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Daniel Lauzon a écrit :
Je crois deviner que maintes gens de la Belle Province sont actifs sur ce forum. Chanceux !
Cela dit, un usage cette fois réellement intempestif de l'auxiliaire être :)
et, |
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Isengar Touc : j'allais le dire... Merci Paul pour les ajouts, même s'ils étaient déjà dans ma liste. J'espère que vous n'en trouverez pas d'autres, car mon petit doigt m'a dit que le livre est sur le point d'être réimprimé. ;-) |
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A toutes fins utiles, p.185 : |
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Daniel Lauzon a écrit :
Déjà ?! Belle réussite dans ce cas que ce premier tirage, félicitations ! |
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Ce serait l'occasion d'ajouter un petit sticker "Nouvelle traduction !" |
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paul a écrit :
Tombant sur une nouvelle occurrence de était disparu (p.199), j'ai fait ce que j'aurais dû faire la première fois : empoigner mon dictionnaire ! qui donne bien cet usage littéraire du verbe disparaître (Le Robert, 1994). Druss, ta source était pourtant claire... et l'étonnement de Daniel légitime. Je regrette donc d'avoir soulever ce point et tends même à penser maintenant que dans ce cas, le choix (volontaire sans aucun doute) de l'auxiliaire être est fort approprié. Daniel, je profite de ce mea culpa pour me joindre à Cédric et vous féliciter pour le succès que rencontre votre nouvelle traduction. |
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paul a écrit :
Il ne faut pas car nous avons pu à nouveau échanger sur des problématiques passionnantes. Et, très sincèrement, je suis encore et toujours bluffé par la maîtrise de Daniel en ce domaine. Celle-là, associée à celle de l'oeuvre de JRRT, fait que nous avons une pépite de traduction ! Sinon, dans quelques années, j'aimerai beaucoup lire le commentaire des lecteurs qui auront découvert le Seigneur par la traduction de Daniel quand ils la compareront avec celle de Ledoux. |
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Enfin, je sais qu'une réimpression est prévue avec l'imprimeur, mais je n'ai pas eu la confirmation de première main, et je ne sais pas si les livres doivent arriver en librairie dans deux mois ou dans deux ans. Souhaitons que la saison de Noël soit bonne, cela ne peut manquer d'accélérer le processus ! |
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Bravo pour cette nouvelle traduction, cela a dû être un travail de romain ! A propos de "disparu", si je puis me permettre, je pense moi aussi que l'on dit "avoir disparu" et non "être disparu" que je ne me souviens pas avoir rencontré précédemment. |
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Pourtant si, Semprini, cet usage du verbe disparaître avec l'auxiliaire être existe bel et bien. |
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Eh oui. "Être disparu" n'est pas disparu. I. |
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"Etre disparu" ne sonne pas comme du bon français à mes oreilles, même si je ne doute pas qu'il existe des contre-exemples ou des exceptions à l'usage habituel et courant, quand bien même je ne les aurais pas rencontrées moi-même. |
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Sans doute notre génération a-t-elle été trop influencée par la prose de Jean-Pierre Mader
--> je sors |
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ISENGAR a écrit :
Par curiosité quand même, j'ai regardé mon Petit Robert qui indique bien que "disparaitre" se conjugue au passé composé avec l'auxiliaire "avoir" (ce qui confirme que l'on dit bien "a disparu" ou "avait disparu" dans le français courant - même conjugaison donnée dans mon Larousse), mais qui dit effectivement (dans une parenthèse, cela dit, et sans donner d'exemple) qu'il existe une forme "être disparu" qualifiée de "vieillie ou littéraire". Je serais curieux de savoir dans quels vieux livres on peut trouver cette forme en tout cas. Pas chez Hugo par exemple : Oceano nox
Oh ! combien de marins, combien de capitaines |
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En consultant le TLF, on y trouve cette remarque : Monsieur TLF, dans l'article "Disparaître", a écrit :
Amicalement, Hyarion. |
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L'auxiliaire être insiste non seulement sur l'état, mais sur la conséquence : l'aspect définitif et irrévocable de la disparition. "Peu d’entre eux avaient survécu aux troubles des Jours Anciens ; mais quand les Rois avaient retraversé la Grande Mer, ils avaient trouvé les Hommes de Brie au même endroit ; et leurs descendants s’y trouvaient encore à présent, alors que le souvenir des Rois était disparu sous les herbes." (Fraternité, p. 199). |
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Merci de ton intervention (et de la probité intellectuelle dont tu témoignes en acceptant ici de discuter de choix de traduction qui t'appartiennent). Même si je comprends l'idée, je note cependant que l'irréversibilité de la mort est également présente dans le poème d'Hugo que j'ai cité, qui dit lui "ont disparu". Mais bon, je crois que j'ai assez démontré combien j'étais têtu et je n'en dis pas plus sur ce sujet. |
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Semprini a écrit :
Oui, ou il faudra peut-être ouvrir un nouveau fuseau ! :)
p. 333 (avant le saut de ligne) : ..., et il le savait. » > les guillemets sont en trop ici ; p. 335 (milieu de page) : ..., et jamais je n'ai vu son pareil. > les guillemets sont manquants cette fois (Aragorn prend la parole après Gandalf). |
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Cette discussion sur l'usage d'avoir/être me fait penser à une vieille comptine où l'on a exactement l'effet inverse, "j'ai descendu dans mon jardin" -- C'est là une tournure vieillie, mais ce n'est pas un solécisme. Sur un tout autre point -- La fraternité de l'Anneau a écrit :
Certainement pas une coquille à strictement parler, mais plutôt à titre de lecture alternative, tout hypothétique qu'elle soit, je profite de la récente mise en ligne du petit article "L'astre rouge de la Lune du Chasseur" pour rappeler ici l'évocation mystérieuse de cet astre rouge. Nous n'avions pas imaginé, alors, qu'une nouvelle traduction nous serait donnée si peu de temps après, la conclusion en guise de proposition eut peut-être été différente D. |
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p. 367 (Gimli, avant le dernier §) : ..., à trois cents lieues de distance. > les guillemets sont manquants à la fin de l'intervention de Gimli ; p. 368 (Pippin, milieu de page) : « Mais que pouvons-nous faire ? s'écria Pippin... > les guillemets sont manquants avant s'écria ; p. 370 (2nde moitié de la page) : manquent les guillemets ainsi qu'un retour à ligne après l'intervention de Gimli ; la graphie des guillemets change pour l'intervention de Boromir. Vite, je retourne à mes hobbits congelés ! Et la Moria se profile !! Aïe, aïe... |
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p. 396 : « Doucement ! Doucement ! s'écria Gandalf, ... > les guillemets sont manquants avant s'écria ; En effet, il me semble ici que l'usage des guillemets diffère de celui qui en est fait, par exemple p. 347, lors d'une autre intervention de Gandalf : « Vous ne risquez donc pas d'être choisi, Peregrin Touc ! » dit Gandalf, ... laquelle était assez basse. « Mais vous vous tracassez tous ... » |
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Paul : Merci, je regarde cela de plus près. Didier : Cette interprétation m'était connue, je crois : sauf erreur, je pense qu'elle est mentionnée dans le Reader's Companion; mais puisque Tolkien emploie star et que cet emploi du mot star, pour désigner tout astre brillant dans le ciel, excepté le Soleil et la Lune, existe aussi avec le français étoile (voir Petit Robert, ÉTOILE I, 1.), j'ai conservé cette équivalence. |
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Pour info, j'ai retenu les corrections des pages 326 (déjà débusquée), 335, 367, 368 et 370. (S'il y a des incohérences dans la présentation des dialogues, c'est entre moi et mon responsable de la mise en page. Je rectifie le tir.) |
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Semprini a écrit :
Ce n'est pas une règle invariante et absolue ! Mais dans le passage que je cite, si j'écris que le souvenir des Rois était, à une certaine époque, disparu sous les herbes, je peux laisser sous-entendre (si je le veux !) la persistance de cette disparition : il continue d'être disparu sous les herbes, en quelque sorte. Car l'image est à la fois abstraite et concrète : il reste des vestiges de ce souvenir sous les herbes, i.e. Amon Sûl. Avec « le souvenir des rois avait disparu sous les herbes », la disparition est passée, l'événement devient ponctuel, sans relief ; c'est comme si on changeait un imparfait pour un passé simple. De plus, avec les deux verbes d'état (« s'y trouver » et « être disparu »), l'opposition recherchée est beaucoup plus forte. Enfin, c'est comme cela que je le ressens. Et je suis bien convaincu qu'en cherchant un peu, on pourrait trouver cet usasge chez Hugo ou n'importe quel auteur de cette époque. Cela dit, dans la phrase citée, il y avait déjà 3 auxiliaires avoir ; le choix s'imposait donc d'emblée ! Je ne sais pas ce que Ledoux avait écrit... |
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Daniel: oui, le Reader's Companion l'indique brièvement (en p. 261 de l'édition Houghton Mifflin de 2005), mais simplement en une phrase disant que certains lecteurs y voient Mars (sans autre forme d'analyse). Tu permettrais, éventuellement, que je reprenne / complète la note éditoriale en fin de la version en ligne sur Tolkiendil avec la précision que tu apportes ici ? D. |
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Daniel Lauzon a écrit :
"et s'était enfoui dans l'inconnu" I. |
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p. 413 (1er dialogue, Frodo) : Après Déposez-moi ! » je pense qu'un retour à la ligne est manquant avant l'intervention d'Aragorn (cela me semblerait plus cohérent avec la présentation des dialogues en général dans ce livre).
Au risque de ressortir un vieux dossier (pas tout à fait froid à ce que je vois), (Daniel, je me demande si ma remarque du 10/12 concernant la p.185 n'est pas passée inaperçue au beau milieu des autres messages ? Aussi, je me permets d'attirer à nouveau votre attention sur ce point.) |
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Daniel Lauzon a écrit :
La présence des guillemets signalée à la p.333, avant le saut de ligne, dénote cependant de l'absence de ceux-ci p.328, avant un autre saut de ligne équivalent...
Toujours est-il, |
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Daniel Lauzon a écrit :
Pour dissiper tout malentendu, je tiens à préciser de nouveau que je suis désormais convaincu par l'emploi de 'être disparu' dans les cas précédemment cités ainsi qu'à d'autres endroits qui n'ont pas été mentionnés ici (et merci à vous Daniel pour vos précisions).
Mais justement, Promis, après j'arrête de relever ce genre de détail (et moi qui disais qu'il faudrait peut-être ouvrir un nouveau fuseau !?) :) |
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Didier : Bien sûr ! Et merci pour le lien. C'est un sujet passionnant, sur lequel je n'ai pas eu l'occasion de m'arrêter longuement pendant la traduction ; je l'avais fait, en revanche, pour le passage du ch. I,3 : Remmirath, Menelvagor... et une autre étoile rouge, Borgil, en laquelle j'avais cru voir Aldebaran. Isengar : "enfoui dans l'inconnu", c'est "ran off into the Blue", au chapitre 1, si ma mémoire est bonne. Avec "enfouir" au lieu de "enfuir", coquille d'imprimeur ou de recopiage.
Paul : Celle de la p. 412 a déjà été signalée et expliquée comme un québécisme (mais c'est plutôt une correction mal faite, car je vois sur le premier jet : "un autre qui était monté sur la tombe", véritable québécisme ; il aurait fallu le corriger en "avait sauté"). Correction déjà demandée.
p. 413, 432, 434 : corrections demandées p. 441 : Même si j'ai insisté, p. 199, sur la portée de l'auxiliaire être dans ce cas précis, je ne nie pas que j'ai tendance à en faire usage à peu près dans tous les contextes. Maintenant qu'on m'a averti, cela naîtra moins naturellement sous ma plume. Mais mon réviseur franco-français-prof-de-littérature n'avait pas tiqué (parce que cela n'a rien de fautif). |
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Un détail, mais p. 447 après Gimli s'inclina bien bas., un saut de ligne serait bienvenu (/vo) ; p. 470 : Delà la Lune et le Soleil > 'la' pour Soleil (Galadriel chante) p. 474 : (13e ligne), il manque des guillemets lorsque Gimli reprend la parole (avant Rien, si ce n'est...) |
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p. 481 : au moment il dévisageait Frodo... > au moment où il dévisageait Frodo... (milieu de l'avant dernier §) ; p. 486 (milieu de page, Boromir) : à l'instar d'une précédente remarque, je proposerais bien de fermer les guillemets après « Holà, Aragorn ! et d'en ouvrir d'autres avant C'est de la folie ! (pour comparaison cf. p. 500, l'intervention de Boromir commençant par « Ah ! L'Anneau ! » ... , mais à vous de voir en fonction du choix retenu précédemment avec votre responsable de la mise en page) ; p. 508 : « Est-ce là tout ce que vous avez à dire ? fit Aragorn, ... > les guillemets sont manquants avant l'incise.
Voilà, je termine ma lecture de ce premier tome. "Ouf !" allez-vous dire peut-être... |
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474, 481 : déjà corrigé Merci encore ! |
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Je ne sais pas si cela a déjà été discuté, ni si c'est le lien pour le faire ici, mais je m'interroge sur deux passages du Conseil d'Elrond (je n'ai pas le livre sous la main et ne peux donc donner les numéros de page, désolé - j'espère d'ailleurs que je n'ai pas eu la berlue) :
L'usage du terme "à la male heure" quand Elrond raconte que Narsil se brisa sous Elendil "when he fell". Je ne connais pas la signification de "à la male heure" qui semble être un substitut pour "when he fell" ("quand il tomba"). Pourquoi ne pas dire "quand il tomba" ? |
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male > funeste (terme vieilli, très rarement utilisé) |
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Littér. - Avoir accoutumé de : en avoir l'habitude. (Petit Robert) |
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Merci beaucoup Daniel et Silmo de vos réponses. Pour "male heure", si cette forme vieillie que je ne connaissais pas jusqu'ici n'est plus utilisée aujourd'hui, convient-il de l'employer alors que le "when he fell" de Tolkien, qui a le mérite en plus d'évoquer l'image de la chute d'Elendil, est un anglais simple, direct et compréhensible par une oreille moderne ? S'agissant de "avoir accoutumé de", je ne nie pas l'existence de la tournure, mais elle sonne étrangement à mes oreilles (elle est bien rare et vieillie) et on utilise beaucoup plus couramment "avait coutume de" (si l'on veut rester dans un langage littéraire car sinon "il avait l'habitude de" aurait aussi pu faire l'affaire), d'où ma préférence, tout à fait subjective bien entendu. |
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échanges intéressants ! pour que le traducteur, Daniel Lauzon, traduise sereinement ses pages quotidiennes, je me lance & réponds à sa place pour "when he fell" : non, ce n'est pas de l'"anglais simple, direct et compréhensible par une oreille moderne" dans le sens utilisé par Tolkien : Elendil n'a pas glissé sur une peau de banane, Semprini, tu t'en doutes ! ou alors, c'est la même peau de banane qu'Arthur (The Fall of Arthur).
par ailleurs, on ne traduit pas un bout de phrase indépendamment de son contexte : la tonalité épique du passage, et le sens de "fell" ici, amènent Daniel Lauzon à ce choix stylistique, bien en cohérence avec l'ensemble.
à la bonne heure ! |
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vincent a écrit :
Eh ben non, justement, j'allais le dire. En particulier, le verbe "tomber" ne semblait pas tout à fait clair, en français, dans le contexte. Et j'ajouterai que le conseil d'Elrond est rempli de tournures archaïques qu'il n'est pas toujours (voire pas souvent) possible de rendre, et qu'il convient de "transplanter" ailleurs quand l'occasion s'y prête. Deux exemples me viennent, tous deux chez Aragorn (justement) : "If a man must needs walk in front of the Black Gate" (ce qui signifie, simplement, "must walk" !) ; et "I have had a hard life and a long", une belle phrase, certes déchiffrable mais ô combien inusitée pour un locuteur de l'anglais moderne. Il y en a beaucoup, beaucoup d'autres, et des plus difficiles. Quant au pinacle d'Orthanc "où Saruman avait accoutumé d'observer les étoiles", c'est en anglais : "the pinnacle of Orthanc . . . where Saruman was accustomed to watch the stars." Tolkien aurait pu écrire "where he used to", cela aurait été beaucoup plus simple. Admettons que "avait l'habitude" aurait pu traduire "used to", que "avait coutume" est une bonne traduction de "was accustomed" et que "avait accoutumé de" paraît assez vieilli - mais la scène se déroule au conseil d'Elrond et cela est tout à fait dans le ton. Tous les personnages y adoptent, dans une certaine mesure (Gandalf moins qu'Aragorn) une façon de parler différente. (N. B. : L'expression "avoir accoutumé de" est vieillie mais elle n'est pas rare.) |
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ce qui me rappelle la très belle lettre à Hugh Brogan de septembre 1955, lettre n°171, où JRR Tolkien s'explique sur son style archaïsant.
"... prenons un exemple tiré du chapitre que tu as spécialement distingué (et que tu trouves horrible) : Livre III, « Le roi du château d’or ». « “Nay, Gandalf !” said the King. “You do not know your own skill in healing. It shall not be so. I myself will go to war, to fall in the front of the battle, if it must be. Thus shall I sleep better.” » [« Non, Gandalf ! dit le Roi. Vous ne connaissez pas votre propre talent de guérison. Il n’en sera pas ainsi. Je partirai moi-même en guerre, pour tomber sur le front du combat, si cela doit être. Je dormirai mieux ainsi. »]
bien cordialement |
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Bonsoir Daniel, Daniel Lauzon a écrit :
Sur le principe de transférer ailleurs un archaïsme impossible à traduire à un endroit donné, cela semble tout à fait logique et adéquat. Daniel Lauzon a écrit :
En revanche, j'ai plus de mal avec cette partie du raisonnement : pour un Anglais non plus le verbe fall ne sera pas entièrement clair et il lui faudra certainement une petite étincelle de réflexion à la lecture pour comprendre que cela signifie « quand il mourut ». Exactement comme en français si on avait eu « quand il tomba » ou, si on tenait à une tonalité archaïsante à cet endroit précis, « quand il chut ». Cela dit, je ne reproche rien à l'expression « à la male heure », qu'on a plaisir à retrouver dans une publication récente, fut-elle une traduction d'un livre déjà ancien, non plus d'ailleurs qu'à « avoir accoutumé de », qui n'est sûrement pas rare, comme le souligne Daniel, vu que je me souviens l'avoir entendue à plusieurs reprises, surtout dans la bouche de personnes âgées, il est vrai. Elendil |
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Merci à vous Daniel et Vincent. Je ne voudrais pas donner l'impression que je pinaille et sous-estime les difficultés qu'il y a à traduire l'anglais parfois archaïque dont use Tolkien dans Le Seigneur des Anneaux. Et je pense que Daniel a fait un travail colossal. Et j'admets volontiers mon peu de goût pour certaines tournures de français archaïques. Mais je voudrais revenir une dernière fois sur ce point de la "male heure" car j'ai maintenant le livre sous la main. p. 312 de la nouvelle traduction, Elrond dit : "…J'assistai au dernier combat sur les pentes de l'Orodruin, où mourut Gil-galad et où tomba Elendil, Narsil se brisant sous lui." Narsil se brise parce qu'Elendil, en mourant, tombe sur elle. Tolkien joue sur les deux sens du verbe fall (tomber), sans archaïsme de langage. Dans la version originale, la phrase est : "I beheld the last combat on the slopes of Orodruin, where Gil-Galad died, and Elendil fell, and Narsil broke beneath him". C'est on ne peut plus clair et parfaitement traduit. p. 317 de la nouvelle traduction, Aragorn, sur la défensive, répond à Boromir :…"Car l'Epée qui fut brisée est l'Epée d'Elendil qui se brisa sous lui à la mâle heure." Or, Aragorn reprend dans la version anglaise la formulation précédente employée par Elrond/Tolkien, soit : "For the Sword that was Broken is the Sword of Elendil that broke beneath him when he fell". La réponse d'Aragorn fait donc écho à la formule employée par Elrond 5 pages plus tôt, comme s'il voulait se mettre sous la protection du récit d'Elrond. Cette seconde utilisation de la même image de chute d'Elendil, de la même formule, produit en outre un effet poétique (la répétition produit souvent des effets poétiques - je cite souvent Claudia Chauchat toujours "aux yeux de kirghize" dans la Montagne Magique de Thomas Mann. J'aime les répétitions). Et le contexte est le même (on explique comment Narsil s'est brisée - parce qu'Elendil est tombé sur elle). Je ne comprends donc toujours pas, malgré vos explications, pourquoi le limpide, beau et simple "when he fell", traduit une première fois par "tomba" et compréhensible par tout lecteur devient soudain, lorsqu'il est réemployé par Aragorn, "à la male heure", un archaïsme dont la sonorité n'est pas forcément heureuse à "mes" oreilles, que le texte ne justifie pas me semble-t-il, que la très grande majorité des lecteurs ne comprendra pas ou comprendra mal (et de ce fait, ils ne pourront donc pas percevoir l'écho entre ce que dit Aragorn et ce qu'a dit Elrond) et qui supprime l'effet poétique recherché par l'auteur grâce à la répétition des mêmes termes. Voilà, j'ai dit ce que j'avais sur le coeur sur ce point de détail, au milieu, je le précise, d'un océan de bons choix de traduction. Promis, j'arrête maintenant d'embêter Daniel pour de bon. |
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Elendil : J'aurais du parler de "compensation" au lieu de "transfert", je me serais fait mieux comprendre. Personnellement, je ne pense pas que le "when he fell" est parfaitement rendu par un "quand il tomba". La phrase ne "tomberait" pas de la même manière, si vous me passez l'expression. Quand je parle de clarté, je veux dire que le sens figuré ne se manifesterait pas aussi naturellement qu'en anglais. Bien sûr, on le comprend, mais cela ne semble pas couler de source, cela ne sonne pas entièrement "vrai". Et l'effet poétique, ou rhétorique, s'en trouve diminué. C'est purement une question de syntaxe, de construction ; le verbe "tomber" peut très bien se prendre au figuré dans d'autres contextes (syntaxiques !). Mais à mon avis, le français préférerait ici une tournure nominale, i.e. "lors de sa chute" (si c'était adadpté ; et ce ne l'est pas, car il y a une connotation morale). Si vous ne comprenez pas cela, je ne sais pas comment l'expliquer. Et si l'on perd une répétition (chacune d'entre elles ayant une importance relative), l'on gagne autre chose. Après, on aime ou on n'aime pas : c'est en dehors de ma compétence. Merci Vincent pour cet extrait des Lettres qui me remplit d'une grande humilité. Vraiment ! :-)
Amicalement |
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Certes on emploie en français plutôt chute (si l'on tombe en une chute, lors la chute est une tombe), mais adjectivé, le verbe rejoint l'anglais (tombé au combat, the fallen ones). Pour rester sur ce fameux Conseil d'Elrond : Au bas de la page 335 : "les Hommes du Rohan..occupant encore dans les terres que nous leur avons données". Si le to dwell in a le sens d'habiter dans, le verbe occuper est directement transitif, et même s'il prend le sens d'habiter par extension, la tournure "occuper dans" ne semble plus être utilisée dans la littérature française depuis le XIXème siècle. Vers le haut de la page suivante, dans le récit de Gandalf sur les Cavaliers Noirs, "ils gardaient l'avance sur moi"; l'usage d'un article défini en français implique que le substantif soit défini : l'avance ici ne l'est pas; il faudrait "ils gardaient l'avance qu'ils avaient sur moi"; sinon, c'est une avance indéfinie, qui soit nécessite une précision, par "ils gardaient leur avance sur moi", soit l'ajout d'un article indéfini, avec "ils gardaient de l'avance sur moi". Sinon l'ellipse est élégante, comme souvent, dommage que le sens semble en pâtir. C'est quelques lignes avant "Elle me fut difficile de la suivre". En tout cas même les conquilles de cette traduction sont appréciables, car elles dénotent une pureté de la langue française que l'on ne retrouve guère au XXIème siècle et qui rend tout à fait bien, comme ça vient encore d'être précisé, celle utilisée en anglais par Tolkien. Autant donc effectivement pécher par outrance d'archaïsme(s), l'original n'y perd guère. Merci, vraiment, c'est si plaisant. |
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Bonjour Leydorn, Merci pour votre commentaire. Damnées coquillettes ! N'y aura-t-il donc jamais de fin ? Toutefois, je pense que d'ici un an ou deux, il n'y aura pas beaucoup de livres aussi "propres" que ce premier tome du SdA ! p. 335 : jamais entendu parler de "occuper dans" ; quoi qu'il en soit, le "dans" est de trop. p. 336 : "garder l'avance". Ici, je ne vois pas très bien ce que vous voulez dire. Dans la locution "prendre l'avance (sur)", dont le sens nous est parfaitement clair (-> prendre les devants), l'avance est-elle "définie" ? La substitution du verbe ne me choque pas : "garder l'avance" (ou "les devants"), "conserver l'avance" (ou "les devants"). C'est une locution figée. L'avance n'est pas déterminée ; c'est le fait d'être en avant, non en arrière. Je me trompe ? Je me méfie des préceptes du genre : "l'usage d'un article défini en français implique que le substantif soit défini". Ils ne peuvent en aucun cas être toujours vrais. |
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Effectivement, le TLFi recense bien l'expression « prendre l'avance » (cf. B.9). Par conséquent, « garder l'avance » doit être correct, même si c'est une tournure qui me semble désormais rarement usitée en France. Quoi qu'il en soit cette expression est élégante et j'espère qu'elle sera conservée. |
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Si Dumas ou Balzac l'ont employée, même avec leur style rapide et feuilletonesque, alors on doit pouvoir dire que c'est d'un usage littéraire, même si je l'ignorais ou ne m'en souvenais pas tout en étant un grand amateur de la littérature française du XIXème siècle. Tout au plus ça poussera les lecteurs qui le remarquent à s'interroger, donc soit à populariser un usage désuet, soit à les laisser dubitatifs, si du moins certains s'en aperçoivent. Et comme dit Elendil pierre elfique, il vaut certes mieux, concernant Tolkien, un style trop littéraire que pas assez, surtout quand ici l'expression semble correcte est a de plus la valeur supplémentaire et originelle de supériorité qui correspond bien à l'avance (XIVè s. « avancement, avantage ») prise par les Neuf. Donc bien vu, encore une fois. |
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Je n'en crois pas mes oreilles. Mais vous dites bien "prendre les devants", tout de même ? |
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Oui, « prendre les devants » est d'usage très courant en langage soutenu. Elendil, « Ami-des-Elfes »
P.S. : « pierre elfique », c'est Elessar |
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ok mais "prendre les devants" signifie "anticiper" ce qui n'a rien à voir avec le point soulevé par Leydorn (nb: je ne trouve pas que "prendre les devants" soit spécialement soutenu comme expression). |
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Silmo a écrit :
Non, je ne suis pas convaincu que Leydorn ait raison sur ce point, surtout d'un point de vue grammatical strict : puisqu'on peut prendre le large, on peut bien prendre l'avance (id. garder la distance, garder l'avance). De plus, Daniel a entièrement raison de souligner que ce genre de règle est beaucoup trop simple pour représenter la réalité de l'usage. Elendil NB : En train de lire (au compte-goutte) les Problèmes de linguistique générale de Benveniste et je me régale. C'est justement le type de questions qui l'intéressait, comme par exemple quand il analyse l'usage réel du passé simple dans la langue française. |
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mais je ne crois pas qu'on garde le large |
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Hello, Je vous fais part d'un mail reçu de la part de Pierre-Yves :
Cédric |
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Bonjour Cédric
Pour la p. 102 (Bessac-Descarcelle) : ok, correction demandée p. 172 : je me demande. Heureusement, la question est élucidée plus tard. |
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Bonjour, et bravo à Daniel Lauzon pour cette superbe traduction. J'ai particulièrement aimé le tutoiement des elfes de Lórien, et le nouveau surnom d'Aragorn. Et enfin on peut suivre la conversation entre Ted et Sam au Dragon Vert. Et Isildur est bien le fils et Elendil le père (pour ça, Folio Junior avait déjà corrigé). Comme le veut la tradition, j'y vais de ma contribution personnelle à la liste des coquilles ou erreurs :
P 16 : ayant la plante des pieds dure comme du cuir et recouverte d'un épais poil brun (their feet had tough leathery soles and were clad in a thick curling hair / leurs pied ayant la plante dure comme du cuir et étant revêtus d'un épais poil frisé).
P 60 : une étiquette, écrit personnellement par Bilbo
P 316 : De ces mots, nous ne comprîmes que peu de chose
P 424 : Au fond se trouvait un espace plane
J'ai également noté des points qui ne sont pas forcément des erreurs, mais où je me suis posé des questions :
P 123 : Ma foi c'est le ruisseau d'Estoc ! dit Pippin. Si nous tenons à revenir sur le bon chemin, il nous faut tout de suite traverser et prendre à droite.
P 133 : Ils regardèrent les pâles anneaux lumineux de ses lanternes s'éloigner dans la nuit brumeuse.
P 135 : Merry les poussa alors avec une longue perche (Merry then pushed slowly off with a long pole)
P 139 : Dans quel ordre irons-nous ? (Which order shall we go in ? said Frodo)
P 162 allant à cloche-pied sur de solides jambes aux grandes bottes jaunes (stumping along...)
P 263 Peut-être attendaient-ils de leur tendre une embuscade en un lieu moins ouvert ?
P 263 Il n'y a aucun moyen de la franchir au-delà de ses sources dans les landes d'Etten (There is no way over it below its sources in the Ettenmoors)
P 330 (à propos d'Orthanc) elle n'a pas l'aspect d'une construction (it looks not to be a work of craft)
P 443 c'était la joie de l'arbre même (it was the delight of the living tree itself / c'était le délice de l'arbre vivant même)
P 510 Il tomba et s'ouvrit les genoux sur une pierre (He fell and cut his knees)
P 512
Enfin, j'ai une question. Il y a une phrase à laquelle je ne comprends rien du tout, ni en anglais, ni en français.
Qu'est-ce que c'est que cette histoire de pouce ? |
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Pio2001 a écrit :
Si je me souviens bien, cela vient d'une erreur d'orientation de Tolkien, dont le texte n'est pas parfaitement en accord avec la carte publiée. Tolkien a ensuite passé pas mal de temps à essayer d'expliquer cela sans avoir à modifier son texte. Pio2001 a écrit :
Les mentions ultérieures d'Orthanc confirment que cette construction semble directement sortie du sol plutôt que d'avoir été érigée par l'homme. Pio2001 a écrit :
J'ignore la raison de la suppression du passage dans les éditions anglaises récentes et même s'il a réellement été supprimé de toutes les éditions récentes, mais Tolkien indique clairement dans ses Lettres que les deux tours en question sont Orthanc et Minas Morgul. Elendil |
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A propos des deux tours, je conseille de lire cet article sur le sujet : http://www.tolkiendil.com/essais/divers/deux_tours |
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Pio2001 a écrit :
Elendil a écrit :
Héhé. Cette question droite/gauche en déroute plus d'un. I. |
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Merci pour vos précisions et pour les liens Elendil, dans le lien posté par Zelphalya, il y a les extraits des lettres de Tolkien : Tolkien, lettre n°140 a écrit :
Tolkien, lettre n°153 a écrit :
Pour ce qui est du "pouce", voici le mieux que je puisse deviner. The Lord of the Rings a écrit :
Sans avoir de bonne connaissance de la langue anglaise, encore moins parlée, je me hasarderais à dire que "if it was" est utilisé pour renforcer le propos, de la même façon que lorsqu'on dit "run if you ever have" (mot-à-mot : "courez si vous avez jamais" / littéralement : "courez si vous avez jamais couru" / traduction : "courez aussi vite que vous pouvez").
Ainsi, "walking seven yards to a stride, if it was an inch." semblerait signifier littéralement "parcourait sept yards à chaque enjambée, s'il a jamais parcouru un pouce", et se traduirait par "parcourait sept yards à chaque enjambée, excusez du peu". Bon, ça vaut ce que ça vaut, vous pouvez me jeter les tomates. |
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Bonjour Pio. Merci pour cette liste ! Je ne réponds pas à tout ; d'autres ont déjà donné les réponses, mais voici quelques remarques ou éclaircissements. P 16 : Curieux ! C'est ainsi, dans mon texte, dès le premier jet. Pourtant, nous savons tous ici comment sont faits les pieds de hobbit. Je crains que l'élégance syntaxique n'ait pris le pas sur le sens des mots : déformation professionnelle. À corriger. P 60 : déjà signalé P 316 : "peu de chose(s)" : l'un ou l'autre se vaut ou se valent P 424 : un espace plan : nous sommes d'accord. P 133 : "rings of light" Tolkien sème de ces anneaux un peu partout dans le texte. J'aurais trouvé dommage de rendre "rings" par "halos".
P 135 : Merry les poussa alors avec une longue perche (Merry then pushed slowly off with a long pole) P 139 : à rectifier P 162 : "cloche-pied" : je comprenais cette expression comme "gambader en boitant, en sautillant". Un pas difficile à décrire. Mais compte tenu du contexte, je crois que "à pas lourds" (ou quelque chose de semblable) serait plus adapté de toute façon. L'expression anglaise est ambiguë. P 263 : On évite le point d'interrogation dans une phrase affirmative, mais ici, l'inversion verbe-sujet (et l'emploi de "peut-être" qui s'y rattache) suggère une forme plutôt interrogative qu'affirmative. En outre, le point d'interrogation sert à indiquer l'intonation à donner. L'anglais étant plutôt permissif en la matière, je n'hésite pas à supprimer certains point d'interrogation, mais dans le cas présent ce n'était pas nécessaire (à mon avis). P 263 : oui, mauvaise lecture. À corriger par la leçon proposée "en aval de ses sources" P 330
Non. L'anglais (ne) veut dire (que) ce que j'ai écrit, et Ledoux a fait un contresens. Comme le mentionne Elendil, d'autres passages le confirment, si besoin était. P 443 : c'était la joie de l'arbre même : assez clair pour moi
P 510 Il tomba et s'ouvrit les genoux sur une pierre (He fell and cut his knees)
On doit comprendre l'anglais un peu comme vous le dites, reste à savoir comment le traduire. J'ai choisi le mot à mot, que personnellement je comprends, a fortiori quand je lis la réponse de Ted. Les unités de mesure anglo-saxonnes peuvent également être source de difficulté. |
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The Lord of the Rings a écrit :
Très idiomatique, en effet, ce "if it was an inch" (dans le même genre que "He is 40-year old, if he is a day"). Juste pour le plaisir de m'essayer à traduire autrement, en essayant de jouer sur des expressions française :
- Mais celui-ci était aussi grand qu'un orme, et il marchait, et pas qu'un peu. A chaque pas, il avançait de vingt pieds, au bas mot. Ou encore, en perdant peut-être un peu moins l'aspect métrique du jeu de mot :
- Mais celui-ci était aussi grand qu'un orme, et pour marcher, ça ! A chaque pas, il avançait de vingt pieds, au bas mot.
(Et autres variantes bienvenues Didier. |
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Je me lance (mais sans conviction)
- Mais celui-ci était aussi grand qu'un orme, et il faisait vingt pieds à chaque pas, sans mentir.
I |
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J'inaugure la liste pour les Deux Tours : |
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DT, p.74 : "Mais le soleil [the Sun] doit bien apparaître de temps en temps dit Merry." Se pose aussi la question de la traduction de the Sun au masculin pour Legolas p.30 (le féminin pour le Soleil était de mise dans la Fraternité en ce qui le concerne, cf. FA, p. 372) ou pour Frodo (p. 269). |
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merci à vous
amicalement & merci de votre lecture |
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Bonjour, J'ai noté trois remarques ou erreurs dans la traduction :
p. 36 "Des cavaliers ! s'écria Aragorn, sautant sur pied. Je vois de nombreux cavaliers sur de rapides coursiers..." ('Riders !' cried Aragorn, springing to his feet. 'Many riders on swift steeds...)
p.44 Il est vrai que nous ne sommes pas encore en guerre ouvere contre le Pays Noir, et il est des lâches qui ont l'oreille du roi et qui lui prodiguent de tels conseils. (It is true that we are not yet at open war with the Black Land, and there are some, close to the king's ear, that speak craven cousels).
p.90 Aucun arbre n'est mort de l'intérieur [...] et plus encore sont devenus arbresques. (None have died from the inside [...] and more have gone tree-ish.) |
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La Fraternité de l'Aanneau, p. 361, 2e§ : "... nous ne pouvons oublier : le Val de Ruisselombre, que les Elfes nomment Nandurhion." Oubli du nom Azanulbizar présent dans la VO : "... which we cannot forget: Azanulbizar, the Dimrill Dale, which the Elves call Nanduhirion." |
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Bonjour à tous, Pour le/la (s/S)oleil, je vais vous répondre, mais ma réponse sera longue, et je dois prendre le temps.
Pio2001: Merci pour ce premier retour ! Les 3 remarques sont absolument pertinentes. Sosryko/La Fraternité, p. 361 : Mon cœur saigne, mais merci !
Bonne lecture, et que votre chasse ne soit pas des plus fructueuses ! |
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Je voudrais confirmation pour un toponyme. Tolkien a créé le trio Entwash, Entwade, Entwood. Si Entwash est traduit par Entévière, on a p. 42 des Deux Tours, Entwade traduit par Pas de l'Entévière puis, p. 45, Entwood traduit par Bois d'Ent. Je voulais donc savoir si Pas de l'Entévière est un choix de remplacement assumé de Pas d'Ent, comme je le suppose, car ce dernier pourrait être mal compris ([il n'y a] pas d'Ent), et non pas une erreur malencontreuse ? |
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bonjour à tous
merci à Daniel pour ces /ses réponses ! >"Pas de l'Entévière" est un choix de remplacement assumé de "Pas d'Ent", comme je le suppose, car ce dernier pourrait être mal compris vous supposez bien, mon cher Watson !
amicalement |
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Bonjour,
P158 : Le rempart se dessina tout à coup devant eux, ombre haute au pied d'une sombre fosse. (The rempart loomed suddenly before them, a high shadow beyond a dark pit.)
En dehors de cela, une simple tournure inhabituelle a attiré mon attention p. 161 : bientôt cette marée sombre s'étendait jusqu'aux murs...
p 154, Legolas observe au loin en direction de l'Isengard : "C'est comme si la pénombre d'une vaste forêt était descendue des collines", alors que l'ancienne traduction disait "On dirait que le crépuscule descend des collines sous des arbres sans fin." Et je n'avais pas compris que ce que Legolas voyait, c'était l'avancée de la forêt ! p 183, à propos des loups : "C'est de leurs amis les Orques qu'ils font ripaille", alors que l'ancienne traduction disait "C'est avec leurs amis, les Orques, qu'ils tiennent leur festin...". Je n'avais pas compris que les loups mangeaient les Orques !
p 219, Théoden parle à Saruman : "Et le corps de Háma mutilé devant les portes de la Ferté-au-Cor alors qu'il était déjà mort...". L'ancienne traduction était complètement à l'ouest avec "Et ils ont déplacé le corps de Hama devant les portes du Fort le Cor après qu'il était mort." |
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merci Pio |
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Hello,
j'avance doucement dans ma lecture (comme un bonbon au caramel, ça se savoure). Je ne relève pas de coquilles, mais ce n'est pas forcément bon signe, car on sait que je ne suis pas doué pour cet exercice I. |
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Bonjour, Voici les erreurs que j'ai notées pour le Livre 4.
P 287 : Leurs faces étaient de pierre, et leurs fenêtres tels des yeux sombres fixant le nord... Et il y a un passage qui prête à confusion, je trouve :
p 401 : il referma sa main sur la précieuse Fiole qu'il avait encore avec lui. Pendant un moment elle brilla, rouge, du sang qui coulait dans ses veines (he closed his hand about the precious Phial which he still bore. Red with his own living blood his hand shone for a moment) |
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p. 287, il me semble que "tel" s'accorde avec le mot qui le suit s'il n'y a pas le "que". |


