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Etoile du soir: Je vous comprends mais ne tombons pas dans l'excès: on ne va pas revenir en arrière et ne plus utiliser internet ou le téléphone. Le problème vient de l'homme et de sa paresse et non des outils qu'il a inventé pour faciliter le travail ou la recherche de connaissance. Moi même, je me suis intéressé aux HoME grâce à internet d'abord et parce que Didier (que j'ai connu grâce à internet encore) m'en a parlé. La facilité de communication a du bon. Comme tous les moyens, les outils ne sont ni bon, ni mauvais en soi. Ce sont nos intentions et nos façons de les utiliser qui peuvent être bonnes ou mauvaises. (D'ailleurs, c'est une idée que Tolkien a développé dans une lettre à propos de la "magie" qui est ni bonne, ni mauvaise en soi) Même chose pour la télé: il y a des chaînes culturelles (bon, ok, y en a qu'une) et des chaînes (là, beaucoup) qui diffusent des navets. La faute à qui si les spectateurs préfèrent les navets? On ne va pas non plus les "cultiver" de force, là, on tomberait dans le "Sarumanisme". Ceci dit, pour revenir au film, je suis d'accord que "la compréhension est à la portée de chacun, du moins dans nos riches pays occidentaux" mais les gens qui ont vu le film et qui voudraient approfondir, qu'est ce qu'ils peuvent faire? Lire un gros pavé ou lire des beaux livres illustrés avec des images du film où on peut lire quelques informations approximatives sorties du Silmarillon entre deux paragraphes sur l'âge exacte de Legolas et l'origine de l'épée d'Arwen... C'est beau le mélange et l'amalgame! Qu'on ne vient pas me dire qu'il n'y a pas une intention évidente d'assimiler le film avec l'oeuvre de Tolkien! "Pas grave, y a pas mort d'homme." on va me dire?
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En hors sujet total... Hisweloke: "La compréhension est à la portée de chacun, du moins dans nos riches pays occidentaux." Euh... Loin de moi aussi, une telle idée! A l'inverse, ce que j'entendais simplement, c'est que pouvoir s'acheter des livres, avoir le temps d'accéder à des musées, se payer un ordinateur et avoir les moyens de s'offrir une connexion internet, avoir le temps de participer à de tels forums de discussion, etc. est un luxe qu'une proportion non marginale de nos populations peuvent se permettre. Quelles que soient les petites difficultés de nos sociétés (décroissance, chomage etc. -- et bien évidemment la misère existe aussi à nos portes), c'est sans comparaison avec des pays où les 3/4 d'une population sous des seuils de pauvreté inadmissibles. Combient coûtait la place de cinoche? De l'ordre de 8€. Ajoute 45€ pour le DVD de la VL -- voire 75€ avec statuette. Multiplie par trois films. Ce sont des sommes qu'un salaire mensuel n'atteint pas dans certains pays -- et la différence de niveau de vie ne fait pas tout. Notre accès à la connaissance est privilégié. On peut s'acheter les Eddas, le Kalavala, 12 tomes de HoME, et tout ce que vous voulez d'inutile à la survie. On peut surfer sur le net à la recherche d'information et d'autres avis. L'accès à la connaissance est à notre portée, or donc, la compréhension est à notre portée. L'esprit critique, idem. Après, on peut ne pas s'en servir, mais c'est un autre débat -- et ça n'est pas "excusable" à mes yeux. Isengar: "Mais la vitre à travers laquelle j'observe, dépité, tout ce gâchis, est sans doute déformée. Et je n'ai pas ta foi et ton optimisme en la nature humaine, maître Dragon :o/" "Foi" est probablement le terme - Je suis pessismiste de nature et le fond de ma pensée profonde sur la nature humaine est probablement très sombre (qu'un un long grôaaaar sonore traduirait mieux que des mots;). Mais nos TV nationales ont encore des émissions culturelles. Nos TV cablées comptent plusieurs chaînes documentaires. Notre éducation nationale, cher Isengar, même si ses honorables membres cèdent parfois au dépit, a encore vocation et mission à former, contre vents et marrées. Didier. |
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Stalker: "... entre deux paragraphes sur l'âge exacte de Legolas et l'origine de l'épée d'Arwen..." Bigre de radotages ;) Ces deux points ne sont pas si importants pour que l'on se focalise dessus-ci? Ok, ils ne sont pas dans le livre, bon. Soit. Je croyais que l'on s'intéressait au respect des thématiques entre livre et film. En quoi l'invention d'un âge pour Legolas et d'une épée pour Arwen vous gênent au point que ces trucs reviennent sans cesse dans les discussions? Là, je ne comprends vraiment pas. Didier. |
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Bonjour, Excusez-moi d’arriver un peu comme un cheveu sur la soupe, mais quand on arrive sur un forum aussi riche, c’est pas toujours facile de s’insérer dans les discussions en cours. Il est évident qu’une discussion autour d’une œuvre littéraire et de son adaptation cinématographique a beaucoup de chance de finir comme une table ronde sur la chasse avec des écolo et des chasseurs comme invités. Je pense qu’il faut dès le départ admettre un certain nombres d’évidences sur les rapports film / livre ; elles ont été largement évoquées plus haut mais j'en donnerai quand même deux ou trois : films et livres ne jouent pas sur les mêmes « cordes » émotionnelles, ils n’ont pas la même portée, ils ne font pas appel au même registre imaginaire, … et ils n’ont pas les mêmes contraintes ou obligations (temps de lecture <> durée d’un film),… De même je crois que les discussions sur « l’entourage » du film (personnalité de PJ et ses propos, contenu des bonus de la VL DVD, bref l’habillage commercial propre à notre époque) nuisent également à la clarté du débat. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas les avoir ! Mais de façon distincte. |
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DUILIN : finir comme une table ronde sur la chasse avec des écolo et des chasseurs comme invités films et livres ne jouent pas sur les mêmes « cordes » émotionnelles, ils n’ont pas la même portée, ils ne font pas appel au même registre imaginaire, … et ils n’ont pas les mêmes contraintes ou obligations (temps de lecture <> durée d’un film),… En théorie, mais comme l'a dit Isengar (ou un autre) le film débord nettement sur les plats-band du film, notemment au niveau de son interprétation et de la vision dont on a de l'auteur. Je ne rééovoque rien, suffit d'allez voir dans les autres fuseaux. De plus, il ne faut pas le nier, le film est une réalisation fondamentalement commerciale, le but étant lucratif, "l'objet" film et son habillage sont unis. Sans oublier que les bonus sont une illustration pur du film et donc indissocialble (oups erreur d'ostrogaffe ;-). Dans ce cas on ne peut dissocier l'habillage de l'objet. Tar Baladur PS : Je sais que c'est les vacances pour certains, mais il y en a qui travaillent vraiment pas beaucoup pendant la journée :-p |
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Certes... Cette trilogie est un colosse aux pieds de mousse, rongé de l'interieur par un scénario parfois complètement absurde et souvent mal relu. |
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Sans oublier les 3 petits cochons bien sûr (oui, à la fin le loup ne se fait pas manger par le dernier cochon...) :-D |
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Pardonnez-moi,mais... Je crois que vous accordez trop d'mportance à l'effet de l'estampille "Tolkien". Revenons sur terre (même si çà ne nous fait pas plaisir) : la majorité des gens (et pas seulement des incultes décérébrés) se fiche royalement de Tolkien, s'ils le connaissent seulement. Comme ils se fichent de Tolstoï ou de Mishima. Il y a ceux qui sont des "amateurs éclairés" d'un auteur (catégorie dans laquelle je nous placerais pour Tolkien), ceux qui ont lu un ou plusieurs livres mais pour lesquels il est "un auteur parmi d'autres" sans plus (la majorité des lecteurs), ceux qui connaissent le nom, et ceux qui ne connaissent pas. Et franchement, si je veux être sincère, je crois que la majorité des spectateurs n'ont même pas vu le "d'après l'oeuvre de ..." au générique. |
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Lambertine, ok, mais qu´est-ce que cela change ? j´ai l´impression parfois qu´on prend le spectateur lambda comme excuse à PJ ... |
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« Cette trilogie est un colosse aux pieds de mousse, rongé de l'intérieur par un scénario parfois complètement absurde et souvent mal relu. » « Le matraquage marketing mensonger est une de ses béquilles. L'estampille made in Tolkien en est une autre. » Je crois quand même qu’il est préférable, si on doit parler du film, de ne parler que du film, et critiquer les choix qui ont été fait pour ce qu’ils sont. Mais de toute façon, un film a une durée de vie somme toute assez limitée. Même les plus grands chef d’œuvre du début du XXème commencent à sérieusement être oubliés … alors un film de nos jours, même s’il a fait l’objet d’un gros battage médiatique. Je suis quasiment sur que l’an prochain, à la même date, le thème de ce fuseau et même la rubrique n’auront plus lieu d’être. Sauf si PJ décide de tourner le Silmarillion … ;-)) |
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Duilin, sur ce coup-là (les critiques d´Isengar), l´utilisation du moteur de recherche est VRAIMENT très conseillée ;-) |
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Duilin, malheureux, qu'as-tu demandé là !!! ;o) Demander à Isengar de donner des exemples de la nullité des films de PJ, c'est s'exposer à des réponses d'une richesse et d'une longueur... extraordinaire ! Sylvie, qui espère que JR saura comment prendre ce message ! |
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Oups, mea culpa ... effectivement, je ne vais pas relancer le débat la dessus. |
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Sylvie ;o) Ceci dit, cher Duilin, si tu as des questions... je reste à ton service ;o) A propos, je me rends compte que ça n'a pas été encore fait, alors : Sois le bienvenu, Duilin. Et comme dirait le patron : "Puissions-nous te lire souvent!" I. |
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Je ne prends pas le spectateur lambda comme excuse à PJ. Je me mets simplement dans la peau du spectateur lambda - ce que je suis pour les films tirés de bouquins qui me sont moins chers que le SdA, ou que je n'ai pas lus, et qui sont simplement pour moi des "souvenirs de fiction" même s'ils sont pour d'autres des références incontournables et des "modèles de vie". |
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Le problème, c´est que je lis souvent (je ne te vise pas en particulier) des tentatives de justifier telle ou telle séquence des films par rapport à ce que percevra le spectateur lambda, le fan, ou l´idiot du village, au choix (pour caricaturer, "le spectateur lambda qui n´a pas lu le livre ne connaît pas cette problématique du livre, donc la scène du film passera sans problème"). Je trouve qu´il y a là une subjectivisation de la qualité d´un film, et cela me dérange ... Mais s´il n´y avait que cela qui me dérangeait avec ces films ... ;-) |
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Dior: D'où ma question à Hisweloke sur son interprétation très fine qui est, je pense, inacessible aux spectateurs même s'ils regardaient le film plusieurs fois. OUI, il en est de même pour le livre: on peut ne pas comprendre pleinement l'Estel, le fardeau de l'immortalité, etc à la première lecture. |
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oups. il fallait lire évidemment: "le spectateur qui n'a pas lu le livre risque de ne pas comprendre l'histoire racontée dans le film de la même manière qu'on la comprend dans le livre" |
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Dis Stalker, ma phrase entre guillemets est justement le genre d´argument que je dénonce ... :-) |
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"le spectateur qui n'a pas lu le livre risque de ne pas comprendre l'histoire racontée dans le film de la même manière qu'on la comprend dans le livre" |
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Tout à fait d'accord avec ça, mais en pointant sévérement du doigt les imbécilités jaxonoïdes, qu'elles soient dut à l'adaptation, à sa compréhension ou à sa prétention. Mais lorsque l'on dit Jackson en général, on parle de Jackson ET sa clique. |
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Duilin: Errant gris (et aux autres) |
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J’ai pris la liberté de solliciter l’intervention de deux amis qui pourront, je l’espère, nous éclairer sur l’impact des films auprès du grand public. J’ignore quand ils interviendront. |
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Errantgris ou Histoire d'un Aller et Retour ? ;-) |
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Chut Maglor je ne suis que son Ombre... :°) l'errantgris (presque transparent...) |