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Cela fait un bon moment que j'imaginais des essais de création d'illustrations de la Terre du Milieu via IA. De mon côté, il y a quelques semaines, je me suis lancé et obtenu des résultats qui, au moins personnellement, me plaisent.
Pour aller plus loin et continuer dans la démarche (je ne propose qu'une image pour l'instant), j'ai mis cela sur le site dans la partie "Illustrations" et c'est ici :
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Merci pour le partage Cédric. Cédric a écrit :
Il est vrai que j'ai très rapidement voulu, pour ma part, tester des idées très personnelles sur le fond, mûries depuis un certain temps avec un horizon mental de création artistique traditionnelle. Question technique : quel générateur d'images par IA as-tu utilisé ? Amicalement, B. |
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Hyarion a écrit :
Il s'agit de l'IA proposée par le service Canva. C. |
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Arf .. je ne peux m'empêcher d'être déçu du résultat et je crois que plus ça se perfectionnera plus je serai déçu.
En plus il paraît que ça consomme assez monstrueusement, non ? (IA = Melkor + Ungoliant ?).
Yyr |
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Brrr ...
Je me relis et je constate que je suis fatigué et indélicat (en plus d'être difficilement lisible). & Dodo Yyr |
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Pas de souci Yyr, ne t'inquiètes pas ;-)
Par contre, je m'interroge : si je n'avais pas précisé IA. Aurais-tu eu le même jugement sur l'illustration proposée ? On ne le saura jamais C. |
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C'est la question que je me suis posée aussi. E. |
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On ne le saura jamais ? |
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Merci Sosyrko pour ces paroles sages, comme toujours.
Ceci dit, je vais aller un peu à rebours de ton propos et être très terre à terre : on doit pouvoir dire si on aime ou pas, peu importe d'où cela vient, qui a produit, quand ou comment. C. |
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Pour ma part, je commencerai à être très inquiet quand une IA ne me présentera systématiquement QUE des illustrations numériques qui me plaisent. Ce Gandalf le Blanc est bien joli, mais dans le détail (son chapeau blanc, par exemple, ou la position de son bras, comme le souligne Sosryko) il ne provoque évidemment pas la même émotion qu'a pu susciter le poster de Jimmy Cauty, première vision dessinée de Gandalf à laquelle j'ai eu accès. En revanche certaines productions d'IA (des paysages notamment) m'ont déjà vraiment bluffé. Je trouve que la rubrique proposée par Cédric peut, de ce point de vue être intéressante, dans une intention de partage couplée à une intention d'éducation à l'image. I. |
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Je comprends et approuve ce que tu dis Cédric, et peut-être faudrait-il distinguer entre ton propos et le mien, l'émotion esthétique (effet direct) du jugement esthétique, qui vient en second, et qui justement réclame qu'on s'attarde un peu plus. |
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Yyr a écrit :
Merci pour tes précisions, Jérôme.
Me concernant, tu auras pu lire le (long) propos qui accompagne mon propre partage de productions générées par IA, en plusieurs parties/posts dans le fuseau dédié, y compris en ce qui concerne justement ma grive (dans la cinquième et dernière partie) : Ce propos, sur le fond, et qui certes n'engage que moi, je ne peux qu'y renvoyer, car mon avis sur le sujet n'a pas changé depuis ce partage fait en novembre dernier... S'il me faut évoquer le contexte, plus personnel, disons qu'il fallait alors que je m'occupe l'esprit comme je pouvais, en parallèle de certaines priorités douloureuses... Durant l'automne dernier, c'était donc avec l'IA nommée DALL-E 3... Je crois avoir testé la chose et partagé ici mes résultats (soigneusement sélectionnés) avec éthique et force précautions oratoires. Cependant, et si cela peut rassurer, quand j'ai vu ensuite une séance de croquis d'après modèle vivant proposée, la veille du 11 novembre, à l'atelier de dessin où je n'avais plus pu venir dessiner depuis un an et demi (et où je ne pourrai bientôt plus revenir du tout, pour cause de changement de vie contraint), j'ai senti qu'il fallait que j'aille vérifier ce que ça me ferait encore, de dessiner avec mes yeux, du papier et un crayon à la main, le corps de modèles féminins, en l'occurrence... C'était le soir du surlendemain d'un terrible jour de diagnostic, raison de plus de s'occuper l'esprit encore un moment : j'y suis donc allé. J'ai rempli de croquis quelques feuilles de papier, la main parfois tremblante, les larmes montant parfois aux yeux... Eh bien, ma foi, in fine je peux témoigner que dessiner, même occasionnellement, c'est comme le vélo : ça ne s'oublie pas. Du moment que l'on a toujours un "bon esprit" derrière. Bien sûr, il ne faut pas trop se laisser aller non plus, entre deux périodes de pratique, sinon on finit par être rouillé... Le mieux reste la pratique constante mais encore faut-il trouver le temps et la motivation, dans ce monde absurde.
Pour compléter tout de même un peu l'avis exprimé dans l'autre fuseau en novembre dernier, il se trouve que j'ai eu l'occasion de parler de l'IA générative d'images, suite à ma propre expérimentation et encore ces dernières semaines, avec un ami peintre professionnel, fort traditionnel dans sa pratique (peinture sur chevalet, création "à l'ancienne" des couleurs de la palette par l'artiste lui-même, etc.). Du coup, moi même, malgré mon regard globalement pessimiste déjà exprimé dans l'autre fuseau en novembre, je ne condamne pas le recours à l'IA de manière absolue, car mon ami a raison en ce qui concerne, de façon générale, l'aide dont a besoin l'artiste. Les puristes peuvent ne pas supporter l'idée, et nous en avons vu à l'œuvre, certains étant déjà très extrémistes dans leur ostracisme sur le réseau de Mark Z., mais mon ami m'a fait judicieusement remarquer que ces puristes anti-IA (ou du moins certains d'entre-eux, dirai-je) ne supportent pas même l'idée d'un calque... bien que ce soit là, comme aide pour l'artiste, la tradition même. Et c'est vrai : les plus grands maîtres du passé, comme Michel-Ange, ont utilisé le calque. Pourrait-on dire dès lors qu'ils auraient "triché" ? Bien sûr que non. Voilà pourquoi il me semble que l'on peut effectivement considérer l'IA générative comme un outil, qui peut aider à préparer un travail artistique, effectivement comme le calque. À l'artiste de simplement ne pas oublier le geste artistique ensuite, ce geste artistique dont j'ai rappelé le caractère irremplaçable, à mes yeux, à chaque fois que j'ai partagé en ces lieux des images générées avec DALL-E 3 (y compris tout récemment ailleurs, en réagissant amicalement à un commentaire illustré de Sosryko, la nature des images produites n'étant jamais cachée : j'aurai certes préféré pouvoir esquisser de vraies peintures moi-même, mais même esquisser de simples dessins aurait nécessité trop de temps, a fortiori pour une réaction se voulant ponctuelle [dans un message que j'ai mis plusieurs jours à écrire, du reste]). Quant à ceux qui se "foutent de la gueule du monde", si l'on me passe l'expression, il y en a toujours eu parmi les artistes eux-mêmes, a fortiori dans le contexte du marché de l'art, et avant même les très contemporaines arnaques en séries de Koons ou Hirst, mon ami m'a notamment rappelé le cas particulier, et déjà plus ancien, de Picasso... lequel Picasso m'a forcément fait repenser à cet excellent film d'Orson Welles, F for Fake, dont j'ai plusieurs fois parlé en ces lieux, dans d'autres fuseaux, fut-ce dans une relative indifférence. Je me permets pourtant, aujourd'hui encore, de recommander le visionnage de ce film, réflexion intéressante et amusante sur le statut de l'auteur et de l'œuvre en général, avec notamment un très beau passage de Welles célébrant l'anonymat de la cathédrale de Chartres (un passage que j'ai cité ailleurs par le passé, en conclusion d'un message [trop long, une fois de plus !])... Amicalement (à tous), B. (...qui n'aura pas encore terminé son texte ce soir... Oui, je sais, je ne suis pas obligé de participer, mais arrêtez quand même de me tenter, s'il vous plaît... ^^') [EDIT (22/02/2024): correction/précision > « ...le soir du surlendemain d'un terrible jour... »] |
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Je reviens de chez mon libraire, avec le dernier Bifrost dans mon sac-à-dos, la "revue des mondes imaginaires" consacrant son dossier à... l'intelligence artificielle... Ce sont des outils fascinants et ultrapuissants, c'est vrai, mais je ne les regarde pas d'un très bon oeil. D'une part d'un point de vue éthique, car le pillage de données me gêne beaucoup, les IA avalent le travail de milliers de milliers de créateurs, réassemblent et régurgitent ça en quelques secondes sans aucun souci de propriété intelletuelle et de droits d'auteur. D'autre part, comme toute mécanisation du travail, le risque à terme est qu'elles remplacent beaucoup d'emplois à moindre coût. Pour l'instant, elles singent parfaitement l'artiste, mais je trouve qu'elles n'arrivent pas à insuffler une quelconque émotion ou vibration dans ce qu'elles produisent, elles n'ont pas de "savoir-faire" au sens artisanal du terme. Si on regarde bien, leurs images ont presque toujours les mains qui clochent ou un truc bizarre de ce côté-là, ça m'amuse de penser que c'est peut-être le signe qu'il y a quelque chose du geste artistique qu'elles ne pourront jamais comprendre ni atteindre. Saralisa Pegorier, Bifrost, no 113, 2024, p. 130. S. |
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Cédric a écrit :
C'est bien gentil ;). Cédric a écrit :
Elendil a écrit :
Oh ! c'est presque un passing shot le long de la ligne (et bien mérité) :) !
Sinon je n'ajouterai pas grand chose à ce qui a été échangé, accordant volontiers de nombreux points aussi bien à Cédric, Isengar que Hyarion ; mon co-équipier ayant un jeu de fond de court sans fautes.
Yyr PS : Je constate je me suis quand même bien débrouillé pour lancer le fuseau ; en fait c'était voulu, on était de mèche avec Cédric ;). |
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ISENGAR a écrit :
Whâou |
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Yyr a écrit :
Sosryko a écrit :
S. ;-) |
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Moins convaincu que par la première. Les mellyrn ne correspondent pas à la description de Tolkien et les méandres du ruisseau ont un aspect peu naturel à mes yeux. E. |
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Bonjour. |
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