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Ne trouvez vous pas que, dans l'oeuvre de Tolkien, certains schema se renouvellent souvent? Qui peut connaître les intentions de Morgoth? Qui peut comprendre l'étendue de sa pensée, lui qui fut Melkor, puissant parmi les Ainur de la Grande Musique et qui maintenant restait assis au nord, seigneur des ténèbres sur un trône de nuit, pesant avec haine toutes les nouvelles qui lui parvenaient et connaissant les plans et les actes de ses ennemis mieux que ne pouvaient le craindre le plus sage d'entre eux, sauf la Reine Melian? L'esprit de Morgoth cherchait souvent à l'atteindre, pour échouer chaque fois. et: Je sais ce que vous avez vu en dernier, dit-elle, car c'est egalement dans mon esprit. N'ayez pas de craintes! Mais n'imaginez pas que c'est seulement par des chants dans les arbres, ni même par les minces flèches des arcs elfique que ce pays en Lothlorien est maintenu et défendu contre son Ennemi. Je vous le dis, Frodo: tandis même que je vous parle, j'apercois le Seigneur Ténébreux, et je connais sa pensée ou tout ce qui dans sa pensée concerne les Elfes. Et lui tâtonne toujours pour connaître la mienne. Mais la porte est toujours fermée! Et on pourra sûrement trouver d'autres exemples... Qu'en pensez-vous? |
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Je ne pense que l'on puisse réellement parler de répétitions. Les épisodes de la mort de Glorfindel et Gandalf en combattant les Balrogs n'est pas non plus pour moi une répétition. En fait, je crois qu'il faut plutôt voir le contexte que la ressemblance : deux personnages (comme bien d'autres) meurt en combattant un Balrog. Glorfindel meurt ainsi que Gandalf. Mais alors que Gandalf était sur le Pont de la Moria, Glorfindel tombera dans Cirith Thoronath alors qu'il était dos aux falaises. Ils ont tout deux été ressucités mais Glorfindel l'a été par "erreur" (cf. message Glorfindel dans les Archives). Il ne devait donc y avoir qu'une seule résurrection, il n'y a donc plus de répétition ;-) |
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pour les exemples des aigles, je suis d'accord, c tres discutable... pour les exemples de Melian et Galadriel, cela ne se limitait pas seulement aux deux citations, mais à tout le contexte de gardienne plus ou moins doté de pouvoirs "magiques" (je stéréotypifie tout ça hein) d'une jolie forêt d'elfes face à un gros méchant tres méchant :) qui joue d'ailleur plus un rôle de conseillère avisée que de force d'opposition directe, etc (il y a BEAUCOUP de similitudes...) |
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à ton service, cher Isengar ;-) Shushu. |
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Je pense, comme Leo (mais 9 ans plus tard... ;-) ), qu'il y a vraiment des répétitions dans Tolkien et que, loin d'être une faiblesse, c'est une particularité de son style, et même une puissance stylistique propre (ce que j'étudie d'ailleurs sous le nom d' "échos & perspectives" qui comprend notamment cet aspect-là). Ainsi, j'ai repéré plusieurs fois un même "motif stylistique" fascinant (pour parler ainsi alors que d'ordinaire un motif est plutôt thématique, mais justement pour insister sur la répétition dans le mode même de narration des évènements) autour du chant : trois fois dans Le Silmarillion et une fois, pour l'instant, dans le SdA. Je vous donne les passages du Légendaire que j'ai associés et les caractéristiques communes que j'y vois. Si certaines grandes âmes avaient la pénétration d'esprit et la générosité de coeur de m'en présenter d'autres dans la même série, elles feraient mon bonheur et me permettraient d'améliorer ma recherche. - Fingon chante, sur le Thangorodrim, alors qu'il désespère de retrouver Maedhros qui est pendu à une chaine par le poignet. - Beren chante devant l'Anfauglith, croyant devoir dire adieu à Luthien qu'il aimait avant de s'engouffrer dans l'antre de Morgoth. - Tuor chante sur les plaines de l'Hithlum (je crois) alors qu'il désespère de trouver la "Porte des Noldor" qui lui permettrait de se diriger vers Sirion. - Sam chante dans la Tour de Cirith Ungol, désespéré de ne pas trouver Frodo. Caractéristiques : - Il s'agit chaque fois de quelqu'un qui est dans une situation désespérée ou du moins une impasse. A contrario, il existe un contre-exemple superbe de chant alors que le désespoir est déjà consommé, dans une situation que rien ne peut plus débloquer, et où le chanteur ne se soucie pas non plus du danger, mais le geste reste grand et beau : c'est le cas de Turin, sous l'influence néfaste de la malédiction de Morgoth, qui chante après avoir, accidentellement, tué son ami Beleg. Amitiés, Sébastien. |
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C'est très intéressant, en effet. Sur les échos (répétitions me semble moins approprié et moins joli), sur les chants et sur la présence de la musique au coeur du Légendaire et dans la composition de l'oeuvre, il y aurait des tas de choses extraordinnaires à dire... Je pense que je vais ressortir mes vieilles notes sur le sujet ;p I. |
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A ce sujet il existe un article de Vincent Ferré (je crois dans "Sur les rivages de la Terre-du-Milieu") qui évoque à l'intérieur du SdA même le côté cyclique des évènements et de la structure du livre. |
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N'est-ce pas dans la première partie, chapître II, "structure du texte" ? Je regarde ça ce week-end et à lundi ! |
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Oui, |
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Je confirme ce que j'avançais précédemment. Dans "Sur les rivages de la Terre du Milieu", Vincent Ferré, en parlant de la structure du texte, parle de "l'entrelacement" (part 1, ch II). Selon sa théorie on a donc une répétition avec amplification du livre I dans les livres II III IV V et VI (début) et inversement un écho du voyage Imladris-Amon Amarth dans le retour à la Comté. Voilà voilà |
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Merci, Adanedhel. On n'y manque pas ;-) S. |