Oilima Markirya II
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Man kiluva kirya ninqe Man tiruva kirya ninqe Man tenuva súru laustane Man kiluva lómi sangane, Man tiruva rusta kirya Hui oilima man kiluva, |
Qui verra un blanc navire Qui apercevra un blanc navire, Qui entendra le vent rugissant Qui verra les nuages se rassembler, Qui apercevra un navire brisé Qui verra le dernier soir ? |
En 1931, J. R. R. Tolkien tint une conférence où il évoqua l'invention de ses langues, revendiquant ce loisir apparemment curieux comme une forme d'art particulière. Le texte, très important pour saisir ce que représentaient pour lui ses langues imaginaires, en a été publié dans le recueil The Monsters and the Critics sous le titre A Secret Vice. Tolkien y produisit en exemple trois poèmes en qenya et un en noldorin; Oilima Markirya "La dernière arche" est un des ces poèmes. Tolkien devait tenir à ce poème car il y revint de façon répétée ; il existe donc en plusieurs versions fort divergentes, quoique le fond reste à peu près le même. Comprise dans le texte principal est celle que nous avons appelée Oilima Markirya II ; nous la reproduisons ici. La traduction est tirée de celle fournie par l'auteur lui-même, et calquée sur celle d'Édouard Kloczko pour la dernière version beaucoup plus tardive du poème, Markirya, dont la lettre est très proche.
Références
Kloczko, Édouard. Les langues elfiques, volume 1 : Dictionnaire Quenya-Français-Anglais. Toulon: Tamise productions, 1995. 214 p. (Encyclopédie de la Terre du Milieu; 1). Titre de couv. : Dictionnaire des langues elfiques, volume 1. ISBN 2-910681-03-3
Les citations de John Ronald Reuel Tolkien, Christopher Tolkien, Édouard Kloczko, Christopher Gilson, Patrick Wynne, Rhona Beare, Thomas Alan Shippey, Charles Kennedy, Elaine Treharne, André Crépin, Régis Boyer, François-Xavier Dillmann, Gabriel Rebourcet, Keith Bosley, Pierre-Yves Lambert, Gwyn Jones, Thomas Jones sont soumises au droit de leurs auteurs respectifs ou de leurs ayants droit.
Dernière mise à jour du site : 9 août 2006.
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