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Cela fait un moment (litote) que je ne suis pas venu ici... Bon, je me sens un peu comme Noodles revenant à New York dans Once upon a time in America... Eärendil èra un marin
Ambe l’armor dels reis ancians
Delai de Luna, jos las estèlas |
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Bonjour Cirdan C'est un plaisir de te lire, surtout à l'occasion de ce bel exercice.
Del ponent al levant, sens tòca. Ça sonne quand même bien à l'oreille (même si je ne suis pas sûr de maîtriser toutes les finesses de l'accent). I. |
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Je dirais de l'occitan... |
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Bonjour Cirdan,
Quel beau retour parmi nous avec une version du poème qui offre de beaux moments de musicalités.
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Cirdan, There and back again :-)
C'est un grand plaisir de te lire ici. Silmo |
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Merci pour vos chaleureux mots d'accueil! C'est un aussi grand plaisir pour moi de vous re-lire et voir si tôt réactifs! Oui Gawain, tu a bien deviné, il s'agit d'une traduction vers l'occitan. Quand je dis "langue des troubadours" (trobador est un mot médiéval occitan pour désigner les poètes, on parle de "trouvères" pour les poète de langue d'oïl) , c'est bien le cas, à ceci près que je traduis vers l'occitan moderne et non l'occitan ancien (langue à flexion Cas sujet/cas régime, mais presque parfaitement compréhensible pour un occitanophone; elle est plus proche de l'occitan moderne que ce que l'ancien français l'est du français actuel). Je n'ai pas de musique pour ce texte, cher Silmo, mais je pourrai enregistrer sa lecture pour que vous ayez un ordre d'idée de comment lire. Déjà quelques précisions pour imaginer : l'accentuation tonique est généralement sur la pénultième (ou, cas contraire sur la lettre accentuée, car l'accent graphique est également tonique) pour les mots de plus d'une syllabe. Le o non accentué se prononce ou et le o accentué ou lorsqu'il s'écrit ó ou o et olorsqu'il s'écrit ò. Le a final atone se prononce généralement comme un o ouvert (c'était encore un a au moyen-âge). Dans le dialecte languedocien (elui du texte et le mien) le v se prononce comme en castillan et il n'y a pas de nasalisation en occitan pour les groupes an/en/on/in, etc (sauf dans le dialecte provençal). La suite... quand j'aurai le temps d'y remettre le nez! Círdan |
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Merci pour cette traduction chantante. Ce sera avec joie que nous t'écouterons la déclamer si, un jour, tu as le temps de t'enregister. En attendant, cher ami, notre bonheur est complet de te lire à nouveau en ces lieux |
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Merci beaucoup Sosryko! Gil Galad wydis ælfikon padzah.
Iiæ q’ama darg’ wydis, iiæ hæston læzdæg tsyrd,
Fælæ radžy, wyii atsydi |
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Autant deviner la langue du premier poème consacré à Eärendil était assez facile (l'occitan est la langue de mes aïeux), autant deviner celle du deuxième est beaucoup plus ardu. ;-)
La musicalité graphique est effectivement au rendez-vous, mais comme je ne suis pas linguiste ou philologue, j'avoue qu'il m'est impossible, à quelques mots près, de comprendre cette traduction de la chanson de Gil-Galad, faute de références couramment accessibles en ligne à la langue concernée (du moins pour quelqu'un qui n'est familier qu'avec l'alphabet latin). On devine, par exemple, que le mot « padzah » signifie « roi » et que le mot « padzahadon » signifierait donc « royaume »... mais dans quelle langue ? S'il faut hasarder une hypothèse, l'emploi de caractères tels que le « æ », le « ž » ou le « k’ » me fait penser à l'ossète - étudiée en son temps par Émile Benveniste - dans une version qui serait en alphabet latin, mais le « æ » appartenant à l'alphabet cyrillique (au lieu d'être transcrit en « ä »), je ne suis vraiment sûr de rien... Et puis, par ailleurs, il y a l'emploi du « ii », qui fait penser aux langues sames de Laponie... Enfin, bref : c'est compliqué ! ;-) Je salue en tout cas ces difficiles exercices de traduction de poèmes. Cordialement, :-) Hyarion. |
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Même impression pour moi à première vue, d'autant que je ne connais l'ossète qu'au travers des études de Georges Dumézil, lequel transcrit couramment le « æ » de cette façon. Mais ce n'est qu'une hypothèse même pas éclairée, puisque ma connaissance de l'ossète est à peu près nulle et que je ne connais littéralement rien des autres langues caucasiennes. La seule chose qui me semble crédible, c'est qu'il s'agisse d'une langue naturelle qui descend ou a été en contact avec une des langues iraniennes, vu que le terme padzah « ? roi » évoque clairement la titulature iranienne pādishāh « roi des rois ». |
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Hyarion et Elendil, vous avez eu du nez ( et une sacrée culture!), il s'agit bien de l'ossète. Elendil, l'ossète est une langue caucasienne (située au Caucase) mais pas caucasique (n'appartenant pas aux langues autochtones), par conséquent, le rapprochement que tu fais très judicieusement pour padzah s'explique parfaitement : l'ossète est une langue iranienne (la dernière langue vivantes de la branche scythique ou est-iranienne). Pour parler clairement, l'ossète est de l'alain moderne (ou l'alain, de l'ossète ancien). Les glotales qu'elle utilise sont dues à l'influence des langues caucasiques voisines. Hyarion, la lettre æ est celle utilisée pour la transcription en alphabet latin de l'ossète, c'est la norme utilisée par tous les linguiste (il y a plusieurs systèmes de transcription mais tous utilise æ. La lettre ä est utilisée dans les transcription anciennes (XIXème siècle ou début du XXè). Dumézil utilise ä dans son premier recueil de traduction des légendes nartes (1930) et æ dans toutes ses études et dans son second recueil de traduction (1965). Il ne s'agit d'ailleurs pas simplement d'une transcription car l'alphabet latin a été un temps l'alphabet officiel de la langue ossète.
En relisant le poème, je viens de me rendre compte que ma syntaxe française m'a trahit dans le dernier vers où je devrais plutôt écrire : |
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Merci pour tes précisions, Cirdan, en particulier en ce qui concerne l'utilisation du « æ ». :-) Amicalement, Hyarion. |
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Cirdan a écrit :
En matière de culture tu peux parler ! Cirdan a écrit :
Effectivement, j'avais utilisé à dessein « caucasien » plutôt que « caucasique ». |
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Elendil, merci bien! mais je n'ai pas le même mérite culturel que vous : l'ossète c'est à peu près 50% de mon champ de recherche (mon boulot donc!) et c'est aussi une langue importante dans ma vie privée... donc, la rapidité et la justesse de vos réponses à Gawain et toi, m'ont fait chaud au coeur - cette langue est au moins aussi importante pour moi, mythiquement et philologiquement que l'ont été le finnois et le vieux norrois pour Tolkien... |
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Cirdan a écrit :
Chacun aura pu corriger de lui-même, mais je me permets de le préciser juste pour qu'il n'y ait pas confusion entre les personnes : Gawain a répondu pour l'occitan, mais c'était moi pour l'ossète... ;-) Tu évoques, Círdan, ton attachement à l'ossète en matière philologique et mythique : aurais-tu éventuellement quelques références à partager ici quant au volet mythologique ? Simple curiosité de ma part : je me demande simplement ce que sont les mythes rattachés à cette langue. Amicalement, :-) Hyarion. |
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Je ne cracherais pas sur une réputation usurpée de spécialiste de l'ossète, tu sais |
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Pour les mythes rattachés à l'ossète, il faut impérativement lire le recueil de contes auquel a déjà fait allusion Cirdan : Le Livre des héros : Légendes sur les Nartes, éd. et trad. de Georges Dumézil, Gallimard / UNESCO, 1989 (1965). On retrouve d'autres contes dans un volume d'études de Georges Dumézil consacré aux Ossètes, et intitulé Romans de Scythie et ď alentour, paru chez Payot en 1978 et réédité en 1988. Par ailleurs, Dumézil a aussi mené une magistrale étude comparative des légendes ossètes dans la troisième partie de Mythe et épopée I (le lien dirige vers l'édition intégrale de Mythe et épopée, la plus simple à se procurer aujourd'hui). Bref, c'est un domaine d'une richesse inouïe pour le comparatiste et tout simplement pour qui souhaite découvrir les légendes des derniers descendants des Scythes. Au demeurant, la liste que j'ai faite au-dessus ne comprend que les livres que je connais : le premier volume de légendes sur les Nartes publié par Dumézil (Légendes sur les Nartes, suivies de cinq notes mythologiques, Honoré Champion, 1930) en contient d'autres, mais il est à peu près introuvable aujourd'hui. En outre d'autres versions encore, et notamment des versions d'Ossétie du Sud, moins utilisées par Dumézil parce que plus remaniées sur le plan littéraire selon ses dires, n'ont jamais été traduites en français et ne sont encore aujourd'hui accessibles qu'en ossète ou en russe. D'où la question que je souhaiterais poser à Cirdan : à quel titre étudies-tu les mythes ossètes et peut-on espérer un jour des traductions des textes encore inédits en français ? Elendil
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Merci Elendil pour avoir rappelé ces textes fondamentaux de Dumézil, auquel il faut ajouter le magnifique Loki -- qu’on trouvait en poche et encore récemment dans une édition spéciale du Monde, actuellement réédité dans un gros recueil par Flammarion-- qui repose en partie sur la comparaison entre les figures scandinaves de Loki/Baldr et celles de Sozyryko-Sosryko-Soslan/Syrdon chez les Nartes (chapitres III et IV).
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Reste à mentionner les « esquisses de mythologie » consacrées en partie aux Ossètes (ou plus précisément aux Scythes et à « leurs arrière-neveux les Ossètes ») dans l’Oubli de l’homme et l’honneur des dieux (esq. 67-68) et dans la Courtisane et les seigneurs colorés (esq. 34-40). |
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Ce fuseau à quitté la mer pour la montagne... :-) Sosryko m' a coupé le mot de la bouche ;-) Loki, évidemment est important car il cite de longs extraits des légendes nartes concernant Soslan. Il y a aussi Heur et malheur du guerrier qui contient quelques travaux sur les nartes.
Elendil > L'édition de 1930 se trouve à la BnF en microfiches. La qualité des microfiches est assez mauvaise, mais pas suffisamment pour ne pas pouvoir les lire.
Le premier volume est consacré aux légendes les plus anciennes autour du jardin des nartes, des fils de Wærhæg, de Satana et Uruzmæg Il existe par ailleurs d'autres traditions légendaires chez les ossètes mais avec un corpus moindre : les Daredzantæ, empruntées au folklore géorgien mais revisitées (comme leurs voisins caucasiens ont revisité les légendes nartes) et les contes des Tsaritsatæ (légendes autochtones, surtout recueillies en Ossétie du Sud).
Concernant ceux que cela intéresse, il existe en France un recueil bilingue de Contes populaires ossètes Je peux enfin ajouter que quelques contes nartes inédits seront bientôt disponibles en annexe de ma thèse qui sortira l'an prochain. Donc pour répondre à ta question, Elendil, j'étudie justement l'ossète sous l'angle (en tout cas pour l'instant) de la mythologie comparée (il serait d'ailleurs plus judicieux de parler de légendes comparées). Une petite présentation de ce que je publierai l'an prochain (une thèse soutenue il y a déjà bientôt trois ans...) se trouve ici : http://www.fabula.org/actualites/laurent..._47556.php |
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Cirdan a écrit :
Effectivement, je n'ai parlé que des recueils s'intéressant le plus directement aux Nartes et contenant au moins quelques récits traduits, mais tous ceux cités par Sosryko et toi sont également passionnants. La nouvelle édition de Loki chez Flammarion dont parle Sosryko est particulièrement intéressante, car elle contient aussi Heur et malheur du guerrier. Cirdan a écrit :
Encore faudrait-il que j'habite Paris pour me rendre aisément à la BnF... Et ce texte-là n'est évidemment pas disponible à la médiathèque de Toulouse, pas plus qu'à la bibliothèque universitaire du Mirail, d'ailleurs. Cirdan a écrit :
Tu as tout à fait raison, les textes de Dumézil donnaient une idée du nombres de variantes recensées, mais ce que tu indiques là est encore plus impressionnant que ce que j'imaginais. Du coup, je crains fort de t'assommer de questions à ce sujet (voir plus bas). Cirdan a écrit :
Existe-t-il des traductions occidentales de ces textes ? Cirdan a écrit :
Cette édition fait-elle doublon avec tout ou partie des textes traduits par Dumézil ou sont-ce d'autres récits qui sont traduits ? Cirdan a écrit :
Cela fait partie des thèses que j'avais repérées depuis longtemps. Je suis ravi d'apprendre qu'elle va bientôt être publiée. Peux-tu nous dire chez quel éditeur ?
Merci pour ce partage, |
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Merci à tous les trois pour toutes ces nombreuses références. :-) Concernant Georges Dumézil, j'ai justement eu l'occasion de consulter la Courtisane et les seigneurs colorés (in Esquisses de Mythologie) il y a seulement quelques jours, pour une recherche sur un autre sujet que celui des Ossètes. Et je connais le Loki de Dumézil, dont j'avais acquis, il y a quelques années, un exemplaire de l'édition spéciale de 2010 du Monde évoquée par Sosryko : j'avoue que je l'avais toutefois un peu oublié, sans quoi j'aurai peut-être été un peu moins hésitant à propos de l'emploi du « æ » (lequel est signalé dès le début de l'ouvrage)... ;-) Ne risquant pas, en tout cas, de revendiquer un statut de spécialiste de l'ossète (clin d'œil à Gawain), je prends bonne note de tous les autres ouvrages de recherche mentionnés, que je ne connais pas pour la plupart.
Je me rends compte en fait que ma demande, dans mon précédent message, était assez vague, alors que j'avais en tête l'idée de simplement demander des références en matière de recueils de mythes, légendes et contes ossètes, édités à la façon de la collection "L'Aube des peuples" chez Gallimard par exemple, sans étude ou approche comparatiste particulière. Amicalement, Hyarion. |
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Afin de terminer le tissage, il me reste à préciser que le titre de l'article cité par Sosryko me disait quelque chose : sosryko a écrit :
Après lecture, cette impression est confirmée : l'article de Smith et Sperber avait lui-même été cité par Dumézil. En effet, celui-ci n'avait nullement apprécié la méthode des deux auteurs et l'avait critiquée avec une érudition féroce dans le chapitre « MM. Smith et Sperber et les trois fonctions », p. 204–211 de Romans de Scythie et d'alentour. Dumézil concluait sur ces mots : Georges Dumézil a écrit :
D'ailleurs, Didier Eribon, dans son (passionnant) livre Faut-il brûler Dumézil ? revient sur cet incident en page 284, 330–332. Il est visible que Dumézil n'aimait pas être catalogué, ni artificiellement comparé ou opposé à Claude Lévi-Strauss, qu'il appréciait et admirait beaucoup. |
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Hyarion, l'édition UNESCO Le livre des Héros, Légendes sur les Nartes est celui qu'il te faut sans hésitation. Ctte collection est comparable à l'Aube des peuple dans son contenu et dans la qualité de ce contenu. Elle est par contre généralement beaucoup moins annotée. Elendil, j'ai beau être un dumézilien convaincu, et trouver je trouve sa critique de Smith et Sperber globalement juste, mais un peu sévère. Il y a un certain nombre de points très intéressant dans leur article que je n'aurai pas le temps de développer ici. Pour l'éditeur de ma thèse, voir ici. L'ouvrage devrait paraître au printemps prochain. Je peux tenir au courant ceux intéresser lorsque j'aurai une idée plus précise de la date. L'ouvrage Contes populaires ossètes (de L. Aris-Djanaïeva - et non Djanaïva - avec l'excellent historien Iaroslav Lebedynsky) ne concerne pas les contes légendaires, mais le folklore ossète. On y est plus proche de Faërie que de la Terre du Milieu. Il n'y est donc pas question des Nartes, l'ouvrage ne fait doublon avec aucun textes, sauf pour ceux qui possèdent des exemplaire trèsz rare revue de la revue D'Ossétie et d'alentour dont le recueil rassemble un travail de traduction dispersé sur de nombreux numéros. |
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Cirdan, je répète ici la question à laquelle tu n'as pas répondue : Cirdan a écrit :
Existe-t-il des traductions occidentales de ces textes ? Par ailleurs : Cirdan a écrit :
Je donnais juste l'avis de Dumézil. Je pense que les critiques qu'il émet sur des points spécifiques sont justes, mais qu'il omet (à dessein ?) ce que l'article peut avoir d'intéressant. Cela dit, n'ayant qu'un infime vernis de culture lévi-straussienne, je serais bien en peine de juger par moi-même de la valeur intrinsèque de leur thèse, même si elle m'intrigue suffisamment pour souhaiter en savoir plus. Cirdan a écrit :
Excellente nouvelle, je le rajoute de ce pas à ma liste de livres à acheter. Elendil |
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Pour répondre à ta question Elendil, non il n'existe aucune traduction occidentale à ma connaissance de ces légendes-là. J'essaie maintenant de faire revenir le fuseau vers sa signification première. Deuxième et avant-dernier envoi : La Nuèit Etèrna lo mandèt
Atardivèt aquí l’errància: |
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En attendant d'achever le poème, je vous propose un peu de prose afin de faire découvrir un peu plus à ceux qui le désirent la langue occitane... (je ne mettrai par contre pas le texte entier dans ce fuseau :-)) Un còp i aviá un òme pichòt nomenat Niggle, qu’aviá un long viatge de far. Voliá pas partir, e vertat, l’idèa desperla li veniá en òdi ; mas podiá pas far autrament. Sabiá que li caldriá començar un jorn o l’autre, mas s’afanèt. Niggle èra un pintor. Pas un pintor plan reconescut, en partida per çò qu’aviá un fum d’autras causas a de far. La màger part d’aquelas causas èran segon el quicòm de nosible ; mas las fasiá pro plan, quand podiá pas las las podiá pas daissar : çò qu’èra a son vejaire, plan tròp sovent. Las leis dins son país èran puslèu rigorosas. I aviá d’autras empachas tanben. D’un costat, èra a vegadas quitament tròp pigre, e fasiá pas res. Puèi, d’un autre, èra generós, d’un cert biais. Sabètz quina mena de generositat : li donava un sentit maltrachit mai sovent que lo li fasiá far que que siá ; e mai quand fasiá quicòm, aquò l’empachava pas de rondinar, de pèrdre son umor, e de jurar (subretot d’esperel). Ça que la, aquò lo menava dins tot una tièra de pichons trabalhs per son vesin Sénher Parish, un òme qu’èra estropiat. Tot còp, ajudèt tanben d’autre mond mai alonhats se venián e li demandavan. Puèi, de còps que i a, se remembrava de son viatge e començèt a recampar qualques causas sens eficaçitat : dins aqueles moments, pintrava pas gaire. Aviá un nombre de tablèus en rota; la màger part èran tròp bèls e tròp ambicioses per son engenh. Era del tipe de pintor que pòt pintrar de fuèlhas melhor que non pas d’arbres. Aviá la costuma de consacrar un long temps sus a una sola fuèlha, a ensatjar ensajar de n’agantar la forma e lo trelutz e lo pampalhejar de gotas de rosal sus sos marges. Pasmens, voliá pintrar un arlre entièr, amb totas sas fuèlhas dins lo meteis estil, e totas diferentas. I aviá una pintura, subretot que li fasiá de làgui. Aviá començat amb una fuèlha trapada dins lo vent, e venguèt un arbre ; e l’arbre creissèt, fasiá venir de brancas sens nombre e getava las raiçes mai espectaclosas. D’aucels estranhs venguèron e se pausèron sus las ramas e se’n caliá mainar. Alara, tot a l’entorn de l’Arbre, e darrièr el, a travèrs los traucs dins la fuèlhas e lo brancum, un país començèt de se dubrir ; e i aguèt d’ulhadas sus una sèlva que marchava sul país, sus de montanhas dels cimèls ennevats. Niggle perdèt son interès per sas autras pinturas ; o alara las clavelèt suls bands de sa granda pintura. Lèu los canvas venguèron tan larges que li calguèt se trobar una escala ; e la montèt e la davalèt, en apondre una tòca aicí o escafant una taca ailà. Quand de mond venián a l’apelar, semblava pro aimable, patejant pasmens un pauc sos pincèls sul burèu. Escotava çò que li disián, mas d’esperel pensava tot lo temps a sa granda tèla, dins l’envan naut qu’aviá bastit per aquò dins son òrt (sus un endreit ont, autrescòps fasiá créisser de patanas). Se podia pas despartir de sa generositat. « Aimeriái aver un voler mai fèrm ! » que se disiá tot còp, volent dire per aquò qu’esperava de pas se sentir maltrachit davant los trebols dels autres. Mas per foguèt pas seriosament destorbat. « De tot biais, me cal acabar aquesta pintura abans de me n’anar per aqueste aquel viatge desfortunat. » qu’aviá costuma de dire. Pasmens començava de veire que poiriá pas regetar remandar sa partença longamai. La pintura deviá simplament arrestar de créisser e èstre acabada. Un jorn, Niggle estava a qualques distàncias de sa pintura e la considerava amb una atencion e un destacament inacostumats. Podiá pas descriure çò que ne pensava e auriá volgut aver qualque amic que li auriá dit de qué ne pensar. Vertadièrament li semblava pas brica satisfasent e pasmens l’aimava fòrça, la sola pintura vertadièrament polida al mond. Çò qu’auriá aimat dins aqueste moment seriá estat de se veire caminant, e de se donar una tustar sus l’esquina e dire (amb una sinceritat evidenta) : « Absoludament magnific ! Vesi precisament çò que vòs e ont vas. Contunha atal e te fagas pas de lagui sus qué que siá ! Nos adobarem per trapar una pension publica, de tal biais que siaguèsses pas dins lo besonh. » Pr’aquò aviá pas de pension publica. E quicòm que podiá veser véser : caldriá de trabalh, dur e contunhós per acabar la pintura, e mai amb sa talha presenta. Enrotlèt sas camisas e començèt ade se concentrar. Ensatjèt per ensajèt mantun jorn de pas se se pas far de làgui a prepaus d’autras causas. Mas es alara que venguèt una enòrme enòrma fruchada diriái pas aquò… una molonada ? d’interupcions interrupcions. Las causas anèron mal dins son ostal ; li caliá anar e servir dins una jurada …dins la vila ; un amic lontanh tombèt malaut ; Sénher Parish èra clavelat al lièit amb un lumbago ; e de visitors contunhavan de venir. Era la prima e volián beure un tè liurament dins lo campèstre : Niggle demorava dins un ostal pichon e agradiu, a de miles de la vila. Los maldiguèt dins son còr mas podiá pas denegar qu’èra el que los aviá convidats, l’ivèrn passat, quand pensava pas que de visitar de botigas e de beure un tè amb de coneissenças. Ensatjèt de se donar de vam ; mas i capitèt pas. I aviá plan de causas qu’aviá pas a téner cap per dire non, que las pensava coma de devers o non ; e i aviá qualques causas qu’aviá previst de far, qualas que foguèsson sas pensadas. Qualques uns de sos visitors trobèron que son òrt èra puslèu negligit, e que poiriá aver una visita d’un Inspector. Plan pauc d’eles sabián quicòm a prepaus de sa pintura, de segur ; mas s’avián sauput, aquò seriá pas estat plan diferent. Dobti s’aurián pensat qu’aviá una importància quala que foguèsse. Me demandi se se dobtavan que tot aquò aviá la mendra importància ? Gausi dire qu’èra pas vertadièrament una plan bona pintura, pasmens aviá benlèu qualques bons passages passatges. L’arbre, pr’aquò, èra estonant. Quitament unenc de son biais. Atal èra Niggle; atal èra Niggle; pasmens èra tanben una persona plan ordinaria ordinària e un pichòt òme puslèu nèci. |
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Petit aparté, et dédicace pour Laurent à qui j'ai pensé immédiatement en écoutant ce titre : Bernart de Ventadorn (fichier MP3, 2'38, 7.5Mo, "Enregistrer sous" puis écouter ;-) ) Le titre est issu du coffret La Musique Ancienne paru chez Harmonia Mundi. Cédric. |

Si ce n'es pas indiscret, comment connais-tu suffisamment l'ossète pour traduire dans cette langue ? C'est loin d'être la plus pratiquée des langues étrangères en France.
