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Je viens une fois de plus de relire le Silmarillion et il m'est venu un certain nombre de question sur les elfes et leur manière de faire la guerre (puisque c'est à peu près la principale chose qu'ils font, de gré ou de force, au premier âge). Ces siècle de guerres très dures ont probablement introduit dans la culture elfique de nombreux éléments guerriers. Je me suis donc demandé comment les elfes font-ils la guerre, comment ils la conçoivent et quel peut être leur armement et à quoi peut-il ressembler. J'ai bien sur un avis sur la question, que je vais exposer brièvement, mais je souhaitais en avoir d'autres pour comparer. |
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Beaucoup de questions... Si les Elfes, par nécessité, ont du mener des guerres incessantes au cours de leur histoire, ou plutôt une guerre incessante, ils n'ont jamais sembler l'aimer pour telle... Ils n'ont pas voulu mettre dans leurs Anneaux de Pouvoir une "force" supérieure à la guerre, comme Sauron ou peut-être les Hommes, mais bien la faculté de guérir et de conserver toutes choses dans l'état où elles sont. Concernant le passage où Morgoth fait forger des armes aux Noldor, on pourrait se demander quel rôle a joué Sauron, Maia d'Aulë le Forgeron, dans tout çà... Serait-ce lui qui, sur l'ordre de Melkor, aurait aidé les Noldor ? Bien qu'ils aient déjà beaucoup appris d'Aulë auparavant. Et on peut alors penser que les armes d'Aulë ont été forgées avec l'aide d'Aulë et de ses servants. Quant à la pâtée que mettent les Noldor aux Orques, elle tient probablement de leur force et de leur adresse naturelle, et de la lumière des Arbres. Comment les Elfes se battaient-ils ? De manière assez classique, je pense. Mais là on est réduit à l'imagination... Je les verrais assez bien comme dans le prologue du film, avec des archers derrière (pourquoi se priver de leur adresse ?) et des lanciers. En lisant le Silmarillion, on n'a pas l'impression qu'ils aient beaucoup de cavaliers dans l'ensemble. Concernant leurs armures, je trouve qu'un très bon travail artistique a été fait dans le film (s'il est une chose réussie dans ce film, ce sont les costumes et décors), où les formes des armures rappellent des plantes et feuilles, en accord avec leur amour de ce qui pousse. Les Elfes mettent dans toutes leurs oeuvres un peu de ce qu'ils aiment, alors je ne les vois pas produire à la chaîne de froides armures uniquement fonctionnelles. Sur ce point précis, je défends vigoureusement les choix faits dans le film. |
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Merci pour ces réponses. Je suis d'accord avec toi dans l'enssemble, notamment pour les armures. Je viens d'ailleurs de me rappeler qu'une description assez précise des guerriers des maisons de Gondolin a été faite dans le second livre des contes perdus, dans le chapitre la chute de Gondolin. |
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Bonjour et Bienvenue Findarato :o) Elengal et Aglarond, le sujet que vous avez brillament lancé est interessant et bien documenté, mais pourquoi faites-vous systématiquement l'amalgame avec les elfes de la "trilogie" de Jackson ? Qu'essayez-vous de démontrer avec des phrases comme "les elfes du proloque du film de PJ ne sont donc pas si illogiques ou inapropriés que ça", "comme dans les films", "je trouve qu'un très bon travail artistique a été fait dans le film" ou "je défends vigoureusement les choix faits dans le film" ? La comparaison entre les armées de Gondolin et les légions virtuelles des premières scènes du FoTR a-t-elle vraiment sa place dans le forum Légendaire ? I. qui s'interroge... |
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Aglarond> Concernant le passage où Morgoth fait forger des armes aux Noldor, on pourrait se demander quel rôle a joué Sauron, Maia d'Aulë le Forgeron, dans tout ça... Serait-ce lui qui, sur l'ordre de Melkor, aurait aidé les Noldor ? Ca me semble assez difficile. Lors de la Guerre des Puissances il est dit justement que les Valar ne trouvèrent pas Sauron. Donc je le vois mal trainer à Tirion même sous la plus belle de ses formes pour apprendre les techniques d'armes aux Noldor. M'est avis qu'il était plutôt en train de préparer le retour de son maître à Angband de même que les Balrogs. C'est là un sujet intéressant et une question me vient à l'esprit. Voici ce qui est dit dans le Silmarillion : "Les Noldor avaient le courage du désespoir et les Teleri, moins nombreux, n'étaient armés que d'arcs et de flèches légères." Nulle mention d'épée, de lance ou autre hache dans ce chapitre concernant les Teleri. Mais ils avaient bel et bien des arcs et pourquoi ? Servaient-ils d'armes proprement dites ou de simples outils de chasse par exemple ? Nicolas PS : je parle à tel point que j'en oublie de vous dire que je suis très heureux de poster mon premier message ici ;-) |
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Isengar : effectivement, ça mérite une mise au point. :) Findarato : merci pour le renseignement sur Sauron, effectivement ça m'avait échappé. :) |
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Elengal, Aglarond, ne tentez jamais le diable ;-) |
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Juste en passant vite-vite (suis censée bosser, là :-P). Pour ce qui est de la "visualisation" des armes, c'est amusant de constater que Tolkien s'est en effet très peu attardé à les décrire en détail, alors que la littérature épique antique et médiévale y accordait généralement beaucoup d'importance et s'étendait parfois (très...très...) longuement sur la desccription précise des différentes pièces d'armement des héros. Hypothèse : Tolkien ne s'intéressait pas tant aux armes et aux tactiques guerrières pour elles-mêmes, qu'aux raisons et aux conséquences ... euh ... "humaines" ... des affrontements. Dans ce cas, toute interprétation visuelle est laissée à la pure imagination du lecteur. Et aussi, "sobre" ne veut pas dire nécecessairement "froid". Quant à "fonctionnelle", une arme doit l'être de toute façon, belle ou pas. Pourquoi ne pas imaginer qu'au lieu de surcharger leurs armes de décorations fleuries ou mythologiques, ils aient pu rechercher la simplicité des lignes et la pureté des formes? Et puis, elles ont pu évoluer au cours des âges, les formes et la décoration de ces armes. Les Elfes sont attachés à "garder tout comme c'était avant", moui, certes, mais ils auraient pu connaître des effets de modes ou des innovations techniques, des armes qui deviennent plus pratiques, plus efficaces et plus maniables au cours du temps. On peux facilement supposer que les Elfes de la fin du troisième âge ne se battaient plus de la même façon, ni avec le même genre d'armes que ceux du premier âge. En l'absence de description précise de la part de l'auteur, chacun ici peut avoir sa vision personnelle, sans que cela trahisse aucunement ni l'oeuvre ni son esprit. Et pour Findarato, au sujet des arcs des Teleri. En effet, on peut se demander pourquoi ils auraient été armés, étant censés vivre en paix et en sécurité. Des armes de chasses légères, oui, c'est une bonne hypothèse. On peut aussi imaginer que l'usage de ces petits arcs légers leur venait de leur séjour prolongé en Terre du Milieu, où par contre ils devaient se battre et se défendre. |
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Melilot> Pour ce qui est de la "visualisation" des armes, c'est amusant de constater que Tolkien s'est en effet très peu attardé à les décrire en détail En effet, par contre Tolkien s'en est donné à coeur joie pour leur créer une histoire à beaucoup d'entre elles. S'il ne s'est pas attardé sur leur forme, il n'a pas hésité à nous donner souvent beaucoup de détails quant à leur fabrication, leurs prouesses etc. Outre l'histoire de l'épée Narsil/Andúril, il y aussi celle du Heaume de Túrin qui passa de Telchar à Azaghâl puis à Maedhros, puis à Fingon qui le donna à Hador qui lui même le donna à son fils Galdor. Le heaume passe à Húrin puis à Morwen, puis à Thingol qui le donne finalement à Túrin (merci aux CCF). Ensuite si je ne m'abuse on ne sait plus rien de lui mais on peut avancer que Tolkien a passé pas mal de temps sur ce heaume. Pour reprendre le fait que les épées soient sobres et pas froides, on a plusieurs exemples d'épées sur lesquelles on avait forgé leur nom, le nom (des noms souvent agressifs d'ailleurs...Aranrúth "lka colère du Roi", Fendoir à gobelins etc) de leur propriétaire etc. Si Tolkien n'a pas décrit la forme des épées, il n'a apparemment pas pu s'empêcher de les utiliser pour nous glisser quelques éléments linguistiques ;-) Enfin, si Tolkien ne leur accordait pas la description très détaillée typique aux mythologies, il a inclus quelques éléments que je pense pouvoir qualifier de "propre à la mythologie". Par exemple il fait parler Gurthang lorsque Túrin se jette dessus. C'est assez étrange quand même car rien n'indique en Arda que les épées sont censées parler. Pour les arcs des Teleri, en effet selon laquelle ils en avaient besoin en Terre du milieu est plus probable. Isengar : merci :-) Nicolas |
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Hello, En ce qui concerne les arcs, ne servaient-ils pas aussi à chasser ? A moins que les elfes ne fussent végétariens. Ayant prété mon silm, il va par contre m'être difficile de trouver des arguments :-( . |
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Il est précisé dans le Silm (ou les CLI, ou... sais plus) que Beleg apprenait à chasser au jeune Turin. M'étonnerait donc fort qu'il ait été végétarien. |
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Je vais encore me faire taper sur les doigts mais comme je n'ai guère de livre de Tolkien au travail, je ne pourrais vous fournir de source exacte ! Pour le chiffre sept, eh bien c'est un chiffre sacré et divin (chargé positivement dans toutes les religions, du christianisme à l'islam et du boudhisme à l'animisme le plus fade). Trois est un chiffre masculin (que les messieurs baissent la tête et ils comprendront sûrement pourquoi) et quatre un chiffre féminin (mesdemoiselles, même manoeuvre mais plus introspective : oui, vous avez quatre lèvres inférieures). Par exemple, les dieux "males" dominants du panthéon greco-latin sont au nombre de trois (Zeus, Poseidon et Hadès), la quatrième et seule soeur "dominant" étant Demeter. Nombre de livres de philosophie des sciences exposent ce fait ; Le 7, compris comme le 3+4, est l'union "joyeuse et créatrice" des deux sexes donc un symbole d'unité, de bonheur et de fécondité. |
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Et pour l'armement, les Nains ont fourni aux Elfes Gris de quoi se défendre et il est stipulé que sinon, ils en étaient à employer leurs arces et leurs flèches de chasse donc un armement léger peu efficace contre des Gobelins en pagaille. L'erreur de Turin a été de faire croire aux Elfes qu'ils avaient la force de tenir tête aux hordes de morgoth avec leur nombre réduit d'hommes et avec en face une arme de dommage de zone (Glaurung et son feu) alors qu'avant ils tiraient en silence les intrus, se refusant au combat. |
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Et que dit de ce sujet notre grand ami le moteur de recherche ? ;-) Pas grand chose, mais c'est toujours ça : Aux armes ! et Aux armes !(2) |
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D'après feu Humphrey Carpenter, je crois, Toklien avait une théorie assez avancée : si les Anglais avaient eu une cavalerie à Hastings, ils auraient battu les Normands, et empêché une "catastrophe culturelle"... Par ailleurs, dans le Conseil d'Elrond, celui-ci parle d'une "phalange en armes des Jours Anciens". |
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1)°Lambertine -> "Isildur, se déplacant à cheval, préfère former l'anneau défensif (laager en hollandais) pour tenir tête aux orques plutôt que de fuir ou de rester monté." Il me semblait justement que les Numénoréens étaient des piétons purs, y compris à ce moment précis. Ce qui explique qu'effectivement personne n'a pu s'enfuir. Quelqu'un pourrait-il vérifier dans les CLI ? 2°)Lambertine toujours -> "la fuite du Roi Sorcier devant glorfindel et Earnil" ne serait-ce pas Earnur, le dernier Roi, celui que le Roi-Sorcier défiera quelques années plus tard en lui reprochant justement de n'être qu'un couard ? 3°)Findarato -> "Exemple sur Glamdring : "Turgon aran Gondolin tortha gar a matha i vegil Glamdring gûd dae dheloth, dam an Glamhoth"." Je ne mets pas en doute ta parole (en fait....si ;-)) mais où as-tu trouvé ça ? Thomas, correcteur... |
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Hein ? J'ai dit çà, moi ? |
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Adanedhel> Je ne mets pas en doute ta parole (en fait....si ;-)) mais où as-tu trouvé ça ? Aaaaaaaaaaahhhh !!!! Honte sur moi !!! Ca vient des films... |
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Excuses acceptées... mais attention aux amalgames... attention aux amalgames... |
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Bon... Comment dire... Les vétérans du Raid pourront confirmer que Lambertine et moi-même ne sommes pas une seule et même personne... Ensuite : Ohtar récupère les effets d'Isildur. C'est son écuyer. Pour des raisons évidentes, je ne peux que souligner que les Hommes de l'Ouest étaient des personnes capables de monter des chevaux, surtout pour les voyages. Ensuite, Ohtar est l'écuyer d'Isildur, ce qui entend suivant les acceptions du terme un homme chargé de l'entretien du cheval. Pour Earnur, c'est en effet lui. Au passage, Earnur est allé au rendez-vous fixé par le Roi Sorcier à cheval. Après, les Anglais n'ont jamais été des fanatiques du combat monté, que ce soit au Moyen Age ou sous l'Empire. Tolkien étant Anglais, il doit y avoir un lien... |
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Voici quelques citations des CLI (Part III : The Third Age - The Disaster of the Gladden Fields) qui pourront éclairer ccertaines lanternes : > It was a long journey, but the only other way, west and then north to the road-meeting in Arnor, and then east to Imladris, was far longer. 6 As swift, maybe, for mounted men, but he had no horses fit for riding; 7 safer, maybe, in former days, but Sauron was vanquished, and the people of Vales had been his allies in victory. > So it came to pass that late in the afternoon of the thirtieth day of their journey they were passing the north borders of the Gladden Fields, 13 marching along a path that led to Thranduil’s realm, 14 as it then was. The fair day was waning; above the distant mountains clouds were gathering, reddened by the misty sun as it drew down towards them; the deeps of the valley were already in grey shadow. The Dúnedain were singing, for their day's march was near its end, and three parts of the long road to Imladris were behind them. > Note 7 : The Númenóreans in their own land possessed horses, which they esteemed [see the "Description of Númenor," p.177]. But they did not use them in war; for all their wars were overseas. Also they were of great stature and strength, and their fully-equipped soldiers were accustomed to bear heavy armour and weapons. In their settlements on the shores of Middle-earth they acquired and bred horses, but used them little for riding, except in sport and pleasure. In war they were used only by couriers, and by bodies of light-armed archers (often not of Númenórean race). In the War of the Alliance such horses as they used had suffered great losses, and few were available in Osgiliath. [Author's note.] Voilà de quoi appuyer les dires d'Adanedhel... Amicalement |
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ISENGARD, pour ce qui est des films, je me range totalement à l'avis d'Aglarond. Cette adaptation n'a d'intérêt pour moi ( et c'est ce qu'en gros je dis dans nos débats animés de la section consacrée aux films)que pour son aspect visuel, le travail artistique et conceptuel qui a été réalisé. L'histoire, l'univers, eux, comme tout le monde ici le sait, sont ailleurs et existent depuis maintenant plus de 50ans. Aucune adaptation, même si elle était faite par un fou de Tolkien tel que nous, avec les mêmes moyens que le sieur néo-zélandais, ne leur rendrait justice. Bref... Mais au niveau visuel... comment dire... ça en jette! THORIN II Merci pour cette explication du chiffre 7. Néanmoins, une de tes expressions m'a fait se dresser mes cheveux sur la tête: "à l'animisme le plus fade". Sache donc si tu ne le sais déjà, que l'animisme est à la base de toutes les civilisations et religions d'aujourd'hui, plusieurs milliers d'années (millions?) avant que ce bon vieux Christ se déçide à venir nous sauver (mouais, aujourd'hui, on se demande si il a bien réussi son coup), il fallait bien commencer par quelque chose. En clair, sans l'animisme des origines, exit le christianisme, l'islam, le judaisme et autre boudhisme. De plus, une "religion" qui prône le respect de toute chose sur terre devrait peut-être être reconsidérée en ces temps de mépris et d'exploitation sans vergogne de tout ce qui nous entoure. De plus, aucune culture animiste n'a jamais essayé d'imposer sa vision des choses qu'elle aurait cru universelle manu militari. Désolé pour cette réaction d'un amoureux de dame nature ( je ne suis pas un hippie, hein!) Pour revenir plus près du sujet, je pense qu'en effet Numenor (c'était pas des elfes que l'on parlait là ?) avait une armée majoritairement composée d'infanterie, car les chevaux, c'est pas évident de leur faire traverser une si grande distance en mer, en tout cas pas en grand nombre (quoique: les conquistadors au XVIème siècle). Mais Earnil est un roi du Gondor au milieu du troisième âge. Les royaumes en exil ont bien dû s'adapter, surtout l'Arnor qui ne disposait pas de la façade maritime du Gondor qui a paut-être permis à sa population de perpettrer les traditions de Numenor. Et pendant la guerre de l'Anneau, les chevaliers de Dol Amroth (absents du film, les en....rés!) sont, comme leur nom l'indique, une troupe d'élite montée. Ainsi, les rohirims ne sont pas les seuls à faire une grande charge de cavalerie: rappelez-vous Imrahil et ses gars sortant de Minas Tirith et preant les orcs entre le marteau et l'enclume. Et là je me demande, comme Dol Amroth est fortement impregné de culture elfique, si cette cavalerie n'est pas héritée des eldars (puisque l'on ne retrouve pas de cavaliers dans le reste du Gondor, CF l'arrivée des troupes des autres fiefs dans le Retour du roi). De plus, rappelez-vous de ces chevaliers de l’épée à Doriath ou des cavaliers de Fingolfin pendant le siège d’Angband. Pour ce qui est de l’arc, il semble qu’il ait toujours été l’arme de prédilection des Teleri, et particulièrement des Sindar, de Beleg à Legolas. Pour finir, c’est vrais que dans l’antiquité, l’infanterie était maîtresse des champs de bataille, mais on a aussi quelques régiments de cavalerie de renom (comme les hétaires d’Alexandre qui compensaient le manque de mobilité de la phalange et remportèrent les batailles du Granique et de Gaugamèle ). Mais pour la TDM on a une inspiration très médiévale ( antique c’est vrais pour les Edain et les elfes). Effectivement, Tolkien déplorait que les Anglo-saxons n’aient pas eu de cavalerie à Hastings, mais il n’en démentait pas l’efficacité et l’utilité. Ce n’est pas un hasard si les Rohirrims, apparentés à ces Anglo-saxons, aient une culture qui tourne autour du cheval, Tolkien a voulu probablement « corriger » ce qui avait fait défaut en 1066. |
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Les armées humaines du Troisième Age sont assez clairement médiévales. De toute façon, la transition antiquité-moyen âge s'est clairement faite au profit des troupes montées. Les codex militaires romains suivis par l'Empire d'Occident moribond prônaient 10% seulement de troupes montées, dont le rôle, de ce fait, ne pouvait que se limiter à des actions auxilliaires d'éclaireurs ou de couverture. L'Empire d'Orient, lui, |
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Satané bouton ! Excusez-moi... Donc, l'Empire d'Orient, lui, a réformé ses codex militaires et a contenu 40% de troupes montées dans ses armées... Bataille des Gués de l'Isen : Combat entre cavalerie du Rohan qui finit par mettre pied à terre et infanterie de Saroumane. De même, le rôle d'Eorl et de ses hommes n'est plus à démontrer. Cela, c'est pour le Troisième Age. Avant, il n'est pas fait autant mention du rôle prépondérant de la Cavalerie. Elengal : Ce que j'ai voulu dire par fade est "le moins recherché". On retrouve cette symbolique mathématique des Papous aux Pygmées aux chasseurs d'Amazonie, aux Aborigènes et aux Inuits jusqu'aux religions les plus complexes (christianisme)... Il n'y a pas offense envers les animistes, rassure-toi ! :) Que vos barbes poussent toujours plus longues ! Thorïn II Ecu-de-Chêne, Roi Sous la Montagne |
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A propos de la cavalerie/chevalerie, ses origines et sa "philosophie", voir cet excellent bouquin. |
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Thorin II> Il est vrai que l'empire romain à peu utilisé la cavalerie. Ce n'est pas par incompétence militaire ou stratégique, les Romains étaient des maîtres en a la matière. Mais il leur manquaient deux technologies pour pouvoir utiliser efficacement les chevaux à la guerre. D'une part, ils étaient de piètres sidérurgistes. Les Romains ne savait pas fabriquer de longues épées qui ne se brisaient pas dans les chocs. Il devait donc se contenter de glaives courts qui ne conviennent pas aux combats montés. C'est uniquement après la conquête des Gaulle, qu'ils apprirent des gaulois la technique du coroyage (mélange subtil de fer doux et d'acier à haute teneur de carbone, encore utilisé récemment par les javanais) et purent allonger leurs épées. D'autre part, les Romains ne connaissaient pas les étriers. Or pour pouvoir utiliser une lance sur un cheval, il est indispensable de pouvoir se caler dans une selle à piquer au moyen de solides étriers. La cavalerie romaine ne disposait donc pas de la puissance de choc qu'avaient les chevaliers du Moyen Âge. La selle avec étriers a été importée en Europe lors des Grandes Invasions. À cette époque l'empire romain était déjà trop déclinant pour réformer en profondeur son armée. L'empire d'Orient lui, a eu le temps de le faire, d'où cette différence de tactique militaire entre les deux empires. Amicalement |
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Je ne sais pas si le forum est tenté par une discussion à ce propos ou si un contact privé ne serait pas préférable mais bon... "Les Romains ont eu une mauvaise cavalerie parce qu'ils ne pouvaient efficacement utiliser de chevaux" dis-tu en substance ; A cela je rétorque que la cavalerie gauloise était déjà conséquente durant la guerre des Gaules et que les auxiliaires (mercenaires) Germains de l'armée romaine avaient de quoi la contre-balancer. que ta barbe pousse toujours plus longue ! Thorïn II Ecu-de-Chêne, Roi Sous la Montagne |
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Ahoum ! Les armées du bas-empire sont décidément bien mal connues de mes contemporains... et les puissantes cavaleries composées des imposants cataphractaires, clibanaires ou de scutaires tombent dans l'oubli après des siècles d'études classiques et de mépris de la soi-disante décadence de l'Empire... Je prendrais bien le temps de faire un exposé sur les mutations de la cavalerie classique vers une cavalerie arme d'élite des armées romaines et barbares à partir du IIIème siècle, mais le hors-sujet serait tellement flagrant... Cédric va finir par faire les gros yeux, d'autant que je suis censé travailler sur tout autre chose ;o) Notons seulement que si les étriers ne se sont développés que sous le règne des premiers rois francs (cf la bataille de Poitiers (732) où ils sont pour la première fois utilisés en masse par la cavalerie lourde des francs de Charles Martel), les cavaliers des armées des empires d'Orient et d'Occident (et des armées des princes barbares) maniaient déjà le Contus (lance lourde) dés le IIIè siècle en pleine charge et tous bardés d'armures de plates ou de mailles sans forcément glisser de leur monture à chaque galop... Certaines techniques de l'art equestre des steppes se sont perdues avec le temps et les équipements de confort ;o) Notons enfin que d'Alésia et ses auxiliaires germaniques jusqu'aux Champs Catalauniques (pour reprendre les deux exemples cités par Thorin II), il y a 500 d'histoire militaire et une enorme évolution dans les techniques de combat. Bref, tout ça pour dire qu'Alésia et les Champs Catalauniques ne sont pas du tout des exemples comparables :o) I. |
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Et pour ceusses qui aimeraient avoir de zolis images des armées de l'empire romain (haut-moyen-bas), je ne peux que leur conseiller les monographies Osprey qui sont ma foi fort bien foutues (bien qu'en anglais). |
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Rognntudju de rognntudju ! C'est plutôt à cet endroit |
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Les "auxillaires" germaniques sont des mercenaires. Quant au foedes, il a tout d'un contrat de mercenariat mais non contre de l'argent mais contre des terres. Quant à la cavalerie romaine, elle n'a jamais reçu le sort qu'elle méritait (comme les blindés français en 1940) malgré un fort potentiel à cause de rigidités mentales du corps des officiers. |
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Le foedus un contrat de mercenariat ??? Gasp ! Voici une interprétation un peu hâtive et biaisée de la chose... :o( Les Fédérés, qu'ils soient un peuple, une tribu ou même une cité, n'étaient absolument pas de mercenaires, cher Thorin II. Il concluaient avec Rome une sorte de convention, de pacte par lequel il se retrouvaient alliés de l'Empire. Les chefs fédérés recevaient des titres militaires romains (généralement de très haut rang, et avec la solde adéquate : les rois fédérés burgondes étaient Magistri militum per Gallias, "Maîtres de la Milice des Gaules") et étaient tenus, en tant qu'alliés, de respecter ce traité en fournissant des troupes pour grossir les rangs des armées impériales -décimées par trois siècles de guerres fratricides- en cas de nécéssité. En tant de paix, ils étaient invités à se tenir tranquilles sur les terres d'Empire que le foedus leur concédait. Bien entendu, l'Histoire a démontré que le principe du foedus, perverti par le temps, avait ses limites. Ainsi, Rome concluait un pacte avec des voisins turbulents pour qu'ils se tiennent tranquilles (cf les Wisigoths en 397, après avoir assiégé Constantinople, et les Francs du Rhin en 413 puis en 432 après avoir attaqué Trèves, puis en 448 après s'être emparés de Tournai) ou bien pour valider une situation de fait (l'installation des Wisigoths sur la rive romaine du Danube, des Vandales à Carthage, des Burgondes en Sapaudia ou des Francs à Mayence, Trèves, puis Tournai, entre autres exemples). A côté des Fédérés, il y avait les troupes romaines "régulières" recrutées de force parmis le petit peuple des campagnes gauloises, espagnoles, syriennes, africaines ou autres qui étaient en fait, dés le IVème siècle, souvent des barbares de différentes origines (francs, alamans, saxons ou sarmates et hunniques). Ils étaient sous l'autorité du Magister Peditum "maître de l'Infanterie" et n'étaient absolument pas non plus des mercenaires. Cependant, les empereurs romains faisaient, il est vrai, usage de troupes mercenaires. Mais à la fin du IVème siècle et au Vème siècle, les caisses étaient vides et à moins de financer des contingents mercenaires montés sur leurs deniers propres, les empereurs d'Occident étaient simplement incapables de recourir à cette possibilité. Une exception, les 300 cavaliers huns recrutés par Honorius en 409 pour harceler les Wisigoths qui assiégeaient Rome. Mais en général, les mercenaires étaient des fantassins et se trouvaient plutôt recrutés à petites échelles par de riches propriétaires terriens, des évêques ou des dignitaires impériaux, mais pour leur propre compte et certainement pas celui de l'Etat qui n'en avait que très ponctuellement les moyens. En ce qui concerne les chiffres que tu avances, Thorin II, ils ne forment que la théorie des codes militaires élaborés sous Constantin vers 325. Ils ne représentent en aucune façon la réalité sur le terrain. Surtout à la fin du IVè siècle. Dés le règne de Théodose (379-395), l'écrivain Flavius Végèce notait le déclin de l'infanterie et l'importance de doter les armées impériales d'une cavalerie puissante. Mais je vais arrêter là, car comme chacun le sait, je pourrais parler des heures des ces âges obscurs :o) Une dernière remarque cependant, les études sur les armées du monde romain se limitent en général à des travaux sur les armées romaines classiques ou impériales. On a ainsi une vision épinalienne du légionnaire-citoyen romain javelot dans la main droite, bouclier rectangulaire dans la main gauche, au milieu de sa tortue, ou bien de la recrue italienne, gauloise, illyrienne ou espagnole, figée dans une armure à bandes métalliques face au Rhin ou au Danube.
Bonsoir à tous et en toute cordialité, I. |
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Il faudrait en parler en privé... J'ai en effet connaissance de ce dont tu parles mais je tiens malgré tout à souligner, non les différences, les similitudes entre ton propos et le mien : Je ne peux que te proposer de continuer en privé... Que ta barbe pousse toujours plus longue Thorïn II ecu-de-Chêne, Roi Sous la Montagne |
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"mésusée" ? ça se dit en français ? ;-) Je reste médusé ! |
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Miam ! Je discuterais des heures et des heures en privé de ce sujet là :o) Effectivement, sur le fond nous sommes d'accord. Sinon, à propos des passages du Silmarillion que je m'étais engagé à chercher, eh bien je dois avouer que je n'ai rien relevé de probant. Et bien au contraire, tous les passages explicites renforcent l'idée qu'effectivement, l'infanterie lourde semble dominante dans les guerres du Beleriand... j'étais simplement resté sur une impression... I. |
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Ah non, pas en privé! Moi aussi je me régale de ces discussions! Mais au pire, vous pourriez toujours me mettre en copie de vos mails :o) Julien - Elwë Ier |
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Attendons d'avoir assentiment du maître de ces lieux et nous pourrons nous lâcher !!! ;) |
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Prédominance de l'infanterie lourde chez les Elfes en Beleriand ? En fait, pas tant que ça... C'est l'impression ressentie en effet à la lecture des passages sur les guerres de Beleriand, dans la mesure où le moment fort de ces batailles reste pour la plupart d'entre nous Nirnaeth Arnoediad. Or, de mémoire, Nirnaeth Arnoediad est le seul passage faisant référence à une phalange d'Elfes (Gondolindrim plus précisément) lourdement armés et protégés. Pourtant, les guerres du Bélériand vont principalement consister en un siège (dans le texte. En fait, plutôt un blocus), de 4 siècles d'Angband. Et durant ce siège, ce sont les archers à cheval Noldor qui jouent le rôle principal en contrôlant la grande plaine d'Ard Galen. Quelques citations : Quenta Silmarillion-ch XIII-Le retour des Noldor : "Alors Fingon, prince de Hithlum marcha sur lui (Glaurung) accompagné d'archers à cheval et l'entoura d'un cerle de cavaliers qui le harcelaient de traits." Quenta Silmarillion, ch XIV-Les royaumes de Beleriand : "Leur (Fingolfin et Fingon) plus grand fort était à Eithel Sirion, à l'ouest d'Ered Wethrim, d'où ils surveillaient Ard Galen, et leur cavalerie parcourait cette plaine jusqu'à l'ombre du Thangorodrim, car le nombre de leurs chevaux avait grandement augmenté, de faible qu'il était au départ, grâce à l'herbe verte et grasse des plaines." de même pour les fils de Fëanor plus à l'est "Leurs cavaliers patrouillaient sans cesse dans la grande plaine du nord, la vaste et déserte Lothlann, à l'est d'Ard Galen, de crainte que Morgoth ne tente une sortie vers l'est de Beleriand." un peu plus loin : "Maglor reçut la charge des terres qui se trouvaient entre les deux bras du Gelion, à l'endroit où aucune montagne ne les protégeait du nord, et c'est par là que les orcs arrivèrent en Beleriand avant la troisième bataille. C'est pourquoi les Noldor y entretenaient de nombreux cavaliers(...)"
"Dans la plaine, aux campements des cavaliers d'Hithlum, tous ou presque dormaient." (juste avant l'attaque surprise qui commence Dagor Bragollach) "Mais ils écrasèrent à Lothlann les cavaliers du peuple de Fëanor(...)" "Fingon fut débordé par le nombre mais les navires de Cirdan remontèrent en force le bras de mer de Drengist et au dernier moment les Elfes de Falas attaquèrent à l'ouest les armées de Morgoth. Alors les orcs reculèrent et s'enfuirent, laissant la victoire aux Eldars dont les archers à cheval les poursuivirent jusqu'aux montagnes de fer." Donc, jusqu'à Dagor Bragollach, c'est à dire sur la plus grande période de la guerre, les Elfes mènent un blocus d'Angband avec une solide ligne défensive composée de forts sur les montagnes (Ered Mithrim, Dorthonion) et une forte cavalerie d'archers à cheval patrouillant les vastes plaines d'Ard Galen et de Lothlann. Après Dagor Bragollach, et notamment pendant Nirnaeth Arnoediad, la bataille la mieux décrite du Silmarillion, Tolkien ne fait plus guère référence à de la cavalerie. Pourquoi ? Par la suite, les Elfes ont définitivement perdu cette grande plaine herbeuse qui leur permettait d'entretenir une puissante cavalerie. De plus, le combat est ensuite principalement mené par les royaumes cachés de Gondolin et de Nargothrond, royaumes cachés sous ou au milieu des montagnes, et donc ne se prêtant pas à l'élevage des chevaux. Voici comment nous en arrivons à ces fameux passages décrivant une phalange de 10.000 Gondolindrim vêtus de cottes de mailles. Les Noldor sont donc à la base un peuple qui combat aussi beaucoup à cheval (pour s'en convaincre, compter le nombre de citations du Silm. parlant d'archers à cheval et celles parlant de phalange...) Emrys |
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Merci beaucoup pour ces précisions. Mais comme tu le soulignes, Dagor Bragollach peut en effet représenter une rupture dans la composition des armées elfes. Tout ça me donne furieusement envie de replonger dans le Silmarillion... ça fait bien deux ans que je ne l'ai pas relu en entier... :o) I. |
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Moi aussi je vais m'y replonger. Que vos barbes poussent toujours plus longues Thorïn II Ecu-de-Chêne, Roi Sous la Montagne |