contre). Donc un débat d’actualité aussi… » Si ça peut te rassurer, le débat n’est pas si clos que cela au sein de l’Eglise catholique : j’en veux pour preuve ce réquisitoire très instructif (à bien des égards)trouvé sur le net : >Raphaël : contente de voir le débat s’apaiser un peu… NIKITA Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien - Coeur de Canard - 21/10/2002 Bonjour comme apparament c'est le fuseau analyse biblique et religieuse, j'ai une question a pros de la Genese. Genese VI 1-4 (traduction de la pleiade) Voici un extrait des notes presente dans mon edition. J'ai beaucoup de mal avec ca. D'un cote si on considere El comme le dieu semite, pere des autres dieux ou si on considere que la religion originel n'etait pas monotheiste (on adore un seul dieu, ca ne veut pas dire qu'il en existe pas d'autre mais gare c'est un dieu jaloux), ca se comprend. Mais sinon ? CdC
>CdC : ton post lance un autre débat passionnant à souhait et que je comptais un jour ou l’autre lancer mais qui hors-sujet ici. Je te propose donc de le copier ailleurs et d’en faire un nouveau « fuseau » réfléchissant sur le « monothéisme » prétendu de la mythologie de Tolkien en parallèle avec les autres théogonies, celle de la Bible en particulier. NIKITA qui va souffler ses bougies… Cathy, je vois que t'es mépris sur mes paroles; le sujet est fort délicat et je reconnais qu'il est facile de se méprendre. Au sujet d'un autre hors sujet, je crois avoir été un peu plus clair dans mon dernier post. Le texte auquel tu renvoie a raison de dire qu'il s'agit de discipline et non de théologie, mais l'Eglise n'est pas compétente sauf intevention divine pour changer cela. Les arguments développés sur le site sont par contre assez mauvais. Mais ce n'est pas le lieu d'en discuter. Ok pour Miriel et Indis, mais je trouve néanmoins le parralèle avec Eve et Marie un peu fort.. mais je dois avouer que tes derniers argument me laissent moins fermé à l'idée. Non. l'apparence est trompeuse ! Le sujet du fuseau est écrit à son sommet, et Cédric a donné des règle concernant les forums. Il existe des forums chrétioen ou juifs ou tu trouveras ce genre de réponse. Le sujet n'est cependant pas sans intérêt avec Tolkien, mais il faudrait voir à le poser en lien avec sa littérature, et non pas ainsi dans le vague. Il en va souvent des interprétations bibliques au bon vent des esprits tordus des hommes, qui y cherche la justification et l'appui de leurs idée plus que le message du salut. Vinyamar. * "Quelqu'un de la foule lui dit: "Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage." Il lui dit: "Homme, qui m'a établi pour être votre juge ou régler vos partages " Luc 12,13 Vnmr: OK mais pourquoi ne t'applique tu pas a toi meme ces sages conseils plutot que de te livrer a un playdoyer pro domo en faveurs des idees de l'eglise catholique romaine. Vnmr: Bah qu'est ce que l'eglise cherchent dans la bible a part la justification de ces idees ? CdC |