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[Édit (Yyr) 2021 : ce fuseau est l'un des nombreux rejetons de l'arbre initial de la traduction des poèmes] Après un certain temps passé dessus:-), voici le résultat de ma tentative de traduction du premier chant du Lay of Leithian. Pour ne pas avoir la tentation de trop "délayer" la matière poétique originale ni de trop m'éloigner du texte, je me suis contenté de décasyllabes non rimés (à l'exception du premier vers:-)), en essayant autant que possible de conserver un schéma métrique 4/6 ou 6/4 (tout en ne dédaignant pas la césure après la cinquième syllabe:-))... The Gest of Beren and Lúthien I La Geste de Beren et Lúthien I A king there was in days of old: Au temps jadis vivait un roi : Such lissom limbs no more shall run Oncques mais verra-t-on, sous la soleil They dwelt amid Beleriand, Ils demeuraient au cœur du Beleriand, There Thingol in the Thousand Caves, [65] Là Thingol, reclus dans les Mille Grottes, [65] There Lúthien the lissom maid Là Lúthien, la jeune fille en fleur, There bow was bent and shaft was sped, [85] Là l’arc vibrant décochait ses traits vifs, [85] Iarwain |
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Ouf! au moins, mes manipulations n'ont pas crashé le forum:-) |
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Je trouve ça franchement pas mal bien que la vision de la chose aurait peut-être un peu plus poétique, je vais tenter de me pencher la dessus aussi pou voir ce que ça donne... :) |
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Je n'ai pour l'instant lu ta traduction que rapidement et il me faudrait une ou deux relectures pour donner un avis un minimum argumenté mais il me faut néanmoins te féliciter dès maintenant pour ce travail énorme et me semble t'il plutôt bien réussi :-) Laurent |
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Un petit passage très rapide pour lever une deuxième fois mon chapeau à Iarwain ;-) Moraldandil Il FAUT que j'apprenne cette manip là... :-) |
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Je me joins aux autres afin de féliciter Iarwain pour cette belle traduction. Bravo! |
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Pareil. Cela donne envie, et ainsi, on se rend compte tout de suite du travail ... Yyr |
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Je me joins au autre pour te dire BRAVO !Moi qui ne parle pas bien anglais,je suis contente de voir enfin à quoi ressemble le lai de Luthien .Mecri! |
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Voilà le début de ma réflexion à propos de ta traduction (qui est cependant très bien mais j’adore chipoter… :) ): Vers 2: ere Men yet walked upon the mould (traduit par « Avant que l’homme eût foulé la surface »)
Vers 4: his hand was over glen and glade (traduit par « Vals et forêts relevaient de sa main »)
Vers 5: His shields were shining as the moon (traduit par « tel la Lune ses écus sont polis »)
Voilà quelques remarques à prendre ou à laisser mais qui pourraient servir... |
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Le soleil et la lune sont feminins pour les elfes et les hobbits: c'est ainsi qu'ils se voient attribués le pronom "she" en anglais et le pronom "elle" le determinant "la" en francais par le choix du traducteur. Peu importe, je trouve impensable qu'on puisse en faire de meme en francais. C'est "le soleil" : "il" Greg |
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Tout d’abord, mes félicitations ! Je n’avais pas écrit tout de suite, n’ayant pas analysé en détail. Maintenant que je l’ai fait, voilà mes remarques : Je n’ai pas bien compris pourquoi tu n’as pas fait un décasyllabe pour le premier vers : choix ou impasse ? J’ai trouvé « Loin dans les temps anciens vivait un roi », en 6/4 (même si le ‘loin’ me gène un peu ;). J’aime bien le « Oncques mais verra-t-on », que je n’avais encore jamais rencontré (ou sans y faire attention). Pour le vers 40 (au fait, la numérotation est une très bonne idée), c’est plus une interrogation : tu as traduit light of eyes par « prunelle des yeux » ; il me semble que les Anglais disent apple of eyes pour la prunelle… A moins que cela soit une expression poétique ? Le vers 54 est moins original (à mon goût ;-)) dans ta traduction que dans la vo. « Où jamais ne venaient ni jour ni lune » (j’inverse moon et day pour le compte syllabique) me paraît plus proche et moins attendu. Et voilà tout ! Ah si, une dernière remarque : « emmi » (74). Impossible de le trouver dans le dico, est-ce que je suppose bien en pensant que cela signifie « parmi »(bien que je ne vois pas ce que cela pourrait être d’autre) ? Sinon, je trouve que tu as très bien rendu le côté archaïque du poème, et t’encourage vivement sur la voie de la continuation ! Tirno a écrit :
Mmm... il me semblait pourtant bien que c'était la soleil et le lune... Et pourquoi pas en français;-)? Ca correspond aux Maiar qui les conduisent. Laegalad P.S. : à mes moments perdus (i.e. dans le train quand je ne suis pas trop vaseuse), je tente la retraduction de The Last Ship, dans The Adventures of Tom Bombadil. Je ne l’ai pas encore fini, mais quand cela serra, je le posterai dans la section ‘divers’, car ce poème ne convient plus vraiment au Légendaire. Si donc vous voyez un jour « Traduire les poèmes : bis », n’hésitez pas à regarder ! Ce sera moins admirable sans doute que vos traductions (faut pas trop m’en demander ;-), je ne me lancerai pas tout de suite dans des poèmes de 10 pages), mais j’ose espérer toujours meilleur que celle du traducteur officiel dont j’ai oublié le nom ;-) |
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Je suis desole pour mon manque de poesie, mais ca se rythme comment les decasyllabes? je suis incapable d'y imposer un rythme. En tant qu'anglophone, j'aime d'ailleurs mieux l'octosyllabe qui fait echo a l'originale. Greg |
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Chapeau bas Ronan.... vivement la suite, en attendant de t'entendre déclamer :-)) Silmo (d'accord pour LE Lune) |
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Moi aussi je suis d'accord pour LE lune et LA soleil. |
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J'ai remarqué une autre petite chose déjà beaucoup plus génante: l'alternance des verbes au présent et au passé. |
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LE lune ? Drôle de genre... On peut toujours essayer d’inverser l’usage, mais il sera impossible d’obtenir le même effet qu’en anglais. En effet, le problème ne s’y pose que pour le choix du pronom, alors qu’en français il y a aussi le cas de l’article. De plus, le genre grammatical est une servitude stricte en français. Si l’on y choisit l’interversion des genres, l'on ne pourra obtenir qu’un effet beaucoup plus marqué - et bizarre - qu’en anglais. D’ailleurs, à l’époque de la Geste de Beren et Lúthien première manière, Tolkien employait-il déjà « She » pour le soleil ? Je me demande s’il faut vraiment essayer d’être cohérent dans ce cas... En ce qui me concerne, j’ai encore plus de mal à accepter LE Lune que LA Soleil... probablement parce que phonétiquement [yn] (généralement –une) est une finale plutôt fém. – ne serait-ce qu’à cause du mot « une » - tandis que [Ej] peut être aussi bien masc. que fém. (-eil, -eille). Passons. Tirno a écrit :
Classiquement : ils sont le plus souvent césurés 4/6, mais on rencontre aussi, plus rarement, 6/4 et 5/5. Moraldandil |
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c'est super simpa de traduire tout ça !! merci beaucoup ! kementari,toute contente d'avoir apris à mettre en petit! |
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Après une longue absence sur le forum, me voici donc de retour avec un gros morceau:), la traduction du deuxième chant du 'Lay of Leithian' ; je dois avouer que j'y ai pris davantage de plaisir et beaucoup moins de temps que pour le premier (environ 15 jours pour la majeure partie), avec une plus grande aisance dans le style (mais avec également, comme corollaire, une moins grande fidélité, élément en quelque sorte inévitable pour une traduction qui ne soit pas un simple décalque de l'anglais mais qui 'sonne' bien en français - ce à quoi j'espère être parvenu le plus souvent). Par ailleurs, je compte bien, dès que possible, continuer sur ma lancée nouvellement acquise en travaillant sur la suite du poème, à commencer par les quelques 350 vers du troisième chant:) Mais trêve de bavardages, et place au texte: The Gest of Beren and Lúthien II La Geste de Beren et Lúthien II Far in the North neath hills of stone Loin au Nord, sous des collines de pierre Unconquerable spears of steel [115] D’indomptables armées d’acier guettaient [115] But still there lived in hiding cold Mais toujours indompté se cachait là Gorlim it was, who wearying Gorlim se fatiguait des embuscades Yet at the last, when many days Mais après s’être longtemps morfondu Thus Gorlim died a bitter death Ainsi Gorlim mourut dans l’amertume, Then over fen and field and mountain Par-delà champ, montagne et marécage, As fearless Beren was renowned, Quand Barahir était encore en vie His face was South from the Land of Dread, Bien loin de la Terre de la Terreur I. |
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Ah, y'a pas qu'avec moi que les tableaux n'en font qu'à leur tête :) Tu m'en vois fort meurtrie et désolée, mais je crois que je n'aurai que le temps de lire ta traduction, après un copier coller, et non pas de pinailler dans les détails... Stéphanie - coriendo, coriendo, y el tiempo lejo... |
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Iarwain de retour, voilà une bonne nouvelle ! et en forme :-) |
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Heureux de te revoir en ces contrées également, Iarwain ! Et bravo encore pour cette traduction :-) B. |
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Merci beaucoup, pour cette traduction et son enchantement ! Jérôme :) PS : v. 114 : Sombre pouvoir qui réside hors du monde : on fait la liaison ? PPS : v. 136 : Accomplir maint haut fait → Accomplir maints hauts faits ? |
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Voici mon essai de traduction du chant III (et j'espère que mon tableau marchera mieux cette fois-ci) The Gest of Beren and Lúthien III La Geste de Beren et Lúthien III There once, and long and long ago, Là, autrefois, en un temps reculé, She had wayward wandered on a time Sa fantaisie l'avait alors menée Thus Thingol sailed not on the seas Ainsi Thingol ne fit point voile en mer In later days when Morgoth first, Bien plus tard, quand Morgoth brisa ses chaînes In sunshine and in sheen of moon, Sous le soleil, ou sous un clair de lune, Now it befell on summer night, Mais une nuit d'été, il arriva He gazed, and as he gazed her hair Comme il la contemplait, sa chevelure Lo! all forgetting he was drawn Oublieux de tout il fut attiré A summer waned, an autumn glowed, L'été se fana, l'automne brilla An autumn waned, a winter laid L'automne se fana, l'hiver couvrit The wind of winter winds his horn; [685] Le vent de l'hiver souffle dans son cor ; [685] A sparkle through the darkling trees, Une étincelle dans l'ombre des bois, Thereafter on a hillock green Dès lors, dessus une éminence verte A night there was when winter died; Une nuit vint, où l'hiver se mourait, As love there woke in sweet surprise Comme l'amour naissant la surprenait I. |
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Merci beaucoup Ronan pour cette nouvelle traduction. |
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Plus de 5 ans plus tard... (mais qu'est-ce que cinq années quand on traite des temps jadis ?) Je parcours les anciens forums parce que je suis enfin en train de lire The Lays of Beleriand en anglais et en français, et je voulais un peu partager mes réactions quant à la traduction du Lay of Lethian par Elen Riot dans l'édition Bourgois de 2006 (je ne suis d'ailleurs qu'au début de cette lecture). Je ne sais pas encore si je devrais le faire en un autre lieu, mais je me lance, suite à la découverte de la traduction de Iarwain. Étant passé maitre ès lectures partielles, je n'ai également lu que le début de la traduction du Chant I de La Geste de Beren et Lúthien par Iarwain. Avec un grand plaisir. Dommage qu'on n'ait pas eu, à l'époque, la réaction de Vincent qui était probablement en train de lire, au même moment, la traduction d'E. Riot. Cette situation éveille d'abord en moi une question technique (presque de juridiction) : que fait-on des libres traductions de Jrrvf à présent qu'existent les traductions françaises "officielles" chez Bourgois ? Si l'on choisit de jouir de la liberté et de la chance d'avoir plusieurs traductions de Tolkien, sans accepter de donner a priori une autorité supérieure à la version publiée - car on voit mal en quoi on appliquerait ici ce genre de hiérarchie qui peut avoir du sens lorsqu'il s'agit des textes publiés ou non publiés d'un même auteur - alors pointe la tentation d'une comparaison critique. Puisque, disons-le, je suis perplexe et frustré par la traduction d'E. Riot, je dois reconnaître que j'ai été charmé par le travail d'Iarwain - à ce stade, je ne parle bien que du début du Chant I. Bien sûr, je n'ai pas lu le texte d'E. Riot en français, pour lui-même. Et l'on sait que différents choix de traduction s'affrontent, et qu'il faut bien en faire un. Or c'est clairement le choix, fait par Elen Riot, de la fidélité à la structure formelle poétique, i.e. la conservation de l'octosyllabique rimé, qui fait cet écart avec le texte qui me pose problème. Il est clair qu'il y a là derrière un travail immense, que je serais moi-même bien incapable de produire, et un grand talent. Mais puisqu'on a l'immense chance, d'une part, d'avoir le texte en bilingue dans la traduction française (choix admirable dont je remercie ceux qui en sont responsables, je suppose la traductrice, Vincent et l'éditeur) et, d'autre part, d'avoir ici sur Jrrvf une autre traduction, celle de Iarwain, je me permets de m'expliquer. Je souhaite comparer les v. 11 - 14 du Chant I :
enchantment did his realm enfold, where might and glory, wealth untold, he wielded from his ivory throne in many-pillared halls of stone. trésors inouïs, pouvoir sans fin, assis sur son trône ivoirin, son royaume regorge de gloire, sous les voûtes d'un grand couloir. Un sort puissant son royaume entourait : De son trône d’ivoire il amassait Gloire et pouvoir, des richesses sans nombre, Dans son palais de pierre aux maints piliers. Tolkien E. Riot Iarwain La seconde traduction me parait nettement plus poétique. Il me semble en effet que la musicalité formelle de la structure versifiée, aussi importante soit-elle, n'est que seconde par rapport au sens et aux images poétiques auxquels elle doit être subordonnée. On peut d'ailleurs imaginer de nombreux choix de structure plus souple que le respect exact de la forme originelle, qui est une contrainte de traduction trop lourde à porter selon moi. Iarwain choisit le décasyllabique non rimé, on aurait également pu choisir de traduire le Lay of Leithian en vers allitératifs à l'image du lai des Enfants de Húrin. La perte est de toute façon importante, il est vrai, par rapport au travail de Tolkien, mais elle me parait moins problématique. Dans la traduction d'E. Riot, l'allusion à l'Anneau de Melian disparaît ; l'on passe à un texte plus descriptif qui perd la dynamique de l'original ("he wielded" ; Iarwain : « il amassait ») ; on alterne entre l'emploi de locutions savantes et figées que Tolkien fustigeait en regrettant précisément l'influence française sur l'anglais (« trône ivoirin ») et l'aplatissement d'une image poétique, à la fois épique et nostalgique, qui fait l'emphase sobre et suggestive de la poésie de Tolkien ("in many-pillared halls of stone" ; E. Riot : « sous les voûtes d'un grand couloir » ; Iarwain : « Dans son palais de pierre aux maints piliers »). Or les caractéristiques de ce petit échantillon de la traduction d'E. Riot me paraissent récurrentes à travers toute La geste de Beren et Lúthien dans Les Lais du Beleriand. Ce qui n'empêche pas d'ailleurs de saluer encore cette équipe pour cet immense travail et cette mise à disposition de l'oeuvre de Tolkien pour le lectorat français. s. |
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Niveau juridique, tant que nous, hors des circuits des maisons d'édition ou ayant du mal à les joindre, ne cherchons pas à être édités officiellement, ça ne pose pas de problèmes ;) Mais je rejoins ta remarque quant à la traduction de la Geste de Beren... la traduction officielle omet tellement de termes et fait tellement de changements que les fois où, dans un article, je dois citer un passage du Lai, je préfère mettre l'original et refaire une traduction française littérale. Dommage, parce que du coup la traduction perd son intérêt :/ (j'avais eu une déception semblable avec la re-traduction des Aventures de Tom Bombadil... certes, depuis D. Hedayat y'avait eu du progrès, mais ce n'était pas encore ce que j'espérais). La délicate balance entre forme et fond, on s'y est tous frottés, nous aut' traducteurs amateurs :) |
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Tant que j'y suis, puisque ces remarques sont restées si longtemps sans réaction, je ne me prive pas de vous partager deux réflexions sur la teneur linguistique des échanges. > Cemoi Cepaluis (patronyme plus goscinnien que tolkienien, non ?) : "vals" plutôt que "vaux" me semblait plausible comme archaïsme en ancien français, ce que je pensais attesté par l'existence de "Vals-les-Bains" en Ardèche, mais une brève recherche confirme que ce n'est pas la règle et que "vaux" devait être de rigueur comme pour "chevaux", dès l'origine (même sous la forme "vauls" ou "vaulx"). Cf. : Lorsque les petits-fils de Charlemagne, Charles le Chauve et Louis le Germanique, devant leurs troupes, font serment d’assistance mutuelle contre leur frère Lothaire en 842, le [ł] a encore évolué : il s’est transformé en [w] (comme dans wood) pour donner une prononciation de ʧeváws pour le pluriel de ʧevál. > Pour "la" lune ou "le" lune, et pareillement pour le/la soleil, en revanche, il ne s'agit pas simplement d'une invention de Tolkien. Apparemment, le genre de la lune et du soleil est inversé dans la tradition germanique (comme cela reste le cas en Allemand : die Sonne, féminin pour le soleil et der Mond, masculin pour la lune) par rapport à la tradition latine dont relève le français. Si Tolkien a notamment comme projet de délatiniser autant que faire se peut l'anglais qu'il utilise dans son œuvre littéraire (cf. The Road to Middle-Earth de Shippey), appliquer le même projet au français risque de laisser nos traducteurs aphones. > Laegalad : vivement que je me mette à lire tes traductions des poèmes de The Adventures of Tom Bombadil, dans le même mouvement ! |
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Laegalad a dit : Niveau juridique, tant que nous, hors des circuits des maisons d'édition ou ayant du mal à les joindre, ne cherchons pas à être édités officiellement, ça ne pose pas de problèmes ;) Euh non, juridiquement on a pas le droit de publier une traduction sur Internet sans autorisation, que ce soit gratuit ou pas. Par contre, on a la chance (du moins jusqu'ici) que la Tolkien Estate n'est pas *une autre maison qui s'occupe d'un journaliste blond* et n'attaque pas tout ce qui bouge. On peut supposer qu'il y a une certaine tolérance, mais on joue néanmoins avec une épée de Damoclès. La Tolkien Estate n'a jamais poursuivi pour ça, à ma connaissance, mais serait tout à fait en droit de le faire. Ceci dit il y a surement d'autres plus gros chats à fouetter et l'intérêt de poursuivre pour un tel cas serait vraiment négligeable, à mon avis, du coup le risque n'est pas très élevé (en théorie...). |
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shudhakalyan a écrit :
Tout à fait, comme on peut d'ailleurs le voir dans l'Edda poétique. Par exemple : Óðinn kvað : Vafþrúðnir kvað : Vafþrúðnismál (strophes 45-46) Ce qui se traduit grossièrement par : Odin dit : Vafþrúðnir dit : Je recommande chaudement la lecture de The Keys of Middle-earth: Discovering Medieval Literature through the Fiction of J.R.R. Tolkien, de Lee et Solopova. Un livre extrêmement instructif, même s'il n'est pas toujours facile d'accès. Il est d'ailleurs preuve que Tolkien avait raison, et que le vieux norrois n'est pas nécessairement aussi difficile qu'on pourrait le croire (sauf si on souhaite réussir à prononcer Vafþrúðnir). ;-) |
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Elendil, tu peux en dire un peu plus du contenu du livre que tu évoques ? C'est tentant mais je me pose des questions... |
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J'ai maintenant lu attentivement le Chant 1 et je peux ici le commenter. 7 ans plus tard, je suis dispensé du soupçon de vouloir ainsi donner mon avis et applaudir Iarwain, tout en le reprenant ici ou là. Pour mémoire, et par souci de contextualisation, je rappelle tout de même que j'apprécie hautement la traduction de Iarwain (voir la comparaison avec la traduction publiée de E. Riot plus haut) et que je serais bien incapable d'en faire autant moi-même. À quoi bon ces commentaires, alors, surtout s'ils sont souvent critiques (car le commentaire est par nature activement critique) ? C'est que les forums de Jrrvf offrent un ensemble exceptionnel d'ateliers où s'affinent la pensée et la pratique de lecture des œuvres de Tolkien. C'est exactement l'enjeu pour moi, ici. Je me permettrai donc, ici ou là, des considérations plus générales sur la poésie et les effets stylistiques de l'œuvre de Tolkien ou même en général (car une œuvre littéraire parle aussi de la littérature). Je cherche à actualiser ma perception et à l'affuter. Je cherche à me former. Je remercie immensément Iarwain de m'aider ainsi à lire The Lays of Beleriand. C'est une vertu exceptionnelle d'un forum comme celui de Jrrvf de pouvoir jouer un tel rôle grâce à une traduction mise en ligne, publiée presque inopinément, il y a déjà 7 ans ! Par ailleurs, là où mes commentaires et tous ceux qui ont été postés avant les miens, et ceux qui pourraient éventuellement suivre, pourraient réellement avoir une utilité pratique, c'est si Iarwain décidait d'améliorer sa traduction et d'en faire un document pdf en libre accès, comme plusieurs l'ont fait avec leurs articles ou études sur "Jrrvf", traduction qui pourraient avoir plusieurs versions mises à jour. Si c'est encore possible 7 ans plus tard, si Iarwain est encore dans les parages et intéressé par ce genre de démarches, ce serait formidable. Sinon, peut-on envisager de le faire pour lui ? Je veux dire qu'une traduction de cette qualité, qui a encore autant d'intérêt par rapport à la publication du HoMe 3 en français, qu'il faut de toute façon se procurer pour elle-même puisqu'elle contient l'ensemble du volume et qu'elle a ses propres attraits, mériterait d'exister dans un format indépendant et perfectionné en fonction de la contribution collective de Jrrvf. Par ailleurs, suite aux commentaires de Zelphalya sur la juridiction et la Tolkien Estate, je repose la question plus précisément par rapport aux éditions Bourgois. Qu'en est-il ? Voici mes commentaires sur certains vers :
s. |
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Par ailleurs, j'apprécie tout particulièrement les vers suivants dans la traduction du Chant 1 du Lai de Lethian par Iarwain : Dans son palais de pierre aux maints piliers. (v. 14) Et la maille forgée, telle l’écaille, (v. 16) On y trouvait semés de beaux lys d’or, (v. 29) Son rire était plus vif que le printemps ; (v. 32) Le parfum exhalé des fleurs d’un pré, (v. 34) Ou déranger les feuilles attentives (v. 46) Environnés de silence et de brume, (v. 59) Au-delà de l’ombre touffue des bois, (v. 61) Seigneur de la forêt et de la lande, (v. 70) Les qualités, en général, de la traduction de Iarwain me semblent être : le respect des images poétiques, la simplicité du style, le sens de la formule et le bonheur de l'expression, la sobre emphase et la dignité qui caractérise la poésie de Tolkien et qu'il reconnait lui-même à Beowulf. L'exemple du v. 32 me semble parlant : her laughter lighter than the spring; / Son rire était plus vif que le printemps ; Ce qu'on perd nécessairement en résonances musicales, en passant de l'allitération anglaise (laughter lighter) à la traduction française, on doit le ressaisir en résonances sémantiques, comme le permet la formule choisie par Iarwain, tant elle est chargée d'une imagerie consistante en français, qui reste néanmoins actuelle, vive précisément : à l’envoûtement que suscite en moi l'allitération obsédante de Tolkien se substitue une image vive qui me fait voir une jeune femme riant dans un champ de fleurs au printemps. Yet to be continued... |
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Je continue ici mon monologue entamé avec Iarwain qui ne semble déranger personne (monologue mais avec Iarwain et aussi vous tous imperceptibles et pourtant à l'écoute ou hélas indifférents... quelle tension !) Donc il s'agit de la suite de l'Atelier Poétique sur le Chant II de La Geste de Beren et Lúthien dans la traduction française proposée par Iarwain. Le message est long (lent, lourd, pénible, patient et néanmoins enthousiaste). La plupart des notes (sauf la fin) datent de mai dernier mais je n'avais pas eu le courage de les publier suite à l'écho désertique obtenu par les précédents messages dans ce fil. À présent, cela ne me dérange plus. D'avance, je m'excuse pour toutes les inepties immatures et les erreurs involontaires qui parsèmeraient mon propos. C'est la souplesse même d'un forum et la liberté d'un atelier que d'assumer sans souci ces scories d'une formation et d'un travail en cours. Je voudrais aussi, avant toute cette nouvelle volée de commentaires souvent critiques, remercier solennellement Iarwain que je ne connais pas et qui ne semble plus être dans les parages, pour ses traductions qui m'ont donné beaucoup d'inspiration et de plaisir à la lecture, bien que je ne les ai lues qu'en support de la lecture du texte original et pas pour elles-mêmes (c'est d'ailleurs de ce point de vue que je les ai nettement préférées à celles de E. Riot dont la facture formelle est sans doute pourtant plus aboutie, ne serait-ce que dans le respect des contraintes fortes de l'octosyllabique rimé). Enfin, la mise en page de ces commentaires est ici plus frustres que dans mes précédents messages mais en l'absence de réclamation même implicite, je ne pense pas que cela puisse être gênant. Je laisse là ce léger "avant-propos" et dans un autre message, j'envoie la suite (et la fin) de mon petit atelier solitaire. J'en profite également pour dire (à tout éventuel bon entendeur) qu'un retravail collectif de la Geste à partir des traductions d'Iarwain, en tout cas pour les deux premiers Chants, serait un superbe projet pour la promotion de l'oeuvre de Tolkien en français et que j'en serais partie prenante. s. |
V.O. > V.F.
Qu'est-ce qu'on constate dans cette délicate opération ? C'est donc un vers 131 entièrement nouveau qui apparaît en français, sans qu'il y ait d'infidélité majeure, puisqu'il s'agit juste du produit d'une redistribution sur trois vers. Néanmoins, le travail s'accompagne ici d'une apparente perte syntaxique qui n'est pas visible dans le petit tableau de correspondance : « lurked and lay » (v. 131) s'applique en effet, en anglais, à la fois à la lande et aux arbres (v. 132) ; dans la version traduite, il y a séparation : lurked est appliqué à "in the hard heath" et "lay" est appliqué à "woodland grey". Toutefois, il s'agit plutôt d'une ingénieuse résolution syntaxique de la logique distributive de l'original : la cohérence soutient effectivement l'interprétation voulant que le hors-la-loi rôde sur la lande et se couche dans les bois. Pour mieux dire : ce qu'on perd ici par rapport aux rapprochements plurivoques de l'original, on le gagne en logique sémantique. Une autre forme de poésie. Ainsi, E. Riot traduit : « chassé rôdait en hors-la-loi / de l'âpre lande aux sombres bois », en dynamisant la tension de la double application (lande/bois) aux verbes orignaux ; ce qui ne va pas sans une réduction drastique de ces deux verbes à un seul (lurked and lay > rôdait). Donc :
- Tolkien relations équivoques entre 4 termes (2x2) Dans la traduction de E. Riot, la richesse syntaxique n'est qu'à moitié conservée et s'accompagne d'une perte sémantique importante. Dans la traduction de Iarwain, la richesse syntaxique est remplacée par une autre. Néanmoins cette traduction de Iarwain s'accompagne d'une perte sémantique au v. 132 qui est passé dans le v. 131 : « in the hard heath » > « sur la lande » ; à comparer à « de l'âpre lande » chez E. Riot. Cette perte parait néanmoins dérisoire (le parallélisme syntaxicosémantique entre "hard heath" et "woodland grey" étant trivial) par rapport à son bénéfice : la création du vers 131 chez Iarwain.
Qu'a-t-il, ce vers ?
Shudha. |
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Monologue, sans doute, mais lecture(s) plurielle(s), assurément :) |
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Je confirme les propos d'Isengar :) Ni le temps, ni l'envie de refaire de la traduction, mais lire, ça va encore ^_^ |
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Simple curiosité, Laegalad, pourquoi "plus envie" ? s. |
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bah, déjà ça prend du temps, ensuite ça n'amuserait que moi, et encore faudrait-il que je trouve la motivation. Au début c'était rigolo, y'avait rien de fait en traduction, y'avait l'aspect exploration, découverte, tout ça. Maintenant, ça ne sert plus à grand chose qu'on travaille, les trad officielles seront de toute façon faites ailleurs. Je préfère m'occuper de mes costumes pour le Dragon Vert :) |
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Je comprends ton dépit... Et pourtant... Je suis reconnaissant à Iarwain d'avoir traduit ces lignes que je peux encore découvrir des années après la traduction officielle, grâce à Jrrvf, et qui m'aident, je ne l'ai sans doute pas assez souligné, à pénétrer la poésie de Tolkien. D'ailleurs, en poursuivant ma lecture de HoMe 3, je suis très triste de ne pas avoir sa traduction des autres Chants. Je peux déjà en dire autant des réactions que tu avais eues par rapport à Iarwain et de ta traduction de "The Road goes ever on and on". Je n'ai pas encore lu tes autres traductions, parce que je n'ai pas encore assez lu les poèmes de Tolkien. Mais j'y viendrai. Ca n'engage que moi mais c'est déjà plus que toi seule :-) S. ps : J'en profite pour rappeler aussi que c'est grâce à ton fuseau (d'il y a bientôt 8 ans... C'est un record de longévité sur le net !) Traduire les poèmes : théorie que j'ai enfin lu pour de bon la poésie de Tolkien. Ce n'est pas rien ! |
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Il y a des travaux de traduction - notamment sur ce site - qui mériteraient d'être officiels ;) |
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Oh, y'a un fond de dépit, je ne nie pas. Pas seulement sur nos trads, mais aussi sur nos articles... Quand on n'est pas dans les circuits officiels, pour arriver à faire publier nos travaux, on peut s'assoir dessus. C'est la vie ^^ |
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Isengar a écrit :
Bien d'accord ! Laegalad a écrit :
Oui, et je n'en suis qu'au début. s. |
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shudhakalyan a écrit :
... mais aussi, sans parler de Vincent ou de Michaël, Guido Semprini (notre Semprini) ou Laurent Alibert (notre Cirdan) ;-)) |
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Sans oublier nos chères et désirées Feuilles de la Compagnie, pleines d'Eruvike, de Fangorn et de Cédric... :) |
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Et j'en oublie... et je réalise que Michaël et Eruvike ne font qu'un ;) |
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Je continue à lire Le Lai de Leithian. La traduction d'E. Riot, je le répète, ne manque pas de qualités poétiques et d'inventivité. Conserver un octosyllabique rimé est une gageure exceptionnelle. Néanmoins, je ne comprends pas comment elle peut traduire ainsi le passage suivant, du Chant IV (p. 334-335), où Lúthien propose d'amener Beren devant Thingol, son père : If aught thou hast to say to him, Quoi que tu veuilles lui dire, v. 946-949 v. 946-950 en français Je passe les détails. Bien des passages de la traduction sont plus poétiques que celui-ci. Je ne m'arrête pas non plus au procédé qui fait que le vers 949 est doublé, et que ce surplus sera récupéré plus bas en synthétisant deux vers en un - c'est un procédé tout à fait efficace. Ce qui me retient, c'est la traduction de « a son of kings, no mortal thrall » par « Car le fils des rois éternels, / diverge des simples mortels ». Au sein de tout le contexte qui précède et qui souligne que Beren, contrairement à la plupart des hommes, n'a jamais été soumis à Morgoth et n'a jamais courbé l'échine, l'idée de l'esclavage est essentielle, alors qu'elle est réduite ici à "simples mortels". Plus grave encore, à mes yeux, le "fils des rois" devient le "fils des rois éternels", en amplifiant cette fois le premier pôle de la comparaison proposée par Lúthien. S'agissant du mythe par excellence qui traite de l'union entre un homme et probablement la plus élevée des Elfes, fille de l'un des Rois elfiques les plus puissants et de Melian la Maia, c'est particulièrement maladroit de parler de "rois éternels" pour la maison de Bëor. Je peux imaginer quelles considérations de versification, de rythme et d'élégance ont amené cette traduction, mais, à mon sens, le résultat est totalement abusif sur le plan sémantique. Il ne s'agit pas d'une fidélité étroite à la lettre du texte source, mais d'une adhésion à son univers sémantique. Le traducteur peut toujours écrire autre chose qui aurait pu être écrit au sein de l'oeuvre originale, mais il doit éviter à tout prix ce qui relève d'une autre nature. S. Ce disant, je n'oublie pas, bien sûr, que la critique est aisée et que l'art est difficile. Ce n'est pas le jugement qui m'intéresse dans la critique, mais le discernement et, dans ce cas, l'éclairage qui en découle sur l'oeuvre originale de Tolkien. Dans cette mesure, je suis redevable aux traducteurs du Lai de Leithian, comme Elen Riot et Iarwain, qui m'aident à lire la poésie de Tolkien (sinon, je ne lirais pas leur traduction). |
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Bonjour (en coup de vent) et merci pour ce retour critique très instructif, même si cela faisait une éternité que je n'avais pas jeté un œil sur ces traductions. Comme je ne reviens plus trop souvent sur le forum, je n'avais pas vu tous ces messages récents fort intéressants.
Au fait, ma version du chant III est disponible ici, je le précise car ce n'est pas immédiatement visible sur la page d'accueil... |
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Merci Iarwain ! |