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Ce fut en ces terres Andresiennes, qui firent jadis bel accueil à Rameau, au général Lepic, à Renefer, à Julien Green, et à feu mon vieux popa, que fut réuni ce week-end le festival fan-Fantasy d'Andresy. Heureuse initiative de monter sur les berges verdoyantes de cette douce et féerique rivière qu'est la Seine (en tout cas dans ce méandre-ci), un festival regroupant les amateurs de cet art pas encore tout à fait majeur (en France du moins) qu'est la Fantasy. J'ai seulement un bout de mon esprit qui vagabonde dans un coin d'une Faërie qui m'est propre et personnelle et c'est ma foi très suffisant pour apprécier un petit festival sans prétention, très agréable - de mon point de vue - et qui a été à l'origine de plusieurs sympathiques rencontres, dans la grande salle de l'espace Julien Green. - Tout d'abord, la charmante Charlotte Bousquet, auteur de romans chez Nestiveqnen, rencontrée tout à fait par hasard alors que je cherchais à me présenter à Dame Panier-Alix. Je ne connais pas (pas encore) son oeuvre, mais la trilogie des "Arcanes" qu'elle a eu la gentillesse de me présenter semble tout à fait prometteuse à mes yeux de Touque novice en matière de littérature fantastique. - Claire Panier-Alix, ensuite, bien connue des anciens du forum JRRVF, surprise en pleine conversation sur la pilosité suspecte des mantons masculins révélatrice d'un manque quelconque dont je n'ai pas saisi les références - étant moi-même néo-porteur d'une barbichette tout à fait honorable et révélatrice de rien du tout sinon que je me trouve pas trop mal avec ... Bref, rencontre furtive liée au hasard puisque je n'ai découvert la présence de la dame céant qu'en jetant un oeil vagabond et distrait sur la liste des invités du festival. - Maître Alain Tesnière m'avait fait l'amitié (à moi et à d'autres, je ne suis pas le centre du Monde) de m'informer par mail de la sortie de son ouvrage La Quête du Sens dans Bilbo le Hobbit de JRR Tolkien. Ce festival a été l'occasion d'un échange avec un homme aussi passionnant que passionné, heureux de découvrir IRL (in real life - dans la vraie vie, pour ceusses du Zimmer qui ne goûtent point la langue des Spice Girls) que d'autres personnes, jeunes et moins jeunes s'intéressent avec ardeur aux mêmes sujets que lui. - Les collègues de Tolkiendil, Dame Zelphalya en tête, et puis Bertrand, Gandalf, Meneldur, Belgarion, et Maître Ikis, avec lequel nous sommes quelques courts instants partis à la re-découverte du décompte des batailles de Beleriand. Et puis Incanus, compagnon des noires fééries Castelroussines, que j'ai eu le plaisir de revoir (il n'a plus de bandage au poignet : tout va bien, donc).
Et puis l'heure fut venue d'une petite promenade à l'orée des sombres bois de mon enfance, entre Maurecourt-la-belle et Andresy-la-Grande, du côté des terres du Faÿ où trônaient jadis des hêtres centenaires et où le chant des loups tenaient les villageois sous le joug d'ancestrales terreurs... Ainsi est ma conception de la Faërie : d'heureuses rencontres, d'agréables errances, et en marge, tout près, le goût inquiétant de l'Ombre. En celà, cette journée fut - de mon point de vue de Touque novice en matière de Fantastique - une grande réussite. I. |
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Un peu de tissage, histoire de rendre mon "up" productif :o)... Alain Tesnière I. |
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Un grand merci pour ce compte-rendu Faërique mon cher Took :-) E. |
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Tu serais pas de parti-pris, là, Emperor ? :D ... tu t'échauffes pour les contes rendus, Isengar ? Mmmm ? Certes, tu en as beaucoup fait, mais... faut avouer que tu les fais bien (t'façon je suis fan, moi :D). Moi, j'dis ça... j'dis rien. Juste comme ça en passant, quoi... :D S. -- s'en va en sifflotant... |
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Je suis très touché par les propos d'Isengar lorsqu'il parle de moi : il est vrai que j'ai passé une journée formidable ce dimanche à discuter avec des personnes que je ne connaissais que par forum interposé et avec des gens dont j'ignorais totalement l'existence. |
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Cher Alain, une petite précision d'ordre purement géographique ; Le loir que j'évoque est celui de Marcel Proust, et je vis tout près de sa source. Loin donc des douceurs angevines, et plus près de l'ombre de la Cathédrale de Chartres et des collines percheronnes ;o) Amicalement, I. |
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"Comme les rives étaient à cet endroit très boisées, les grandes ombres des arbres Alain. |