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Pour dérouiller mon sindarin, j'ai voulu me livrer à un petit exercice de traduction. Ce jour de Pâques, par association d'idées, m'a suggéré de traduire le Chant de l'Aigle (SdA livre VI ch. 5 « L’intendant et le roi »). Je ne mets pas ici le texte d'origine car il se trouve déjà ailleurs sur ce forum ... ce qui ne me rajeunit pas 0:) Voici ce que cela donne. Il s'agit évidemment d'une traduction très adaptée : d'une part parce que composer en sindarin relève toujours de l'acrobatie, maints points de langue même fondamentaux relevant largement de la conjecture, et d'autre part parce que j'ai voulu donner un certain rythme au texte : tant qu'à composer en elfique, autant soigner la forme. Lind e-thoron
Linno, a gwaith Minas Anor,
Linno na ngell, a gwaith Minas Tirith,
Linno nan glass, a Hîn Annûn i phain,
A cýratha i aladh barch, Linno, a gwaith i phain ! Parmi les (nombreux !) contournements dont j'ai fait usage, j'en relèverai deux en particulier :
(Message modifié le 18 avril 2022 après discussion plus bas.) |
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Bah, quoi, on ne peut plus faire de liens internes ? |
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Moraldandil a écrit :
Bah si ;-) |
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Moraldandil a écrit : Merci. Message modifié. |
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Beau dérouillage Tu as utilisé Thû, à la place de Sauron. C'est pour la licence poétique ?
Il me semblait que c'était un nom abandonné par Tolkien (mais je me trompe surement). Quoiqu'il en soit, c'est malin et c'est assurément plus rythmé qu'avec Sauron I. |
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ISENGAR a écrit :
Sauron étant un nom quenya, j'ai cherché un équivalent noldorin/sindarin, pensé immédiatement à Thû... et ne suis pas allé plus loin ! Alors qu'il existe un nom plus tardif dans le Silmarillion publié (et ses brouillons), qui m'a échappé : Gorthaur. Mais Tolkien l'a peu employé, préférant l'usage du nom quenya Sauron, en conséquence évidente de l'importance du personnage dans le SdA ; de sorte que le nom de Thû, très présent en revanche dans les premières formes du Silmarillion des années 1920 et 1930, à l'évidence m'a plus marqué. En vérité, le nom Thû m'a plutôt gêné dans la composition ! D'une part, parce que arthor Thû « le royaume de Sauron » est assez cacophonique par la répétition trop rapprochée du son th, et d'autre part parce que j'ai dû, pour équilibrer les deux moitiés du vers, aller chercher le mot meth « fin » au lieu de son synonyme plus long methed, mieux attesté et qui m'était venu en premier lieu.
Je corrige donc volontiers le deuxième vers en : Dan arthor Gorthaur tûl methed uireb - littéralement « contre le royaume de Sauron est venue une fin éternelle » |
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Moraldandil a écrit :
Du coup, puisque tu insistes juste à côté à juste titre sur la nécessité d'observer la grammaire du gallois lorsqu'on ignore la manière dont le sindarin fonctionne, le gallois comporte-t-il des verbe labiles ou privilégie-t-il une autre manière de faire ? E. |
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C'est une excellente question ! que je ne me suis jamais posée systématiquement dans mon étude du gallois. Il est certain qu'il y existe des verbes labiles, je peux citer comme exemples torri « rompre, briser, casser », dechrau « débuter, commencer », eistedd « être assis, (s')asseoir », codi « (se) lever, (s')élever », llosgi « brûler »... Je ne connais pas assez le gallois pour savoir de moi-même si les verbes labiles y sont une stratégie courante, mais le résumé de l'article suivant laisse penser que c'est une tendance forte des langues celtiques insulaires en général au même titre que l'anglais : Erich Poppe (2009). Standard Average European and the Celticity of English intensifiers and reflexives: Some considerations and implications. English Language and Linguistics, 13(2), 251-266. doi:10.1017/S1360674309003013 Le gallois n'a pas de voix pronominale mais possède (comme les autres langues celtiques insulaires) une forme impersonnelle qui correspond assez bien à l'emploi du pronom « on » en français : ex. Siaredir Cymraeg yma « Ici on parle gallois ». Cette forme tend à se perdre en gallois parlé mais reste courante à l'écrit. Il y a aussi un passif formé avec le verbe auxiliaire cael « obtenir » (cf. les tournures passives avec get en anglais). Cela ne prouve évidemment rien sur l'usage de verbes labiles en sindarin, mais au moins ne paraît pas aller contre.
Roman Rausch avait publié il y a quelques années dans Tengwestië un article passionnant sur la causativité en quenya, où il examinait cette question des alternances transitif/intransitif. Je n'ai pas connaissance d'un travail du même ordre pour le gnomique/noldorin/sindarin... ça reste à faire |
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Intéressant que ton idée semble compatible avec la structure de la grammaire du gallois. Cela la rend d'autant plus vraisemblable, en effet. Quant à la voix impersonnelle, c'est intéressant, mais je n'ai pas souvenir d'exemples allant dans ce sens en noldorin ou en sindarin. Moraldandil a écrit :
En effet, un très bon article, qui mériterait d'ailleurs d'être remis à jour suite à la parution du PE 22, mais dont les conclusions d'ensemble restent valables. Le même travail sur l'« elfique commun » (pour reprendre la terminologie de Paul Strack) serait vraiment intéressant. E. |
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Whâââ :)
Bravo et merci Bertrand ! Jérôme Cédric a écrit :
Rhôôô ! |
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Moraldandil a écrit :
Yyr, à l'aide ! |
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Sauf erreur, ce doit être Astérix en Hispanie, à l'auberge « Au touriste satisfait ». E. |
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Waow, bravo Elendil, c'est effectivement ça (planche 29) ! |
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Ah. merci. |
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Il faut plutôt dire « Bravo Google ». C'était dans une liste de citations d'Astérix. |
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Elendil a écrit :
Hum ... Il faudrait un gage pour ceux qui se servent de l'Anneau ... :) Quant à moi, je n'ai même pas eu le temps de poser la question à Esteldil, désolé :) |
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De fait, je me souvenais du passage évoqué par Silmo, mais de là à retrouver l'album de mémoire, c'était une autre affaire. Et comme la collection d'Astérix se trouve chez mes parents plutôt que chez moi (sauf les derniers, mais on est loin du niveau de Goscinny)... Je note accessoirement que les deux formulations « on parle goth » et « breton parlé » sont très bien trouvées, comme on peut le voir si on cherche à les traduire. |
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Esteldil aurait répondu, c'est sûr. Je le salue amicalement et toute la famille. |
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Silmo a écrit :
Entièrement d'accord avec toi concernant Uderzo, tant comme dessinateur génial que mauvais scénariste. E. |
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Silmo a écrit :
Entre le Tour de Gaule et le Fils d'Astérix : aucun, d'après Esteldil. Pour ma part, je tenterais les Lauriers de César ? Elendil a écrit :
Oh les ôtres ! Dites, jusqu'au Fils d'Astérix, moi j'avais été bluffé ... |
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bonne pioche Yyr. Bravo. Tu connais tes classiques et tu gagnes un sanglier rôti ou un menhir ,au choix :-). S. Yyr a écrit :
Je parle de mémoire mais il me semble que Goscinny avait scénarisé jusqu'à Astérix chez les Belges et préparé l'Odyssée d'Astérix qui, selon moi, est le dernier historiquement dans le ton (entre temps, le Grand Fossé était faible). |
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Silmo a écrit :
Alors : un savon de Massilia, un poulet non déplumé, du piment, du poivre, et il m'en manque ... |
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Je fais volontiers crédit à ton fiston s'il l'affirme ;-) |
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