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Salut Hyarion,
Merci pour ce retour Bon week-end ! I. |
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ISENGAR a écrit :
« Lorsque après avoir... » : Lorsque tu l'as évoqué ou après que tu l'aies fait ? ;-) Bon week-end également ! Peace and Love, B. |
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ISENGAR a écrit :
Ha ! Ha ! Ha ! ^^ Comme quoi, tous mes efforts pour essayer d'être (un peu) influent finissent par payer ! ;-) Amicalement, B. |
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Quelque temps plus tard... « À propos du "Seigneur des anneaux", Tolkien affirmait malicieusement n’avoir écrit cette fable que dans le but de bâtir un monde rendant naturelle une salutation entre deux elfes. »
La radio France Culture propose ce dimanche matin, via le réseau de Mark Z., un lien vers un programme déjà (re)diffusé de juillet 2016 (rediffusion en décembre 2019), intitulé « J.R.R. Tolkien : “Un seul rêve est plus puissant qu'un millier de réalités” », dans le cadre du podcast « Toute une vie », avec des liens renvoyant à d'autres émissions passées de 2012 et 2018 à thématique tolkienienne : Ce qui m'interpelle, c'est la citation utilisée dans le titre de l'émission (et son accroche illustrée sur FB) : sauf erreur de ma part (cela peut toujours arriver), cette citation n'est pas de Tolkien... Dès lors, d'où sort-elle ? Avait-elle déjà été signalée, mais si oui, est-ce que finalement tout le monde s'en fiche ? Même chose ou presque, à vrai dire, concernant le propos liminaire avec l'histoire de salutation entre deux elfes : sur le fond comme sur la forme, je ne sais plus si c'est exactement cela, ni d'où cela sort... Peace and Love, B. |
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Ah ça ! Je suis tombé dessus ce matin et je n'ai pu m'empêcher de répondre dans les commentaires de la page FB de France culture :lol: Hyarion a écrit :
Effectivement, elle a une vieille histoire cette citation, car elle a été empruntée à Nathaniel Hawthorne (1804-1864), un écrivain américain, pour les besoins de la promotion du dessin animé de Ralph Bakshi en 1978. Pour rendre à César ce qui est à César, je crois bien que la première à avoir relevé l'erreur est Zelphalya, lors d'un échange (sur FB, encore) à la suite d'une table ronde à laquelle j'avais participé à la fin de l'année 2019. Après enquête, elle avait publié ce message quelques jours après sur Tolkiendil : https://forum.tolkiendil.com/thread-5139...#pid179073 I. |
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Hyarion a écrit :
La formulation remonte probablement à un entretien donné par Charles Delattre en 2014 : "Il affirmait ironiquement n’avoir écrit Le Seigneur des anneaux que dans le but de bâtir un monde rendant naturelle une salutation entre deux Elfes." Un curieux ( parmi d’autres) m’a demandé de quoi parlait [Le] S[eigneur des] A[nneaux] et si c’était une « allégorie ». Et j’ai répondu que c’était une tentative pour créer une situation dans laquelle on pourrait avoir comme phrase de salutation habituelle elen síla lúmenn' omentielmo, et que cette phrase précédait de beaucoup le livre. Je n’ai jamais eu de nouvelles. Mais cela m’a énormément amusé et je me suis mis au lit d’excellente humeur. JRR Tolkien, L205
S. |
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S'il y a une retranscription à l'occasion je serai preneur |
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ISENGAR a écrit :
Oui, j'ai vu ça, chez Mark Z., peu après avoir posté ici mon précédent message.. ;-) Merci à toi, cher JR, pour tes précisions. J'avais oublié que la citation était de Hawthorne, bien qu'ayant vu pourtant il y a quelques années (je m'en souviens maintenant) le signalement sur Tolkiendil que tu évoques. sosryko a écrit :
Merci également à toi, Sosryko, pour ces références, notamment celle de l'entretien avec Charles Delattre dont je ne me souvenais pas (ou plus). sosryko a écrit :
Le fait est que, par les temps qui courent et depuis bien des mois maintenant, le moment de se mettre au lit m'apparait le plus souvent comme étant le meilleur des moments de chaque journée... ^^' Faites de beaux rêves, toutes et tous... Amicalement, B. ...dans un train de nuit (avec couchette, évidemment)... |
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Quelques semaines plus tard... Une dizaine d'années après Tolkien, des mots, des mondes de Simon Backès (dont on a déjà eu l'occasion de parler en ces lieux par le passé), la chaîne française et allemande ARTE (en coproduction notamment avec la chaîne de télévision publique allemande ZDF) propose un nouveau film documentaire, réalisé cette fois-ci par Matthias Schmidt et Jean-Christoph Caron, intitulé Tolkien : la véritable histoire des anneaux (Tolkien - Die wahre Geschichte der Ringe), et qui a déjà fait l'objet d'une avant-première au cinéma, à Wiesbaden et dans la langue de Goethe, en septembre dernier. D'après les informations qui ont été partagées en août dernier sur le site de la DTG (Deutsche Tolkien Gesellschaft e.V.) en annonçant cette avant-première, plusieurs spécialistes de l'écrivain et de son œuvre ont été sollicités pour l'occasion et interviennent dans le film : John Garth, Dimitra Fimi, Stuart Lee, notre ami Vincent (Ferré), Martin S. Monsch, Thomas Honegger, Marcel Bülles et Annika Röttinger. Voici la présentation :
Ce documentaire Tolkien : la véritable histoire des anneaux de Matthias Schmidt et Jean-Christoph Caron, d'une durée d'environ 1h30, sera diffusé à l'antenne le 5 décembre prochain à 23h15 (puis rediffusé le 22/12/2024 à 15h15), et sera disponible sur le site Arte.tv du 05/12/2024 au 04/03/2025 :
(À noter que le documentaire de Simon Backès [Tolkien, des mots, des mondes ; 2014 ; 56 minutes] est, lui, actuellement disponible à nouveau sur Arte.tv jusqu'au 31/05/2025 : Peace and Love, B. |
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Je l'ai visionné hier soir. C'est un très beau documentaire dans l'ensemble, avec, comme annoncé, des intervenants de qualité (Vincent, John Garth, Dimitra Fimi, Stuart Lee, Thomas Honegger, Marcel Bülles, etc.)
Parmi les intervenants "fil rouge", l'archéologue Adrián Maldonado, souriant, enthousiaste, réussit à communiquer sa passion au spectateur. Il intervient sur la partie consacrée au lien entre la Terre du Milieu et l'Angleterre historique. Un autre "fil rouge" est consacré à la Suisse, avec Martin S. Monsch, l'auteur de Switzerland in Middle-Earth (auto édition, 2021), comme guide. Bref, de la belle ouvrage, même si dans le détail, la narration n'échappe pas à quelques raccourcis et approximations.
Petit bémol - pas si petit en ce qui me concerne - c'est l'appel à des extraits de la "trilogie" jacksonienne. La narratrice décrit les valeurs (en version simplifiée) qui permettent de lutter contre le mal que représente l'Anneau, "des valeurs qu'incarne Sam Gamegie..." nous dit-elle, "... Sam Gamegie, dans le film de Peter Jackson, Les Deux Tours(c)". Hein ? QUOI ?! Pourquoi citer ce film - et passer un extrait d'une des séquences les plus pourries des deux "trilogies" confondues (dans les décors de l'Osgiliath du film). Quel est l'interêt ? A part nous imposer un bout de film. Le Sam de Tolkien dans le roman ne suffit-il donc pas à incarner les valeurs décrites ? N'importe quoi. Vers la fin, la narratrice s'interroge sur le pessimisme de Tolkien (sur des images de la guerre en Ukraine). Elle enchaîne tout à coup, sur une annonce incongrue : "une scène-clé du film La Communauté de l'Anneau(c) donne la réponse". Ben, non. Elle ne donne pas du tout la réponse (même si pour une fois, le dialogue est bien tiré du roman). Comment prétendre qu'un film de divertissement sorti en 2001 pourrait apporter une réponse à une préoccupation intime de Tolkien - dont ni scénaristes, ni producteurs, n'avaient grand chose à faire, soit dit en passant... ?!! Bref, des "placements" d'extraits purement gratuits, qui n'apportent rien au propos, et qui sont très regrettables de mon point de vue. Mais que ces détails sur lesquels je me suis trop attardé (on ne se refait pas) ne gâchent pas le visionnage de ce documentaire qui reste tout de même très agréable à regarder, très juste et très instructif à bien des égards. Bravo aux intervenants qui y ont participé. Bon dimanche ! I. |
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Bonjour, j'ai également visionné ce documentaire que j'ai apprécié. La partie qui a retenu particulièrement mon attention fut celle consacrée au voyage en Suisse de JRR Tolkien. Le documentaire s'attache à montrer l'influence majeure que ce voyage a pu infuser ultérieurement dans l'imaginaire et les écrits de Tolkien. J'avoue ne jamais avoir pris la mesure de l'impact de ce voyage, même si l'existence de ce dernier ne m'était pas inconnu. Un éclairage intéressant ( qui coulait peut-être de source, mais que je n'avais pas perçu auparavant ).
Cordialement votre. |
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J'avais loupé ça et le voyage en Suisse... |
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Bonjour à vous, Un peu plus ancien, une interview de Tolkien à la BBC de 1962. Pas sûr que ce document soit connu. 1962: TOLKIEN on LORD OF THE RINGS | Bookstand | Writers and Wordsmiths | BBC Archive
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Qu'en dit Druss : c'est inédit ? Mon oreille est trop mauvaise pour suivre, déjà pour des locuteurs anglophones qui articulent, je ne saisis que la moitié, là avec Tolkien, je perds même cette moitié ;) |
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Yyr a écrit :
"Ne croyez rien de ce que vous entendez et la moitié de ce que vous voyez." (Benjamin Franklin) |
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Je suis dans le même cas, pour ça que j'active la transcription via le bouton qui va bien |
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Cédric a écrit :
Ah ben tiens je découvre :) Merci :) :) :)
C'est inédit me semble-t-il. |
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Marrant comme les grands esprits se rencontrent. Je viens justement d'ouvrir un post-it sur mon ordinateur pour noter quelques autres interviews en plus de celle-ci pour un jour peut-être faire un deuxième volume. Mais vous savez ce que c'est, il faut le temps de la réflexion, les autorisations, etc. Cette interview est reparue récemment, effectivement, depuis que la BBC l'a publiée sur Youtube en 2022, de mémoire. |
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2022 =>2025 |
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Silmo a écrit :
:lol: |
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Quelqu'un aurait-il (c'est rhétorique, comprenez « sans aucun doute » ;)) une meilleure oreille que la mienne pour le mot en rouge : There is no religion in the book for reasons which are partly aesthetic, partly octoral, and partly ... the history : this book so the Lord of the Rings comes at the end of a long series of stories I've created, in which the situation would be ... explained — why there were no for instance churches, rituals and temples. Minutes 6'45-7'05'' Passage intéressant car c'est la première fois, à ma connaissance, où Tolkien donne plusieurs raisons au « paradoxe religieux » de son travail (fondamentalement mais non narrativement chrétien, pour faire court). |
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Je note en passant une définition très aristotélicienne de l'art : but since we aren't creators we have to subcreate that is to say we have to rearrange the primary material in some particular form ... which pleases, which may ... It isn't necessarily a moral pleasing ; it's partly an aesthetic pleasing Minutes 5'21-5'33''
Qui fait écho à la philosophie hylémorphique de la nature esquissée dans l'Effigie des Elfes (« fragments sur la réincarnation », Feuille de la Compagnie n°3). |
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Yyr a écrit :
Comprendre l'élocution de J. R. R. Tolkien est toujours un défi... mais je suppose qu'il faut entendre “partly auctorial”. Amicalement, B. |
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Bien vu Benjamin ! |
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À noter en passant : I don't believe in absolute evil but I do believe in absolute good Minutes 6'18-20'' Bien établie par l'Ainulindalë, l'Athrabeth et ailleurs, tout spécialement dans la thématique du Marrissement (cf. « Estel Eruhínion » in Pour la gloire de ce monde, p.233-236), cette pensée n'est pas seulement théologique, elle est aussi philosophique (*). Au début en écoutant cette interview bien courte, je me disais qu'il y avait peu de choses, et qu'elle n'était pas constructive (l'interviewer et l'interviewé n'étant pas sur la même longueur d'onde) mais en fait, en quelques mots, Tolkien arrive à resituer sa pensée ... (*) Pensée réaliste (aristotélico-thomiste) : Admettons donc que tout être est bon, plus ou moins, à la mesure de son être. Qu'est donc le mal ? Une chose est sûre dès maintenant, c'est que le le mal n'est pas un être, mais un manque d'être. Détaillons un peu cette idée. D'abord il est clair que le mal est essentiellement relatif à un sujet qui le subit, qui en est affecté, qui le porte, pour ainsi dire, ou le supporte. Sans doute il y a pour l'esprit humain une tentation permanente de substantifier le mal, car le mot même est un substantif. Mais on ne doit pas être dupe de la forme grammaticale. [...] Le mal [...] n'existe pas en soi, mais toujours et nécessairement en quelque chose [...] à titre de pur manque ou de négativité. De là il suit qu'il n'y a pas, qu'il ne peut y avoir de mal absolu, ou en d'autres termes que le Mal n'existe pas. L'on doit prendre garde ici de ne pas être dupe d'une fausse symétrie en le mal et le bien. Il y a un Bien absolu, Dieu, auquel tout bien particulier participe. Mais il ne peut y avoir de Mal absolu d'où dérivent tous les maux particuliers. C'est cependant une idée bien vieille et très vivace dans l'humanité, qu'un tel dualisme. [...] Ainsi le mal est tout relatif parce qu'il est tout négatif. mais il y a sur ce point une nuance importante à noter. La simple absence d'une perfection [...] n'est pas un mal [...]. Ainsi pour une créature, d'être contingente et finie, c'est une sérieuse imperfection ; pourtant [...] ce n'est pas un mal à proprement parler, car une créature ne peut pas être [...] Dieu. Ce qui constitue le mal, ce n'est donc pas l'absence pure et simple d'une perfection, c'est le manque, la privation d'une perfection que le sujet devrait avoir par nature. Ainsi la cécité est un mal pour un homme, non pour une pierre [...]. Roger Verneaux, Problèmes et mystères du mal, Nouvelles éditions latines,1983, p.46-49 |
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bonjour à toutes et à tous v |
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Merci Vincent,
Je n'ai encore visionné que la première heure. |





