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Bonjour à tous, Comme vous le savez certainement, le poème intitulé Bilbo's Last Song a été traduit en français dans le court volume intitulé L'Album de Bilbo : Adieu à la Terre du Milieu. Bien que la traduction en question soit d'une belle musicalité, je trouve qu'elle s'éloigne parfois trop de l'esprit de ce poème. Ce souci tient peut-être au choix de traduire les vers originaux en décasyllabes, alors qu'ils suivent une alternance (quelque peu irrégulière, d'ailleurs) entre vers de sept et de huit pieds. Voici donc un exercice de ma part pour traduire ce poème un peu négligé en suivant le mètre utilisé par Tolkien (du mieux que j'ai pu : au vers 9, je n'arrive pas à faire mieux qu'un octosyllabe, alors que le vers correspondant fait sept pieds chez Tolkien). Pour des raisons pratiques avant tout, j'ai utilisé des rimes alternées plutôt que des rimes plates. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, surtout si vous avez quelques suggestions à ce sujet. E. Day is ended, dim my eyes, Jour fini, yeux affaiblis, J.R.R. Tolkien, Bilbo's Last Song trad. personnelle |
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Ta traduction sonne bien et me parait bonne sur le fond, a fortiori en ayant suivi le mètre choisi par Tolkien. Pour ce qui est du vers 9, je ne vois pas mieux non plus que ta solution avec un octosyllabe, mais ce n'est pas choquant. De toute façon, n'oublions que traduire c'est « dire presque la même chose », comme le disait Umberto Eco. Amicalement, B. |
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Merci Hyarion. Je redouble l'exercice avec un poème dont j'apprécie pourtant beaucoup la traduction, mais là encore en m'efforçant de suivre le mètre anglais au plus près. Il s'agit de Upon the hearth the fire is red, que Daniel avait traduit par Le feu rougeoie au fond de l'âtre gris, ce que je rends par Dans le foyer, le feu rougeoie. La v.o. emploie des rimes plates qui suivent un rythme 8/8/8/8/8/8/7/6/7/6, tandis que Daniel opte pour six alexandrins suivis de quatre hexasyllabes. Je suis très volontiers preneur de tout avis sur ma tentative : Upon the hearth the fire is red,
Still round the corner there may wait
Home is behind, the world ahead. Dans le foyer, le feu rougeoie,
Peut-être au tournant attendrait
Monde devant, maison derrière ; J.R.R. Tolkien, SdA, I/3 trad. personnelle |
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Argl ... Je n'ai même pas eu le temps d'agir :)
Bravo Damien ! Cf. le sommaire de l'ensemble des traductions poétiques. |
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Je veux bien. Surtout si Moraldandil me prête son pain bis, une excellente trouvaille ma foi. |
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Impec. Tandis que l'on peut poursuivre ici pour « La dernière chanson de Bilbo ».
Sur cette dernière, je n'ai pas (plus) le temps de m'y pencher ces jours-ci (j'ai dépassé mon crédit de temps sur le non professionnel depuis un moment ;)) mais je m'y suis penché assez pour trouver l'exercice bien difficile ! Bravo à nouveau donc. |
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J'avoue que je pense plutôt à flux et reflux pour parler du mouvement de la mer, mais il est vrai que flot sert (aussi) de synonyme à flux. C'est certainement plus approprié pour une poésie qui n'emploie guère de termes techniques (sauf pour the moorings fret, que j'ai traduit dans la même veine). E. |
