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[Édit (Yyr) 2021 : ce fuseau est l'un des nombreux rejetons de l'arbre initial de la traduction des poèmes] Iarwain a écrit :
Voilà donc le résultat (assez imparfait, je dois l'avouer...en tout cas, plutôt différent de l'original -et de la version de Ledoux, comme je viens de m'en apercevoir!) de mes cogitations de la journée, avec le texte anglais dessous pour comparaison... The Road goes ever on and on Toujours la route au-delà se poursuit Iarwain |
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Salut Iarwain,
Je trouvais ton effort louable, mais curieusement, je n'en étais pas satisfait. alos pour ne aps critiquer bêtement, j'offre une autre tentative. J'essaye aussi d'illustrer le fait que l'on peut sortir du texte, encore qu'ici nous y restions tous deuxc trop collés. La route toujours va cheminant |
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Voici ma contribution. J'espère que vous - Iarwain surtout - ne m'en voudrez pas trop d'avoir passablement vampirisé vos versions... De la porte où elle s'étire, Cela s'éloigne quelque peu du texte initial, évidemment. Nai Anar caluva tielmanna ! |
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ouaiiiis! |
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Merci pour vos compliments ;-), ça fait plaisir ! Je me suis risquée à « The road goes ever on… »… J’ose ou j’ose pas ? Allez, j’ose ; c’est la meilleure des versions (j’entend : la meilleure que j’ai pu faire, évidemment ;-D) The road goes ever on and on La route va toujours avant Moi qui croyais que c’était simple ! L’octosyllabe ne m’est pas naturel, sans compter ses fichues césures à 4 temps (je ne sais pas si le terme existe en poésie ou si je viens de l’inventer ;o)). Du coup, la trado perd beaucoup de sens et de rythme (je crois que je ne la réciterai qu’en anglais ! ). Un des trucs qui m’embête, c’est que ce poème à une variante (vers 5 : Frodo emploi « weary » au lieu de « eager », ce qui a donné lieu à quelques interprétations), qu’il ne me sera pas possible de traduire (à cause de la rime et du nombre de pied). En attendant mieux...
Bon courage à Iarwain ! J'ignore totalement le degré de difficulté de ton entreprise, pour la simple raison que je n'ai pas HoME III; apparement, il est élevé ;-) Laegalad * dites, vous me félicitez ? J’ai eu mon permis B hier, du 1er coup (sachant que j’ai horreur de conduire, c’est un exploit ;-)). |
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Je me corriges toute seule : pour le vers 5, il faut mettre « En marchant à grands pas sans pause », et pour le vers 7 « Où chemins et quêtes se croisent », parce que sinon, ce ne sont pas des octosyllabes... Des fois ça sert de se documenter ;-)) Et j'avais oublié que d'autres l'avaient faite (la traduction) :op (cf bien plus haut, tout en haut tout en haut; pour les nouveaux, elles peuvent passer innaperçues vu la longueur du fuseau 8o>). Je ne saurais dire laquelle est la mieux; la mienne me semble plus simpl(iste?), mais franchement... Je ne sais pas. |
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Voilà modestement une traduction beaucoup plus simple… ;-) The Road goes ever on and on La Route va toujours avant Bon, les défauts : impossible de trouver autre chose que “Du seuil où…”, alors que Tolkien utilise “Out from” au lieu de “Down from” . Et puis le 5e vers : j’aurai aimé pouvoir mettre ‘Laissons-les à une autre errance’, mais les rimes en –ance quand on parle de pieds fatigués… harsh. Enfin… |
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Bravo pour vos efforts, je ne me suis pas encore lancée dans des poèmes aussi énormes [que dans les autres fuseaux], vous avez du courage ! De chaque seuil, de chaque porte Je sais, c'est plus une adaptation qu'une traduction très rigoureuse, mais je voulais avant tout garder l'aspect de chansonnette. J'ai rajouté la comparaison avec le fleuve parce qu'un peu plus loin, Frodo rapporte effectivement des paroles de Bilbo où il compare la Route à un fleuve. J'ai remplacé la répétition de "Road" au début par les deux rimes en "porte" (je trouvais qu'on pouvait se permettre des répétitions, le début du poème n'avance pas très vite). L'effet décroissant d'éloignement de "ever on and on", je n'ai pas trouvé d'autre solution que de le décaler à la fin, avec la rime batelée aller/clarté qui donne le même type de rythme décroissant. Quant à la "clarté" qui n'a aucun rapport avec le texte, je l'ai indiquée pour des raisons de sonorité (un peu aussi parce qu'elle évoque la maison, or cette fois Bilbo s'éloigne justement de sa maison). Si vous avez une autre idée, j'attends vos suggestions. |
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Je suis d'accord que garder l'aspect de chanson est très important pour The Road goes ever on si l'on veut rester convaincant. Bien sûr, ça ne veut pas dire que c'est facile... Moraldandil |
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Sans avoir lu - hélas ! - l'ensemble de [cette section] richissime, je me lance in media res. Après les illustres précédents de Iarwain (16/04/2002), Vinyamar (id.), Moraldandil (20/04/2002)[,] Laegalad (16/11/2002) [et Ylla (28/04/2003)], je m'aventure aussi, quelques années plus tard, sur la Route... ou le Chemin ? M'est avis que le meilleur serait de compiler les trouvailles de chacun... du moins si je suis parvenu à apporter ma pierre à l'édifice. The Road goes ever on and on Le Chemin va toujours devant À mon avis l'enjambement d'un vers sur un autre par rejet n'est pas a priori très tolkienien mais aurait pu plaire aux Hobbits s'ils avaient pu apprécier, comme moi, après tout le travail de libération de la versification dans le romantisme, la souplesse et l'humour du Cyrano de Rostand. s. |
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Ce n'est vraiment qu'à présent, et grandement aidé par le tracé que tressent les féériques fuseaux de jrrvf, que j'entre pour de bon dans la poésie tolkienienne - à laquelle j'étais resté jusqu'ici plutôt hermétique. Je m'interroge d'ailleurs sur les divers jugements parsemés, ici et là, sur sa poésie - en anglais comme en français, sur Jrrvf comme ailleurs. J'ai l'impression qu'on la met rarement aussi haut que son œuvre en prose. Alors que, paradoxalement, c'est l'un des rares lieux de l'œuvre tolkienienne où l'on est amené à l'envisager d'abord comme une œuvre littéraire avec toute sa dimension stylistique et ensuite seulement comme un univers fictionnel. On peut du coup se demander si sa poésie, par rapport à sa prose, n'est pas évaluée à l'étalon de la poésie moderne dont elle bénéficie (puisque la poésie parait aujourd'hui, vu son rôle prépondérant au 19e pour la littérature française en tout cas, le lieu par excellence de la littérarité et de l'esthétique) tout autant qu'elle en souffre (parce qu'une poésie inspirée d'une poésie médiévale serait assurément moins formelle que la poésie née sous la bannière de la "littérature" - concept datant de 1800 environ ; cf. si l'on juge de la poésie de la Chanson de Roland avec les mêmes catégories que pour les vers de Hugo ou, pire, de Baudelaire...) Tolkien a restauré (pour le coup, c'est vraiment Recovery) une poésie qui se dit à une époque où la lecture à voix haute comme pratique ordinaire de lecture n'est plus qu'un fantomatique souvenir qui effleure à peine à l'orée de la conscience du lecteur solitaire et silencieux (comme un doute, un trouble qui le mettrait mal à l'aise : n'était-il pas une fois, once upon a time, une autre façon de lire ?) Y a-t-il des endroits où cette question de la valeur poétique de l'œuvre tolkienienne est largement débattue ? Je revenais, ceci dit, pour un détail. Je découvre, alors que j'aurais déjà dû le savoir, en lisant la traduction du Lai de Lethian par Iarwain, que Tolkien en réalité ne craint pas l'enjambement par rejet : few ever deared the forest-eaves The Gest of Beren and Lúthien, Chant I, v. 44-45 s.
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