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[Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Hyarion - 07/11/2014 Après le film The Hobbit: An Unexpected Journey en 2012 auquel nous avons consacré un fuseau de discussion, puis le film The Hobbit: The Desolation of Smaug en 2013 qui a fait l'objet d'un autre fuseau, voici venir enfin le temps de la dernière ligne droite, puisque The Hobbit: The Battle of the Five Armies, le troisième et ultime volet de la deuxième trilogie tolkienienne réalisée par Peter Jackson (P. J.), sortira dans les salles de cinéma le 10 décembre prochain en France, en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne, au Danemark, en Finlande, en Norvège, en Suède, au Kenya, au Nicaragua... puis dans le reste du monde dans les jours qui suivront (seulement le 1er janvier 2015 en Argentine, apparemment). Personnellement, ainsi que j'ai eu l'occasion de l'écrire, si j'ai plutôt apprécié le premier film, le deuxième m'a moins convaincu que le précédent... On verra bien ce que cela donne avec le troisième, pour pouvoir alors juger de la qualité de l'ensemble de cette adaptation du roman The Hobbit de J. R. R. Tolkien. Ici, il pourra donc être question de critiques de spectateurs ayant vu le film The Hobbit: The Battle of the Five Armies (Le Hobbit : la Bataille des Cinq Armées), long métrage dont une nouvelle bande-annonce a été diffusée officiellement en ligne hier. Bon visionnage du film à toutes et à tous lorsque l'occasion se présentera, et à bientôt. Cordialement, :-) Hyarion. [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Lodwing - 07/11/2014 L'heure approche en effet, merci pour le fuseau! La bande-annonce est intéressante, mais je trouve dommage qu'avec les autres elle gâche totalement le suspense autour de l'attaque de Smaug sur Esgaroth (suspense il est vrai déjà bien entamé dans le deuxième film) et la surprise de l'arrivée de l'armée des Orcs (elle aussi déjà bien annoncée dans La Désolation de Smaug, mais tout de même...). Mais j'attendrai de voir, peut-être que P.J. nous decevra en bien (comme on dit dans mon pays)! [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - ISENGAR - 07/11/2014 le 10 décembre, il y a une exhibition exceptionnelle d'un duo de pétomanes russes, les frères Prout. I. [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Gawain - 10/11/2014 Pas de traces de pétomanes russes... Mais le jour de la sortie, si tu veux faire construire une maison à Combs la Ville, tu peux toujours aller à cette adresse. [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - ISENGAR - 10/11/2014 Ils installeront le gaz, tu crois ?
[Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Tar Palantir - 18/11/2014 Bien plus intéressant, la sortie prochaine du 3e volet du Hobbit du Cantal, tourné entièrement en décors naturel dans ce si beau pays.
Voici l'article : La bande annonce de ce nouveau film : "Le Hobbit : Le Retour du Roi du Cantal" vient d'être dévoilée. Thorin et sa compagnie réussira-t-il a reprendre les terres du Cantal des mains des Hommes du Puy De Dôme ? Et quelle sera la décision du Seigneur de Marcolès ? Va-t-il aider les nains du Cantal ? A découvrir très prochainement dans ce film de plus d'1 heure, tourné entièrement dans le Cantal. Réalisé par Léo Pons, le film a été tourné, avec les voix officielles de la saga du Seigneur des Anneaux et du Hobbit (Marc Cassot et Alexandre Gillet entre autres) et en partenariat avec Cantal Auvergne et le groupe FGML. Voici une bande annonce :https://www.youtube.com/watch?v=0BMHdeLjavk
Bon visionnage [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Hyarion - 04/12/2014 Une critique du film The Hobbit: The Battle of the Five Armies a été mise en ligne avant-hier sur le site cinéphile du Passeur Critique : http://www.lepasseurcritique.com/critique-film/le-hobbit-:-la-bataille-des-cinq-armees.html Cordialement, Hyarion. [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Isabelle Morgil - 11/12/2014 De retour sur ce forum le cœur quelque peu en peine... Je suis voir le Hobbit hier, et j'ai bien pensé à l'ami Isengar (à ma décharge, je n'ai pas payé ma place). [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Cédric - 11/12/2014 Coucou Isabelle !
Oui, en effet, certaines conséquences sont positives car nous pouvons te lire à nouveau. Cédric. [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - jean - 11/12/2014 Je suis allé voir la bataille des cinq armées cet après midi en 3D et en VO. Je n’en attendais pas grand-chose mais je me disais que je pourrais avoir une bonne surprise. Il n’en a rien été et le troisième volet est encore pire que les deux précédents. Le film n’a rien à faire avec Tolkien et devrait s’intituler « comment faire tenir le plus de scènes de combats et le plus d’effets spéciaux à la minute sans histoire pour les relier ». On a même droit à une petite visite des vers des sables de « Dunes ». C’est sympa il manque juste Darth Vader pour boucler la boucle…. [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Hyarion - 13/12/2014 Bon... je suis allé voir le dernier film de la dernière trilogie ce vendredi soir, avec le Dragon, sa fée et Elendil. J'avoue que je ne sais pas encore quelle critique je vais bien pouvoir écrire là-dessus, même si, au terme de cette (assez longue) projection, j'ai quand même eu l'impression que le visionnage de ce film marquait bien la fin d'une époque, laquelle mérite sans doute que quelque bilan soit fait... Bref, on verra dans quelques jours si l'inspiration est là...
En attendant, j'ai au moins un motif de légèreté cette nuit, avant d'aller dormir... ISENGAR a écrit :
En fait, JR, plutôt que d'un couteau, je te verrais bien faire usage d'un pied-de-biche...
Oui, je sais, c'est un peu de la private joke tout cela, mais honnêtement, il me faut bien ça pour rire un peu, en ces temps de tourbillon médiatique tolkienien un brin assommant... ;-p Bonne nuit ! Amicalement, ;-) Hyarion. P.S. : un dernier sondage à propos du troisième volet et de l'ensemble de l'adaptation cinématographique du Hobbit a été mis en ligne sur Tolkiendil >>> https://forum.tolkiendil.com/thread-7026.html [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - ISENGAR - 13/12/2014 Mort de rire ! Je ne me souvenais pas à quel point le voisin avait cette allure jacksonienne :p
I. [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Lodwing - 15/12/2014 POUR CEUX QUI VEULENT PAS TOUT LIRE: RÉSUMÉ DE MON IMPRESSION Je m'excuse tout d'abord de ce gros pâté de phrases amères, mais il reflète simplement l'ampleur de ma déception.
Pour résumer, ce film comme la trilogie dont il fait partie m'ont laissé profondément déçu. Selon moi, le principal défaut vient de ce que P.J. n'arrive pas à choisir entre se détacher de LOTR et rester dans la continuation de ce dernier. Tantôt il fait des références parfois très lourdes à la première trilogie, tantôt par le ton et l'humour il tente de s'en éloigner. En plus, il multiplie les incohérences (yeux de Legolas, apparence des Nazgûls entre autres), qui sèment la confusion dans l'esprit du public. De plus la conclusion est à mon sens bâclée, mais il faudra attendre la version longue pour en juger pleinement. Le Retour du Roi était bien mieux achevé, l'histoire bouclée. Dans la Bataille des Cinq Armées, beaucoup trop de choses restent en suspension. Au final, mauvais film et très mauvaise adaptation. Bon courage si vous lisez la suite :p
Je suis allé voir le film le jour de sa sortie, en plein après-midi (30 personnes tout au plus dans la salle, donc la paix). Je n'en espérais pas grand-chose, sinon une belle bataille finale comme P.J. sait les faire et voir Erebor restaurée. Mais je n'ai eu ni l'un ni l'autre. Si les trailers m'avaient déjà fait comprendre que Smaug serait rapidement évacué au profit de la bataille finale, je ne m'attendais pas pour autant à le voir mourir après cinq minutes, tué par Bard (normal), d'une flèche noire sauce baliste lancée par un arc brisé (moins normal). Ironiquement, le titre du film n'apparaît qu'après la défaite du dragon, et j'ai eu l'impression d'entendre Jackson à côté de moi criant "Voilà Smaug est mort, maintenant on passe à autre chose".
Après l'épisode du dragon vient le tour de Dol Guldur, où Gandalf est sauvé par le Conseil Blanc, lequel affronte non pas Sauron mais ses serviteurs spectraux (dont seul le nombre - 9 - m'a permis de comprendre qu'il s'agit des Nazgûls, tant leur apparence diffère de celle qu'ils ont dans le Seigneur des Anneaux ainsi que dans le premier Hobbit). Elrond et Saroumane combattent donc seuls et sans difficultés aucune les Cavaliers Noirs dans une scène qui m'a semblé sortir tout droit d'Avengers.
Sauron et Smaug ainsi évacués, place à la guerre! La compagnie de Thorin est au complet dans la montagne (Fili, Kili, Bofur et Oìn les ont rejoints après avoir quitté Lacville), occupée à chercher l'Arkenstone, et Thorin soumis au Souffle du Dragon commence à péter les plombs, ce qui inquiète Bilbon qui décide d'attendre avant de lui remettre la pierre, qu'il a trouvée dans le deuxième opus. Pendant ce temps, Legolas et Tauriel partent au Nord à la poursuite de Bolg, lui-même envoyé chercher des renforts par son paternel à... Gundabad, à quelque mille km de là (mais le voyage s'effectue, qu'on soit à pied ou à cheval, dans un sens où dans l'autre, en moins de 48h). Nos deux Elfes voient alors sortir de l'antique forteresse orque (dont P.J. fait un avant-poste d'Angmar) une seconde armée d'Orque et une armée de chauves-souris géantes. Elfes et armée reprennent illico la route d'Erebor.
À la Montagne les palabres Nains/Humain et Elfes foirent et on se prépare à la bataille, et Thorin envoie un corbeau (non-parlant et semble-t-il pris au pif) prévenir son cousin Daïn (lequel mobilisera ses troupes et viendra des Monts de fer en moins de 48h aussi). Bilbon va refiler sa pierre à l'ennemi et rencontre Gandalf, remis de Dol Guldur et en possession d'un bâton flambant neuf qu'il a sans doute piqué à Radagast (le film ne donne aucune explication). Gandalf explique alors pourquoi Erebor est si important pour Sauron: la montagne est une place forte de grande importance stratégique dont la conquête permettra de recréer le royaume d'Angmar.
Bref Daïn arrive sur ces entrefaites et alors que Nains et Elfes vont se taper dessus arrive l'armée d'Azog (la première des deux armées Orques, pour faire cinq en tout, comme dans le titre). Petit détail piquant, Azog est alors sur Ravenhill, à l'opposé d'où arrive son armée (logique). Gros détail qui me transperce de part en part, l'armée en question déboule de sous la montagne, par des tunnels commodément creusés par les vers de Dune, qui viennent, repartent et on en parlera plus. Commence alors une bataille que j'avais attendue tout le long du film, une bataille bourrée à ras bord d'absurdités militaires (mais ça passait encore tant que ça reste spectaculaire) mais surtout affligée d'un montage catastrophique qui la rend incompréhensible malgré la bonne volonté d'Azog sur sa montagne qui nous explique aimablement chaque phase de son plan. Tantôt devant la Montagne, tantôt dans Dale où sont planqués femmes et enfants de Lacville, les combats sont désordonnés et brouillons, émaillés de quelques scènes où l'on voit divers héros (Thranduil, Bard, Daïn, Thorin) hacher de l'orque.
Les orques étant trop nombreux, Thorin, qui a finalement rejoint la bataille après s'être débarrassé de sa folie (la scène qui le montre est assez bonne quand même) décide de tuer le chef (parce que c'est comme ça qu'on gagne les guerres au fond) et part avec un commando d'élite (Dwalin, Fili et Kili) sur... des BOUQUETINS géants, lesquels apparaissent de nulle part alors qu'ils ne sont visibles à aucun moment sur les plans montrant l'armée naine au complet. Commence alors le duel entre Thorin et Azog, lequel dispose d'une arme redoutable: un pavé au bout d'une chaîne, arme idéale pour combattre sur une rivière gelée. Bref, le pâlichon passe à la flotte mais malgré son armure il ne coule pas. Il n'est que bloqué par la glace, ce qui lui permet de feindre habilement la noyade quand Thorin s'approche et BIM! Un coup de bras-épée dans le pied (à travers la glace) un saut acrobatique pour remonter (en armure et à travers la glace). C'est alors le cliché du duel de force avec les héros au sol et une arme pointue qui s'approche lentement de sa poitrine, que Thorin perd: coup de bras-épée dans le torse mais c'est une feinte! Thorin parvient à transpercer Azog. Bilbon qui était venu prévenir Thorin de l'arrivée de Bolg et avait été assommé par un revers distrait de ce dernier voit arriver les Aigles, transportant Radagast et Beorn et voilà! la bataille est gagnée. Bilbo assiste au derniers moments de Thorin, rejoint on ne sait comment par le reste de la compagnie. Puis vient ma deuxième grosse déception personnelle; exit les funérailles de Thorin, le couronnement de Bard et Daïn, Erebor restaurée. Bilbo s'en va comme un voleur (ou plutôt un cambrioleur) après un vague échange de signe de la main devant Erebor, puis, vêtu d'un superbe poncho, il prend congé de Gandalf à la frontière de la Comté et retrouve son chez-lui en plein pillage. Le film s'achève sur la scène du premier Seigneur des Anneaux avec Bilbon accueillant Gandalf chez-lui (pour bien faire le lien). [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Aglarond - 22/12/2014 Bonjour à tous,
Amicalement, [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Semprini - 22/12/2014 J'ai également vu le film ce week-end. J'en suis sorti avec un mal de crane persistant et "un sentiment de grande fatigue". Je vais développer cela dans un texte à venir, où il y aura je le crains, peu de "notes positives" à se mettre sous la dent. [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Hyarion - 25/12/2014 Or donc, après The Hobbit: An Unexpected Journey (Le Hobbit : Un Voyage Inattendu) il y a deux ans puis The Hobbit: The Desolation of Smaug (Le Hobbit : la Désolation de Smaug) l'année dernière, j'ai vu le film The Hobbit: The Battle of the Five Armies (Le Hobbit : la Bataille des Cinq Armées) dans la soirée du vendredi 12 décembre, en version originale anglaise, en 3D et en "high frame rate" (HFR) de 48 images par seconde. Finalement, j'aurai vu toute la trilogie en HFR, y compris le deuxième film, ce dont je ne me suis rendu compte qu'après avoir publié ma précédente critique qui lui était dédiée : c'est dire si ce procédé, en l'état et fusse-t-il destiné à devenir une norme à l'avenir, m'a beaucoup marqué - à ce sujet, je ne peux que renvoyer du reste aux observations que j'avais faite dans mon autre précédente critique écrite pour le premier film, n'ayant rien de plus à y ajouter aujourd'hui... La projection, assez longue, de ce dernier film de la dernière trilogie de Peter Jackson a marqué pour moi la fin d'une époque commencée il y a déjà maintenant une quinzaine d'années si l'on remonte au début du tournage de la trilogie du Seigneur des Anneaux. Pourtant, il m'aura fallu quelques jours de réflexion après le visionnage de ce dernier long métrage de 144 minutes avant d'y consacrer une dernière critique. Toujours coincé entre les avis des jacksonophiles inconditionnels défendant le cinéaste en invoquant une "trahison nécessaire" vis-à-vis de Tolkien, et les avis des tolkienophiles jacksonophobes vouant le réalisateur aux gémonies en l'accusant de "trahison" tout court, je peine toujours à trouver ma place, attaché que je suis à la nuance et à un regard équilibré tant sur J. R. R. Tolkien, son œuvre et sa réception que sur la liberté à laquelle tout artiste, tout créateur, a droit, y compris s'agissant d'un travail adaptant ou s'inspirant plus ou moins explicitement de l'œuvre d'un autre artiste. Essayons cependant de consacrer malgré tout, une dernière fois, quelques mots pour ce dernier acte de l'adaptation cinématographique du roman The Hobbit, quitte à répéter un peu au passage certaines choses que j'ai pu écrire ici ou là ailleurs depuis ma précédente critique. Pour ce dernier acte, sans surprise, Peter Jackson et ses collaborateurs poursuivent l'intrigue laissée en suspens au terme de The Hobbit: The Desolation of Smaug, à savoir, pour mémoire, approximativement à la fin du chapitre 12 du Hobbit. Ainsi, The Hobbit: The Battle of the Five Armies couvre théoriquement le reste du roman en matière d'adaptation... mais je dis bien théoriquement, car le visionnage du film révèle à l'évidence combien Jackson s'est progressivement éloigné du livre original pour proposer, in fine, tout autre chose... sans que cela, du reste, évite pour autant de donner une impression de déjà vu. Les points forts du film sont surtout, comme pour les films précédents, ses qualités formelles, toujours au rendez-vous quoique le primat de l'action dans ce dernier volet laisse finalement peu de marge de manœuvre pour la contemplation comme c'était le cas jusqu'alors. C'est, à vrai dire, au moment du générique de fin de ce dernier long métrage, lequel, comme pour le Retour du Roi de 2003, propose des portraits dessinés des personnages réalisés par Alan Lee, ainsi que divers dessins de sa main et de celle de John Howe réalisés pour la dernière trilogie, que l'intérêt majeur de tous ces films de Peter Jackson, à savoir l'esthétique apportée par des artistes comme Lee et Howe, s'est à nouveau imposé à mon regard. Au dehors de cela, le point fort spécifique à The Hobbit: The Battle of the Five Armies est incontestablement son début, avec une spectaculaire séquence inaugurale dominée par le dragon Smaug attaquant Esgaroth avant d'être finalement tué par Bard. Smaug était déjà impressionnant dans le film précédent, et il l'est tout autant dans ce dernier film, aussi bien sur le plan esthétique que sur le plan psychologique, la créature puissante et malfaisante mis en scène par Jackson me semblant tout-à-fait fidèle au modèle tolkienien, non seulement s'agissant de Smaug lui-même tel qu'il apparaît dans le roman mais aussi plus largement des dragons de Tolkien tels qu'ils les a originellement conçu notamment à travers Glaurung, le dragon des Enfants de Húrin, que j'avais déjà évoqué dans ma précédente critique. Pour le reste du film, si l'on excepte le voyage de retour de Bilbo bien vite expédié en conclusion, l'essentiel de l'intrigue se déplace du côté d'Erebor, des ruines de Dale et de ses environs, voire même un peu du côté de Gundabad, et se résume à la promesse du titre, soit à la grande bataille mêlant cinq armées de nains, d'elfes, d'hommes et d'orques, tandis que l'intrigue parallèle se déroulant à Dol Guldur est menée à son terme un peu avant le grand affrontement final. Concernant le jeu des acteurs, le constat précédemment fait pour le deuxième film se retrouve dans sa suite : la bonne performance des acteurs présents depuis le premier film se confirme à nouveau, et constitue un autre point fort de ce film comme pour les précédents, notamment en ce qui concerne Martin Freeman dans le rôle de Bilbo ainsi que Ian McKellen dans celui de Gandalf ; les prestations du reste du casting restent quant à elles honorables et si des reproches peuvent sans doute encore être fait sur le traitement de tel ou tel personnage, en particulier ici celui d'Alfrid interprété par Ryan Gage, ersatz comique assez pénible - en l'état - des rôles de Rowan Atkinson dans la série télévisée Blackadder - m'a-t-il semblé -, lesdits reproches possibles me paraissent, là encore, surtout relever de responsabilités en matière de choix scénaristiques et de mise en scène... Cela m'oblige inévitablement à en revenir au problème majeur de l'étirement de l'intrigue par rapport au roman original que j'ai plusieurs fois évoqué, comme d'autres, dans mes précédentes critiques, et je ne peux donc, s'agissant de cette difficulté principale du projet jacksonien, que faire mien le constat de Noémie Luciani dans sa critique du film publiée sur le site du journal Le Monde le 9 décembre dernier : « Indubitablement, la matière s’épuise. Avec Le Seigneur des Anneaux, Peter Jackson avait adapté les trois gros tomes du livre en trois gros films (près de douze heures en tout si l’on cumule les versions longues), qui avaient néanmoins nécessité un certain nombre d’ellipses. Pour Le Hobbit, c’est un très petit livre, écrit par J.R.R. Tolkien en préambule au Seigneur des Anneaux, qu’il adapte à nouveau en trois gros films, de près de trois heures chacun. » Il était sans doute encore permis a priori d'espérer que Peter Jackson se rattrape éventuellement après un deuxième volet de son adaptation du Hobbit déjà moins convainquant que le premier, mais force est de constater que le rattrapage souhaité n'a pas eu lieu, le réalisateur s'étant visiblement enfermé dans une logique d'étalement du récit destinée à faire rentrer l'histoire dans le carcan formel d'une trilogie dont on mesure aujourd'hui encore plus qu'hier à quel point il ne pouvait pas être le cadre rêvé pour la mise en scène d'un sujet tel que The Hobbit... Que retenir dès lors de plus de cette conclusion à cette ultime trilogie ? Au-delà de la question générale de l'étirement de l'intrigue, un certain nombre de choix effectués en matière de scénario et de mise en scène ne convainquent pas. Par exemple, en amont de l'affrontement des armées, l'épisode mettant en scène les corbeaux de Ravenhill et leur chef Roäc fils de Carc, épisode situé au chapitre 15 du roman, est à peine traité, les corbeaux étant généralement plus ou moins réduits à un rôle très elliptique de vague moyen de communication animalier pour les Nains sans que cela ne soit vraiment explicité et sans que l'on fasse parler au moins un des oiseaux. En conséquence, un faux suspense est plus ou moins instauré au détriment du suspense original du roman, en dissimulant au spectateur l'arrivée de l'armée des nains menée par Dáin II Ironfoot jusqu'au dernier moment, sans que cette nouvelle configuration scénaristique ne paraisse cependant plus efficace que la structure narrative du roman, du moins pour qui connait l'histoire originale et son ton bien particulier. Toujours en ce qui concerne les moments précédents la bataille, on ne peut manquer de remarquer la présence, au service des orques, de créatures géantes fouisseuses présentées comme étant des "Earth-Eaters", possible interprétation (très libre) des "Were-worms" évoqué par Bilbo dans le premier chapitre du Hobbit ainsi que des "nameless things" évoquées par Gandalf dans le chapitre 5 du livre III du Lord of the Rings. Ces "Earth-Eaters" ont la particularité de ressembler beaucoup à des Shai-Hulud ou vers des sables ("sandworms") d'Arrakis imaginés par Frank Herbert et apparaissant notamment dans l'adaptation de son roman Dune réalisé par David Lynch. L'amateur de science-fiction pourra y voir un clin d'œil amusant, mais quand on songe à la véritable catastrophe industrielle que fut le film de Lynch sorti en salles il y a trente ans, on pourra sans doute toujours interpréter la présence de ces vers géants fouisseurs dans un film de Peter Jackson comme un curieux symbole... La Bataille des Cinq Armées proprement dite s'étale donc sur une majeure partie de l'intrigue et se termine d'une manière confuse, avec une arrivée express des Aigles et de Beorn expédiée en quelques instants. Le propos concernant la bataille se concentre finalement sur des affrontements individuels, lesquels pourront toujours être vu comme des hommages à la littérature épique antique et médiévale, mais qui, en l'état, en dépit de quelques réels moments d'émotion, donne plutôt l'impression de combats où l'accent est mis sur des prouesses individuelles à l'aspect vidéoludique, le spectateur ayant notamment à nouveau droit aux même pitreries au premier degré d'un Legolas déjà présentes dans les précédents films, toutes trilogies confondues : à part maltraiter des créatures de la Terre du Milieu sous couvert de batailler et à part bondir avec ses pieds sur toutes sortes de supports, on en vient à se demander à quoi à bien pu servir ce personnage, durant toutes ces années, tel qu'il apparait au combat dans tous les films de Jackson... Sans doute peut-on aussi signaler l'intérêt finalement bien limité d'une intrigue parallèle à Dol Guldur par ailleurs vite expédiée : n'est guère convaincante, en particulier, la mise en scène d'un Sauron synthétisant ses représentations de la première trilogie confronté à une Galadriel rendue un moment aussi phosphorescente et pourvue d'une voix transformée qu'elle l'était dans quelques plans de la séquence du Miroir de la Communauté de l'Anneau de 2001, même s'il convient cependant de souligner la bonne interprétation du personnage de Galadriel, toutes trilogies confondues, par Cate Blanchett. Cette dernière considération m'amène à aborder à nouveau la question des personnages féminins présents dans le film. Mon avis initial n'a pas changé : le roman original manquant de personnages féminins, il était tout-à-fait légitime d'essayer d'apporter quelque-chose de nouveau dans ce domaine à l'occasion de l'adaptation cinématographique, en particulier en ce qui concerne la mise en avant du personnage de Galadriel qui, dans l'ensemble, me parait pertinente et réussie malgré les défauts du scénario et de la mise en scène surtout perceptibles dans ce troisième film. En ce qui concerne Tauriel, j'avais déjà l'occasion d'évoquer, dans ma précédente critique, le fait que son caractère inédit soit mal accordé avec la place assez superficielle qui lui a été attribuée in fine dans le scénario. Or, dans ce dernier film, le constat précédemment fait reste hélas le même, le personnage de guerrière elfe interprété par Evangeline Lilly continuant à n'être mis en avant qu'à travers divers combats contre des orques ainsi qu'à travers une intrigue sentimentale définitivement limitée à un cadre stéréotypé de triangle amoureux. On peut toujours dès lors se poser la question : placer dans cette adaptation une histoire d'amour impossible entre personnages appartenant à des peuples différents était-il une bonne idée scénaristique ? Oui, sans doute, de mon point de vue, si l'on songe notamment aux relations, imaginées par Tolkien lui-même, entre Lúthien et Beren, Arwen et Aragorn, et même entre Galadriel et Gimli. Mais pour que cette bonne idée se concrétise au mieux, la relation entre Tauriel et Kíli aurait dû faire l'objet d'une attention particulière afin d'en développer fortement le contenu dans le sillage de l'héritage tolkienien. Cela n'a visiblement pas été le cas, ladite relation se voyant ainsi réduit à un rôle de "représentativité" correspondant à n'importe quel cahier des charges de film de cinéma hollywoodien. L'Aller appelant forcément le Retour, une des caractéristiques de The Hobbit: The Battle of the Five Armies est naturellement de revenir, suivant ce que laissait logiquement présager le scénario du début de The Hobbit: An Unexpected Journey, à la situation de départ de la trilogie, à savoir celle de Bilbo chez lui soixante ans après les évènements, à l'heure de la rédaction du Livre Rouge. De fait, le film se termine au moment précis où Bilbo accueille son vieil ami Gandalf venant de frapper à sa porte, correspondance idéale avec le début du premier film de la première trilogie en dehors de son prologue d'exposition. La boucle est ainsi bouclée, sachant que Peter Jackson aura continué à disséminer tout le long de cet ultime volet de son Hobbit les liens plus ou moins explicite avec son adaptation du Seigneur du Anneaux, avec en particulier la mise en avant du rôle essentiel que l'Anneau Unique récupéré par Bilbo sera amené à jouer plus tard. Ces liens divers avec la suite des évènements sont notamment souligné par l'usage régulier du leitmotiv à travers la musique d'Howard Shore, qui reprend plusieurs thèmes de la précédente trilogie. Tout cela finit du reste par renforcer, s'il en était besoin, une impression de répétition qui, à la réflexion, n'aura cessée de se faire sentir au fur et à mesure de la découverte de ce Hobbit de Jackson à l'intrigue si étirée. Avec le recul, alors qu'un seul film, ou deux longs métrages à la rigueur, auraient pu suffire pour proposer une adaptation de qualité du roman de Tolkien, la trilogie finalement réalisée propose plus ou moins la même chose que les précédentes : un premier volet assez convainquant avec des qualités introductives plutôt au rendez-vous, puis un deuxième et un troisième volets ayant tendance à céder à des facilités scénaristiques comme de mise en scène, et à s'éloigner de l'univers du roman original au point de proposer tout autre chose sans que cela soit pour autant vraiment convainquant... et avec donc, au final, une trilogie enfin menée à son terme mais laissant une impression mitigée. Toutefois, si la différence fondamentale entre les deux trilogies est que la seconde trilogie propose plus ou moins une répétition de la première, elle le fait en mode mineur, malgré notamment la forte progression de la qualité des effets spéciaux depuis les années 2001-2003. Malgré les dérives des Deux Tours de 2002 et du Retour du Roi de 2003, la structure narrative et la richesse du Lord of the Rings de Tolkien permettait, quoiqu'il arrive, d'articuler tant bien que mal le propos d'une adaptation aussi ambitieuse que celle de Jackson de telle manière que le projet tienne sur ses deux (ou trois) jambes et qu'il puisse se conclure sereinement d'une manière naturellement imposé par le roman original, lequel étant lui-même la conclusion narrative à un univers littéraire immense. Dans le cas du Hobbit, fort peu propice à une adaptation en trilogie et sachant que sa conclusion ne pouvait être, dans l'esprit de Jackson et de ses collaborateurs, qu'une introduction au récit de la première trilogie, les conditions ne pouvaient pas, à l'évidence, être aussi bien réunies que pour l'adaptation du Seigneur des Anneaux. D'où l'impression mitigée que donne le résultat final de l'adaptation du Hobbit, tandis que la première trilogie s'en trouve, par comparaison, en quelque sorte relustrée, malgré les années qui passent. Tout compte fait, cette deuxième trilogie jacksonienne de 2012-2014 aura eu le mérite de susciter une certaine curiosité à éventuellement revoir, si l'occasion se présente, la trilogie originale de 2001-2003, alors que mes (toujours relativement bons) souvenirs commençaient à prendre quelque peu la poussière. Ceci étant, je ne suis pas particulièrement pressé : il y a tant de films de cinéma à voir et à revoir... Bien évidemment, une objection à toute critique du film vu en salles pourra toujours être faite : il ne s'agit pas de la version longue définitive. Si l'on en croit Peter Jackson, ce troisième volet de la dernière trilogie devrait compter 30 minutes de métrage supplémentaires sachant que la version longue du premier film proposait 13 minutes supplémentaires et que celle du deuxième volet en proposait 25. On peut noter que c'est finalement le premier film, The Hobbit: An Unexpected Journey, tel qu'il est sorti en salles en 2012, qui à la fois apparait être le film de la trilogie le plus proche de sa version longue et comme étant le seul qui m'aura plutôt convaincu dans l'ensemble. S'agissant de The Hobbit: The Battle of the Five Armies, des scènes additionnelles de nature à compenser l'impression de montage assez haché et de fin précipitée de la version cinéma devraient être incluses dans la version longue, notamment une scène dédié aux funérailles de Thorin et de ses compagnons morts au combat. Je n'ai vu aucune des versions complétées de cette dernière trilogie, mais j'avoue que je n'ai plus aujourd'hui la même curiosité que celle que j'ai eu s'agissant de découvrir les versions longues des films de la trilogie du Seigneur des Anneaux, sorties en DVD entre 2002 et 2004. Le temps a passé, et les envies comme les attentes ne sont plus les mêmes... Donc, voila, c'est plus ou moins fini... Le moment est sans doute venu de dresser un rapide bilan de cette quinzaine d'années d'actualité cinématographique jacksonienne... Je ne regrette pas, à l'évidence, d'avoir pu lire Tolkien avant d'avoir vu les films de Peter Jackson, surtout en ce qui concerne le roman The Hobbit, lu pour la première fois durant l'été 1998 en ce qui me concerne. Cependant, alors que The Lord of the Rings, à la première lecture, ne m'avait pas autant plu que The Hobbit, la première trilogie de Jackson sortie en salles entre 2001 et 2003 m'a certainement aidé, de façon assez décisive, à revenir à Tolkien, lequel aurait pu, sans cela, rester pour moi un simple souvenir de lecture de la fin des années 1990 parmi beaucoup d'autres. Voila notamment pourquoi - entre autres raisons - les guéguerres sans fin entre jacksonophiles et jacksonophobes des années 2000 et au-delà m'ont toujours paru bien vaines et picrocholines. Ceci étant dit, au-delà de la question littéraire, j'avoue sans problèmes, ainsi que je l'ai déjà écrit ailleurs, que le cinéma de Peter Jackson n'est pas la même chose que le cinéma que j'ai appris à apprécier, en lui-même, avec le temps : un certain nombre de codes du cinéma d'horreur dont est issu Jackson ne fonctionnent pas avec moi en tant que spectateur, et ses choix de réalisateur en matière de mise en scène et de structure narrative ne m'ont jamais marqué en eux-mêmes comme peuvent le faire, à chaque fois que je les revois, les choix faits dans des films que j'aime beaucoup comme The Good, the Bad and the Ugly de Sergio Leone ou Excalibur de John Boorman, des références cinématographiques - parmi beaucoup d'autres - que j'ai souvent citées, ici et ailleurs. Cela ne m'empêche pas de reconnaître, là encore sans aucun problème, les qualités - réelles - des films de la première trilogie, lesquels ont assurément fait date dans l'histoire de l'industrie du cinéma à grand spectacle et dans l'histoire du cinéma de fantasy. J'apprécie la beauté des paysages de Nouvelle-Zélande utilisés pour ces longs métrages, j'aime particulièrement l'esthétique apportée par des artistes comme Alan Lee et John Howe sur ces films, et j'aime les tableaux portés à l'écran qui en découlent, même quand ils sont le théâtre de scènes jugées "kitsch" par certains comme celle du baiser au clair de lune entre Aragorn et Arwen dans la Communauté de l'Anneau de 2001 (j'aime d'ailleurs aussi le passage musical correspondant à cette scène, même si la musique d'Howard Shore pour les deux trilogies, dans leur ensemble, m'aura à l'évidence beaucoup moins marqué que, par exemple, la magnifique musique de Basil Poledouris pour Conan the Barbarian de John Milius, une référence en la matière que je cite très souvent). Cela est-il suffisant pour parler de réussite de la part de Jackson ? Ou faudrait-il a contrario parler d'échec du réalisateur faute de pouvoir adhérer totalement à son cinéma ? Au fond, je ne sais pas... car, de toute façon, tout dépend des goûts et de la sensibilité de chacun. L'année dernière, Peter Jackson avait lui même publiquement reconnu que les livres de Tolkien étaient des chefs-d'œuvre mais pas les films, ces derniers ayant cependant incontestablement permis aux livres d'être massivement diffusés et au jeune public de découvrir un univers de fiction qu'il n'aurait sans doute pas découvert dans une telle ampleur autrement. Ainsi, les films de Jackson me paraissent devoir, avant tout, être pris pour ce qu'ils sont : des divertissements à grand spectacle constituant une porte d'entrée vers un univers fictionnel très riche, celui de Tolkien, cet univers devant lui-même constituer - à mon sens - un point de départ vers d'autres processus créatifs, à quelque niveau que l'on se situe et quelle que soit le moyen d'expression choisi. En tout cas, tout ce tourbillon médiatique de trilogie en trilogie aura été instructif, à bien des égards, notamment sur la façon qu'ont eu les lecteurs et spécialistes de Tolkien de s'y adapter... et d'y survivre, en réussissant même au passage, pour certains, à tirer habilement et opportunément leur épingle du jeu ! ;-p Bref... Carpe diem, comme dirait TB... et joyeux Noël ! ;-) Cordialement, Hyarion. P.S.: malgré ma relecture, des fautes d'orthographe et/ou de syntaxe m'auront probablement échappées, une fois de plus. Mille excuses pour cela. [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Aglarond - 26/12/2014 Merci Hyarion de cette critique toujours réfléchie, équilibrée, argumentée : comme toujours, à te lire, je vois apparaître les mots que j'aurais aimé mettre sur mes impressions parfois confuses. [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Hyarion - 27/12/2014 Aglarond a écrit :
Merci à toi, Aglarond, d'avoir pris le temps de me lire, et aussi d'avoir exprimé ton propre point de vue il y a quelques jours : assurément, la critique argumentée n'est pas un exercice facile, et les mots justes pour appuyer le discours ne nous viennent pas toujours spontanément. Ma critique est la dernière d'une série de trois, et je n'ai vu chaque film qu'une fois, dans sa version cinéma : c'est donc à appréhender comme un tout progressif écrit sur deux ans un peu au fil de l'eau... et cependant, même en ayant pris mon temps, j'ai pu moi-même trouver dans le texte à haut niveau d'analyse de Semprini, que ce dernier a annoncé ici même et dont notre webmestre Cédric a signalé la mise en ligne hier après-midi dans un fuseau voisin, des mots que j'aurais aimé également employer pour exprimer une partie de mon point de vue, même si mon opinion mitigée sur cette dernière trilogie diffère du jugement sans appel porté contre celle-ci par Semprini (pour reprendre ici, précisément, ses propres mots). Trouver le mot juste pour exprimer au mieux son point de vue : toute la difficulté de la critique est décidément là. ;-) Aglarond a écrit :
Les ajouts des versions longues sont effectivement des occasions d'apporter des moments de pause et de contemplation bienvenus dans la narration, occasions que Jackson s'est montré capable de saisir par le passé dans la première trilogie. Cette séquence supplémentaire que tu évoques, riche en crânes, avec l'armée des Morts figurant dans le Retour du Roi de 2003 a été un ajout apparemment jugé important par Peter Jackson, puisqu'il a tenu notamment à tourner en 2004 des plans supplémentaires de crânes chutant devant l'objectif pour l'occasion : ce contre-exemple parfait, comme tu l'écris, peut naturellement laisser penser que, s'agissant du montage définitif du Hobbit, tout reste possible, même si je pense évidemment, comme toi, qu'un renversement de vapeur vers moins de spectaculaire intempestif ne peut qu'aller dans le sens d'un rattrapage substantiel, la marge de manœuvre me paraissant toutefois bien mince à présent... Cela me fait penser que cette séquence riche en crânes du Dwimorberg figure parmi les scènes "préférées" du Dragon Didier s'agissant de la première trilogie (avec celle de Galadriel phosphorescente et pourvue d'une voix transformée dans la séquence du Miroir en Lothlórien) : si jamais une scène supplémentaire du même genre est prévue dans la version longue de The Hobbit: The Battle of the Five Armies, nul doute que mon brumeux voisin sera comblé... ;-) Amicalement, Hyarion. [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Matrok - 29/12/2014 Y'a que moi qui trouve dégueulasse que Bard ait tué Shrek ?! (Pouf pouf) Bon, donc j'ai vu le dernier volet du Hobbit, en famille hier. Je n'ai pas pu m'empêcher de demander à mes nièces et neveux à la fin du film : "à part de la baston, il y avait quoi?" La réponse a été "ben... heu..." et le plus malin a répondu "des bouquetins qui apparaissent et disparaissent par magie". Quelques bons points quand même : la longue scène d'introduction qu'est l'attaque et la mort de Smaug est plutôt très réussie dans le genre. Ce dragon avait décidément un certain charme. Dommage qu'il parte si vite. La scène où Thorin est confronté à son obsession de l'or est assez belle visuellement, bien que psychologiquement absurde. Mais dans l'ensemble : c'est toujours d'une violence crasse et hors de propos dans un film sensé être l'adaptation d'un livre pour enfants. Les corbeaux ne parlent pas, personne ne chante ni ne poétise, les traits d'humour anglais du vieux magicien sont conservés mais ils tombent parfois à plat à cause du côté trop sérieux du film. Le "merveilleux" est noyé sous les effets laser. Bref, ça manque de fraîcheur. [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Lodwing - 05/01/2015 Oui, merci à Hyarion et Semprini pour leurs critiques, qui sont sans aucun doute bien plus réfléchies et mieux construites que mon pavé jeté sur ce forum dans la déception d'après-séance. :p [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - ISENGAR - 26/01/2015 Toujours pas été voir le machin... et ça ne me manque pas du tout. I. [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Cédric - 26/01/2015 J'y suis allé il y a peu. Bon, évidemment, j'ai ricané / soupiré durant le film, parfois, trop, c'est trop. Côté divertissement, c'est pas mal. [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - ISENGAR - 24/04/2015 Bon, ça y est... contraint et forcé par ma douce et tendre... c'est le grand soir.
Bon, bah... j'y vais. J'entends le jingle de la Warner qui s'échauffe sur la télé....faudrait pas que je rate les premières secondes. Je risque de rien comprendre... I. [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Cédric - 24/04/2015 Nous sommes tous avec toi. Tu vas commencer ton week-end en fanfare ! ] [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - ISENGAR - 24/04/2015 ... C'est dans la droite lignée de la première trilogie, la surprise en moins. Ça ne vaut même une critique, en fin de compte. [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Gawain - 25/04/2015 Serais-je donc le dernier sur ce forum à ne pas avoir vu la Chose ? [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Tilkalin - 25/04/2015 Non non, je te rassure Gawain D'ailleurs, je n'ai pas vu le 2ème opus non plus, et me suis arrêté en cours de visionnage du 1er tant le machin m'ennuyait... [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Silmo - 25/04/2015 boycott de la communauté naine ?? [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Tilkalin - 25/04/2015
Le cavenain se rebiffe ! [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Gawain - 25/04/2015 Héhé... Dès la photo promotionnelle du 1er film avec les 13 "nains" en rang d'oignon (comme de vulgaires elfes de la traduction française d'un HoME, chais plus lequel), la communauté naine a grondé d'indignation ! [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - ISENGAR - 27/07/2015 Pour ceux que ce genre de choses intéressent encore, sachez que Peter Jackson a accordé une interview publique à l'Exeter College, à Oxford, le 25 juin dernier.
Outre le fait qu'il a eu le bon goût de choisir l'anniversaire de JRRVF pour cette interview ( 8o ), il est revenu sur un certain nombre de ses souvenirs embrumés sur la conception du Seigneur des Anneaux et du Hobbit, deux de ses œuvres parmi les plus bâclées, ce qu'il reconnait lui-même implicitement... Une interview sympathique, bonhomme, sincère et désintéressée... Le vrai visage de Peter Jackson, 'sincèrement ému' d'être à Oxford ? A moins que ce ne soit rien de moins qu'un minable coup de pub pour démarrer la campagne de promo : coffret Le Hobbit - La trilogie - DVD + Copie digitale (DVD), date de sortie: mercredi 30 septembre 2015 ; Le Hobbit : La bataille des cinq armées (DVD), date de sortie: mercredi 7 octobre 2015... I. [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Gawain - 28/07/2015 Sacré JR !
A peine de retour de vacances et déjà au four et au moulin, hein ? [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - ISENGAR - 28/07/2015 Mwarf !
Tu as vu ? La Bataille des 5 armées a gagné 2 Saturn Awards le jeudi 26 juin dernier...
I. [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Gawain - 29/07/2015 Isengar a écrit :
Tu as fait une coquille : c'est "Dwarf !" Quant à Saturne, c'est encore une histoire d'anneau, à tous les coups. [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - ISENGAR - 22/11/2015 Peter Jackson pas complètement satisfait de son adaptation du Hobbit ? Ces propos, qualifiés d'une "honnêteté rare", sont évidemment parcellaires... l'article ne restitue pas toutes les explications de l'ex "plus grand fan au monde de Tolkien", et n'explique pas pourquoi, avec tant de matière, le réalisateur a été jusqu'à rater totalement le montage... I. [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - ISENGAR - 24/11/2015 Je ne voudrais pas avoir l'air d'en rajouter une couche, mais voici tout de même un lien vers un des "appendices" du DVD version machin-bidule, dans lequel Peter Jackson évoque lui-même la médiocrité artistique globale de sa trilogie (je parle de la deuxième, quoique cette remarque s'applique sans problème pour la première également), conséquence, selon-lui d'un manque de préparation qui serait dû au remplacement à la dernière minute de Guillermo Del Toro (fallait pas le pousser vers la sortie), d'un tournage parfois sans scénario cohérent (et hop, un tir en direction de Fran et Philippa, ces deux incompétentes notoires), et d'un manque de vision générale (tu m'étonnes, Simone !).
Il oublie, bien évidemment, de mentionner le manque de talent. La démarche est étonnante et l'arnaque époustouflante. On achète un DVD d'un film assez naze, et on vous explique dans les appendices pourquoi c'est naze, et surtout que c'est pas de not' faute... mais ça fera 15 euros, siouplaît. Et tout ça avec le même aplomb que lorsqu'on vous expliquait, il y a 14 ans et fausse citation à l'appui, que Tolkien aurait exactement voulu que le Seigneur des Anneaux soit tourné de cette façon, gnagnagna, etc.
Bref. Le monde magique de la Jaxonerie triomphante, même déclinante, n'aura jamais fini de me surprendre. https://www.youtube.com/watch?v=SQkygZdZ_Vk I. [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - TB - 27/11/2015 Je me fais vieux...Je veux dire: plus vieux que je ne devrais l' être! Ce qui m' amène à un quasi perpétuel remaniement de mes priorités; partager entre l' indispensable, et le futile, le temps qui va s' amenuisant...Et je m' en plains pas, tant il est vrai que ce monde, et particulièrement l' époque qu' il traverse, me répugnent! Il faut dire que j' ai cessé, très vite d' être jeune, et je crois pas m' être senti, vraiment, bien, si on excepte, comme, je présume, pour chacun, la prime jeunesse, et le temps béni où mes géniteurs subventionnaient mes tentatives maladroites pour devenir ce que j' allais, de toute façon, devenir...au point de me dire, aujourd'hui, que si la vieillesse est, sans barguigner, un naufrage, la cause en est a recherché bien avant l' apparition fatidiques des " violettes de la mort ", poétique expression désignant les tâches qui " fleurissent " sur les mains des vieillards. [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Daniel Lauzon - 08/12/2015 [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Daniel Lauzon - 08/12/2015 Oh et puis zut... pourquoi ça ne s'affiche pas ? C'est de la provoc' ! [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - ISENGAR - 08/12/2015 Si si, ne t’inquiètes pas, de ce côté-ci de l'Atlantique, le castor au drapeau s'affiche bien
Chaque revers à sa médaille... et chaque érable a son castor ? c'est ça le message ? I. [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Daniel Lauzon - 19/12/2015 Je relevais simplement, avec un brin d'auto-dérision, la pique qui m'était adressée par l'homme au chapeau bleu (et ses bottes sont jaunes...). Au lieu de me faire une fleur (de lys). [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - ewyxo - 19/12/2015 Je voulais juste ajouter une modeste contribution après avoir visionné la VL du 3èmefilm, le seul épisode que j'ai vu en VL, la VL est encore plus décevante que la version ciné, plus de longueurs pesantes, plus d'actions et de bagarre infantiles, Béorn reste décoratif, une allusion grotesque aux anneaux elfiques, overdose de décors et détails numériques, une course poursuite ridicule sur rivière gelée avec une mitrailleuse à flèche ...
la VL a au moins le mérite de conclure des intrigues passionnantes et déterminantes :
Le film de PJ ressemble à un mauvais cirque d'hiver avec ses clowns, son bestiaire, ses nains, ses acrobates, ses aboyeurs ... ou Bilbo n'est qu'un personnage secondaire dans un 'soap opera' dérivé de World of Warcraft il y a comme même quelques pépites : la Comté, le chant des nains, les géants des montagnes, le vol des aigles, Esgaroth aussi splendide que l'était Edoras, le retour de Bilbo chez lui, et quelques bon acteurs comme James Nesbitt - Bofur - ou Lee Pace - Trandhuil ... ce qui est trop peu pour défendre la trilogie J'avais aimé la trilogie de LOTR en dépit de ses défauts et même si le 1er film de Bilbo était correct à regarder, cette trilogie se résume bien à 'mauvais films, très mauvaises adaptations' [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - ISENGAR - 24/02/2016 Salut, j'étais sur le point de publier un texte de 75 000 caractères environ, avec des illustrations, pour démontrer à quel point cette nouvelle trilogie est en dessous de tout... Dans un fuseau voisin, Cédric a écrit :
Bon, bah tant pis pour Hyarion qui attend ma critique depuis des mois A pluches ;p I. [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Cédric - 24/02/2016 Mwarf, mauvaise excuse ça ! [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Hyarion - 25/02/2016 Cédric a écrit :
Mais que penser alors s'il en est de même pour JR, compte tenu de ce qu'il a lui-même pu écrire tout récemment ? Dans le même fuseau voisin, JR, alias ISENGAR, a écrit :
J'en profite pour préciser ici que j'ai apprécié, en connaisseur, cet emploi d'une formule me rappelant effectivement et forcément — fusse dans une dimension, disons, plus historique — le tout début des années 2000... ;-) Amicalement, Hyarion. [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Cédric - 25/02/2016 Je considère depuis longtemps - et plus encore depuis la trilogie du Hobbit - que Jackson a depuis longtemps trahi de la plus mercantile des manières l'oeuvre de JRRT. Pour lui qui se disait fan inconditionnel, la forfaiture n'en est que plus indigeste. Par contraste, l'honnêteté et le respect de Daniel Lauzon n'en sont que plus mis en lumière et remarquables. [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Hyarion - 25/02/2016 De mon seul point de vue, mais aussi vis-à-vis de JR, entre The Big Lebowski et Jacques Chirac, c'est un peu tout ce fuseau qui, par de telles évocations, pourrait relever de la private joke... ;-) Ceci dit, sur le fond, si j'ai pris la peine d'exprimer longuement mon point de vue sur la dernière trilogie, ici même et sur d'autres fuseaux dédiés que j'avais initié, cela ne voulait pas dire que j'en attendais forcément de même de qui que ce soit, y compris de JR, d'autant plus qu'il m'aura fallu tout de même faire un effort pour aller au bout de ma démarche, pour des raisons que j'avais alors évoqué. ;-) Mais j'ai tenu à le faire, cet effort, simplement pour que la nuance née de la diversité des points de vue et des approches, sur ce sujet comme sur d'autres, reste plus ou moins présente, ici comme ailleurs. Qu'il s'agisse de cinéma ou de littérature, de divertissement ou de création "pure", de textes originaux ou de traductions, de mon point de vue, si avoir une opinion passionnée à l'égard des œuvres est légitime, la nuance dans le regard me parait indispensable pour pleinement les apprécier et les interpréter. :-) Je suis pas venu sur ce forum il y a douze ans pour me faire l'avocat de Peter Jackson et de sa première trilogie (même si j'avais apprécié cette dernière) : le premier fuseau que j'ai créé sur JRRVF parlait, comme vous vous en souvenez peut-être, de tout autre chose... ;-) Mais comme ce premier fuseau en témoigne d'un certain point de vue (même si je suis passé à autre chose depuis), je ne suis pas non plus venu ici pour exprimer une adoration sans nuance à l'égard de Tolkien, dont j'aime l'œuvre sans pour autant exclure un regard critique sur l'homme et sa création... ce en quoi je me suis souvent senti un peu seul, ici ou sur Tolkiendil, mais il est vrai que j'ai souvent dit que je n'aimais pas même le mot "fan" et tout ce qu'il pouvait impliquer comme parti pris excessif. Ce que je dis vis-à-vis de la planète Tolkien vaut évidemment pour d'autres planètes que je fréquente, comme la planète Howard par exemple : encore une fois, j'ai toujours été attaché à une certaine nuance dans le regard, d'autant plus à force non seulement de lire ou de voir mais aussi d'étudier les œuvres de tel ou tel artiste. Cela ne m'empêche pas, je pense, d'avoir une sensibilité certaine à l'égard desdites œuvres, laquelle sensibilité n'ayant pas vocation à entrer dans une quelconque hiérarchie, ce pourquoi je me suis permis d'exprimer en ces lieux, à l'occasion, les plus franches réserves à l'égard d'une certaine dichotomie "étoilés/carnassiers" ou à l'égard d'une certaine condamnation des "images qui bougent" (sous-entendu : le cinéma) sous prétexte de critiquer négativement les films de PJ. Tout cela est bien trop excessif pour moi, et je préfèrerai toujours, d'ailleurs, que les passions s'expriment à travers la création plutôt qu'à travers de simples commentaires sur les créations des autres (surtout si c'est en négatif et/ou au nom de je-ne-sais quel "dogme"). Pour moi, par exemple, Jean-Rodolphe a fait preuve de créativité avec ses Promenades au pays des Hobbits, en ayant su très heureusement dépasser sa "croisade" (le mot n'est pas de moi !) anti-PJ, longtemps seul objet de sa notoriété dans le milieu, pour littéralement inventer quelque-chose à partir de sa passion pour une œuvre littéraire, non francophone par ailleurs. Même s'il aura toujours du mal à le reconnaître ;-), son travail a bénéficié de la fenêtre de tir médiatique de la deuxième trilogie de PJ pour être diffusé largement dans le circuit des librairies, mais ce qui compte avant tout, à mes yeux, c'est qu'il ait fait cet effort de créativité, qui lui a permis de dépasser la condition qui était la sienne jusque-là... Ce genre de travail mérite un coup de chapeau. Parce qu'il est créatif. Et je le salue d'autant plus qu'il se trouve que je connais l'auteur depuis assez longtemps maintenant, fusse surtout de manière virtuelle même nous nous sommes déjà rencontré en "vrai". ;-) De l'extérieur, tout cela peut bien passer pour des "histoires de fans" auxquelles personne n'est censé rien comprendre en dehors des "initiés"... mais moi j'y vois avant tout une histoire de travail créatif à saluer bien au-delà d'une planète communautaire, de ses codes, voire de ses hiérarchies. Par ailleurs, voila pourquoi, entre autres raisons, vous ne me verrez probablement pas m'exprimer, par exemple, quand Christopher Tolkien partira pour les domaines de Mandos : tout le monde, ici et ailleurs, je n'en doute pas, pourra se sentir obligé de dire (voire de faire) quelque-chose pour rendre hommage, comme cela avait été, un peu curieusement (effet de la rareté de la parole ?), déjà un peu le cas lors de la publication du fameux article du Monde en 2012, mais en dehors du fait de simplement lui souhaiter de reposer en paix, je pense que je n'aurai rien d'autre à dire (ou à faire) personnellement. Christopher Tolkien a été animé par une singulière piété filiale pour accomplir le travail colossal d'édition de la très vaste part posthume de l'œuvre de son père, mais je n'ai jamais éprouvé pour autant cette impression de sacralité quant à son rôle que semblent éprouver d'autres lecteurs. Je n'éprouve pas de proximité particulière avec le fils, comme si cela devait constituer un lien "privilégié" avec le père (il est vrai que je ne sacralise pas non plus ce dernier). Je mesure bien sûr l'immensité du travail accompli, que je salue comme tel, mais je mesure aussi toute la dimension hautement personnelle qu'il y a derrière : je pense que le fils a d'abord travaillé pour son père et l'œuvre de celui-ci telle qu'il l'a conçoit en tant que fils, tout le reste venant après, bien après. En ce sens, contrairement à d'autres peut-être, je ne me sens pas proche de cette histoire, qui n'est tout simplement pas la mienne, même de loin. Bien qu'étudiant l'œuvre du père, je n'attends évidemment pas, ni ne recherche, la moindre reconnaissance de la part du fils s'il devait être encore vivant quand j'en aurais enfin fini avec mon projet actuel : à chacun son parcours et son histoire, en toute indépendance dans la mesure du possible, et à chacun sa façon d'apprécier et de respecter l'œuvre, toutes proportions gardées. Je ne sais si mon discours est compréhensible par des personnes se considérant (éventuellement) comme des "fans", mais je ne peux pas en tenir un autre s'il me faut être honnête (je préfère ne pas parler de bonne ou de mauvaise foi : l'emploi de ce genre d'expression a pris un tour à la fois récurrent et malheureux récemment dans un autre fuseau). Au fond, donc, ce qui m'intéresse, c'est avant tout la création artistique indépendamment des intermédiaires, des filtres, des grilles de lecture, même si j'en tiens compte par ailleurs : cela peut sans doute paraître bien vague aux yeux de certains, mais c'est ce qui explique notamment pourquoi je tiens à cette nuance dans le regard, et à cette recherche de l'équilibre ou du point d'équilibre, dont je parle souvent... ;-) Amicalement, Hyarion. [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - ISENGAR - 25/02/2016 Arf ! Les fuseaux Jacksoniens sont vraiment propices aux digressions Mister H a écrit :
Tu es dur, mais tu as peut-être et sans doute raison... avant la sortie des films, même si j'étais actif sur d'autres forums aujourd'hui disparus, je faisais plutôt partie du troupeau des curieux... ("ah, il y a de lumière, ici ? Et on parle de Tolkien ? cool ! j'enlève mes bottes [jaunes] et j'arrive !"). Je n'ai commencé à parler sérieusement des films qu'à partir de la sortie de la Communauté - et donc qu'à partir du moment où j'ai posé mes yeux sur la forfaiture. C'est ce qui m'a brutalement et durablement distingué d'une grande partie du troupeau. Mais tu te doutes bien que j'aurais préféré ne pas avoir à prendre de telles positions. La bêtise profonde de cette trilogie et le suivisme de certains de mes contemporains m'y ont contraint. Je n'avais pas d'autre choix :p
Formulé comme ça, oui, je vais avoir du mal à le reconnaître, camarade. Par ailleurs, le tapuscrit des Promenades a été envoyé à des éditeurs par vagues dès 2006 (puis 2010 et enfin 2012, avec , ô surprise, enfin des gens intéressés... une grande maison d'édition fantasy que je ne citerai pas m'a répondu très défavorablement en 2006 pour vouloir 6 ans plus tard m'offrir des ponts d'or pour que je ne signe pas chez un autre éditeur).
C'est la publication qui a bénéficié de la promotion du Hobbit. L'Editeur de Terre de Brume ne s'en est jamais caché [edit : mais je l'ai choisi lui, et pas le "grand éditeur fantasy", justement parce que je savais qu'avec lui, il n y aurait pas de photo d'Elijah Wood en première de couv'] Enfin le "diffusé largement" est de trop... au contraire, la diffusion a été très irrégulière et très restreinte, et n'a pas été renouvelée en 2013, comme prévu initialement par l'éditeur.
Hihi ! j'ai l'impression d'être un ancien SDF de la tolkienologie... Un coup de chapeau qui ressemblerait presque à un coup de pied de l'âne Amicalement I. [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Hyarion - 26/02/2016 Merci pour ta réponse et pour toutes ces précisions. :-) ISENGAR a écrit :
Je le sais bien, cher JR... :-) ... et comment pourrait-il en être autrement, du reste ? Tu fais partie d'une génération qui a découvert Tolkien et en a cultivé la lecture bien avant la sortie de la première trilogie de PJ (moi, c'était juste quelques années avant, en 1998, et tu avais déjà alors écrit au moins une de tes Promenades), et il me parait évident que ton projet d'écriture n'a pu, à mon sens, acquérir précisément toute sa valeur qu'en s'élaborant patiemment, loin des contingences médiatiques plus ou moins récentes. ISENGAR a écrit :
Gageons que ce "grand éditeur fantasy" serait beaucoup moins intéressé aujourd'hui... Sic transit gloria mundi. ;-) ISENGAR a écrit :
De fait, je n'ai pas dit autre chose, mais je comprends naturellement ton souci de la précision. :-) Et je ne doute pas que tu aurais préféré être édité plus tôt ou plus tard vis-à-vis du tourbillon médiatique liés aux films... mais il était à mon avis inévitable que les éditeurs soient bien tentés de surfer sur la vague, ce qu'ils ont d'ailleurs fait de façon significative, du moins pour un certain nombre d'entre eux. ISENGAR a écrit :
Si j'ai notamment pu trouver le livre dans plusieurs librairies en 2012, c'est que la diffusion a été tout de même conséquente, m'a-t-il semblé (à mon modeste niveau), même si elle aurait sans doute pu l'être davantage. J'ai cependant du mal à me faire une idée de ce qu'a pu être le tirage au total. ISENGAR a écrit :
Un âne pourrait-il éventuellement surgir de mon chapeau ? Mmm... Ce serait, tout de même... abracadabrantesque (*) ! ^^ ISENGAR a écrit :
De rien. :-) Amicalement, Hyarion. (*) Au point où on en est, autant citer cette formule-là aussi (vieux souvenir du temps de mon premier scrutin), pour que l'évocation historique des années 2000, mentionnée plus haut, soit complète. ;-) [Critiques] The Hobbit: The Battle of the Five Armies - P. J. (2014) - Fimbrethil - 02/03/2016 Je n'ai visionné ce dernier opus que très récemment, n'étant pas pressée de découvrir que je serais forcément déçue. C'est le seul film de PJ en relation avec l'univers de Tolkien que je n'ai pas voulu voir au cinéma. Je l'ai donc téléchargé (gratuitement s'entend) sans aucun état d'âme; donc voila, ça c'est fait. Seul soulagement: enfin c'est terminé, on n'en aura plus des comme ça. |