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Relisant actuellement the hobbit (vf),je m'interroge sur de nombreuses incohérences avec le monde de la terre du milieu,sur les |
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Bonjour Radagast, Tu trouveras de nombreux éléments de réponse dans l'article de Sébastien Mallet : La Disparition des Géants. Bonne lecture ;-) |
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n'ayant aucun élément de réponse probant, je choisirai n"anmoins la seconde possibilité, étant donné la grande diversité des races peuplant Arda... de plus, il est rpobable que ces géants firent parti de la suite de Palúrien comme tant d'autres, ou bien furent créés par la suite par quelque puissant, qui saura le dire ? sont-ils parmi les úvanimor ? que de questions sans réponses, pour moi du moins.. toutefois, il ne faudrait pas manquer de vérifier dans la version originale, au cas où une erreur de traduction prévaudrait ;) |
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Alors là je suis sur le cul!!! |
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qu'on me pardonne de répondre ici à l'article, mais comme je le fis remarquer dans mon, précédent post (je n'avais pas encore eu le loisir de prêter attention à l'intervention de cedric cf heure), ces géants ne pourraient-ils faire parti des úvanimor tels qu'ils sont rapidement cités dans The book of lost tales part one ? |
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J'ai une autre interprétation que l'auteur de cet essai : à mon avis les géants de pierre existent, et on les voit dans le Seigneur des Anneaux, ce sont les trolls. mon premier argument est que je pense que Tolkien préfère justifier apès coup ses erreurs plutôt que de les admettre, et qu'il a donc justifié les gants de pierre (qu'il regrette pourtant, je crois, d'après je ne sais plus trop quelle lettre). Il a fait pareil pour Glorfindel de Gondolin et de Fondcombe (c'étaient deux elfes distincts, au départ), et aussi pour le roi Thrain de la carte du Hobbit (là aussi il a fallu inventer deux personnes pour un seul nom). De plus, dans HoME VII (où Sylvebarbe n'est pas maléfique), il y a un passage que voici : Différence entre les trolls - de la pierre habitée par un l'esprit d'un gobelin, des géants de pierre, et le 'peuple des arbres' [Ajouté à l'encre : les Ents.] |
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En bon nain mineur, je retrousse une fois de plus mes manches pour dégager ce fuseau de sa gangue d'oubli... ;-) C'est toujours avec le même plaisir gourmand que je relis de temps à autres l'essai de Fangorn sur La disparition des Géants, tant son explication sur la présence des Géants dans le Légendaire comme figures imagées et leur disparition progressive au profit de l’émergence des Ents est convaincante. Une récente lecture d’un article de P.J. Frankis* (« The Thematic Significance of enta geweorc in The Wanderer », Anglo-Saxon England, 3, 1973, p. 253-269) me conduit toutefois à attirer votre attention sur un point particulier du développement de l’article de notre très estimable ami entique : Elle [cette image figurée] sera d'ailleurs reprise, en un sens explicitement métaphorique, dans le Seigneur des Anneaux. Les Númenóréens seront comparés, par les hommes de Rohan, à des géants pour avoir taillé dans le roc Fort le Cor : « On disait qu'au temps lointain de la gloire du Gondor les rois de la mer avaient construit là cette place forte de leurs mains de géants ». Les légendes ont recours à la figure des géants pour désigner les actions d'envergure (note 18 : Le Seigneur des Anneaux, Paris, Christian Bourgois éd., 1972, Pocket, tr. fr. de F. Ledoux, livre III, ch. 7, vol. 2, p. 174 ("Men said that in the far-off days of the glory of Gondor the sea-kings had built here this fastness with the hands of giants", The Lord of the Rings, p. 551) […]). Sans remettre en question ce raisonnement, il me semble qu’une explication complémentaire peut être proposée concernant la perception qu’ont les Rohirrim de ce fort construit par les Númenoréens il y a fort longtemps. Pour ce faire, il faut en revenir au nom de Fort-le-Cor en rohanais, Hornburg, et le comparer à celui du palais des rois du Rohan, Meduseld. En effet, la traduction du nom de ce dernier (« Hall de l’hydromel ») nous renvoie à l’image du hall dans la poésie anglo-saxonne (avec comme modèle le hall du roi Hrotgar, Heorot, de Beowulf). Majestueux, grand et imposant, le hall poétique est le lieu par excellence de l’exercice du pouvoir : situé en milieu rural, il se dresse généralement en hauteur, tel Heorot (construit on heahstede, « dans un lieu élevé ») ou Meduseld, qui se dresse fièrement au sommet d’Edoras. Mais le hall n'est qu'un des éléments d’un complexe palatial beaucoup plus vaste dont la poésie nous parle que rarement. L’étymologie de Hornburg nous renvoie ainsi à un autre type de bâtiment de ce complexe : le bur, c’est-à-dire le lieu où dorment les personnages les plus importants, à commencer par le maître du hall et les hôtes de marque. Le bur était généralement fortifié, à la différence du hall, généralement en bois (bien que doté de portes bardées de fers), et est à l’origine du byrig (place forte). Cette dichotomie (mais néanmoins complémentarité) entre hall et bur se retrouve non seulement dans Beowulf, mais aussi dans la poésie de Cynewulf ou dans certains écrits du roi Alfred le Grand. Or, de nombreux auteurs latins ont perçu différemment ce complexe palatial : dans des poèmes paraphrastiques bibliques et hagiographiques, le hall et le bur sont perçus comme des bâtiments urbains. P.J. Frankis nous explique ainsi que ce trait pourrait se trouver dans l’expression enta geweorc, littéralement « ouvrage des géants », employée pour désigner par exemple la ville des Mermédoniens dans la Légende de Saint André ou le ville de Jérusalem dans le poème Daniel. Ces ensembles de bâtiments n’appartiendraient pas ainsi au monde anglo-saxon, ou germanique, mais à des civilisations perçues comme étrangères et étranges. Ils sont en fait la transposition imaginaire dans un monde antique et/ou mythique, identifié comme urbain, d’un concept poétique rural. De fait, ces images ne renvoient pas à des réalités indigènes mais à des modèles bibliques. Ainsi, pour les Rohirrim, Fort-le-Cor a été construit par des géants car ce bâtiment renverrait à un peuple étranger et étrange qui a vécu en des temps antiques et/ou mythiques... Cordialement, * Par ailleurs auteur de l’essai "Layamon's English Sources", publié dans J. R. R. Tolkien, Scholar and Storyteller: Essays in Memoriam (Ed. Mary Salu et Robert T. Farrell, Ithaca, Cornell UP, 1979, 64-75). |
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Bien creusé, Tilkalin! Très intéressant. -- Didier |