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Oulà ! Que voilà un sujet vaste mais passionant Dame Lambertine ! :) Pour commencer, je pensais "recenser" un peu toutes les mères que nous connaissons, plus ou moins, ça peut paraître inutile et stupide, mais cela permettra peut-être de mettre quelques choses en relation, nan ? Femmes du Premier Age Melian: Seule Maia connue avec enfant. Maternelle ? Humaines Femmes du Deuxième Age: Troisième Age: Humaines Si je n'ai mis aucun commentaire, c'est que je n'ai pas d'informations, un point d'interrogation je ne suis pas sûre, et une flèche c'est une fille ou descendante. J'espère que ça pourra aider un peu ^^ |
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Bien. J'a utilisé le moteur de recherche et apparemment le sujet n'a pas encore été discité "en tant que tel", bien qu'il l'ait été dans des cas précis (je pense essentiellement aux diverses discussions sur Túrin ayant débouché seur des discussions sur Morwen). Donc, quid le la mère... ou de l'absence de mère... dans l'oeuvre du professeur ? Je dis absence de mère, car la "mère absente", plus que l' "orphelinitude" en général, est récurrente dans l'oeuvre du Professeur. Avec des conséquences diverses sur les "héros" d'ailleurs (Feanor et Faramir n'ont pas vraiment de points communs, me semble-t-il, alors que Tuor ou Eomer semblent s'être très bien construits sans avoir eu besoin d'une mère pour ça). La mère "présente" est elle, très rarement décrite - est-ce étonnant de la part d'un écrivain orphelin élevé "sans repère féminin" du moins à partir de l'adolescence - même lorsqu'on sait qu'elle existe, et qu'elle apparaît "en filigrane" (je pense en particulier à Gilraen) - et lorsqu'elle l'est... ce n'est pas toujours à son avantage (voir l'éducation qu'Erendis donne à Ancalimë) - mis à part Melian qui, que ce soit vis à vis de la passion de sa fille ou des "frasques" de son fils adoptif fait preuve de "compréhension" et joue un certain "effet tampon" vis à vis de son époux. Ceci étant juste une petite introduction, une idée de débats, ouverts à tous. |
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Et Up ! |
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Oh! Chère Lambertine! :-) Nous avons au moins un exemple inverse, celui d'une mère qui a perdu ses enfants : Galadriel. Et curieusement, c'est elle qui dans le SdA se rapproche le plus de l'archétype de la mère. Elle accueille, elle nourrit, elle écoute, elle soigne, elle aide. Mais comme une mère idéale, elle ne retient pas, elle ne "conseille" pas : elle informe, elle incite Frodo à décider par lui-même, en faisant appel à sa propre sagesse. comme si la disparition de ses propres enfants lui avait fait dépasser les sentiments individuels de maternité pour atteindre un dimension universelle. On est à l'opposé de Morwen ici (Hihi! Rebeca, c'est de MOI que viendra a contradiction. Gnèrk!), qui réagit à ses deuils par la fermeture, les regrets du passé, les ruminations de vengeance et de haine. |
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Au sujet de Melian, dans l'optique de son rôle de mère, il est un passage du Silmarillion (ch. 20) qui m'a toujours impressionné (enfin, surtout en anglais, il sonne plus "solennel")* : "On dit que Beren et Lúthien revinrent dans les régions septentrionales des Terres du Milieu et qu'ils vécurent quelque temps comme de simples mortels avant de rentrer à Doriath. Ils y trouvèrent un accueil fait de joie et de crainte mêlées. Lúthien vint à Menegroth et chassa l'hiver qui courbait Thingol en le touchant simplement de sa main. Mais Melian regarda ses yeux, y lut le sort qui l'attendait et se détourna. Elle comprit quel abîme les séparait désormais, venu d'au-delà du monde et de sa vie, elle ne connut de douleur ni de perte aussi lourde qu'à cette heure." Je trouve ce passage très poignant, et je ressens un écho avec la relation Elrond - Arwen, d'ailleurs (ce que viennent de me confirmer les Annales Grises, §214, qui ajoutent à cet extrait une parenthèse s'y référant ^^). Voilà, petite contribution à ce beau sujet. M'est avis que ce sont surtout les membres féminins qui posteront ;-)
"But Melian looked in her eyes and read the doom that was written there, and turned away; for she knew that a parting beyond the end of the world had come between them, and no grief of loss has been heavier than the grief of Melian the Maia in that hour." |
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Ceci dit, une étude plus centrée sur la Mère présente un réel intérêt. |
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Pour nourrir l'inventaire de Forfi : Quelques mères Hobbits du 3e Âge : - Primula Brandybuck, (1320-1380) ==> Frodo. Meurt accidentellement (noyée) lorsque son fils a 12 ans.
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Et hop! Encore doublée! Scrongneugneu! ... comment ça "mais accélère"?! ... Et encore une fois, merci, Jean. j'y cours. :-) |
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Le sujet est très intéressant, mais pour ma part j'aimerais qu'il soit mieux défini. C'est à dire que pour moi, dans le domaine du récit, la mère est plutôt l'antithèse de l'aventure. C'est l'appel à la raison, au calme, l'appel à être bien sage, bien élevé, à ne pas sortir trop tard le soir. Bref, c'est tout le contraire de l'aventure. Donc, j'aimerais savoir en quoi le sujet est-il plus typiquement tolkiennien, ou bien si on veut parler du héros quel qu'il soit. |
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Requête exaucée Vinyamar. petite analyse vite fite : Si on part des figures du "héros" dans l'œuvre de Tolkien, finalement, l'absence de mère ne joue pas un rôle aussi déterminant que ça. : Je ne garde que les personnages masculins qui jouent un rôle dominant ou prépondérant dans les récits (les "héros") : - Féanor : mère morte (ou l'équivalent de la mort, pour les Elfes).. Au remariage de son père, tensions avec sa belle-mère et ses demi-frères. Aucun de ces héros n'a connu la même enfance, ni mené leur vie de la même manière. : Pour ceux dont la mère est morte durant leurs premières années : Sur ces cinq personnages, qui ont perdu leur mère, deux ont mal tourné ou gâché leur vie, et n'ont pu fonder ni couple ni descendance. Trois ont réussi la leur, vaincu toutes leurs épreuves, fondé un couple heureux et assuré leur descendance. Pour ceux dont la mère a influencé l'enfance et la jeunesse : Ici la proportion est de un partout. Conclusion : A vous la main, très estimés collègues. ;-P :-D |
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Oups! rectif : "Sur ces cinq personnages, qui ont perdu leur mère, deux ont mal tourné ou gâché leur vie, et n'ont pu fonder ni couple ni descendance. Trois ont réussi la leur, vaincu toutes leurs épreuves. Parmi ces trois derniers, deux ont fondé un couple heureux et assuré leur descendance. Le troisième, victorieux dans son destin, sera vaincu dans sa vie privée et mourra solitaire." pardon-z-excuses. Eté trop vite. Vin', si tu veux un belle exemple de relations familiale dans la littérature imaginaire, je te conseille la BD "Buddy Longway", de Derib. Mais les derniers! Crénom, alors, qu'est-ce qu'ils m'ont fait pleurer! Et tant que j'y pense, tu aimes bien Thorgal je crois. C'est aussi une "histoire de famille", avec papa-maman-lardons (quoique j'aie toujours préféré cette chienne de Kriss de Valnor à cette blondasse d'Aaricia). :-D :-D :-D |
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Je reviens sur Beren et sur mon admirable grand-mère paternelle que tu as passée à la trappe, Melilot. Je t'offrirai donc une kro au prochain moot bruxellois ;-p Nous savons par HoMe XI que Beren est né en 432 du Premier Âge. Il a probablement passé une enfance relativement heureuse au Ladros et en Dorthonion, entouré de ses parents Barahir et Emeldir, surnommée "la Dame au Cœur d'Homme", et de sa sœur Hiril, jusqu'à Dagor Bragollach en 455-456, soit une bonne vingtaine d'années. Ce n'est qu'après, en 460, que commence vraiment la solitude de Beren. |
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Une Kro! Dior! Si tu fais ça, je ... je t'EFFACE! ;-P J'ai dit "mères de héros", pas "admirables grand-mères" (sauf le respect que je dois à ta grand-mamy). La relation Melian-Lúthien s'inscrit dans le contexte "mère d'héroïne" =(pas confondre avec Sister Morphine). (Pardon ...hum ...). Ta remarque sur l'enfance de Beren, juste. :-) (C'est fou, je l'imaginais plus jeune : J'avais en tête un adolescent lorsqu'il a suivi son père et les partisans, par les monts et par les plai-ai-nes,. Autant pour moi!). Ce qui m'amène à revoir mon p'tit schéma. Et avant tout, à annuler mon correctif. (Qu'est-ce qui m'prends, d'aller toujours trop vite quand je devrais réfléchir, et trop lentement, quand je devrais me hâter.) Donc, ce n'est plus cinq héros qui ont perdu leur mère dans l'enfance, mais quatre. parmi ceux-ci, un seul a mal tourné, deux ont réussi leur vie et obtenu couple et descendance. Un a réussi a mission, perdu sa vie personnelle, et a fini célibataire sans descendance. (1/2/1) Parmi les trois qui ont gardé leur maman chérie jusqu'à l'âge adulte, un a mal tourné et échoué, les deux autres sont devenus des gens très bien et ont surmonté toutes leurs épreuves et se sont reproduits avec une fidèle compagne. (1/2) Ce qui corrobore ma théorie : Ca vous va-t-y?
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Il a quelques femmes númenoréennes à ajouter à ton tableau maternel, Forfirith : Núneth, mère d'Erendis, Almarian, mère d'Aldarion. Toutes deux maternantes - trop pour Almarian, elle serait gâteuse d'Aldarion si l'on en croit Ancalimë (même si celle-ci est certanement malveillante en la matière). Il y a aussi Silmarien de la lignée d'Elros, à l'origine de la lignée des seigneurs d'Ansúnië, mais ce n'est qu'un nom. Finalament il y a plus de mères qu'on ne l'aurait cru... toutefois un certain nombre de ces personnages, si elles deviennent mères, ne sont pas montrées vraiement dans ce rôle : Lúthien, Idril, Arwen sont difficiles à se représenter ainsi. Je rajouterais dans les personnages importants pour ses relations avec sa mère Maeglin. Les relations avec ses deux parents sont inhabituellement détaillées, entre Eol qu'il admire mais qui l'élève dans une grande rigueur et dont il finit par se sentir prisonnier, et la relation de forte proximité qu'il a avec sa mère. Aredhel est aussi un des personnages le plus montré dans son rôle maternel, jusqu'au tragique puisqu'elle se sacrifie pour son fils. On ne peut pas dire que ça lui ait beaucoup réussi, à lui. Est-ce que c'est la mort de sa mère qui l'a amené à se corrompre... ça me semble un peu tiré par les cheveux, son désir impossible pour Idril et sa position ambiguë vis à vis de Turgon (son oncle, qui le choie, mais a fait exécuter son père...). (Au fait, c'est un personnage fort intéressant Maeglin, et je n'ai pas l'impression qu'on en ait tant parlé...) Quelque chose me frappe aussi : il y a bon nombre de femmes chez Tolkien mais surtout des jeunes femmes. Il y en a moins de plus mûries (Melian, Galadriel, Erendis, Morwen, Andreth), et peu de vieilles aussi : je vois Gilraen, Ioreth, et Zamîn la vielle servante d'Erendis (et un peu une nourrice pour Alcalimë)... pour Erendis sa vieillesse est évoquée mais pas montrée. Alors que chez les hommes on ne manque pas d'exemples de personnages dans la force de l'âge et de vieillards. On a encore moins de grand-mères que de mères... en fait, la plus clirement dans ce rôle est celle de Sméagol :-P Bon, c'est vrai que techniquement, Galadriel est la grand-mère d'Arwen... mais c'est difficile de voir en Galadriel une grand-mère, chez les elfes il y manque le vieillissement... |
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Hum... Vin', Il s'agit de débattre (enfin... c'est une piste, rien de plus, JRRVF étant ce qu'il est...) de l'influence de la mère et de l'éducation maternelle, ou de son absence, sur les personnages de Tolkien, c'est tout. La mère étant plus souvent absente, et moins souvent décrite que le père. Que l'absence de mère soit un thème récurrent dans la fiction, je ne le nie pas. Mais, tout d'abord, je voulais parler le la "mère" et non de l' "orphelinitude" (Batman et Superman manquent autant de père que de mère). Quant à Riri, Fifi et Loulou (euh... j'espère quand même que tu mets Tolkien un peu au dessus...) tout comme Tintin, Spirou ou les Pieds Nickelés : ce n'est pas qu'ils n'ont pas de mère (ou de père), c'est tout bonnement que leurs parents ne sont pas évoqués.(... et les contre-exemples ne manquent pas : Dame Jessica peut-elle empêcher Paul d'accomplir son destin (Dune), la reine Kettricken est-elle un obstacle à la "chasse au Dragon" de Dutiful (Hobb). ? Ce ne sont que deux exemples parmi d'autres tirés de la "littérature de l'Imaginaire, mais je pourrais en trouver d'autres... tiens... les conseils de la mère de Perceval l'empêchent-ils d'aller accomplir son "destin de chevalier ?) Quant à la mère "antithèse de l'Aventure"... ben... il ne me semble pas que (contrairement à Riri, Tintin, Batman and C°...) les personnages de Tolkien ne cherchent PAS l'aventure (la majorité d'entre eux, du moins : Aldarion, par exemple, la recherche, et lui A une mère). Qu'au contraire, ce que nous appelons l'Aventure et qui est pout eux la guerre ou le devoir s'impose à eux, malgré eux. Ni Beren, ni Frodo,ni Aragorn, ni Tuor... ni même Turin, au fond, ne rêvent d'autre chose que d'une vie tranquille dans un monde en paix. Il n'y a pas d'"esprit d'aventure" à réfréner, puisqu'il n'existe pas. |
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Dans ce tour d'horizon des femmes du Conte d'Arda qui jouent (aussi) un rôle de mère, je rajouterai bien Dís, la seule femme naine à être citée dans l'histoire de ce peuple - indirectement dans le Hobbit comme mère de Fíli et Kíli, les neveux de Thorin Oakenshield, et directement dans l'Appendice A. III du Lord of the Rings, comme fille de Thráin II, fils de Thrór. Le nom de Dís m'est revenu en lisant le post de Vinyamar portant sur les rapports entretenus par certains héros avec l'un de leurs proches parents : la relation neveu-oncle est une figure importante dans la littérature médiévale, le cas de Frodo et Bilbo étant certainement l'exemple le plus flagrant dans l'oeuvre de Tolkien. Dans une note datant de l'écriture du "Peuple de Durin", il précise que Dís est mentionnée uniquement en raison de la mort de ses deux fils, tombés lors de la bataille des Cinq Armées en défendant vaillamment le corps de leur oncle ("gallant death"). La note s'achève en remarquant que l'attachement aux enfants des soeurs était grand chez les peuples du Troisième Age, même s'il l'était moins chez les Nains que chez les Elfes et les Hommes (Peoples of Middle-earth, HoME XII, p. 285). Or, le nom de Dís est probablement tiré de la mythologie nord-germanique où il est question des Dises, entités fatidiques assimilées aux Moires de la mythologie grecque et aux Valkyries qui président au sort des combattants dans les batailles. Les unes et les autres étant en étroite collusion avec la mort et le destin, je me demande si les mères des héros cités par Melilot ne participent pas, d'une façon ou d'une autre, à leur destinée. En d'autres termes, pour partir de la question de départ posée par Lambertine : dans l'oeuvre de Tolkien, quel rôle joue la mère d'un héros sur le destin de son fils ? ;-) Cordialement, |
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Ah tiens? Ca serait intéressant de déterminer dans quelle proportion et chez quels peuples il s'agit d'oncles maternels ou paternels. Dans les sociétés matrilinéaires (pas confondre avec matriarcales), les enfants appartiennent à la lignée de leur mère et le frère de celle-ci est considéré comme un plus proche parent que leur propre père (Malinovsky, si les références vous intéressent je vous les fournis, sinon, je ne vais pas encombrer;-P ). Première ébauche d'inventaire : - Thorin : oncle maternal Que peut-on en conclure? Jusqu'ici, rien. (Damn'! fausse piste?) Bon, je vais me coucher. |
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De fait, Lambertine, chez Tolkien, plusieurs mères elles-mêmes sont entraînées dans l'aventure, ou la subissent, ou la choisissent, ce qui détermine en partie leur destin et celui de leur fils. Dior nous a rappelé que la mère de Beren a du fuir, combattre et protéger son peuple (peut-être est-ce d'elle et de son exemple que Beren a hérité courage et ténacité). D'autres sont veuves de guerre : Morwen, veuve, puis ruinée, puis captive. Elle se lance de son propre chef, malgré de tous les avertissements et mises en garde, dans une équipée stupide et mal préparée, qui tourne évidemment au vinaigre (style de coup de tête qu'on retrouve chez son fils). Gilraen, doit s'enfuir et se cacher avec son fils, ce qui lui sauve la vie. Elle se réfugie chez Elrond, ce qui détermine l'éducation et les chances que reçoit Aragorn durant son enfance. Aredhel (un peu manipulée par son fils, tout de même), choisit de quitter son mari et de revenir chez son frère. Ce qui, à terme, causera sa mort, celle de son Ex-, et scellera le destin de Maeglin (et de Gondolin, en passant). Pour Luthien (Dior, je tiens à tout prix à éviter la Kro! ;-P ), c'est une véritable héroïne et elle participe à l'aventure avec Beren, mais là, elle n'agit pas en tant que mère, mais en tant qu'amante. Au moment de ta naissance, ô noble Prince, l'aventure est finie : elle est rentrée chez elle avec son légitime et peut se consacrer à la roucoulade et au maternage. :-D |
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Il y a aussi Idril Celebrindal, épouse de Tuor et mère d'Eärendil ; je suis en train d'y travailler, et j'ai laissé mes bouquins chez moi (c'est d'un pratique, entre les UT, le Silm. et le Book of Lost Tales, pour retrouver dans lequel est dit quoi). Est-ce une idée, où les personnages qui finissent mal n'ont pas de chance avec les filles ? Turin, Maeglin... On ne connait pas d'amour à Frodo... bon, lui est à part... Les fils de Feänor ??? je ne sais pas s'ils ont eu des épouses... |
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Feanor s'est marié, tout comme Aldarion, non ? |
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Féanor s'est marié, mais son épouse a refusé de le suivre. Ses fils, Je n'ai pas non plus les bouquins sous la main, je suis toujours au boulot, là ... d'ailleurs je ne devrais pas être sur le site en cet instant ..., il me semble que non. Ne pouvant ici et maintenant me baser que sur mes souvenirs, il me semble que les Noldor n'ont pas de descendance ou qu'elle s'éteint très vite. Je ne me souviens d'aucune épouse ni héritier pour les fils de Féanor. Aldarion est marié, mais on ne peut pas appeler ça un couple heureux. Pas de chance avec les dames, donc, mais on ne peut pas dire qu'Aldarion "finit mal", non plus. Et puis, Bilbo est célibataire aussi, pourtant il finit bien. Argh! Laegalad! Je n'ai pas les HoME et pas l'intention de les acheter dans l'immédiat. Donc je rate ce passage!!! Orage! O désespoir! O'Catarinettabellatchitchix! ... heu ... tuuuuuu .... peux nous le .... hrm ... copier sur le fuseau .... sssssss'il te pppppplait (yeux de Bambi avec battements de cils). Attention : hors-sujet - message personnel - Ne lisez pas ceci, sauf à vos propres risques. Vous voilà prévenus. |
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Et tiens, tant que j'y pense, voilà sept Elfes qui ont vécu une enfance heureuse à Valinor avec une maman sage, patiente et aimante ce qui ne les pas empêchés de mal finir. C'est le père ici qui a joué un rôle prépondérant dans leur destin, et aucunement l'influence maternelle. |
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Anti-spam maudit. Je reçois les vôtres, en tout cas... J'ai essayé ton adresse de secours, et envoyé plusieurs messages, dont un là maintenant tout de suite. Pourquoi ça marche paaaaas :( :( :( Et puis c'est bien parce que c'est toi, j'ai réussi à retrouver des bouts sur les notes que j'avais prises et oublié au boulot : [...] and there in his house upon the walls Idril arrays herself in mail, and seeks Earendel. And that child was in tears for the strange lights of red that played about the walls of the chamber where he slept; and tales that his nurse Meleth had woven him concerning fiery Melko at time of his waywardness came to him and troubled him. But his mother coming set about him a tiny coat of mail that she had let fashion in secret, and at that time he was glad and exceeding proud, and he shouted for pleasure. Yet Idril wept [...]" Et plus loin : Now then Meglin had Idril by the hair and sought to drag her to the battlements out of cruelty of heart, that she might see the fall of Earendel to the flames; but he was cumbered by that child, and she fought, alone as she was, like a tigress for all her beauty and slenderness. Ne jamais se mettre entre une mère et son petit... :D S. |
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Salut, Melilot: "Je ne me souviens d'aucune épouse ni héritier pour les fils de Féanor." Pierre |
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On a une toute petite note sur les épouses des fils de Fëanor : Maedros the eldest appears to have been unwedded, also the two youngers [...] ; Celegorm also, since he plotted to take Lúthien as his wife. But Curufin [...] was wedded, and had a son who came with him into exile, though his wife (unnamed) did not. Others who were wedded were Maelor, Caranthir. (The Peoples of Middle-earth, note 7 à Of Dwarves and Men, p. 318) |
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C'est parce que je me suis trompée d'adresse de secours. je viens juste de t'nvoyer un mail-test à partir de là (la bonne, cette fois). Touchons des doigts et croisons le bois. Et WOW! J'adore ce passage. (Imaginer Earendil en petit enfant effrayé qui pleure, c'est bizarre, mais rudement émouvant!) Mais imaginer Idril luttant comme une tigresse pour le défendre, sur fond de ville en flamme ... Arg! ... Merci :-) Merci Dragon. :-) Celebrimbor, mazette, ce n'est pas un des moindres. Et merci Meneldur. :-) On commence à avoir une belle collection de comportements maternels, là (parmi ceux qui sont décrits) : Encore une fois, rien de systématique. Deux de ces femmes auront une influence néfaste sur leur(s) enfant(s) (Erendis et Morwen). Les trois autres seront aimantes, protectrices et généreuses, mais aucune de ces trois-là ne jouera le rôle de mère abusive, qui retient son fils ou sa fille par des larmes et des angoisses, et l'empèche d'accomplir son destin. Au contraire : quels que soient leurs sentiments, elles aident, elles encouragent et elles acceptent. Même Gilraen, pourtant sérieusement inquiète lorsque Aragorn lui avoue son amour pour Arwen. |
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Je constate/remarque dans ces ébauches d'études, nous n'avons pas encore réusir à établir une soret de "schéma" de comportement ou de conséquences dû au rôle de la mère, bien qu'il existe des similitudes. Forfi, dont les neurones se mélangent un peu P.S: merci pour ton article jean qui est très intéressant ^^. J'apprécie particulièrement la mise en relation du pouvoir de la Lórien avec Galadriel auquel je n'aurais pas pensé ainsi que le parallèle incorruptibilité d'Aragorn/Amour d'Arwen... Je t'envoie un mail pour d'autres détails :) Cette aventure concrète de Frodon est applicable de manière figurée à tous les grands héros masculins du monde de Tolkien. Et nous allons voir que ceux-ci, sans la protection spirituelle d’une haute dame, sont voués à l’échec. |
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Pour rebondir sur Forfi citant Jean, Melilot, je rajouterais à ta synthèse Míriel en antithèse à Gilraen. Ceci dit, je trouve Tolkien dans cette lettre particulièrement dur avec Míriel ... J'ose espérer qu'il ne s'agissait d'un raccourci. |
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que d'un raccourci, grumph ! |
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Alors, reçu ??? Aredhel : en fait, son sacrifice est annulé par la malédiction du père. Non pas que je ne crois aux malédictions, loin de là, mais Maeglin a dû être fortement influencé par cette journée (sa mère qui se tue pour lui, son père jetté dans le vide, et qui lui prédit échec en tout ce qu'il désirera...)... Et étant déjà d'un caractère un peu... noir... ça n'a fait qu'accentuer. Et forcément, quand on est persuadé que tout ce qu'on ferra échouera, on ne fait rien pour que ça marche. (En même temps, tomber amoureux de sa propre cousine, ce n'était pas franchement une bonne idée). |
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Malédîîction ... Malédîîction ... Malédîîction ...! (les porteurs n'iront pas plus loin!). Ecoute : on va passer par la mailbox de Rebeca qui est d'accord. La Malédiction de tous les Valar réunis me poursuit et je t'expliquerai. (Non ... laissez-moi ... laissez-moi seule ....Bhheuheuheuheu!) |
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Yope! Et à Miriel, on peut comparer Rian qui fait un choix plus ou moins similaire : à la mort de son époux, elle choisit la mort (avec lui), plutôt que la vie (avec et pour son fils). Pourtant dans les deux cas, le destin du fils sera radicalement différent sur tous les points. Tiens, ça pourrait aussi être examiné ça : la chute des Elfes stoppée par les exploits d'un Homme. Par ailleurs, je m'aperçois que j'ai oublié Aredhel dans mon résumé des comportements maternels en TdM. Elle est pourtant intéressante. En tant que femme, elle se montre indépendante et volontaire, mais en tant que mère, elle devient faible et influençable. Elle se laisse flatter et manipuler par son fils, mais ensuite, elle se sacrifie pour le sauver. Ce qui ne lui (à Maeglin) portera pas bonheur, quoi qu'il en soit. Pour Miriel, Tolkien veut peut-être dire "responsable mais pas coupable"? Son choix a été un élément déclencheur, mais pas déterminant. Féanor a fait par lui-même ses propres choix (il a eu le choix, plusieurs fois), et ses propres erreurs. |
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Ce serait-y pas très Turinesque, ça ?(mis à part qu'Aredhel a quand même une sacrée part de responsabilité dans ce qui s'est passé le jour de sa mort. Eöl était quand même le père de son fils, que diable, et qu'a-t-elle fait durant toute l'enfance de Maeglin pour "arrondir les angles" ? Rien. Au contraire.) Je voudrais revenir sur "la mère obstacle à l'aventure. ne le serait-elle pas plus dans l' "inconscient collectif" que dans la littérature (au sens large) ? Parce que des mères tentant de s'opposer à l'"esprit d'aventure" de leur fils, il n'y en a quand même pas beaucoup. La mère de Perceval, et celle d'Achille tentent de s'opposer au désir de gloire de leurs fils, mais à part elles... Il doit il y en avoir des tas d'autres, mais elles ne s'imposent pas à mon esprit. Et chez Tolkien, ce genre de mères me semble inexistant. La mère d'Aldarion "fait la morale" à son fils, mais plus pour l'inciter à "se caser" et à s'occuper de son épouse qu'à éviter l'aventure. Et quand on prend les personnages "non-orphelins de mère" (il me semble que Merry et Pippin sont dans ce cas), il ne me semble pas que l'existence d'une mère les empêche de rechercher... euh... peut-être peut-on pour eux parler d'aventure ? D'ailleurs, les conseils et les manigances des mères d'Achille et de Perceval étant restés lettres mortes... |
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Dites, dans la catégorie des mères qui abandonnent leur enfants, y a aussi Mithrellas, copine à Nimrodel, épouse elfe du numénoréen Imrazôr, mère du premier seigneur de Dol Amroth, Galador, et de sa soeur Gilmith... sauf que je n'ai pas trouvé d'indications sur les raisons de son départ ni sur les conséquences sur son fiston (c'est de là que vient le sang elfe de cette lignée). En ce qui concerne Galadriel, 'Lilotte, je trouve pas trop qu'elle soit l'archétype de la mère... il n'y a pas pour moi d'archétype de la mère chez Tolkien (en tout cas là où j'en suis dans mes lectures ;)) je serais plutôt de l'avis de Forfi (Est-ce qu'on ne pourrait pas dire que chaque mère représente une autre facette de le la Mère en général ?), ce qu'on sait du côté maternel de la plupart de femmes me semble trop caricatural que pour pouvoir refléter une mère dans sa complexité, sans parler de son archétype... elles sont tellement catégorisables, c'en est presque effrayant: celles qui abandonnent et celles qui se sacrifient, celles qui bouffent et celles qui délaissent, etc... Et en plus petit parce que je quitte le sujet central ;) Dis, 'Lilotte, rapport rapport à la perte d'enfant et la différence de réaction entre Galadriel et Morwen, hum, Celebrian a vécu des horreurs, ok, mais elle n'est pas morte, elle est repartie à Valinor, donc Galadriel sait qu'elle peut la retrouver, en plus dans le SdA ça date de plus de 400 ans, y a donc moyen de faire un deuil sur ce laps de temps là, bien plus que Morwen n'a pu le faire lors de l'enfance de Turin. Et puis,sans vouloir minimiser quoi que ce soit à la douleur de Galadriel, je crois que ça joue, l'âge, perdre un jeune enfant est vraiment très dur, et est souvent perçu comme encore plus injuste...dur, tout de même de comparer le deuil d'une enfant en bas-sage et la séparation (même si elle avait pû être définitive) d'avec une adulte de deux-trois millènaires, non? ;) et au finish, Morwen les a tout de même perdus tous, ses enfants... Tiens, d'ailleurs, en général, la différence de destin entre les elfes et les humains, les taux de natalité différents, tout ça n'implique pas aussi des différences au niveau des comportements maternels? ... m'en vais dans ce pas fureter dans la bibliothèque de Gurth, y a des HOMEs et tout ;) Sinon 'Lilotte, tu dis de Galadriel qu'"Elle accueille, elle nourrit, elle écoute, elle soigne, elle aide" et je ne nie pas cela, sauf que pour moi elle ne le fait pas de façon 'maternelle'... et ces caractéristiques font aussi partie de l'archétype du souverain, du chef, et je trouve que c'est bien plus cela que Galadriel représente... je sais pas trop comment l'expliquer de façon compréhensible, hum ;)
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En petit parce que pas dans le sujet : |
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Z'avais point vu ton message en postant le mien, Dame Lamberte... je voudrais tout de même rajouter: Eöl était quand même le père de son fils, que diable, et qu'a-t-elle fait durant toute l'enfance de Maeglin pour "arrondir les angles" ? Rien. Au contraire. ... ben, hum, elle était tout de même pas vraiment de libre dans son mariage avec Eöl, non? Comment lui demander de transmettre à son fils un amour qu'elle ne partage pas vraiment pour un homme qui l'a tout de même piègée et la retient prisonnière? Tout de même, je trouve que par moment vous en demander bien beaucoup, aux mères, pourquoi est-ce justement à elles qu'on demande des comportement surhumains, alors que par leur position de mère elles sont bien plus profondément plongées dans l'humain que la plupart des autres? On demande à Morwen de parfaitement gérer le deuil de sa petite fille, et d'en plus être en même temps parfaite face à son fils pour l'aider à surmonter son deuil à lui; on demande à Aredhel de faire le lien entre un homme qui lui a volé sa liberté et la lumière du soleil et son fils qui doit être son seul rayon de soleil...comme si devant leurs enfants on voudrait qu'elles nient leur propre coeur: il faudrait que Morwen ne soit pas blessée par la perte de Lalaith et la disparition de Hurin, il faudrait que Aredhel oublie que ce n'était peut-être pas cela la vie qu'elle avait rêvé pour elle et son enfant (et vivre la privation de liberté de son enfant doit être encore plus dur que vivre la sienne propre)... mais franchement, qui arrive à faire ça? Moi en tout cas je ne m'en crois pas capable... |
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"Morwen ne soit pas blessée par la perte de Lalaith et la disparition de Hurin" |
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Je trouve intéressant que la première explication de ce qu’est un hobbit dans le Légendaire soit annoncée par la mention de la mère, encore plus par une suspension du récit. « La mère de notre hobbit... Mais qu’est-ce que les hobbits ? » Je n’ai pas vu le nom de « la fameuse Belladone Touque » dans ce fuseau (peut-être ai-je lu trop vite), mais Tolkien lui attribue précisément le côté aventureux de son fils Bilbo. « Mais si Bilbo, fils unique de Belladone, ressemblait en tout point par les traits et le comportement à une seconde édition de son solide et tranquille père, il devait avoir pris au côté Touque une certaine bizarrerie dans sa manière d’être, quelque chose qui ne demandait qu’une occasion pour se révéler. » Autrement dit, si Bilbo est un Hobbit à part, il le tient de sa mère. Certes, il ne s’agit pas tant de sa mère en particulier que du sang Touque que l’on dit avoir été mêlé à celui d’une fée. J’ignore si on en sait plus sur la mère de Bilbo (mis à part les arbres généalogiques), mais en tout cas, loin de s’opposer à l’aventure, elle en représente l’origine héréditaire. Je reviens à cette suspension du discours. Tolkien avait déjà eu plusieurs fois l’occasion, en tant que narrateur, de préciser ce qu’est un hobbit au début de son roman. Cette hérédité maternelle se voit éclairée d’un jour particulier si l’on examine le prénom choisi par Tolkien. Mais la Belladone se nomme aussi en anglais « deadly nightshade », ce qui donne une tout autre résonance à l’ascendance maternelle de Bilbo. Il est né d’une « mortelle ombre de la nuit » (on croirait presque voir resugir un Nazgûl ;-) Je ne crois pas qu’il faille surdéterminer ce point, encore moins le psychologiser coûte que coûte par rapport à Tolkien lui-même... Reste que la figure maternelle, bien que discrète, est très ambivalente dans le cas de Bilbo. Sébastien |
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> Belladone est aussi appelée Atropa, qui vient d’Atropos, l’une des trois Parques, qui fixaient le destin des hommes. Atropos était d’ailleurs celle qui coupait le fil. Sans chercher à surdéterminer ce dernier point, celui-ci ne laisse cependant de m'interloquer sur le rapport mère/destin que je soulevais maladroitement dans mon précédent post concernant Dís et son lien, pour le moins étymologique, avec les Nornes/Dises de la mythologie germano-nordique... ;-) Cordialement, |
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Rebeca : Galadriel : mater ou chef de guerre. J'y reviendrai plus tard. je crois qu'on y distingue les deux aspect. je t'en cause et je reposte. pas trop de temps, là.
ce qu'on sait du côté maternel de la plupart de femmes me semble trop caricatural que pour pouvoir refléter une mère dans sa complexité, sans parler de son archétype... elles sont tellement catégorisables, c'en est presque effrayant: celles qui abandonnent et celles qui se sacrifient, celles qui bouffent et celles qui délaissent, etc...
Tilkalin : bon, on va voir plus loin (mais, pour moi en tout cas, ce sera demain) :-) Rebeca-en-petit : Et en passant, je ne crois pas que l'âge de l'enfant joue un rôle qualitafif dans le chagrin de la mère. C'est exact que la mort d'un petit enfant ou d'un adolescent parait beaucoup lus monstrueuse et injuste, parce qu'il n'a pas eu le temps de vivre, mais un enfant le reste pour sa mère même à un âge vénérable. Et il y a des vieilles dames qui ne survivent pas au chagrin de la mort de leur fils ou fille adulte. Pour les Elfes, ça ne doit pas être très différent : le chagrin d'Elrond lorsqu'il se sépare de sa fille, pourtant tri-millénaire, ne doit pas être moindre que celui de Melian. |
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Dame Becky, Je ne condamne pas Morwen. Je lui ressemble trop pour ça (ou peut-être - autopsychologie de bas étage - est ce parce qu'elle me ressemble que ce qui m'énerve chez moi m'énerve chez elle... le problème est sans doute là). Je ne condamne pas non plus Aredhel ni ne veux excuser Eöl qui se comporte en "tyran domestique" plus souvent qu'à son tour (ce qui n'empêche qu'il est vraiment le père du gamin et qu'il y a vraiment un problème quand Aredhel ne cesse de lui parler de son peuple, de son oncle etc... (peuple, sois dit en passant, parmi lequel aussi elle se sentait prisonnière) et de contribuer ainsi à le dresser de plus en plus contre Eöl. Elle le fait "à la maison" (et pour cause), alors qu'Erendis le fait (pour une raison totalement opposée) dans le lieu de vie qu'elle s'est choisi, mais ce n'est pas si différent, fondamentalement. Les enfants de parents qui ne s'aiment pas, ou qui ne s'aiment plus, partent chez Tolkien avec un sérieux handicap dans la vie, handicap qu'ils ne parviennent pas à surmonter par la suite (pas plus les fils de Feanor,d'ailleurs, que Maeglin ou Ancalimë). Et ce n'est pas vraiment différent de ce qui se passe dans la "vie réelle", où, si certains parents ont la sagesse - et l'amour - suffisants pour ne pas "prendre en otage" l'enfant et son affection, la majorité, hélas, tente de "se l'approprier" au détriment du conjoint pas ou plus aimé. Aredhel - même si elle est une elfe - et Erendis sont en ce point ô combien humaines ! Dame Lilotte, Je ne crois pas qu'on en demande plus à une mère de fiction qu'à une mère réelle. "Dans la vraie vie", une femme - ou un homme - qui ne réussit pas à "surmonter son chagrin" très rapidement après la mort d'un enfant sera très vite condamnée elle aussi. Une condamnation mêlée de pitié, certes, mais une condamnation quand même. Après la mort d'un enfant, on se doit d' "être forte", de vivre "pour ceux qui restent". On "en aura d'autres" (comme si Nienor pouvait remplacer Lalaith... elle ne le peux pas, parce qu'elle est Nienor, PAS Lalaith...). Et que dire d'une mère qui se laisse au sens propre, mais aussi figuré, "mourir de chagrin" comme Rian à la mort de son époux (ce qui est quand même classique de chez classique en littérature)? Là, la condamnation sera sans faille. Non, il ne me semble pas que la majorité des gens demandent plus aux personnages de romans qu'aux personnes "de la vraie vie", sauf peut-être dans les cas de "mésentente conjugale" où l'on est souvent plus compréhensifs. |
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Arf! Je sens qu'on va disgresser, là. Donc, j'écris petit. ;-P Dior. C'est très vrai Dame Lamberte, et c'est vrai d'ailleurs pour tous les deuils, pertes et gros coups durs. On demande à l'endeuillé(e) de "tenir le coup", de "prendre sur soi", et ce le plus vite possible. Et beaucoup de gens agissent comme Morwen, ils "font semblant", par amour-propre, par défi, ou parce que leur éducation et la pression sociale les forcent à ignorer leur propres sentiments. Mais ceci est du aussi la "la gestion sociale du deuil", qui est outrageusement zappée dans notre culture. Il n'en va pas de même partout ni à toutes les époques, et ... heu ... bon, on va encore s'égarer vers l'anthropo, là. J'arrête. ;-P Mais je maintiens qu'un personnage de roman n'est PAS un être humain ordinaire, même si son créateur lui donne suffisamment d'humanité et de complexité pour que nous puissions nous y identifier. Ce qui se passe, c'est que le lecteur "remplit les blancs". Le personnage de roman représente un type : la femme forte, même si elle a des moments de faiblesse, qui ne font que mettre en valeur son héroïsme lorsqu'elle les surmonte. Ou la femme-victime, même si elle a des moments de révolte qui la rendent plus sympathique qu'un pauvre paillasson geignard. Ou la femme fragile, même si elle doit surmonter de rudes épreuves, qui ne rendent sa fragilité que plus émouvante. Une vraie femme dans la vie quotidienne n'est pas un "type" (c'est une "nana", ou une "meuf", à la rigueur,non mais! ... Oups! pardon), elle peut être à la fois forte, fragile, victime, bourreau, active ou passive. Ou à différents moments de sa vie ou de la journée. Une femme en deuil peut être apparaître forte un jour, s'effondrer le lendemain matin, et avoir un fou-rire avec des copines le soir même. Pas Morwen. Ou le lecteur la croirait folle. L'auteur ne décrit pas son personnage minute par minute (ça serait d'un ***bîîîîp***) : il nous la montre telle qu'il veut qu'on la voie : aux moment où elle fait preuve des qualités qu'il lui a données. Le lecteur remplit les blancs avec sa propre expérience et ses propres sentiments (d'où les divergences d'interprétation et on en sait quelque chose!) :-D :-D :-D J'imagine d'ailleurs mal Morwen avoir un fou-rire avec des copines. ;-P |
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Je reviens juste un instant sur les relations oncle-neveu : il y en a une autre que Théoden / Eomer en Rohan, c'est celle entre Helm et Fréaláf, le fils de Hild soeur de Helm, qui lui succèdera (les deux propres fils de Helm, Haleth et Háma, étant déjà morts). Ca ne se reproduit que deux fois, mais il semble qu'à défaut de fils, en Rohan , le neveu succède à l'oncle maternel. Il est intéressant aussi que Tolkien mette dans la bouche des Rohirrim un terme particulier pour désigner cette parenté : ils parlent de "sister-son" ("fils-soeur" en VF) - Tolkien doit avoir quelque raison d'éviter le terme "nephew". Reste d'un système matrilinéaire dans un système qui a l'air globalement patrilinéaire ? (Cela se prête certainement à un approche externe, étant donné ce que doit la société rohanaise au peuples germaniques anciens.) Mais on s'éloigne du thème de la mère proprement dite, là, donc je ne développerai pas plus ici. |
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Sujet très intéressant :) Une chose que j'ai relevé en lisant toutes les mères que vous aviez recenséés : Tolkien a mis dans son légendaire à peu près tous les types de mères j'ai l'impression (sauf peut-être comme ça a été dit, la mère obstacle aux ambitions de ses enfants) : ça va de la mère présente et protectrice (Idril, Melian) à la mère qui déserte ses responsabilités maternelles suite à un chagrin d'amour (Rian)en passant par celle qui ne veut pas d'enfant (Ancalimë). Dans certains cas, j'ai le sentiment que la mère morte jeune devient quelque peu idéalisée par le héros. Ce n'est pas vraiment dit, mais je trouve que c'est ce qui ressort avec Faramir par exemple. Pour Morwen, je perçois comme quelqu'un qui se veut stoiïque et qui veut que son fils le soit aussi. Mais elle aime profondément son fils, comme le montre cette réaction désespérée et un peu folle, de vouloir se rendre à Nargothrond, où son fils aurait probablement péri. Aredhel... le personnage est vraiment intéressant, elle se veut indépendante, et pourtant, de toutes les femmes que Tolkien nous a décrites, elle m'apparaît comme étant la plus soumise à son mari, alors qu'avant cela, soumise, elle ne semblait pas l'être. Mais je sors du sujet là. |
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Ne me demandez pas pourquoi le moteur de recherche me ressort ce fuseau quand je cherche "thé" dans le Légendaire... je n'ai pas compris du tout ;) He took largely after his mother, a Piper of Wootton Minor, and was restless and adventurous. Il avait largement pris du côté de sa mère, une Piper de Wootton Minor, et était remuant et aventurier. Essai sur Smith On peut tisser une certaine parenté d'esprit entre Bilbo et Rider : l'un et l'autre, ayant hérité d'un caractère bougeon (Rider plus que Bilbo, mais tout de même) par leur mère, partent en aventures (l'un au-delà de la forêt des Elfes, l'autre au Pays des Elfes) et en ramènent un objet précieux (un Anneau / une Etoile) qu'ils laisseront à leur héritier (Frodo, un neveu, Smith, un p'tit-fils), qui devra y renoncer (avec difficulté, pour l'un comme pour l'autre). L'analogie est ténue (l'Etoile étant l'antithèse de l'Anneau), mais tout de même, c'est amusant. Mais rien à voir avec la figure de la mère. Et puis ça me fait une excuse pour faire un up jubilaire :D |