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Occupé à une relecture du Seigneur des Anneaux - plaisir toujours aussi grand - m'est venu une "question" pour vous.
Je préciserai courage moral ou physique pour ne pas fermer l'échange. Votre avis ? ;) |
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Peut-être de partir seul vers le Mordor en quittant tous ses amis (sans savoir encore que Sam l'accompagnera). |
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Je ne sais pas quel est le plus grand, et l'acte que relève Silmo est effectivement l'un des plus grands sinon le plus grand, mais je relèverai pour ma par le courage de continuer la marche alors que toute l'horreur du Mordor l'entoure, que l'Anneau le soumet à la tentation autant qu'à la torture, brise une après l'autre ses résistances intérieures et ne laisse qu'une volonté épuisée dans une coquille de chair humiliée, coupée de tout ce qui est agréable, jusqu'aux souvenirs :
« Vous rappelez-vous ce petit bout de lapin, monsieur Frodo ? demanda-t‑il. Et notre campement sous le talus ensoleillé, au pays du capitaine Faramir, le jour où j’ai vu un oliphant ? » Le Retour du Roi, p. 255, 257, 258
Et, à relire ces pages, je me surprends encore à pleurer avec Sam. |
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Je plussoie Pour ma part, sa réaction, face à l'assaut du Roi-sorcier sur le Mont Venteux, est celle que je retiens le plus, comme acte de courage. Deux des formes s’arrêtèrent. La troisième était plus grande que les autres: ses cheveux étaient longs et luisants, et son heaume était surmonte d'une couronne. D'une main, elle tenait une longue épée et de l'autre un poignard; le poignard et la main qui le tenait rayonnaient tous deux d'une pale lumière. La forme s’élança en avant, fonçant sur Frodo. Livre I, Chapitre XI, Un poignard dans le noir. Pas évident, de trouver la force de se jeter en avant sur une ombre qui avance vers soi, dans les conditions décrites par Tolkien dans ce passage...
I. |
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Pour ma part, sans minimiser les actes déjà cités, j'avoue que c'est clairement le choix de Frodo à Imladris qui me semble le plus courageux : partir d'un des lieux les plus enchanteurs qui soient pour le plus terrible de tous, chargé d'un immense fardeau, au milieu de périls innombrables dont on sait ignorer à peu près tout, sans se défausser sur les puissants et les sages, qu'est-ce donc sinon la définition même du courage ? Frodo observa tous les visages, mais ils n’étaient pas tournés vers lui. Tous les membres du Conseil baissaient les yeux, comme en grande réflexion. Une grande terreur s’empara de lui, comme s’il redoutait d’entendre prononcer quelque sentence qu’il avait longtemps pressentie, et dont il avait espéré en vain qu’elle ne viendrait jamais. Une envie irrésistible de se reposer, et de demeurer en paix auprès de Bilbo, à Fendeval, lui submergeait le cœur. Enfin, avec un effort, il ouvrit la bouche, étonné d’entendre ses propres mots, comme si quelque autre volonté se servait de sa petite voix. « Je vais prendre l’Anneau, dit-il, même si le chemin m’est inconnu. » SdA, II/2 E. |
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Difficile de choisir l’acte le « plus » courageux… J’aurais cependant tendance à penser comme Elendil. La décision de Frodo à ce moment là est d’autant plus courageuse que personne ne lui demande de partir avec l’anneau... |
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Petit HS sur le sujet initial de ce post, mais : ISENGAR a écrit :
On va dire qu'il n'est jamais trop tard :p : les extraits ont donc leurs accents désormais !
Bonnes recherches ! :-) |
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Merci Cédric :)) |
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Cédric a écrit :
J'ai encore quelques détails à régler, d'autres petites choses qui ne gênent probablement que moi, mais :
Bonne journée ! |

