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Cher Stalker, ne te sens pas visé en particulier :)) C'est vrai que j'ai saisi le pretexte de ton dernier post pour exprimer ma "frustration", mais comme je l'ai dit, je suis confronté à ce problème de barrière linguistique dans d'autres fuseaux également. Je suis conscient que ce n'est pas aux autres de combler mes lacunes. Je voulais seulement attirer l'attention sur ce point et dire que ce serait faire preuve de beaucoup de gentillesse de penser aux "infirmes" dans mon genre, lorsque c'est possible . d'avance, avec toute ma gratitude . |
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Is', on est d'accord que l'impact n'est pas le même selon la manière dont on fait mourir Grima. mais là je trouve que sur le fond, cela relève du détail et le fait que Legolas ne soit pas parfait ne me déplaît pas du tout. d'ailleurs, tu l'as lu où, qu'il était "parfait" ? :D ah, et moi j'aime beaucoup la scène à Helm entre Aragorn et Legolas et je ne la trouve pas spécialement mal réalisée :D Le problème de langue me laisse totalement indifférente, j'avoue. Elimor, à propos d'Aragorn en général, PJ le rapproche beaucoup plus de l'humanité au sens non plus humaniste mais humain. il doute constamment, il ne veut pas être roi (ça doit être pour ça qu'il a l'air si cruche lors du couronnement :D), il se met en colère ...Au moment de la décapitation, il a surmonté tout cela et pof la Bouche de Sauron vient le narguer en lui disant qu'il a fait tout cela pour des prunes, qu'en laissant Frodo partir seul il peut se considérer comme responsable de la suite (n'avait-il pas promis de le protéger jusqu'au bout ?), que ses choix ne tiennent pas la route. Colère et désespoir peuvent logiquement se mêler en lui et provoquer ce geste - immoral et injuste dans l'absolu, mais en tout cas explicable. |
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Un petit témoignage qui ne concerne pas que ce seul fuseau : Je reconnais que je devrais d'abord m'en prendre à moi-même de ne jamais avoir fait l'effort de m'interresser et d'apprendre les langues étrangères, et j'en paie le prix aujourd'hui ... Et je ne peux pas attendre des autres qu'ils comblent mes lacunes en me traduisant les citations en anglais. Pourtant lorsque je vois de long passages en anglais, je décroche ... Sur JRRVF ( les deux dernières lettres signifiant Version Française ) j'ai la naïveté de croire que je peux échapper à la barrière linguistique. Et j'apprécie les posts qui lorsqu'ils citent un texte en VO, en rapportent (même synthétiquement) la substance en français, à défaut d'une traduction complète... ou citent directement le texte en version française. Et lorsque je bute sur une citation uniquement en anglais, je me sens un peu exclu . Mais j'en suis seul responsable. Quel dommage (pour moi) que Tolkien ne soit pas né francophone. ;-) Tout ça pour dire toute ma reconnaissance, lorsqu'on a la délicatesse de se rappeller que tout le monde ne comprend pas l'anglais, au moment de faire une citation. Cordialement votre. |
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Voici une traduction approximative du passage cité plus haut. Si j’ai fait des contre sens, n’hésitez pas de me le signaler. Sauron n'avait jamais atteint ce degré de folie nihiliste. Il n'avait rien contre l'existence du monde tant qu'il pouvait faire ce qu'il voulait avec. Il conservait encore des vestiges de desseins positifs, qui provenaient de sa nature originelle qui était bonne. Sa vertu première (et aussi la cause de sa chute, et de sa rechute) avait été son amour de l'ordre et de la coordination, et sa répulsion pour la confusion et les vaines frictions. (C’étaient la volonté et le pouvoir apparent de Melkor de réaliser ses desseins rapidement et magistralement qui avaient d’abord attiré Sauron à lui) |
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Oh ! Merci Stalker ! Ton attention me touche :)) |
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Justement, quel est donc l'interêt de ce flot de dialogues inventés et totalement sans importance pour le fil de l'histoire ? |
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Citatoin d'Isengar : je reconnais ne pas avoir vu une seule connivence entre Aragorn et espoir dans la succession des trois ridicules scènes Aragorn-Legolas-engueulade/Aragorn-fils de Hama/Aragorn-Legolas-réconciliaton dont voici un descriptif assez juste trouvé au hasard de mes pérégrinations sur le forum ;o) Oui, j'avais lu tout le bien que tu pensais de ces scènes (et de quelques autres aussi)^^ Allez, juste pour le plaisir de la discussion, je trouve que dans la scène "une dispute en elfik", le passage de l'anglais au langage elfique peut être expliqué : une bonne partie de l'assemblée vient de se tourner vers Légolas après sa réplique "ils sont tous térifiés" (ou quelque chose dans le genre) en anglais. Donc là, on a un cas classique d'un protagoniste qui emploie une langue que seul lui et un interlocuteur connaissent afin que le reste de l'assemblée ne comprenne pas ce qu'ils disent. Peut-être que l'attitude la plus élégante aurait été de continuer la discussion dans un autre lieu, si Legolas voulait vraiment ne pas blesser ou démoraliser encore plus les hommes du Rohan, mais c'est l'isolation par la langue qui a été choisi, plutôt qu'une isolation géographique. Legolas et Aragorn s'isole ainsi du reste du groupe, et Aragorn repasse à l'anglais au moment où il se réinclut dans le groupe en disant "Alors je mourrais comme l'un d'entre eux" (ou quelque chose dans le genre). On a donc inclusion par le sens de la phrase mais aussi par la langue employée. Il y a une autre scène où je trouve que le passage de l'une à l'autre langue est assez significatif, c'est celle entre Aragorn et Arwen à Fondcomble avant le conseil. Je crois qu'ils commencent par parler leur première rencontre en elfique, puis à partir du moment où est évoqué le choix d'une vie mortel d'Arwen, le dialogue s'effectue en anglais, la langue des hommes. Le changement de langage vient appuyer le changement de destin d'Arwen. L'elfique pour leur passé et donc l'appartenance d'Arwen au peuple des elfes, l'anglais pour leur avenir et l'inclusion d'Arwen au peuple des hommes. Je n'ai plus tous les autres dialogues elfique / anglais en tête mais à l'occasion je vérifierais s'il n'y a en pas quelques autres qui peuvent être explicables (on sait jamais). Lothiriel, merci pour l'explication, il va falloir que je revoie la décapitation avec cette interprétation en tête. Car pour l'instant je n'ai pas vu de désespoir ou de colère dans l'expression d'Aragorn a ce moment là. |
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oups, Elimor tu as pris la peine d'expliquer le changement de langue dans la scène Aragorn-Legolas, pour moi c'était tellement clair que l'explication était celle-là que je pensais qu'Is' s'en prenait juste à l'elfique façon PJ qui d'après les éminents spécialistes de la langue est mauvais. pour moi l'alternance elfique / anglais dans cette scène correspond logiquement à la volonté que les craintes de Legolas ne soient pas exprimées plus clairement (c'est Aragorn qui passe à l'elfique, pour tenter d'empêcher Legolas de désespérer malgré la situation et surtout pour éviter que le discours négatif de Legolas ne touche encore plus des combattants déjà pas top en forme). Sur le dialogue Arwen-Aragorn à Fondcombe, je trouve cela moins évident parce que l'explication est très symbolique, en gros le changement de langue n'a éventuellement de sens que pour le spectateur qui veut en trouver un, et pas pour les protagonistes. |
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Hihi... Je n'en démords pas, cependant. La présence du néo-elfique dans cette décevante "trilogie", et particulièrement dans cette scènette, reste pour moi parfaitement incongrue, même s'il est vrai que vos arguments se tiennent et trouvent une cohérence avec l'idée maîtresse Aragorn = espoir. Et puis, je l'ai déjà dit, vous prêtez à Jackson des intentions qu'il n'a très probablement pas eu. N'oublions pas que nous avons affaire au type qui a réalisé Bad Taste, qui a fait rôter Gimli, et qui rêve de King-Kong depuis sa tendre adolescence... I. PS, pour ceux que ça intéresse, voici le dialogue en question et sa traduction : Legolas: "Boe a hyn neled herain dan caer menig." Aragorn: "Si, beriathar hyn ammaeg na ned Edoras." Legolas: "Aragorn, nedin dagor hen ú-'erir ortheri. Natha daged dhaer." -infos tirées de http://www.elvish.org/gwaith/movie_ttt.htm#mound |
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Et puis je n'ai jamais dit que le "néo-elfique" c'est mal... j'ai moi même participé à de modestes compositions en néo-quenya, c'est dire ! Ce qui me désespère concernant l'elfik du film, c'est juste l'utilisation abusive et superfétatoire qui en est faite pour les besoins mercantiles de la "trilogie", les mensonges grossiers qui l'accompagnent et les dérives puériles qui en découlent. I. |
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Isengarounet, Deux choses, quand même, pour rester logique : Pourrais-tu m'expliquer en quoi le soi-disant abus de néo-sindarin salosien dans le film répond à une idée mercantile et commerciale ? Il ne me semble pas qu'une seule personne de plus ait été voir le film grâce (ou à cause de) çà... Et, soyons sérieux, s'il y a deux cent personnes en France sur tous les spectateurs du film qui ont tiqué sur les constructions grammaticales salosiennes (surtout à l'oral) ou la prononciation bloomesque, c'est beaucoup. |
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A propos de l’égalité Aragorn = espoir… Au risque de bégayer, je vais essayer (pour la Nième fois) de résumer: Aragorn n’avait pas d’espoir au début du film, Elrond non plus. Une différence notable avec le texte est l’inconsistance des personnages dans leur espoirs. De plus, l’objet des espoirs des personnages est multiple: Certains de ces objets sont purement personnels et intéressés et par conséquent, n’ont pas de portée morale. Bref, je vais paraphraser Ed: les personnages évoluent d’espoir en désespoir et de désespoir en espoir pour finir sur la victoire contre Sauron, ce qui fait qu’au final, je tire du film simplement le message suivant: « Il faut garder l’espoir… » et un autre, connoté, « (…car) le Bien vaincra le Mal, la Vie vaincra la Mort*, etc.». Des messages somme toute convenus, ce qui relègue ces films dans la catégorie d’histoire de conte de fée classique avec une morale manichéenne encore plus classique. Enfin, je ne vois vraiment pas de symbole de l’espoir contre le désespoir dans le face à face entre Aragorn et la Bouche de Sauron.
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ISENGAR : Concernant l'intérêt des dialogues en "néo-elfique". Ce qui rends leur utilisation valable à mon avis, et en dehors de toute considération sur la valadité ou non de ce langage, c'est au moins de donner l'illusion d'une culture différente de celle des humains. S'ils parlaient tous tout le temps le même langage, le monde perdrait en crédibilité, un peu comme dans ces vieux films de science-fiction où tous les aliens parlent un américain courant. C'est "illogique" comme dirait monsieur Spoke. Quand ils parlent entre eux (et Aragorn peut être considéré comme l'un d'entre eux), il est tout à fait normal qu'ils communiquent ainsi. Quand à l'alternance des deux langues, ça ne me choque pas non plus, ayant vécut au antilles une bonne partie de ma vie, j'ai pu voir exactement le même phénomène : l'utilisation alternativement du français ou du créole parcequ'un langage est mieux adapté que l'autre à ce qui est raconté à un moment donné. Les deux interlocuteurs pouvaient commencer une histoire en français, continuer en créole et reprendre ensuite en français...
Concernant la problèmatique Aragorn = espoir soulevée par Elimor, notons qu'à ce niveau le personnage évolue. Dans le premier film Aragorn n'a pas du tout foi en l'Homme... Le point de vue d'Elrond qui l'a élevé semble l'avoir contaminé. N'oublions pas le personnage clé responsable de son revirement : Boromir ! C'est d'autant plus appuyé dans la version longue, lors des nombreuses discutions entre ces deux-là. Boromir accuse souvent Aragorn de ne pas croire dans les vertues de son propre peuple, et donc accessoirement suggère qu'il ne fera pas un bon chef, et il a tout à fait raison. Au fur et à mesure Aragorn finit par découvrir les qualités des Hommes, et change d'opinion à la mort de Boromir : Ce dernier l'accepte comme son roi avant de mourir mais en échange Aragorn accepte tacitement de reprendre confiance en les Hommes et d'assumer d'être leur chef. Ce n'est qu'à ce moment là qu'il devient effectivement un vecteur d'espoir, mais il y a tout le cheminement du premier film avant, et l'action centrale de Boromir qui le fait changer d'avis. D'ailleurs la scène ou il prends les bracelets de Boromir est très révélatrice : il s'approprie par ce geste l'amour que Boromir avait pour les Hommes et s'engage ainsi à prolonger son action. |
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de toutes façons, Boromir est le véritable héros du SDA :-D |
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Bête réflexion sur "l'espoir en la guérison" de Gollum et de Saruman : cet espoir existe sans doute dans le livre, mais la guérison n'a pas lieu. C'est un espoir trompé... Un "faux" espoir. Il faudrait peut-être se pencher sur ce fait que, chez Tolkien, le repentir est extrêmement rare... Il y a beaucoup d'ambigüité, à mon sens, à voir des personnages pardonnés qui n'ont comme première idée par la suite que de retomber dans leurs erreurs. Après tout, même à la simpe LECTURE du livre, non "polluée" par le film, on peut se dire que Sam avait bien raison de traîter Gollum comme il le faisait. |
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Attention, cette intervention n'est pas pour Thingol (tu es prévenu Thingol ;-))
Hola, attention avec les affirmations trop rapides ou bien avec les mot employés. La rédemption, pour Tolkien, c'est la Rédemption ;-) I do not know if I make myself clear. But I suppose that it is in our power, as members of Christ, to make such gifts effectively. In me simplest case: if a man has stolen something from me, then before God I declare it a gift. That is, of course, a simple way of making use of a wrong, and getting rid of the sting, but that is not the direct object (or it would not be effective); for it seems to me probable that such a gift has effect on the culprit's situation before God, and in any case in any true desire to 'forgive' the desire that that should be so must be present. It would be wonderful when summoned to judgement, to answer innumerable charges of wrongdoing to one's brethren, to find unexpectedly that many were not going to be preferred at all! And indeed that instead one had a share in the good made of one's evil. And no less wonderful for the giver. An eternal interaction of relief and gratitude. (But the culprit must be sorry. Otherwise I suppose in the terrible realms of doom the coals of fire would bum intolerably). |
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Non, cette intervention est pour moi qui ne suis pas théologienne... Alors, je dirais : il n'y a pas de repentir du coupable, comme çà, çà va ? Parce qu'on peut voir les choses de façons "religieuses", mais de façon "pré-mortem", je le répète, pas de repentir chez Tolkien, ce qui peut donner cours à pas mal de discussion (ah si... j'ai oublié... il y a bien un autre personnage tolkiennien dont on ne peut pas dire qu'il se "repent", mais au moins qu'il revient sur ses actes passés et change radicalement d'attitude : Thingol) Mais on part dans des questions graves, là. Le pardon de la "victime" paticiperait à la "rédemption" du coupable au sens christique ? CE qui voudrait finalement dire que la rédemption du coupable dépendrait de la victime à qui il a fait du mal ? Cà me laisse songeuse, quand même... |
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PS : je voulais dire, dans mon post précédent "La rédemption au sens religieux", parce qu'il est évident qu'au sens "terrestre", le pardon de sa victime peut amener un coupable à changer. Ce qui, encore une fois, est absent dans l'oeuvre de Tolkien, où, sur Arda (post-mortem, on ne sait pas...) les enfants d'Illuvatar (au sens large, de vala à hobbit) ont la furieuse manie de persister dans leurs erreurs (et qui, lorsqu'ils se repentent, comme Boromir ou Thorin, ne le font PAS suite à un quelconque pardon, mais parce qu'ils se sont eux-mêmes rendu compte de leurs erreurs). |
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totalement d'accord avec Lambertine : si Tolkien exprime régulièrement dans le SDA un espoir de conversion des "méchants", celle-ci n'a jamais lieu. le seul repentir vécu est celui de Boromir, qui en meurt en héros, certes, mais comme si seule la mort pouvait racheter la faute. La pitié de Frodo échoue à "convertir" Gollum, pas plus que celle de Théoden envers Grima ; les tentatives de Gandalf ne font pas revenir Saroumane ... Chacun a peut-être le choix, mais dans le récit qui nous est fait, ceux qui ont fait "le bon choix" s'y tiennent, et ceux qui ont fait le "mauvais choix" également. |
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*soupir* |
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Isengar, Ce n'est pas parce que le repentir est quasi-absent chez Tolkien (au passage, il n'y a pas que Boromir qui se repends et meurt, il y a aussi Thorïn) qu'il est manichéin. |
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En même temps, ce n'est pas parce qu'il y a une distinction précise entre le Bien et le Mal que c'est forcement mauvais. Non ? |
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même s'ils peuvent aboutir à la rédemption des "non coupables" vu qu'en tombant, Gollum permet à Frodon de conserver sa vie. |
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Sosryko : Car si Tolkien tenait fermement à une chose, c'est bien à l'interdiction de juger son prochain (au sens de condamner, de discuter de son salut). (...) Les *hommes* qui, face à Dieu et pas avant, découvrant la grandeur du pardon dont ils bénéficient (pardon accordé par leurs victimes), auront le choix de refuser ce pardon qui eface le mal commis; à ceux qui persisteront dans leur méchanceté, on peut dire que la rédemption leur sera refusée puisqu'ils l'auront rejetée. Tiens, tiens ... est-ce que ce passage peut s'appliquer au destin des orcs ? (voir le fuseau Les orcs sont immortels? - si je peux me permettre de mélanger un peu. Je suppose que le terme *hommes*, dans le cadre du roman, peut être élargi aux Elfes. Les orcs étant d'anciens Elfes (ou anciens Hommes) dans l'esprit de Tolkien, peut-on également leur appliquer ce passage? Nom d'une pipe! On est loin de la Bouche de Sauron! Comment diable a-t-on bien pu en arriver là? |
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A mes yeux, oui. Les orcs, mêmes corrompus, même la cervelle vidée, restent des Enfants d'Illuvatar. |
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Is : "*soupir* 'tin, si c'est pas de la mauvaise foi, ça ! :-D Si tu trouves quelque part sur JRRVF (ou ailleurs) que j'ai pu écrire que les films de PJ sont 100 % fidèles à l'oeuvre de Toto, ou que l'univers de Tolkien est manichéen, je te paie des prunes. et ce n'est d'ailleurs jamais ce que j'ai (ni Lambertine, je suppose, puisque sur ce coup-là je nous sens solidaires :-D ) tenté de faire en parlant des films. |
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Bin non, j'ai jamais dit çà. Suffit de voir le nombre de fuseaux que j'ai lancés dans cette section-ci. Par contre, je suis de celles qui prétendent que, même s'il n'y a pas de "manichéisme" chez Tolkien, il y a bel et bien un "camp du mal", sauf à croire que l'esclavage et le lavage de cerveaux (ou "orcisation") sont des choses qui, même dans un contexte relativiste, peuvent être présentées comme ayant des points positifs. Et que je trouve que des choses présentées comme évidentes chez Tolkien (la pitié ou le pardon, par exemple) mériteraient un débat poussé, surtout dans leurs conséquences qui sont, à mes humbles yeux, souvent ambigües. |
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Stalker, Au sujet de l'inconsistance des personnages dans leurs espoirs, il me semble tout simplement réaliste (c'est NORMAL dans de telles circonstances de passer de l'espoir au désespoir er vice-versa), mais en plus, conforme au livre : pour ne prendre qu'Aragorn, il passe costamment dans le bouquin de l'espoir au désespoir. Tout en continuant à avancer (et en gardant au fonds de lui l'Espérance, mais l'Espérance n'est pas incompatible avec le désespoir). C'est pourquoi la scène de Dunharrow ne m'a pas choquée outre mesure, bien que je l'aie abondamment critiquée négativement : si Aragorn, a ce moment-là, conserve l' Estel ( = espérance, et c'est presqu'autant mon dada que celui de Jérôme...), il n'a effectivement plus d'espoir (au sens "bêtement" "humain"). De ce fait, la phrase prononcée en sindarin est fausse, mais pas la traduction sous-titrée. |
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>> Melilot : Nom d'une pipe! On est loin de la Bouche de Sauron! Comment diable a-t-on bien pu en arriver là? Ben, en allant de PJ vers Tolkien et pas le contraire ;-)) Sinon, pour ta question précédente, ma réponse serait oui ;-)...encore que ce n'est pas une raison pour les couper en tranches en Arda marrie sans raison ;-) |
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Lambertine : cet espoir existe sans doute dans le livre, mais la guérison n'a pas lieu. C'est un espoir trompé... Mais la question de la « guérison » ne se pose pas pour l’espoir.
Non mais le manichéisme n’est pas seulement la distinction précise entre le Bien et le Mal. |
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Ce genre d'espoir-là (celui de Frodo) confine à la sainteté. D'ailleurs, Frodo finit, malgré son échec, à attenidre cette sainteté (ce qu'on ne voit pas dans le film, je l'accorde). N'empêche qu'au niveau "humain", il s'agit malgré tout de faux espoir. Et il ne me semble pas que dire çà soit contraire à l'oeuvre de Tolkien. Le repentir "terrestre" n'est pas rien, et, pardon, je sais que je vais choquer, mais çà me trouble énormément qu'il n'y ait dans l'oeuvre de Tolkien aucune repentance terrestre due à un pardon. Le Professeur devait être à ce niveau-là très pessimiste quant à la nature humaine |
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Excellent Sosryko ;o) Lambertine et Lothiriel, pardon pour ce coup d'humeur de ce matin. Mais j'avais cru comprendre dans vos deux posts précédents (26-03-2005, 16:44 et 29-03-2005, 08:24 ) que vous tentiez d'expliquer que l'espoir en la rédemption chez Tolkien était un "faux espoir" et que la pitié prenait le pas sur le pardon véritable. Mais je me suis forcément trompé - ayant adaptés vos innocents propos à ma suspicieuse mauvaise foi - puisque comme le souligne Lambertine: "PJ n'a rien à voir là-dedans"... bien que nous soyons justement sur un fuseau consacré à PJ... Et Lothi, tu n'auras ni besoin de me payer des prunes - ou de m'envoyer des pruneaux ;o) - car je sais bien que tu n'as jamais rien écrit de tel. Puisque c'est moi qui l'ai écrit et moi seul. Après surinterprétation malheureuse des deux posts sus-cités, certes... amicalement :o) I. de meilleure humeur que ce matin... |
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Sosryko : Ben, en allant de PJ vers Tolkien et pas le contraire :-))) (Hihi! Isengar, je savais bien que tu aimerais ça!) N'empèche, je n'avais pas encore remarqué ça, mais le point soulevé par Lambertine me frappe aussi maintenant. Ce n'est pas que "ceux qui ont fricoté avec le mal ne peuvent trouver de rédemption", à tous - Grima, Saruman, Gollum, Denethor, et même Sauron et Melkor (mais ces derniers, hors concours, puisqu'ils représentent dans la mythologie tolkienienne, le démon) - l'occasion a été offerte. Ils en avaient la possibilité, - il me semble même qu'ils en ont eu plus d'une fois la possibilité - mais tous l'ont refusée, par lâcheté, par orgueil, par vengeance, par désespoir. C'est par leur propre faiblesse intérieure qu'ils ont finalement été vaincus, et non par la force de l'adversaire. De cette façon, ils se condamnent eux-mêmes, ils se tuent eux-mêmes. Boromir lui, surmonte sa faiblesse, et fait de sa mort un triomphe. Mais il paraît moins profondément atteint par le mensonge que les autres. Il reste capable de se regarder en face, d'affronter ses erreurs, et c'est cela qui le sauve. Les quatre autres vivent en permanence dans un mensonge volontaire, soit qu'ils manipulent les autres (Grima, Saruman), soit qu'ils se mentent à eux-mêmes et ne vivent plus qu'à travers leurs fantasmes (Gollum, Denethor). Dans ces deux derniers cas, on peut réellement parler de folie, ils ont perdu le contact avec la réalité, la vie, le monde extérieur. Et pour ces deux-là au moins se pose la question du libre-arbitre : dans quelle mesure un schizophrène et un paranoïaque sont-ils responsables de leurs actes? Le pardon par contre, n'a pas grand chose à voir avec cette possibilité de sauvetage. Il n'est qu'une occasion offerte, à saisir ou à refuser. Il me semble même que c'est la dernière occasion offerte. Apparemment, le pardon sauve celui qui pardonne, puisque lui, est capable de surmonter la haine, la peur, la rancune, qui détruisent ceux qui ne peuvent s'en libérer. Mais Frodo ne devient à ce point capable de pardonner, que parce qu'il a d'abord échoué. On dévie, on dévie. Ceci n'a plus rien à voir avec le film. Mais je n'ai pas envie de discuter du film : je m'en fiche, du film. Si je peux me permettre d'être outrageusement cynique et hédoniste (et zut, je me permets!): il m'a offert un bon moment de plaisir "consommer-jeter", comme n'importe quel film à grand spectacle, formaté pour plaire. (Jamais cracher sur le plaisir : c'est une des bonnes choses dans cette chienne de vie.) C'était bien, c'est fini. Je retourne au bouquin qui, lui, en vaut la peine. PS : (Après tout, Docteur Jivago non plus, n'a rien, mais alors rien, à voir avec le livre. N'empêche que ça m'a plu ... sur le moment. Et ça n'a jamais suscité autant de ravages, prises de becs, pruneaux et débordements.) |
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Oui, mais Docteur Jivago, c'est un bon film, avec de bons acteurs, un bon scénario et un excellent réalisateur. On ne peut donc, de ce point de vue, pas le comparer à la Chose qui bouge... :D |
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On dévie, on dévie. Ceci n'a plus rien à voir avec le film. Mais je n'ai pas envie de discuter du film : (...) il m'a offert un bon moment de plaisir "consommer-jeter", comme n'importe quel film à grand spectacle, formaté pour plaire. (Jamais cracher sur le plaisir : c'est une des bonnes choses dans cette chienne de vie.) C'était bien, c'est fini. Je retourne au bouquin qui, lui, en vaut la peine. Melilot, Dans mes bras ;-)) |
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;-)) |
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Sûr, Isengar, sûr. Mais ... as-tu lu le livre...??? :-D |
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Ben voui ! le liv' du film, comme tout'l'monde... ;o) |
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Pour continuer le sujet amorcé par Lambertine et Melilot: Parler de "Mal" est discutable pour ceux là mais considérons aussi Galadriel et Aulë. Je pense qu'on peut au moins parler de faute pour ces derniers. Les Gwaith-i-Mirdain ont aussi "fricoté avec le mal" en écoutant Sauron et en forgeant des Anneaux de pouvoir mais ils n'ont pas été complètement corrompus. Pour Saruman et Gollum, ils étaient sur le fil, leur rédemption n'étaient pas complètement impossibles*. Pour le premier, je vois une illustration d'une chute complète d'un ancien grand sage, d'un puissant. Si Saruman s'était repenti, on pourrait croire que les sages ne chutent jamais complètement or, Saruman est là pour nous rappeler que nous sommes tous faillibles. L'absence de redemption de sa part a donc un sens important et je n'y vois pas l'expression d'un pessimisme mais plutôt un appel à la vigilance. Tolkien ici me semble plutôt réaliste sur le genre humain, il n'était pas désespéré. ;-) Enfin, il y a aussi tous ces humains anciens alliés de Morgoth et de Sauron. Ca fait quand même un bon paquet! *: (Gollum had had his chance of repentance, and of returning generosity with love; and had fallen off the knife-edge.) In the case of those who now issue from prison 'brainwashed', broken, or insane, praising their torturers, no such immediate deliverance is as a rule to be seen. But we can at least judge them by the will and intentions with which they entered the Sammath Naur; and not demand impossible feats of will, which could only happen in stories unconcerned with real moral and mental probability. |
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Au sujet de Gollum : tu me connais bien, Stalker... Pour le repentir et la rédemption de Galadriel (si on s'en tient aux versions où elle chute - versions qui sont celles que je préfère, personnellement) : elle se "repent", mais, si j'ose dire, suite à un long cheminement personnel, qui va des discussions avec Melian en Doriath jusqu'au refus de l'Anneau. Pas suite à un "pardon" (et certainement pas suite à la pitié de qui que ce soit). |
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Concernant Bouche de Sauron dans le film, avec la sale gueule qu'ils lui ont fait, il ne pouvait que se faire décapiter. L'Histoire est remplie d'exemples d'émissaires qui ont été écartelés, dépecés, éviscérés, brûlés, dépouillés, écorchés... Là, Aragorn, lui coupe la tête d'un éclair ! Il le décapite d'un seul coup bien porté. C'est un progré. Mais sur le fond, Isengar a raison : "Ici, je veux dire dans la scène incriminée par ce fuseau, le Bien ne passe pas par le Mal. Et tuer le Mal n'est pas le Mal, mais le Bien. Car le Mal c'est pas bien. Et vendu comme ça, le Bien, ça rapporte plutôt pas mal..." ;o) C'est vrai que là, c'est vraiment n'importe quoi. |
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Hihi ! |
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Semito Nazgul : "L'Histoire est remplie d'exemples d'émissaires qui ont été écartelés, dépecés, éviscérés, brûlés, dépouillés, écorchés..." Quelques exemples peut-être ? |
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"César ne pensa pas qu'il eût motif d'aller s'entretenir avec [Arioviste] (...) il pensa que le mieux était d'envoyer Caïus Valerius Procillius (...) jeune homme plein de courage et fort cultivé (...) loyal, il parlait le gaulois, qu'une pratique déjà longue avait rendu familier à Arioviste, enfin, les Germains n'avaient pas de raison d'attenter à sa personne ; il lui enjoignit Marcus Metius, que l'hospitalité liait à Arioviste. Jules César, la Guerre des Gaules, I, 47 "fourberie d'Arioviste" et I, 53 "défaite des Germains" . I. |
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"César ne pensa pas qu'il eût motif d'aller s'entretenir avec [Arioviste] (...) il pensa que le mieux était d'envoyer Caïus Valerius Procillius (...) jeune homme plein de courage et fort cultivé (...) loyal, il parlait le gaulois, qu'une pratique déjà longue avait rendu familier à Arioviste, enfin, les Germains n'avaient pas de raison d'attenter à sa personne ; il lui enjoignit Marcus Metius, que l'hospitalité liait à Arioviste. Jules César, la Guerre des Gaules, I, 47 "fourberie d'Arioviste" et I, 53 "défaite des Germains" . I. |
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Haem... heu, ça fait deux exemples si je compte bien... Ah ? non ? un seul ?... Ok, je sors... :o) |
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Arrêtez la pléthore !! :D |
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Je suis certaine qu'en cherchant un peu, et au cours de toutes les guerres de l'Histoire (et pas seulement en se basant sur le bouquin de propagande électorale de César que je me permets de considérer comme une source très peu digne de foi, ou en tout cas, totalement inobjective) on en trouverait effectivement une pléthore (tiens, la façon dont Pizarre et ses hommes traîtairent Atahulapa - que je n'aime pas particulièrement - venu les rencontrer "en émissaire", est le premier qui me vient à l'esprit). Le problème, c'est qu'Aragorn est, pour Tolkien, le "chef de guerre et d'Etat" idéal (à l'opposé des chefs de guerre et d'Etat du XXème siècle, de par ses actions sur lesquelles je ne vais pas encore une fois revenir et qui, elles ont été purement et simplement gommées dans le film) et qu'un tel chef d'Etat ne se serait pas comporté comme un vulgaire aventurier espagnol. Sinon, loin de moi l'idée d'avoir voulu nier le pardon vrai chez Tolkien et de l'avoir "rabaissé" à de la simple "pitié". Il y a les deux dans l'oeuvre. Et si c'est vrai que j'avais oublié Aulë et son "péché originel" de la création des Nains, c'est sans doute parce que, à l'instar je le crois de la majorité des lecteurs, j'ai difficile à mettre celle-ci sur le même pied que les destructions melkoriennes. Pour le reste, et pardon, encore une fois, de n'être qu'une croyante "basique" bien qu'ayant essayé d'approffondir et la foi et la religion, et l'oeuvre du Professeur, je considère que l'espoir de rédemption - du moins de rédemption terrestre - consécutive à la pitié et/ou au pardon, même vrai et sincère, chez Tolkien est systématiquement déçu (ce qui se passe après la mort est autre chose, mais n'est pas abordé dans le Légendaire - et en tout cas certainement pas dans le SdA. Mais le corollaire pardon/rédemtion me trouble, et me choque même profondément, la rédemption étant - mais je ne suis pas, encore une fois, théologienne, la conséquence de la miséricorde absolue d'Eru/Dieu et de lui seul). |
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Si vous en voulez, de la pléthore (:-D ), il y a aussi la reine Olga, veuve du prince Igor de Kiev, au 10e siècle, qui fit enterrer vivants les ambassadeurs Drevlianes, pour venger la mort de son époux au cours de la guerre qui les avait opposés. Ambassadeurs venus lui demander sa main pour le compte de leur roi. Et elle remet ça un peu plus tard : pas dégoûtés, les Drevlianes lui envoient une seconde fournée d'ambassadeurs, parmi lesquels son prétendant. La chère âme les fit simplement brûler vifs. Après quoi, les Drevlianes se le tinrent pour dit. Mordi! Elle savaient vivre, ces femmes russes!:-D |
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Raah ! Grillé par Lambertine ! I. |
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Merci les zamis !;o) J'avais pas d'exemple en tête ! Je ne suis pas trop sûr, mais je crois que pendant les Croisades, il était assez courant que les émissaires des deux camps se fassent zigouiller avant d'avoir pu dire les rituelle phrases : "Noble Roumi, Infidèle et idôlatre, je viens vous délivrer un message du serviteur d'Allah, le Sultan Saladin" "Noble Sarrazin, Incroyant et paien, je viens vous délivrer un message du serviteur du Christ, le Roi Richard" |
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Je relance sur les émissaires ! Je ne sais pas si vous avez vu l'excellent et très réaliste film de Ridley Scott "Kingdom of Heaving" où cela confirme bien mon dernier message sur le sort parfois réservé aux émissaires durant les Croisades... Un émissaire de Saladin se fait trancher la gorge par Guy de Lusignan... |
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Kingdom of Heaven : effectivement, ce film historique est plutôt réussi, même si Ridley Scott reconnait qu'une large part du récit est entièrement fictionnelle... Balian d'Ibelin, Sybille de Jérusalem, Beaudoin IV le Lépreux, Guy Ier de Lusignan, Renaud de Châtillon, et bien sûr Saladin, sont tous des personnages historiques... Des libertés ont évidemment été prises, mais certains évènements, comme par exemple l'exécution de l'infâme Renaud de Châtillon par Saladin, sont évoqués avec une certaine exactitude... Comme toujours dans ce genre de film, il faut faire la distinction entre la réalité historique et l'interprétation qui en ait faite, mais dans ce cas précis, tout comme pour le film Alexander de Oliver Stone, le résultat est satisfaisant... Depuis The Lord of the Rings de Peter Jackson, le genre cinématographique de l'épopée a le vent en poupe... Personnellement, je ne m'en plains pas, au contraire... :-) Cordialement, :-) Hyarion. |
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argh, j'avais pas vu qu'on parlait de Kingdom of Heaven même ici :-D Je vais pouvoir déverser ma bile :p C'est médiocre, caricatural, même pas très bien réalisé contrairement à ce qu'on pouvait espérer de Ridley Scott, dégoulinant de bons sentiments, et si mes étudiants retiennent cette vision des croisades plutôt que celle que j'ai tenté de leur donner, je vais arracher les yeux d'Orlando Bloom :-D à part ça, j'ai pensé souvent au SDA en regardant ce film, notamment je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Gandalf chassant les nazgûl et récupérant Faramir, au moment où Balian protège les povs habitants de Kerak en chargeant avec 10 hommes contre les 200 000 (rien que ça) de Saladîn. la vraie croix lumineuse, idem, le bâton de Gandalf :-D |
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ah, j'oubliais : je dénie toute idée de "réalisme" associé au film de Ridley Scott. 90 % des propos tenus dans le film sont inimaginables au XIIè siècle. en fait de réalisme, ça ne te dérange pas, Semito, de voir un Templier marié à quelqu'une, fut-elle la soeur du roi de Jérusalem ? moi si :-D simple exemple parmi d'autres. quand je pense au film qu'il y a à faire rien que sur Baudouin IV ... |
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"Isengard" ? Qui c'est celui là ? I. ;o) |
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Non, je ne vais pas revenir sur le sujet, rassurez-vous. Je pense avoir déjà dit ce que j'avais à dire. Mais je ne résiste pas à l'envie de relever la chose suivante : Neiklot > Lors de son attaque de l'Italie pour créer le Saint Empire Romain Germanique Taratata, l'Empire n'a pas attendu Barberousse pour exister ;-p |
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Pour Lothiriel ! Je ne suis pas du tout de cet avis ! J'ai trouvé le film de Ridley Scott remarquable ! Naturellement, il a introduit une histoire fictive (et une romance) mais sur un arrière plan historique réel (la bataille de Hattin, les exactions répétées de Renaud de Châtillon, le fanatisme des Templiers et autres Hospitaliers, le siège de Jérusalem par les armées de Saladin, la remise de la ville sans massacre contrairement à la prise de Jérusalem en 1099 par les Croisées où il y eut un horrible bain de sang)... Alors oui, ce film montre qu'il y a eu des périodes de cohabitation et d'échanges entre Croisés et Musulmans (Arabes, Turcs, Kurdes). En tout cas, ce film est plus crédible que les films des années 50 où les croisés se promenaient en collant vert, bien rasés, propres comme un sou neuf. La mise en scène est réussie, l'histoire n'est pas ennuyeuse. Et puis, il y a une réflexion sur les religions, la tolérance, l'intolérance, le fanatisme et l'absurdité de tout ces guerres de religions surtout à la fin quand on revoit des croisés qui repartent "libérer" Jérusalem... C'est salutaire dans notre contexte actuel. En tout cas, j'étais satisfait de voir dans un film hollywoodien, pour une fois, des Arabes ailleurs que dans des avions... Ca change... |
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Lothiriel> j'ai pensé souvent au SDA en regardant ce film, notamment je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Gandalf chassant les nazgûl et récupérant Faramir, au moment où Balian protège les povs habitants de Kerak en chargeant avec 10 hommes contre les 200 000 (rien que ça) de Saladîn. la vraie croix lumineuse, idem, le bâton de Gandalf :-D Je précise en passant que même si le film est discutable sur bien des points, il me semble juste de remettre les choses dans leur contexte.... Balin charge certes avec peu d'hommes (mettons 10, mais il me semble qu'ils sont un peu plus, bien que certainement pas plus d'une 50 aine, mais j'avoue ne pas avoir compté) mais il ne charge pas 200 000 hommes de l'armée de SSaladin. Il charge la cavalerie de Saladin qui doivent être tout au plus une centaine ou quelques centaines. Je tiens à noter en passant que le but avoué de Balian n'est pas de repousser à 10 l'armée de Saladin, mais bel et bien de retarder assez longtemps cette cavalerie pour que la population ai le temps de se mettre à l'abris dans la ville. Les 200 000 hommes de Saladin n'arriveront pas assez vite pour massacrer les retardataires, ce qui n'est par contre pas le cas de la cavalerie envoyé en éclaireur... D'où le Balian qui part au devant d'une mort certaines (normalement) pour laisser plus de temps à la pauvre populace d'atteindre les murs avant la cavalerie.
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Salut à à tous (ou bonne nuit puisque vu l'heure qu'il est beaucoup doivent dormir). Et qu'Estellach eclaire vos chemins
PSS: Enormes les blagues de Silmo, j'adore (voir reponse du 23/02) :) |
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oué, d'ac Edoras j'ai un peu forcé le trait, mais je trouve cette scène ridicule quand même :-D je trouve que le film dégouline tellement de bons sentiments qu'il en perd toute crédibilité (en dehors de la crédibilité historique, je répète) : jamais je ne m'attache à Balian, et même Baudouin IV, héros de mon enfance, réussit à peine à me toucher (si, lors du face à face avec Saladin : cette scène-là fonctionne bien). s'il y a quelques belles images (le port de Messine, l'arrivée à Jérusalem), il y en aussi énormément qui me paraissent très lourdes, avec des effets beaucoup trop ostensiblement soulignés (essentiellement autour de Balian, héros beaucoup plus parfait que tourmenté, comme pourtant le début du film le présentait). trop de choses m'ont agacée, et essentiellement le fait qu'aucun personnage ne m'a paru approfondi alors que le sujet s'y prête magnifiquement. s'il est indéniablement positif, comme tu dis, de montrer des arabes ailleurs que dans un avion, je ne suis pas certainement qu'il soit positif de véhiculer tous les poncifs classiques sur la religion en général, la chrétienté médiévale en particulier (plus encore que l'islam médiéval, au bout du compte peu évoqué, même si pas spécialement non plus de manière positive). et puis flûte, Baudouin IV est un héros, un vrai, lui, pas besoin d'un Balian qui en deux temps trois mouvements fait refleurir le désert, avant de réussir à faire faire la bascule à d'énormes machines de siège et à unir le peuple pour la liberté ... Entre McGyver, Jeanne d'Arc et Braveheart, il ne m'a pas vraiment convaincue, le Balian (alors même qu'Orlando Bloom s'en sort plutôt bien). |
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Par contre, sans vouloir jouer les rabats jois, au vu de l'orientation de la conversation (mes propres commentaires compris) ont peut être plus leur places sur uine autre partie du forum. |
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Lothiriel >>> Renaud de Châtillon était sans doute un fieffé brigand plus soucieux de piller les richesses des autres que de défendre le royaume de Jérusalem, mais il est présenté d'une manière totalement caricaturale, là encore, sans aucune dignité notamment alors qu'il était sans doute pétri d'orgueil. En effet, Lothiriel, ce Renaud de Châtillon est assez caricatural, et c'est aussi le cas, à mon avis, du personnage de Guy de Lusignan, lui aussi peut-être un peu trop fortement noirci dans le film, compte tenu de ce que l'on sait de lui sur le plan historique. De toute façon, l'interprète de Renaud de Châtillon est, il me semble, le même qui a joué Ménélas, de façon tout aussi caricaturale, dans le très décevant Troy de Wolfgang Petersen (où le seul des personnages à sortir vraiment du lot est Ulysse, interprêté par... Sean Bean [déjà excellent dans le rôle de Boromir dans The Lord of the Rings])... Lothiriel >>> Sybille n'a rien d'une princesse romantique ni d'une soeur-courage. Sur le plan historique, c'est le moins que l'on puisse dire, Lothiriel ! :-) Dans le film, en effet, Sybille est un peu trop dissociée de son mari Guy de Lusignan, et la romance entre la reine de Jérusalem et Balian d'Ibelin est, du reste, franchement peu crédible... Mais Balian fut effectivement le défenseur de Jérusalem, et il est exact qu'il a obtenu la clémence de Saladin... A mes yeux, l'interprétation du roi Baudoin IV est plus qu'honnête, et l'aspect canonique de son existence et de son règne, ressenti par les contemporains de l'époque, est plutôt présent dans le film, quoi que l'on en dise... Par contre, où est passé le jeune Baudoin V, fils de Sybille, et véritable successeur de Baudoin IV le Lépreux, avant Guy Ier de Lusignan ? C'est un des grands absents du film, tout comme le sont, pour la fin, le roi de France Philippe II Auguste et l'empereur germanique Frédéric Barberousse, qui ont fait la croisade avec Richard Coeur de Lion mais qui ne sont même pas évoqués dans l'épilogue (il n'y en a que pour le "très vertueux" roi d'Angleterre, même s'il est vrai que l'apparition finale de Richard peut être interprêté de façon ironique...)... Ainsi que je l'ai écrit plus haut, "comme toujours dans ce genre de film, il faut faire la distinction entre la réalité historique et l'interprétation qui en ait faite", et il faut faire le tri entre réalité historique et fiction fantaisiste... Une fois que l'on en a pris l'habitude, on est prêt à apprécier davantage la moitié pleine du verre... :-) Cordialement, :-) Hyarion. |
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Tiens? Des français lourdement caricaturés dans un film américain??? je cherche ... je cherche ... un vague rapport avec l'actualité ... :-D désoléedésoléedésolée, total hors sujet, mais :-D |
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Melilot >>> ;-D ;-D ;-D |