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En ce qui me concerne, j'étais à l'époque en première, L qui plus est,lorsque j'ai découvert le SDA. J'ai lu les autres ouvrages de Tolkien, mais ensuite je ne savais pas trop vers quelle littérature me tourner : J'avais peur de lire des livres de Fantasy car j'avais l'impression d'avoir découvert le sommet du genre et que ce serait inévitablement une déception. J'ai découvert ensuite la littérature médiévale que j'ai beaucoup appréciée. Quels sont les autres livres que l'on peut rapprocher de l'univers de Tolkien : Buzzati et le désert des tartares, Gracq et le rivage des syrtes. En clair je voulais savoir ce que vous avez lu après votre découverte de Tolkien ? |
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Tout comme toi, je me suis tourne vers la litterature medievale. En fait ce n'est pas vraiment cela car j'avais deja lu la quete du graal avant de lire le SdA, mais on peut dire que ca a enfonce le clou, et aujourd'hui je lis peu de livres qui ont ete ecrit apres le XIVieme siecle. Evidemment, c'est Tolkien qui m'a fait decouvrir le Kalevala (bien qu'ecrit au XIX) et l'Edda de Snorri Sturluson, Beowulf, Sir Gawain and the Green Knight, etc... En fait j'ai applique une equation qui m'a souvent reussi: lire les oeuvres prefere d'un auteur que j'admire. Le moyen-age francais, qui n'a certainement pas influence Tolkien de maniere directe, a ete pour moi une grande decouverte. Chretien de Troyes, certes, mais surtout Marie de France et le Roman de la Rose, le cycle du Lancelot-Graal et enfin Contrairement a toi j'ai essaye la Fantasy et j'ai ete irremediablement decu. Dans les auteurs modernes, Dostoievski m'a parfois donne des tensions emotionnelles proche de Tolkien et en poesie, il y a des vers de William Butler Yeats qui sont assez dans la grande veine de "poesies chantees" qui est si forte dans le SdA. C'est aussi par Tolkien que j'ai decouvert W.H. Auden, le poete qui la soutenu contre le "bon gout" academique. Et ma foi, on decouvre parfois de tres beaux poemes chez Auden, bien que je n'aime pas tout. Toujours a propos du M-A, as-tu lu Pearl, un poeme que Tolkien a traduit et que je trouve magnifique. Cirdan |
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En fait, j'ai des goûts très éclectique. J'aime des livres très différents et de toutes les époques. Après la lecture de Tolkien j'ai eu un choc lorsque j'ai lu wuthering heights d'E.Brontë. Notamment, les évocations de la lande désolée, la violence des éléments, des sentiments...Il faut tout de même dire que j'ai toujours été passioné par la littérature et le cinéma fantastique : Poe, Maupassant, Kafka (en particulier la métamorphose). Comme toi, j'ai lu Chrétien de Troyes mais aussi Tristan et Yseult, la chanson de Roland .... Ce que j'aime particulièrement dans le cycle Arthurien et chez Tolkien c'est cette frontière floue entre Histoire et Légendes; J'aime également Dostoïevski (le joueur) et The remains of the day de K.Ishiguro avec son ambiance mélancolique des personnages qui ont connu une époque et qui ne comprennent pas la nouvelle ère dans laquelle ils vivent. |
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S'il y a un rapprochement à faire entre Gracq et Tolkien, il se trouve dans la précision et la beauté de leurs descriptions de paysages. Ils partagent aussi une certaine nostalgie du temps qui passe. Mais Gracq est un extraordinaire styliste, inégalé parmi ses contemporains peut-être, ce que Tolkien n'est pas. Le Rivage des Syrtes, qui a été publié seulement 3 ans avant le SdA d'ailleurs, est un chef-d'oeuvre. |
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J'ai lu un bouquin sur les géographies imaginaires et en particulier celles du SDA et du Rivage des syrtes. Il y avait dans le nouvel obs de la semaine dernière un article de 3 pages sur Gracq où il confiait la grande estime qu'il porte à l'oeuvre de Tolkien et au SDA. |
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Géographies imaginaires, de Pierre Jourde, chez Corti si mes souvenirs sont bons; il y compare une nouvelle de Borges (tirée de Ficciones), le SdA, le rivage des Syrtes, et un quatrième livre dont j'ai oublié le nom... Intéressant. |
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Iarwain : ça vient de l'époque où on cherche frénétiquement dans sa B(ibliothèque)U(niversitaire) tout ce qui peut se rapporter à Tolkien... mais faut pas trop rêver, bien sûr! C'est comme ça que je suis tombé sur ce bouquin. |
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Est-ce que tu fais allusion au Dictionnaire des lieux imaginaires d'Alberto Manguel et Gianni Guadalupi? Je viens de relire les différentes entrées consacrées aux Terres du Milieu (sic), et je n'y trouve qu'un tissu d'erreurs et d'approximations! C'est vraiment incroyable (à croire que j'avais dû le lire en diagonale, la première fois)! Je passe sur les nombreux autres détails qui m'ont vraiment hérissé, car je crains de m'être un peu trop emporté sur ce livre qui, en dépit de toutes ses approximations sur Tolkien, est par ailleurs intéressant de par la confrontation de multiples imaginaires issus de la littérature médiévale aux auteurs les plus contemporains. Semprini> Pourrais-tu préciser ta définition du style, et en quoi Tolkien ne serait pas un styliste, contrairement à Gracq (que je ne connais pas)?
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Désolé, Taur Haremyndil: mon message est bien sûr une réponse au tien, mais je ne suis pas arrivé à le poster avant. Elicec> Je crois que ta référence est plus plausible que la mienne, même si je ne connais pas le livre dont tu parles. Iarwain. |
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Semprini> par "inegale", voudrais-tu dire moins traditionel du point-de-vue technique? Cirdan |
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Je viens de relire mon post et je me rends compte que je n'ai pas vraiment formule comme il aurait fallu ce que je voulais dire. Je n'aime pas le ton de ce post. On a l'impression que je ne respecte pas l'opinion de Semprini, j'ai ete trop virulent. Evidemment, le "triste snobisme" dont je parle ne vise pas du tout Semprini dont j'ai adore la critique du film. Il s'agit de gens que je suis oblige de cotoye (a cause de mes etudes litteraires) et dont les gouts sont toujours (QUEL FABULEUX HASARD!) en parfaite phase avec l'echelle ou sont parques les "grands" et "mauvais" ecrivains qu'on nous enseigne ou non. Ca ne vise donc personne du Forum puisqu'ici on admire Tolkien. Cirdan |
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Oui, Gracq est un admirateur déclaré de Tolkien, ce qui a toujours renforcé mon admiration sur lui. Nous sommes ici dans un domaine éminemment subjectif où la valeur des opinions est une notion douteuse. Mais je trouve chez Gracq, Iarwain, une perfection quasi-absolue du style, du moins le style tel que je l'aime. :) Chaque phrase est travaillée, fouillée et comme chargée des effluves des paysages décrits. Parfois Gracq en fait même trop. Je t'incite vivement à lire le Rivage des Syrtes qui est un vrai poème en prose. Le style n'est pas ce qui me fait aimer Tolkien en priorité. Je n'ai pas du tout trouvé ton post virulent Cirdan. Il exprimait très bien ce que tu voulais dire. :) Je partage ton opinion sur les préjugés universitaires en tout cas. Je ne suis pas non plus en admiration devant Sarraute ou Duras. Par contre, il me semble que le style de Gracq est très classique dans sa perfection formelle et non moderne. Et puisque tu parles de Céline, son style m'émeut autant que celui de Gracq, mais pour d'autres raisons. Enfin, à propos de Joyce, oublie Ulysses et jette un coup d'oeil au Portrait de l'artiste en jeune homme. Il s'y trouve des passages absolument sublimes. |
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Cette petite note en passant pour dire que j'ai retrouvé la référence dont je parlais dans mon dernier message; il s'agit d'une citation de H.P.Lovecraft, contre le monde, contre la vie de Michel Houellebecq, pp.87-88: "Si le style de Lovecraft est déplorable, on peut gaiement conclure que le style n'a, en littérature, aucune importance; et passer à autre chose." Ce qui outrepasse un peu ma position, mais c'est la formule qui compte ici. Iarwain PS: Je vais me mettre à la lecture de Julien Gracq dès que possible, et ce d'autant plus qu'un ami me l'a aussi conseillé avec force éloges. |
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Oui, Elicec nous parlons du même livre : Geographies imaginaires de quelques inventeurs de monde au 20e siècle de Pierre Jourde chez Corti. Les ouvrages qui sont utilisés pour cette étude sont Ailleurs de Henri Michaux, Le rivage des syrtes de Gracq, Le SDA et la biblioteca de Babel et Tlön, Uqbar, Orbis, Tertius (deux nouvelles extraites de Ficciones) de Borges. C'est vraiment une étude intéressante et fouillée. De plus, ce que je trouve vraiment chouette, c'est que le livre est une étude universitaire classique où le SDA est vraiment étudié sur un plan d'égalité avec les autres oeuvres. Il n'y a pas cette sorte de condescendance que l'on trouve parfois. Je m'explique : on trouve de temps en temps des références à Tolkien dans les articles critiques mais l'auteur s'empresse de rassurer ses lecteurs qu'il considère le livre comme un bon livre mais un livre pour enfants tout de même. Tolkien a un peu le même statut que Jules Verne. Et je trouve un peu vain de vouloir juger les livres selon une grille critique pré-établie. Certains livres ont un charme qui ne peut être apréhendé avec les outils critiques traditionnels. |
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Au fait Elicec, moi aussi j'ai trouvé ce livre en fouillant ma Bibliothèque Universitaire en espérant trouver quelque chose sur Tolken !!!! |
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A propos des questions de style, j'ai remarqué un truc assez curieux :
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Tolkien et Proust ;-)) |
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et ben pas moi, Pour Tolkien, tentons l'experience, avec par exemple le volume des Unfinished Tales : "Then Turin ran from the room and went away alone, and in his heart there was a warmth like the warmth of the sun upon the cold earth that sets growth astir. He repeated to himself his father's words, Heir of the House of Hador; but other words came also to his mind: Give with a free hand, but give of your own. And he went to Sador and cried: "Labadal, it is my birthday, the birthday of the of the heir of the House of Hador! And I have brought you a gift to mark the day[...]" Perso, il m'est difficile de ne pas continuer. Oui, je suis veritablement happe. Mais tout cela est bien subjectif, je vous l'accorde... Nous touchons peut-etre au point important qui est la difference entre les ecrivains et lecteurs veritablement "litteraires" et ceux qui comme Tolkien, Celine ou moi(oupss, les chevilles...) sont de vrais "lyriques", dans le sens que la litterature et le style sont des outils (et non une finalite) pour atteindre l'emotion, rien de plus, rien de moins et c'est deja beaucoup. Tolkien ecrit quelque part qu 'il etait tombe amoureux du Kalevala parce que c'etait enfin quelque chose qui avait la force brute des anciens mythes et pas quelque chose d'"intellectuel". Je suis d'accord a cent pour cent. La litterature est infestee et corrompue par les lobbies intellectuels, un terrible fleau qui laisse rarement de legitimite (plus particulierement sur le vieux continent a cause d'un complexe de culture qui est moins pesant en Amerique)pour les ecrivains naturels, ceux qui n'essayent pas de mirer dans leur nombril les eventuels reflets de Proust, Gide ou Sartre. Cirdan Petite question sur Celine: comment Se fait-il que vous encensez tous le Voyage qui est (je reitere la remarque que j'avais deja fait a Semprini) le moins abouti, et de toute evidence le moins paroxiste et celinien des bouquins de Ferdinand? :-) |
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>(qui si je me rappelle, decrivait a peu pres Proust comme "... cinq >cent pages pour apprendre que Totore encule Tutule...") . C'est marrant ca me fait penser à une autre remarque que je m'étais faite en relisant Tolkien après voir lu Proust, c'est quand Treebard Mais je n'aime pas Proust uniquement à cause de son style, je pourrais |
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tout relève de sensibilités irréductibles, différentes. Tous les grands écrivains ont un naturel à eux, je crois, qu'aucune querelle de chapelles ne leur enlèvera. OUAIS. c'est tout. sinon, j'aime Proust ET Tolkien, Lautréamont ET Camus, Lovecraft ET... bref! un écrivain vous touche, un autre ne vous touche pas; pas de quoi se déchirer... elicec |
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Qu'est-ce qu'un écrivain naturel Cirdan? Les thuriféraires de 'Proust, Gide et Sartre' défendraient donc une littérature artificielle et maniérée tandis que Céline et Tolkien seraient des écrivains naturels? Je trouve chez Gide et Proust autant de naturel que chez Céline. La force et la nature même de la littérature est d'offrir un mode d'expression vaste comme un paysage où chaque écrivain forge le style que lui commande sa sensibilité. Le chemin pris par Céline qui est tout déclamation et génie de la formule, n'est pas plus naturel que celui pris par Gide, dont Les Faux-monnayeurs, élégants, brillants, drôle (Les 'Profitendieux'), où l'auteur se fait tendre intercesseur auprès du lecteur, sont une splendeur dans la construction en abîme (Les Nourritures terrestres ou même Paludes ont moins bien vieilli). Chez le Stendhal de La Chartreuse de Parme, l'écriture, et l'ironie qui l'accompagne, virvoltent, et l'on s'amuse à s'essayer de la rattraper. Chez Thomas Mann, le regard tendre et distancié de l'écrivain se charge parfois de préoccupations intellectuelles, mais jamais au détriment des personnages et la phrase est longue et belle. Chez Proust, la phrase interminable, l'écriture qui fige le monde décrit par sa précision inégalée, surprend les personnages dans leur milieu, pour ne jamais les en sortir, et est d'un naturel parfait pour ce qui est dit. Chez Camus, la sécheresse du ton ne fait jamais oublier la générosité du penseur. Je ne vois pas de supériorité de la déclamation sur l'introversion en littérature. Tout est égal car tout relève de sensibilités irréductibles, différentes. Tous les grands écrivains ont un naturel à eux, je crois, qu'aucune querelle de chapelles ne leur enlèvera. |
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Tout a fait d'accord avec vous pour dire que j'ai une forte tendance a formuler des theories fumeuses et finalement bidons sur la valeur litteraire de tel ou tel texte. Cirdan |
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Virginia Woolf, j'ai aussi du mal... (pour une anglicicste, c'est MAL!) comme quoi, on peut aimer certains trucs rasoirs (Proust) mais pas tous!! =D |
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Ecrivains que l'on aime... écrivains que l'on n'aime pas... |
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Coeur d'artichaut, va :-)) Cathy |
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Si je ne reprendrais pas, sans la préciser considérablement, la formule de Semprini, je ne puis qu' être d' accord quant à ses doutes sur le " naturel " de, et chez, L.F. Céline...Pour ne rien dire ( excuse-moi, Cédric ) de Tolkien ! |
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Coeur d'artichaut ? Oui, j'assume. Michèle |
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Bah, moi j'aime bien aussi les oranges de John Fante/Bandini... et les kilbus arsouillés par la confréries des léopards (qui les poussent à la boutanche??). Je dois pas jactancer comme c'est qu'y faut, cher TB, mais... ce que je veux dire c'est juste que Bebert, la Vigue, et toute la troupe qui se trimbale entre XClichy, le Danemark et Meudon, ça me cause plus, ç'a m'est moins lointain, moins artificiel, quoi, que des salons où les donzelles lèvent le petit doigt avec leur tasse de thé... alors qu'il est si naturel de lever l' coude avec un godet d' jaune quand on a le gosier en pente. Je ne sais pas... tout ça est bien subjectif, et nous mènent loin de Tolkien. Mais, pas tant que ça, puisque les Noldor m'aparaissent bien plus "réels" que Mrs Dalloway... Idem pour le roi Krogold.
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Heu... Je ne dois pas avoir les mêmes références, je suis un peu perdue là... |
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Je l'avais oublié, Frison-Roche. Les Montagnards de la Nuit, mais aussi Le Rendez-Vous d'Essendilène et la Peau de Bison... Et tant que j'y suis, l'Atlantide et Koenigsmark de Pierre Benoît ( oui, je craque pour le Capitaine Morhange, comme Antinéa ... ) |
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Et moi j'avais oublié Asimov! Grand parmis les grands pour son cycle de Fondation et son Grand Livre des Robots! (Un délice ; j'adore Daneel ;-)) |
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Et Le cycle de Dune, et les six premiers tomes des Lancedragons, et enfin, pour se détendre, la trilogie en cinq volumes de Douglas Adams, Le Routard Galactique (qui n'a rien à voir, mais ça fait du bien)! Et vive la science-fiction! Et du rêve, s'il vous plait, du rêve! |
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Bonjour Taur Haremyndil, Je viens de lire que le 31 janvier 2002, vous avez écrit : Cet article m’intéresserait au plus haut point. D’avance, merci, |
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Semprini (01.02.02) : "Nous sommes ici dans un domaine éminemment subjectif [...]. Mais je trouve chez Gracq, Iarwain, une perfection quasi-absolue du style, du moins le style tel que je l'aime. :) Chaque phrase est travaillée, fouillée [...]. Le style n'est pas ce qui me fait aimer Tolkien en priorité." |
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Je pense qu'il n' y a pas réellement lieu de distinguer des critères objectifs de rapprochement de tel auteur à tel autre tant que l'on reste dans le domaine de l'appréciation proprement subjective, ce qui est, ce me semble, le cas ici... Cirdan a involontairement soulevé ce fait que catégoriser les écrivains ou les oeuvres appartient à l'étude (universiataire ?) distanciée qui vise précisément à opèrer des classements historiques, idéologiques, thématiques, styllistiques, etc... Pour le dire concrètement, on aime ou on n'aime pas un auteur, indépendemment de déterminations objectives et extérieures rigides... Chez celui-ci, on appréciera son engagement idéologique, alors que son style déplaira singulièrement... Chez tel autre, Tolkien par exemple, en dépit d'un style qui a première vue n'est pas particulièrement marquant, ni fortement épuré, ni maniéré (au moins dans le SDA), l'oeuvre aura une résonnance séculaire et mondiale... Je pense qu'il y a quelque chose qui transparaît et répond ou non à une certaine attente subjective, un peu comme un cube rentrera dans l'orifice carré dans les jeux d'enfants... D'où une certaine difficulté d'isoler une sphère d'auteurs qui gravitent immuablement autour d'une oeuvre-soleil, et qui plairont "universellement et sans concept" comme dirait l'autre.... Comme toi Cirdan, seul Dostoïevski, lequel n'a à première vue styllistiquement, thématiquement et idéologiquement (Vincent me reprendra pour mon usage éventuel de catégories littéraires arbitraires...) que peu de choses à voir avec Tolkien, a provoqué chez moi des tensions émotionnelles comme tu le dis si bien, comparables avec celles que j'ai ressenti en lisant Tolkien...Comme certains l'ont dit et qui me semble être un principe pratique très utile à défaut d'avoir une règle stable de catégorisation subjective, lire les auteurs primordiaux et fondateurs d'une oeuvre, c'est ce qui a le mieux fonctionné pour moi, et m'a propulsé dans ma passion pour la littérature médiévale d'abord, puis la littérature en général... |