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Dans le fuseau du Légendaire intitulé Le militarisme de Tolkien , MJ a posé la question suivante (au sujet de la phrase *Il y a des choses qui valent la peine qu'on se batte pour elles*) : « Je n’arrive pas à retrouver cette phrase dans le livre ! Pitié, ne m’agressez pas ! Est-elle de Tolkien ou de PJ ? » Ce sont les scénaristes du film, Philippa Boyens et Fran Walsh, qui sont à l’origine de cette phrase et la présente section est donc mieux appropriée pour en parler. Situons l’action dans le film : Frodon vient (Grrrrr) de dévoiler l’Anneau à un Nazgul sur les ruines d’Osgiliath. Sam le tire d’affaire en le faisant rouler au bas d’un escalier pendant que Faramir transperce d’une flèche la panse de la monture ailé du Nazgul. La tirade sur les héros qui auraient pu rentrer chez eux est inspirée par le livre (SdA, Les Deux Tours, Les Escaliers de Cirith Ungol) : Dans le bonus du DVD4 intitulé « du livre au film » (ou « du scénario au film »), Philippa Boyens dit ceci : Voilà hélas, MJ, d’ou viendrait cette phrase que tu trouves, à juste titre, attachante… De la nécessité de faire attendre le public…!!! Heureusement, ce n'est pas le seul point de vue exprimé puiisque dans le commentaire du film, Fran Walsh dit «On doit se demander quelle est la morale du film, quelle idée maitresse le gouverne. S'il y avait un isntant dans le film où l'on pouvait tout rassembler sous la banière d'un thème unique, c'est bien celui-ci. Cette grande idée, c'est l'importance des Histoires, ce qu'elles sont, ce qu'elles nous apportent et l'idée qu'il existe un sens universel du bien. Que cela trouve ou non un écho dans la réalité. Mais en définitive, nous en avons tous besoin. Les Histoires sont nécessaires. Le bien est une valeur universelle qui n'est pas sujette aux caprices de l'existence.[...] La question que pose Frodon ''en quoi avons-nous foi?'' hante également Gollum/Sméagol car lui aussi se trouve entre deux eaux. Quand il entend qu'il y a encore du bon dans ce monde, il comprend qu'il ne sera jamais comme lui.» Et Philippa Boyens ajoute «Cette Beauté, il l'a perdue et il ne la retrouvera jamais. Frodon peut la retrouver grâce à Sam. Il [Sméagol] a pu croire qu'il y avait encore du bon en ce monde, il a tenté de s'y accrocher mais il a échoué. [...] Sans que nous l'ayons voulu, il y a aussi une grande tristesse dans ce personnage numérique». Voila de quoi alimenter aussi les opinions sur ce pauvre Sméagol. Silmo |
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J’ai honte… Honte de vous dire ça, mais la fameuse réplique "Il y a des choses qui valent la peine de se battre" semble avoir été également utilisée par Angel dans la série Buffy contre les Vampires, épisode intitulé Gingerbread. Je vais faire taire tout de suite les médisants, je ne suis franchement pas fan de la série, c’est google qui me l’a dit :Gingerbread ;-) Que peut-on en conclure ? Entre autres, que c’est une jolie phrase mais franchement pas originale ;-) Vinch' ;-) |
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Petit soucis de lien: C'est par là Mais je comprends que JRRVF réchigne à faire un lien vers Buffy ;-) |
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En effet si cette phrase est une citation de Buffy ça fait moins classe! Néanmoins, ce passage est très beau ( je me rapelle même avoir eu les larmes aux yeux au cinéma). Il est parfait pour la fin du deuxième volet et permet avec les nombreuses images diffusés à ce moment là de faire un bilan de la situation. On voit encore bien le talent de PJ et de ses scénaristes qui reprennent des morceaux du livre pour constituer un passage grandiose! |
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En même temps les scénaristes ne sont pas sensé connaitre tout les dialogues écrit pour le cinéma et la télévision... Et cette phrase est plutôt entendu. Il n'y a rien d'original et c'était bien la seule chose à dire ayant un sens ou un intérêt (dans le contexte de ce début de dialogue.). |
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Merci Silmo, pour ton dévouement (tu n’as pas taper trop fort sur mes doigts !!) Même si vos commentaires me laissent un peu penaude.
Frodon lui répond dans le livre, que ceux qui sont dans les histoires n’en connaissent pas le dénouement et que cependant ils continuent.
Mais ce pouvoir de suggestion auquel les scénaristes semblent bien avoir déjà succombé se trouvait avoir été encore renforcé par ce qui fait suite à la tirade sur les « histoires » quand Sam se souvient de l’histoire de Beren : Alors l’enchainement dans le film, des propos de Sam s’achevant sur cette fameuse phrase m’apparaît comme un trait de génie et lui donne toute son intensité. Consciemment le mérite aurait pu en revenir aux scénaristes mais en avouant l’empirisme de son élaboration Tolkien en reste bien le seul artisan (au sens elfique bien entendu !) Quant à Gollum, Fran Walsh n’a rien inventé non plus : un peu plus loin dans le livre, Gollum regarde avec envie la tendresse qui unit Sam à Frodon. En guise de conclusion, je dirais que les scénaristes ont été subjuguées et qu’elles prouvent ainsi une lecture sérieuse du SDA (Ce qui est quand même réconfortant , non ?) |