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... desolee, c est que je suis si impatiente de pouvoir les lire! J ai remonte le fuseau mais n ai pas trouve les informations dont tu parles. Merci, en tout cas, pour la reponse... il va falloir que j economise pour cette annee si riche de Tolkien en v.f.! FdN -- desolee pour le manque d accents et d apostrophes, je ne suis pas en France... et ce n est que le moindre de mes problemes ;) |
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Quel dessin monstre choupi trognon :-D hihihi :) (Oui, j'ai un peu honte de ne commenter que sur le dessin, mais, euh... voilà quoi. Si j'ai lu le message en entier, ce n'est pas encore le cas pour les Lettres,(patapé) donc je peux pas trop en dire grand chose, là.) Lalette |
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J'ai beaucoup, beaucoup, aimé les Lettres - que je n'avais pas toutes lues en anglais. C'est qu'elles abordent de multiples contes, non seulement celui de la Terre du Milieu, mais encore celui de Tolkien, et ceux du Monde et de la foi chrétienne. Leurs trames souvent se superposent ou s'entrecroisent. Peut-être devient-il difficile alors d'en saisir bien les fils ? Ainsi de la fameuse lettre n°43 ? :) La foi chrétienne est ancrée dans un conte, et comme tout conte, celui-ci demande d'être abordé en tant que tout, dans sa cohérence et son mystère, et, surtout, et même essentiellement, dans ce qui échappe aux catégories des hommes qui sont (i.e. à celles qui sont) temporelles, sociales et techniques (et idéologiques :)). Les Lettres dans leur ensemble rayonnent de cette foi plus ou moins. Pour la lettre 43, c'est plus :). Il est vain de vouloir l'aborder selon nos propres catégories et nos propres représentations (qu’il s’agisse de celles d’aujourd’hui ou de 1941), de vouloir à tout prix faire tenir sa signification dans nos modèles. Une lettre qui parle d'« immoralité » et d'« éthique révélée », qui oppose « la foi » à « la chair » (etc. etc. etc. ...), adressée non à tout un chacun mais à un croyant, ne pourra pas rentrer dans les catégories de ce « monde déchu » quoi que ce dernier prétende (ce qui a été tenté en ces lieux il me semble à plusieurs reprises, à grands frais et sans résultat - et sans surprise, car l'on ne force pas les portes d'un conte, fût-il celui de notre monde, sans accepter d'y entrer en invité - étoilé - et non en despote - carnassier -). Mais il est un (petit) détail de traduction qui peut effectivement être critiqué, ainsi que je l’ai partagé à Vincent ; non pas seulement « servient » mais encore « helpmeet » : No intent necessarily to deceive: sheer instinct: the servient, helpmeet instinct, generously warmed by desire and young blood. Sans forcément l'intention de tromper : par pur instinct - l'instinct de la subalterne, de la compagne, généreusement animé par le désir et la jeunesse. Letters/49-(fr)77 Avant de pousser plus avant la recherche, je rejoignais les intuitions de Vin’ et Green’ : Vinyamar a écrit :
Daniel a écrit :
En fait, je rejoins Vinyamar en ce que dans la parole de Tolkien il n’y avait pas de sens péjoratif, cependant je ne crois pas que l’idée d’autorité reste celle de Tolkien en cet endroit. Et comme Daniel, c’est cet « instinct de serviabilité » que j’avais (moins justement que lui) ressenti et formulé en privé à Stéphanie, à qui j’avais parlé d’« humilité du serviteur ». Et, avec la question de la damoiselle des champs d’or … Lægalad a écrit :
… et en lien, la consultation du sympathique shorter Oxford English Dictionnary … servient adjective. Shorter OED … l’on observe les deux propositions, celles de Xavier et Daniel, et le passage de l’une à l’autre : servient peut signifer serving, où l’on quitte la sphère de subordination pour entrer dans celle du service. Ce qui est tout autre chose, et ce qui n’implique pas automatiquement une relation de subalternité. Le service qui, dans son acception et acceptation chrétienne, est acte de libération, action voulue et choisie, indépendamment de toute autorité (sans pour autant récuser l’autorité), à l’image du Christ qui ressuscite, où l’offrande de service est à son sommet : [ma vie] Personne ne me l’enlève ; mais je la dépose de moi-même. […] Jean 10, 18 Et alors, je m’accorde d’autant plus à Daniel, je crois, en saisissant comme lui une synonymie entre les deux mots « the servient, helpmeet instinct », à tout le moins une articulation entre eux qui devient source de sens. Helpmeet fut traduit par compagne, mais ce faisant, n’a-t-on pas traduit plus helpmate que helpmeet ? Ce qui n’eût pas été si gênant si justement il n’y avait pas eu l’enjeu de cette articulation avec servient, et les résonnances et amplifications induites. C’est en cherchant du sens sur cette histoire d’homme et de femme, si je me souviens bien, que je m’étais dirigé dans la Genèse ; quelle ne fut pas mon plaisir (mais nulle surprise) d’y trouver, non seulement le sens mais aussi le signe : car helpmeet lui-même a été tiré ni plus ni moins de la traduction de la King James de la Genèse : And the LORD God said, It is not good that the man should be alone; I will make him an help meet for him. Genèse 2, 18 Pour l’hébreu ezer soit « aide, secours, quelqu’un qui aide », le Shorter OED nous aurait en fait montré la même route : helpmeet noun.
meet arch [...]. Les français ont donné comme traduction de l’hébreu de la Genèse : L’Eternel Dieu dit: Il n’est pas bon que l’homme soit seul; je lui ferai une aide semblable à lui. [Louis Segond] Yahvé Dieu dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Il faut que je lui fasse une aide qui lui soit assortie. ». [Jérusalem] L’Éternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide qui sera son vis–à–vis. [Colombe] Le SEIGNEUR Dieu dit : « Il n’est pas bon pour l’homme d’être seul. Je veux lui faire une aide qui lui soit accordée. » [TOB] Genèse 2, 18 C’est la dernière, personnellement, qui a ma préférence, mais l’avant-dernière est très belle aussi. Au passage, l’idée de subalternité est bien absente. Deux versets plus loin, l’on nous dit que : l’homme désigna par leur nom tout bétail, tout oiseau du ciel et toute bête des champs, mais pour lui–même, l’homme ne trouva pas l’aide qui lui soit accordée. [TOB] Genèse 2, 20 L’« aide accordée » il est impossible à l’homme de la trouver dans une relation de subalternité (oiseaux et bêtes des champs) : c’est dans son « vis-à-vis » qu’il pourra la trouver (lire ensuite à partir du verset 21, etc …). Sémantiquement, et l’on rejoint le propos du professeur, ce service, cet instinct, est celui de porter secours, pas de servir en tant qu’individu de second ordre. Mais le texte biblique est bien sûr plus nourissant encore : pour reprendre les mots de l'un de mes exégètes préférés sur ce passage, il ne permet pas seulement de connaître [...] le rapport de l'homme et de la femme du point de vue de leurs différences qui fondent le couple et qui constituent leur complémentarité [mais encore] l'humanité selon Dieu commune à l'homme et à la femme. « Prenez la chose à cœur » Être un homme, être une femme devant Dieu et selon Dieu Ainsi, la femme (pas plus que l'homme) ne s'inscrit seulement dans une relation différenciée et complémentaire ; mais plus encore, l'on pourrait dire qu'elle est ce vis-à-vis qui enjoint à l'homme de demeurer dans son rôle véritable, d'être serviteur et secourable (et Marie, María quanta eruanno, en donne l'exemple parfait, en acceptant ce que toute la Révélation enseigne : pour être vraiment au « service des autres hommes » il faut commencer par être à l'écoute de Dieu, et déclarer : « (...) Je suis la servante du Seigneur (...) » [Luc 1, 38] - figure d'humilité extraordinaire, Marie est-elle alors la subalterne de second ordre, lorsqu'à Cana, elle bouscule même Jésus, prend l'initiative, et commande aux serviteurs ? mais alors, elle ne commande pas, elle enjoint, elle invite à « faire tout ce qu'il vous dira » [Jean 2] : elle accomplit à la perfection d'être ce vis-à-vis qui a reçu la charge de commander à l'Homme d'être le secours de son prochain). Pour traduire « servient » et « helpmeet », l'on peut je crois sans hésitation écarter des mots comme « subalterne » et « subordonné », tandis que « compagne » gagnerait à être amélioré, si l'on souhaite rester tout à fait fidèle à l’esprit de Tolkien en cet endroit. En s’inspirant de ce même esprit que Tolkien, l'on pourrait traduire au final de l’une de ces sortes : Sans forcément l'intention de tromper : par pur instinct - l'instinct du service, de l’aide accordée, généreusement animé par le désir et la jeunesse. Sans forcément l'intention de tromper : par pur instinct - l'instinct du service, de l'aide en vis-à-vis, généreusement animé par le désir et la jeunesse. Sans forcément l'intention de tromper : par pur instinct - l'instinct de servir, de porter secours, généreusement animé par le désir et la jeunesse. Sans forcément l'intention de tromper : par pur instinct - l'instinct serviteur, secourable, généreusement animé par le désir et la jeunesse. Letters/49-(fr)77 La première, en parlant d’« aide accordée », plairait bien au professeur (cf. d’autres « origines » et d’autres « genèses » : le nom du Pays d’Aman vient d’un valarin qui signifie « en paix, en accord (avec Eru) » [WJ/399]). La seconde lui ressemble dans sa forme, et fait un écho admirable au contexte proche du propos de Tolkien, en parlant de « vis-à-vis », en lien avec la femme qui est « tout-à-fait prêt[e] à partager, dans la mesure du possible, tous les intérêts du jeune homme » [Lfr/77], mais comporte de ce fait le risque de mal interpréter cette glose en voyant dans ce « vis-à-vis » un autre qui ne fait que mimer un modèle – ce qui n’est évidemment ni le propos de la Bible ni celui de Tolkien. La troisième se permet plus de liberté, en maniant des verbes, mais elle est belle et reste très biblique. La dernière lui ressemble, en lui préférant des adjectifs (comme en v.o.), et améliore, il me semble, la traduction du premier adjectif, cependant peut-être au détriment du second ? En remerciant Rebeca pour son propre magnifique témoignage ici de l'un des sens de cet instinct serviteur et secourable qu'est celui des femmes parce que aussi et surtout appelées à être des mamans ! Merci !!! :) Jérôme Kendra a écrit :
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Diantre ! Tolkien n'est pas seul à tisser sa trame... Que voilà un beau message ! On aimerait en lire tous les jours, des comme ça, qui parlent de traduction, chose d'ordinaire considérée comme vile et basse, avec autant de dévouement et de passion. Je suis ébahi de ce que ton regard pénétrant a pu percevoir dans ce petit problème de traduction de quatre grands mots. Cela me réconcilie avec la profession, dont l'exercice quotidien nous tient loin de pareilles envolées... Chapeau bas, et merci Jérôme. Un certain Feuillu dirait que l'arbre est d'autant plus vigoureux qu'il jette ses racines dans un riche terreau. Daniel :) |
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A l'époque où les caricatures sont un sujet sensible, j'apprécie ton autodérision cher Yyr (index doctement levé dans la première case; auréole innocente et sourire satisfait dans la seconde; et pour finir, esquive de moine Shaolin dans la troisième.... ce n'est pas toi, si?) ... hi, hi :-))) Plus sérieusement, pour le reste du message, merci et merci pour ce mél que je m'empresse de copier-coller pour certaines de mes archives :-) Silmo |
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Hum... je crois, cher Jérôme, que je dois maintenant corriger ce que j'écrivais un peu plus haut, en réponse à Laegalad... parce que je trouve que éclairée ainsi, cette phrase prend pour moi une toute autre signification. Parce qu'effectivement, cet insctinct-là je le sens bien ancré en moi (ça n'engage que moi, hein ;)), même si je ne sais pas très bien faire la différence entre ce que je porte en moi "de par ma nature" et ce que j'ai appris de par mes parents... il est vrai en tout cas que quand j'aime (d'amour ou d'amitié) c'est vraiment bon pour moi de donner, aider, et même "servir", je le fais spontanément... et ce n'est dans ce cas jamais teinté d'une hiérarchisation quelconque de ma part en tout cas... Merci Jérôme, pour cette lumière :) |
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[***] [face_blush] re-[***] Puis-je faire quelque chose de pas sérieux dans un topic sérieux ? Non ? YYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYR ! [lançage de nounours]
[mode_Lalette_ON] Or donc.... la traduction devient effectivement toute autre. Et je suis donc TRES heureuse que tu aies fait cette profitable recherche. |
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*ron ronrrronronrrron ronrronrr* (dit-elle avec un sourire de Chat du Cheshire :)) Merci Jérôme ! Désolée, je n'ai pas eu le temps de te répondre avant :-( J'essaye de finir ma réponse ce week-end, mais 1. il a fallu que je retrouve où j'avais rangé mes neurones la dernière fois qu'ils avaient servi, et 2. je n'ai pas réussi à retrouver ma boîte à Temps Perdu... par contre j'ai retrouvé des tas de trucs que j'avais oublié de faire, le gasp. Tant pour les mots que pour les dessins : un tin-whistle au bec, cheveux relevés, ce ne peut être que la Demoiselle Kendra, fière Cavalière du Rohan ! Hi hi hi :) Je ne peux qu'être d'accord, et rejoindre aussi Rebeca-la-Convalescente avec sans doute des progrès à faire, expliquer quatre fois de suite pourquoi la ligne de code est fausse dans le .php me fait perdre patience, surtout si c'est la troisième personne qui me demande, ce qui fait répéter 4*3=12 fois l'explication :)). S. -- Se faire relancer par la boîte où l'on veut faire son stage, c'est-y pas beau, ça ? Et faire des grimaces à une gamine rigolarde en train de carapatter à quatre pattes autour de la table, travail pas très efficace, mais zut ! Et rentrer sous la pluie par un temps doux, presque printanier, n'était cette neige dans les combes du Pilat... Belle journée, une fois échappée de la fac' :) |
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merci à Jérôme pour cette magnifique analyse :-)... à partir de _deux_ mots ! Il reste encore bien des lectures et des commentaires à faire amicalement |
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-- juste une petite parenthese pour ajouter au fuseau les informations suivantes que Vincent (qui se perd un peu parfois dans tous les sites qu'il frequente pour faire la promotion du livre... ;) pensait avoir donnees ici: L'édition -- oups! je viens de découvrir les accents :)) -- de tout nouvel ouvrage coute toujours tres cher a cause de tous les moyens mis en oeuvre pour le concevoir (traducteurs, mise en forme de la maquette, etc.)De plus, l'édition en format de poche n'est pas du tout envisagée. FdN -- en fait je n'ai ici que les accents aigus :\ |
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Un nouvel article sur la publication des Lettres figure dans le Supplément Livres du Journal Le Monde de cette semaine. L'article est intitulé "La fabrique du Mythe". |
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l'auteur, JAcques Baudou, dit au début de cet article :"genre qui fait florès aujourd'hui : la fantasy" "florès", ça me rappelle des découvertes archéologiques récentes... vous croyez que c'est fait exprès?? :-) |
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-- tu sais, ca doit dependre des langues, mais je crois que le concept de "fabrication" peut avoir un sens pas si lointain pour definir le travail de Tolkien. J'ai un vague souvenir lointain du mot "demiurge", est-ce que ca a bien un rapport... ou est-ce que je melange tout? :\ FdN |
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à propos de terme impropre ou non, ce n'est pas de la "promotion", FdN, que de passer autant de temps à répondre aux questions des uns et des autres, sur les forums ou par mail privé (via "Pourtolkien") ! "Ce travail de traduction des lettres de Tolkien a-t-elle modifie votre vision de Tolkien et de son oeuvre? Si oui, a quel titre et dans quelle mesure ?" C'est beau comme un sujet de dissertation. en attendant de pouvoir y répondre, je le soumets à votre expérience, non de traducteurs, mais de lecteurs des _Lettres_. amicalement Vincent |
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Et la couverture de l'ouvrage est magnifique... Tuor for ever ! :D S. -- J-2 avant les VACANCES !!! |
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A l'occasion du 30ème anniversaire de la sortie du Silmarillion, les éditions Walking Tree Publishers viennent de publier The Silmarillion - Thirty Years On, sous la direction d'Allan Turner. A côté d'autres pépites*, il a eu la très bonne idée d'inclure un article de Rhona Beare, "A Mythology for England", une refonte de la partie de son petit ouvrage J.R.R. Tolkien's The Silmarillion consacrée à l'esprit nordique dans la mythologie de Tolkien. A la fin de celui-ci (p. 29), un petit détail a retenu mon attention. En fait, une petite coquille relevée dans les Letters et que l'on retrouve dans l'édition de Christian Bourgois. Dans la lettre 211 adressée à Rhona Beare, il est écrit que le Taniquetil était "an immense peak, snow-capped, crowned with a piercing or dazzling white cloud." (p. 278) Or, Tolkien a en réalité écrit "an immense peak, snow-capped, crowned with or piercing a dazzling white cloud." Comme j'vous le disais : un petit détail... ;-) * Dont l'article de M. Devaux consacré aux "Origines de l'Ainulindalë", dans lequel il reprend la méthode d'analyse proposée dans Tolkien, trente ans après en l'appliquant à l'étude des versions des HoMe I, V et X. de la Musique des Ainur. Sont cités les beaux fuseaux Narration dans l'Ainulindale et Style et traduction : l'exemple de l'Ainulindalë. :-) |
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Ooops... Style et traduction : l'exemple de l'Ainulindalë |
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Up jubilaire, encore : je ne me lasse pas du très beau message de Yyr (12/02/2006) :D |
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Encore l'Afrique du Sud ? Si même les journalistes professionnels ignorent l'existence de l'État libre d'Orange... |
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Bonjour à tous. Je suis nouveau sur le forum et j'espère pouvoir prendre part à de passionnantes discussions sur l’œuvre de Tolkien, étant de plus en plus "amoureux" de son légendaire. Cela étant dit, je m'excuse par avance si il ne s'agit pas du sujet approprié pour poser ma question (voire pour mon introduction sommaire) mais je voulais éviter de multiplier ces derniers. Je viens de lire "Lettres" de Tolkien et il y a une lettre en particulier qui me tarabuste depuis un moment déjà.
Il s'agit de la lettre 257 pages 344 de l'édition Française adressée à Christopher Bretherton dans laquelle Tolkien écrit ceci en parlant de l'auteur de "John Inglesant": " Et ses opinions religieuses, si elles ne l'ont jamais conduit jusqu'au stade de la démence, le catholicisme de l’Église romaine, ont pris une teinte catholique".
Je pense que la traduction est correcte d’où ma question. Comment un fervent Catholique tel que Tolkien peut associer l’Église de Rome à la démence, cette apparente contradiction me chiffonne.
Merci par avance |
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J'aurais tendance à prendre cela pour de l'ironie de la part de Tolkien, à l'égard de quelqu'un qui est né Quaker et s'est converti à l'anglicanisme. Il est aussi possible que Shorthouse ait été critiqué à cause de cela en Angleterre. C'est dommage que Carpenter ne donne pas plus de détails à ce sujet dans les Lettres, car j'ai le sentiment de ne pas saisir tout le contexte de cette lettre. |
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Oui, c'est assez confus, je pense aussi à de l'ironie, j'avais pensé à l'identité de son correspondant pour l'expliquer également, peut être que ce Christopher était critique à l'égard des catholiques et que Tolkien cherchait à lui placer une petite réflexion! Mais impossible de trouver qui était précisément son interlocuteur! |
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Merci Turgon pour ces interrogations qui, je le crains, ne doivent pas trouver une réponse entièrement satisfaisante...
Quoiqu'il en soit, soit le bienvenu en ces lieux
A bientôt, |
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Argl ! Les retors, ils m'ont eu : je craque ... et je lâche mon travail et je reviens à JRRVF :) Bonjour & bienvenue Turgon, neuvième du nom ;) Même si nous avons ouvert un fuseau sur les coquilles dans la traduction des 'Lettres', je crois que tu es bien tombé ici, car ta question concerne aussi le fond ... Le passage qui te chiffonne fait justement partie des commentaires que j'avais partagés (en privé) à Vincent & Daniel à la sortie de l'ouvrage. Je n'avais pas voulu à l'époque encombrer JRRVF de mes pinaillages, mais en y réfléchissant voilà qui est bien curieux de ma part comme de la vocation de JRRVF :). L'original donne : Mr Shorthouse became very queer, and very UnBrummagem not to say UnEnglish. He seemed to fancy himself as a reincarnation of some renaissance Italian, and dressed the part. Also his religious opinions, while never leading him to the final lunacy of Romanism, took on a Catholic tincture. Letters/348 Il a été traduit : M. Shorthouse est devenu très étrange, très Non Brummagem, pour ne pas dire NonAnglais. Il paraissait s’imaginer être une réincarnation de quelque Italien de la renaissance et s’habillait en conséquence. Et ses opinions religieuses, si elles ne l’ont jamais conduit jusqu’au stade de la démence, le catholicisme de l’Église romaine, ont pris une teinte catholique. Lettres/488 Il ne fait pour moi aucun doute qu'il s'agit bien d'ironie de la part de Tolkien. Et c'est précisément le problème, je crois, de la traduction, qui, bien que juste, ne parvient pas à restituer cette ironie (autant la lecture de la v.o m'avait toujours paru claire, autant la v.f. m'avait, comme toi, fait tiquer, en me demandant si c'était du lard ou du cochon). Une première explication tient peut-être au fait que la traduction est passée par une périphrase pour Romanism : alors que « catholicisme romain » serait non seulement plus juste mais plus concis (évitant de se perdre en conjectures sur l'objet de la lunacy). Une deuxième amélioration pourrait consister, pour traduire lunacy, à préférer à « démence » le terme de « délire », qui se prêterait déjà mieux à 'ironie. Mais ces deux premiers points restent je crois à la marge. Et c'est notre ami Moraldandil qui, fidèle à son habitude, avait démêlé mes nœuds linguistiques à cette époque, quand je lui avait soumis la question. Il y a un troisième élément plus fondamental, à savoir, me dit-il, le fait que Romanism peut avoir un sens péjoratif et « souvent offensant » (Webster). Il faudrait parvenir à restituer dans la traduction la même tonalité pour rejoindre Tolkien dans son acceptation ironique d'un terme habituellement utilisé pour le stigmatiser lui et ses correligionnaires. Non seulemennt doué, Moraldandil est en plus très charitable, et, non content de démêler mes nœuds, il en profita pour refaire le lacet. Car nous avons certainement en français le terme idéal qui convient ici, me disait-il : « papisme » — non seulement péjoratif mais tout simplement celui qui est déjà utilisé pour désigner « notamment dans la bouche des anglicans » le « catholicisme romain » (TLFI). Bertrand propose donc: M. Shorthouse est devenu très étrange, très non Brummagem[6], pour ne pas dire non anglais. Il paraissait s’imaginer être une réincarnation de quelque Italien de la renaissance et s’habillait en conséquence. Et ses opinions religieuses, si elles ne l’ont jamais conduit au délire suprême, le papisme, ont pris une teinte catholique. Lettres/488 C'est là bien entendu une traduction moins littérale, mais à mon avis bien plus juste : restituant le caractère péjoratif du terme, elle restitue l'ironie, et du coup toute la compréhension.
Yyr |
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Merci pour ces réponses et pour l'accueil chaleureux
J'étais déjà plus ou moins persuadé qu'il s'agissait d'ironie de la part de Tolkien mais vos divers explications ont achevées de me convaincre, en particulier celle relative à la difficile restitution en Français de ce qu'il cherchait "vraiment" à dire.
Je ne pensais pas que ma question méritais vraiment qu'on s'y intéresse mais je constate Yyr que cela t'avait intrigué également |
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Excellente proposition de Bertrand, qui me semble restituer au mieux ce passage. Elendil |
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Houlà, cela ne nous rajeunit pas ! mais je me souviens bien de cette discussion. Il faut aussi faire le lien avec le caractère "non anglais" : l'anti-catholicisme, pour ne pas dire l'anti-papisme anglican (puisqu'il y a tant dans cette histoire de conflit de pouvoir et de loyautés entre le pape et le souverain), a de profondes racines au Royaume-Uni. Bien que les catholiques eussent été émancipés depuis déjà longtemps à son époque, les vieilles haines durent longtemps, et Tolkien aura pu en faire personnellement l'expérience par l'hostilité qui a accueilli la conversion de sa mère, cf. sa biographie par Carpenter et certaines de ses lettres. Je ne doute pas une seconde de l'ironie profonde de cette phrase, avec se peut même une bonne dose d'amertume. Sur la Wikipédia anglophone, il y a un article qui n'a pas l'air trop mauvais sur l'Anti-Catholicism in the United Kingdom. Il y a aussi plus anecdotiquement Papist et Romanism - une simple définition pour ce dernier mot, mais qui fait mention de son caractère péjoratif. |
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Hello, en toute occasion, je ne me lasse pas de relire les Lettres. [... à propos d'une cérémonie de démobilisation de la défense passive...] Mais tout cela m'apparaît, j'en ai peur, comme une imposture, car la Guerre n'est pas terminée (et celle qui l'est, du moins partiellement, a été en grande partie perdue). Mais c'est bien sûr une erreur de tomber dans cet état d'esprit, car les guerres sont toujours perdues, et la Guerre se poursuit sans fin; et faiblir n'apporte rien de bon. JRR Tolkien, Lettre n°101, 3 juin 1945 A méditer, n'est-ce pas ? Bon dimanche à tous. I. |
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Quelques années plus tard... HarperCollins a annoncé la parution, a priori en novembre prochain, d'une édition des Letters augmentée de plus de 150 nouvelles lettres, 42 ans après la première publication.
https://www.tolkienguide.com/modules/new...t_id=49278 Les mots me manquent... Finalement, il n'y en qu'un seul qui me vient : enfin ! Peace and love, B. |
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Quelle belle nouvelle ! |
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(...) in the hope that it may be possible to add them to a second edition. Humphrey Carpenter, introduction de The Letters of J.R.R. Tolkien (1981)
Ben voilà... 42 ans plus tard, on s'en approche I. |
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Youpi |
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L'autre jour, dans mon message précédent, votre serviteur a écrit :
Ayant écrit, dans la foulée, plus ou moins la même chose sur le forum de Tolkiendil, mon « enfin ! » a y suscité une réaction d'Hofnarr Felder, à laquelle j'ai répondu ce soir pour préciser (ou rappeler) le fond de ma pensée. À toute fin utile, je me permets de reproduire l'échange ici :
La remontée du présent fuseau aura été l'occasion d'y relire un vieux message de Yyr, posté en 2006... C'est peu de dire que le propos de son deuxième paragraphe, qui m'avait pour le moins négativement marqué à l'époque, même si je n'en avais alors rien dit, aura contribué, entre autres, aux difficultés, peut-être insurmontables, qui auront caractérisés un certain nombre d'échanges en ces lieux des années plus tard... Je crois me souvenir que Yyr m'avait dit, en privé, il doit y avoir environ quatre ans maintenant, qu'il s'exprimerait différemment à présent... et je pense pourtant cependant que nous serions toujours en désaccord sur la façon d'appréhender Tolkien, notamment à travers cette fameuse lettre 43... Peace and Love, ^^ B. |
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Je relaie ici une information donnée par Druss sur le forum Tolkiendil, ainsi qu'un lien pour aller consulter un aperçu des 88 premières lettres de l'ouvrage (dont 28 inédites, de taille et d'importance variable) :
Je suis sûr que certains d'entre vous vont se régaler I. |
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Génial :) :) :) |
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Wahhhh :) |
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En effet, "Génial" et "Wahhhh" ! |
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Sait-on si Hilary Tolkien fera partie de cette nouvelle édition des Letters ? C. |
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Cédric a écrit :
Cela me paraîtrait également opportun, mais comme je l'avais écrit en juin dernier, dans un message sur le forum d'à côté que j'avais reproduit dans le présent fuseau, on ne devrait pas, du moins à ce qu'il me semble, retrouver la correspondance entre les deux frères dans cette édition des Letters. Amicalement, B. |
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Merci pour le rappel / lien Hyarion. |
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Exemplaire reçu aujourd'hui :) Un extrait pour Isengar : The United Artists are still perforce paying up their instalments of the purchase price of the Film Rights: I believe there is only one more to come. But they are at present 'broke' and cannot finance any film of sufficient length and elaboration to recoup their purchase price. There is no immediate prospect of any Film being made!!! Thank Heaven!!! but they have about 14 years still to produce one in -- before their rights become annuled. United Artists continue de verser les acomptes sur le prix d'achat des droits sur le film : je pense qu'il n'y en a plus qu'un à venir. Mais ils sont actuellement "fauchés" et ne peuvent financer aucun film d'une longueur et d'une élaboration suffisantes pour récupérer leur prix d'achat. Il n'y a aucune perspective immédiate de réalisation d'un film !!! Dieu merci !!! Mais ils ont encore environ 14 ans pour en produire un en -- avant que leurs droits ne soient annulés. J.R.R. Tolkien, L330a, 1971 (Letters, 2023, p. 581) (trad. d'après celle de DeepL) Un autre, qui montre Tolkien attentif à l'actualité, laquelle entre en résonance avec l'actualité mondiale présente à plus d'un titre, avec l'occasion de regretter que cette lettre soit dépourvue de toute contextualisation : Half Oxford is in a kind of screaming frenzy - about Suez not Hungary! When the 'clerks' go mad, what have we? The gods, they said, first drive mad those whom they wish to destroy. Armed 'pacifism', destroyinfg the vehicles of innocent citizens, apparently on an agitation to remove a Prime Minister who has already received a constitutional vote (by 69) of confidence in a 'democratilly elected' Parliament. Dons yelling 'fascists' , at high table, at colleagues who in mild voices venture to disagree with them. La moitié d'Oxford est en proie à une sorte de frénésie de cris - à propos de Suez, pas de la Hongrie ! Quand les "clercs" deviennent fous, qu'avons-nous ? Les dieux, disaient-ils, rendent d'abord fous ceux qu'ils veulent détruire. Le "pacifisme" armé, la destruction des véhicules de citoyens innocents, apparemment dans le cadre d'une agitation visant à destituer un Premier ministre qui a déjà reçu un vote constitutionnel de confiance (par 69 voix) de la part d'un Parlement "démocratiquement élu". Des docteurs criant "fascistes", à la table d'honneur, à des collègues qui, à voix basse, s'aventurent à ne pas être d'accord avec eux. J.R.R. Tolkien, L194a, 6 novembre 1956 (Letters, 2023, p. 367) (trad. d'après celle de DeepL) S. |
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Merci pour la dédicace
Pour le deuxième extrait, dommage pour la contextualisation en effet. I. |
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Très probablement une référence à cette bataille, vu la date qui correspond à la veille de la fin de l'évènement : https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_du_canal_de_Suez |
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Tu as raison Druss, je donne ces mêmes liens dans le texte même des citations VO/VF, mais la couleur des liens ne se voit pas bien dans les citations ;-) Concernant la contextualisation, Isengar, on en trouve de temps en temps (195a, 195b, 200a, 204a, 205a...) mais ce n'est pas systématique (ce qui était déjà le cas avec les lettres précédentes) mais parmi celles que j'ai déjà survolées, dont celle citée, le manque est flagrant. L'index semble avoir été mis à jour pour inclure ces nouvelles lettres (je ne l'ai vérifié que sur quelques exemples). S. |
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Concernant la Hongrie, si je me souviens bien, Tolkien avait signé un appel, après-guerre, avec certains de ses collègues, pour défendre la liberté religieuse dans ce pays subissant l'oppression stalinienne (soit ce que Tolkien croyait être "le Socialisme", auquel il avait aussi mêlé le nazisme en 1945). Il faudrait retrouver la référence, mais de mémoire, cet appel avait été publié dans la presse de l'époque.
Je ne serais pas surpris, par ailleurs, que Tolkien eut été hostile à l'expédition de Suez du fait, entre autres, que dans cette affaire, qui s'était révélée fort mauvaise du point de vue de la "Vieille Europe" coloniale (laquelle fut à ce moment-là définitivement "déclassée" géopolitiquement par les États-Unis et l'URSS), le Royaume-Uni était allié avec la France (et avec Israël) contre Nasser : peut-être cela fut-il une "circonstance aggravante" pour l'écrivain. Plus tard, Tolkien a vraisemblablement été, sans surprise, à l'unisson de la francophobie ambiante dans son pays, au moment de la crise franco-britannique provoquée par le refus de De Gaulle de soutenir l'entrée du Royaume-Uni (alors gouverné par Macmillan) dans la Communauté économique européenne... Quant à la lettre 38a, dans laquelle Tolkien évoque notamment, "à sa façon", la ménopause de son épouse, je ne sais pas si elle fera forcément beaucoup parler, mais en tout cas, par son contenu, j'avoue que cette lettre ne me surprend pas du tout. Pour éventuellement parler du reste, j'attendrais d'avoir reçu mon exemplaire... Peace and Love, B. |
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Il y a quelques jours, ici-même, votre serviteur Hyarion a écrit :
Malgré un sérieux moment de doute, car je ne retrouvais pas jusqu'à ce soir la référence dans l'océan de notes accumulées depuis tant d'années pour mon livre, ma mémoire ne s'est finalement point révélée trop défaillante, puisqu'en fait je pensais l'autre jour à une lettre ouverte publiée en janvier 1949, co-signée par Tolkien avec d'autres universitaires catholiques britanniques (dont Zulueta) tous dirigeants honoraires de la Newman Association (fondée en 1942), et adressée à l'éditeur du Times, pour protester contre l'arrestation en Hongrie du cardinal József Mindszenty, quelques jours avant le début de la parodie de procès que le prélat eut à subir, dans un contexte de coercition où il fut torturé sur ordre du régime stalinien hongrois. Le cardinal Mindszenty sera libéré de prison lors de la révolution hongroise de 1956, et obtiendra l'asile politique à l'ambassade américaine de Budapest où il vivra de nombreuses années. Pour en revenir au contenu inédit de la nouvelle édition des Letters, j'essaierai de partager quelques autres remarques (qui vaudront ce qu'elles vaudront) sur certains passages prochainement. Peace and Love, B. |
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Il y a quelques semaines, votre serviteur a écrit :
« Prochainement »... C'était l'idée... Arriverai-je à trouver le temps, toujours pour m'occuper l'esprit ? Il y a des choses à dire... Sur Tolkien et son rapport "un peu" tristounet à l'hellénisme et à la sexualité (lettre 254a). Sur Tolkien et le cinéma de son temps (lettres 94a, 94b, 94c, 267). Et même sur Tolkien et le consumérisme autour de Noël (mais ça, ce n'est déjà plus tout-à-fait « d'actualité », alors tant pis pour ce point-là...). Bref, on verra, mais j'y arriverai peut-être... ou pas. Peace and Love, B. [EDIT (04/01/2024): ajout, entre autres, des références des lettres...] |






