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[Édit (Yyr) 2021 : ce fuseau est l'un des nombreux rejetons de l'arbre initial de la traduction des poèmes] J’ai essayé d’adapter en décasyllabes — pas bien réguliers — le début du Chant de Beren et Lúthien. En voici les deux premières strophes, en espérant qu’elle sont vaguement acceptables. The leaves were long, the grass was green,
There Beren came from mountains cold, Les feuilles étaient longues, le sous-bois vert,
Là vint Beren des montagnes gelées. |
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Moraldandil, c'est très réussi, bravo ! |
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Vinyamar de retour, ça fait plaisir ;-) |
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Je n'ai rien à rajouter sur ce qui a déjà été dit sur les qualités de tous les poèmes (en particulier la version de Moraldandil de la chanson de Bilbo) Pour ne pas demeurer en reste, je propose une traduction en octosyllabes (donc, plus resserrée) de la dernière strophe du même poème (càd le Chant de Beren et Lúthien): Long was the way that fate them bore, Loin les emporta leur destin Iarwain |
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Merci beaucoup. A me relire, je m’aperçois qu’un aspect de l’original n’est pas rendu : l’opposition entre les trois premiers vers de chaque demi-strophe, en rime masculine, et le dernier qui est en rime féminine. C’est très sensible à l’oreille. Peut-être pourrait-on reproduire ce contraste en opposant trois décasyllabes à un octosyllabe pour chaque demi-strophe. Mais bon... j’ai choisi de tout adapter en décasyllabes, autant continuer. Enchantment healed his weary feet
He heard there oft the flying sound
Her sought her ever, wandering far
When winter passed, she came again,
Again she fled, but swift he came. L’enchantement ranima ses pieds las
Il entendit souvent le bruit de pieds
Il la cherchait toujours, errant bien loin
Quand l’hiver fut passé, elle revint,
De nouveau elle fuit, mais vif il vint Iarwain a écrit :
Effectivement, le style en est sensiblement plus lapidaire. J’ai personnellement choisi le décasyllabe parce que je me sentais un peu à l’étroit dans l’octosyllabe (indiscutablement plus proche du rythme original). Le français réclame souvent un peu plus de syllabes que l’anglais.
Pour l’avant-dernier vers, peut-être serait-il possible de continuer d’élider le sujet : Qui, d’ailleurs, chante sans tristesse ? F. Ledoux semble incliner vers Beren et Lúthien (Et, il y a longtemps, ils disparurent / Dans la forêt, chantant sans tristesse.), mais ne serait-ce pas la forêt ? Ambiguïté voulue ? |
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Terminons : As Beren looked into her eyes
Long was the way that fate them bore, Lorsque Beren regarda dans ses yeux,
De leur destin le long chemin amer |
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Fichtre, je suis admiratif, bravo ! :-) Fangorn, scié |
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moi aussi. il est seulement dommage d'avoir recours au chevauchement (comment ça s 'apelle déjà, quand on fini un vers à la ligne qui suit). j'avoue que c'est un bémol que j'ose poster, mais je ne sais pas comment faire mieux. C'est quand même pas la même langue. |
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Vinyamar a écrit :
Cela peut s'appeler enjambement ou rejet (s'il y a une volonté stylistique derrière: quand on veut mettre l'accent sur un mot précis, par exemple); mais la différence entre les deux termes n'est pas essentielle. En fait, je n'aurais qu'une seule réserve à faire, à peine une critique, en ce qui concerne le sens à donner au dernier vers, puisque c'est une partie (la seule, pour l'instant) que j'ai moi-même traduite; mais pour moi, il s'agit plus d'un problème d'interprétation personnelle. Iarwain |
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Merci à tous. Fangorn a écrit :
Je n'avais pas d'intentions enticides ! :-D
Comme le souligne Iarwain, le dernier vers est assez ambigu en anglais. J'ai hésité longtemps - et en fait j'hésite toujours - entre ce que j'ai proposé plus haut et : Pour ce qui est de l'enjambement, autant le dire franchement : je l'ai plus utilisé pour obtenir un vers et des rimes corrects que pour son pur effet stylistique... Ceci : Nai Anar caluva tielmanna ! |