La section « Votre Nouvelle » de JRRVF a connu depuis sa création un succès très important, au point que l’on y trouve aujourd’hui une bonne centaine de textes. Parmi ceux-ci, des nouvelles à peine esquissées côtoient de véritables romans désormais achevés. Aussi peut-il être difficile, pour quelqu’un souhaitant découvrir cette partie du site, de savoir par où commencer au milieu de cet ensemble imposant.

Cette nouvelle page pourra si vous le souhaitez vous servir de guide en vous proposant une sélection de nouvelles achevées nées sur JRRVF, que nous avons particulièrement aimées. Vous pourrez vous aussi laisser votre commentaire pour guider le choix des autres lecteurs. Nous espérons ainsi vous donner un intéressant aperçu de ce qu’il est possible d’obtenir grâce au principe interactif de « Votre Nouvelle ».

Si Tolkien représente bien sûr un lien entre toutes les nouvelles présentées ci-dessous, vous pourrez vous rendre compte de la variété de formes, de styles et d’histoires que peut susciter l’admiration commune des auteurs pour l’illustre professeur d’Oxford.

Pour vous permettre de découvrir (ou redécouvrir) ces textes sous une forme qui se veut tout à la fois pratique et agréable, nous vous proposons ici un certain nombre de livrets au format PDF, afin que vous puissiez les imprimer et les conserver à votre guise. L’anthologie n’en est cependant qu’à ses débuts et sera amenée à grandir au fur et à mesure que d’autres textes seront incorporés et proposés à leur tour en PDF.

En espérant que vous prendrez plaisir à lire ces textes… Et pourquoi pas, peut-être aurez vous aussi envie de vous lancer dans l’écriture de Votre Nouvelle.

MODE D’EMPLOI

Les nouvelles de l’anthologie sont classées par auteur afin de pouvoir retrouver plus facilement tous les textes écrits par une même personne.
Les documents PDF ci-dessous sont destinés à être imprimés en recto-verso sur des feuilles au format A4 (commencer l’impression par les pages impaires).
Vous pourrez constater que sous l’appellation de « nouvelle » sont regroupés des textes très différents, certains ne faisant guère plus de 4 ou 5 pages, d’autres dépassant les 200 ! Des informations sur la taille des documents à télécharger se trouvent dans la rubrique ” Livret PDF “. Pour ouvrir ces livrets, vous aurez besoin d’un logiciel tel Acrobat Reader (téléchargable gratuitement sur le site officiel d’Acrobat).

LES NOUVELLES

    LES DITS DE LA SAIGNE

    Mot de l’auteur :
    La Saigne m’est venue très vite. Très fort. D’une manière presque effrayante tant l’inspiration était vive… Et elle a pris place, rivière qui baigne tous les univers et au bord de laquelle la « réalité » n’est qu’un vain mot. C’est la quête féerique d’un triton amoureux, mais c’est peut-être aussi un peu la vôtre, pour un bout de chemin.

    Notre avis :
    (Laurent) Venez donc suivre Dongann le Bouffon et Triton l’amphibien amoureux fou de sa belle fée-libellule à travers leurs aventures et pérégrinations cocasses, touchantes ou terribles le long de la Saigne. Si cette dernière s’assèche peu à peu et que la faërie perd sans cesse davantage de sa place dans le quotidien des hommes, elle n’est pas encore tout à fait morte ! Did… pardon, Dongann ;-), signe ici une nouvelle au style savoureux, et même souvent carrément jubilatoire, à la fois drôle et poétique, où entre clins d’œils facétieux et sourires en coins… drakonnesques ;-), vous découvrirez une vision de la faërie pour le moins originale mais non dénuée d’attraits, loin de là ! Et des phrases qui ont laissé de longues minutes rêveur le voyageur épris des mystères des terres faëriques que je suis… N’hésitez pas, écoutez les Dits de la Saigne : une vraie petite merveille vous dis-je !

    (Stéphanie) Entre noues fangeuses et vallées verdoyantes serpente la Saigne… Combien aisé est-il de s’y perdre, combien facile est la mort ! Pour y voyager sans crainte, il faudrait être encore plus fou que Dongann le Fol, car même lui qui erre entre les rouches enfaytées ne le fait pas sans son bâton gravé d’ogham, ni sans peur au ventre… Mais il sait le dire, usurpant le droit d’auteur de Didier, et alors, quelle joie de le suivre, protégés, croyons-nous, par le support papier ou écran sur lequel se placent les caractères… Croyons nous… Car la Saigne s’immisce où elle le peut, et alors…

    (Sylvie) Quel plaisir que ces Dits-là ! Truculents, poétiques, surprenants et en même temps étrangement familiers, ils puisent aux sources celtiques suffisamment de magie pour nous entraîner, entre marais bourbeux et cité aux mille tours, du ruisseau enchanteur aux égouts puants, dans la quête d’un amour impossible entre un triton vulgaire et une libellule féerique… Et, comme dans les contes, qui sait ce qu’il adviendra de nos aquatiques amants et de leur Guide en Faërie…
    Avec un style et une puissance d’évocation qui font immanquablement penser à Bourgeon et ses “Compagnons du Crépuscule”, Didier nous offre quelques pages de faërie à savourer absolument.

    LE VAISSEAU NOIR

    Notre avis :
    (Stéphanie) A qui pourrait croire que Tolkien et toutes ces histoires, c’est rien que des menteries inventées par un mariole qui préfère les faux feux de cheminée à la cuisine française, il serait judicieux de leur montrer ces pages… Parce que c’est faux (… enfin, pas que le mariole en question préfère les faux feux aux plats bien de chez nous, mais que ses histoires sont des fadaises). Parce qu’il suffit parfois de se trouver en pleine mer et de lever le nez pour ce rendre compte que la folie humaine a des racines bien plus profondes, plus anciennes que ce que la fanfaronnade de cette même humanité veut bien s’avouer. Parce que ce que nos lois de gravités ne peuvent concevoir existe quand même, et que l’on ferait mieux, parfois, de réfléchir aux drôles d’histoires d’un vieux fou mangeur de grenouilles avant que leur réalité nous rattrape. Parce qu’avoir l’éternité pour y réfléchir, ce n’est peut-être pas un sort enviable, tout compte fait. Et puis parce que Guillaume écrit bien, et même si on n’a pas envie de réfléchir, et bien il n’y a pas de raison de bouder son plaisir.

    (Sylvie) Gurth est un étrange personnage… L’élan de la jeunesse, l’érudition du lettré, la maturité d’un ancien…
    Ajoutez à cela une enviable maîtrise de la langue, une solide imagination, un sens confirmé du suspense…
    Résultat, vous n’êtes pas prêts de quitter ce Vaisseau Noir !

    CONTE POUR NOËL

    Mot de l’auteur :
    Une manière un peu maladroite — et qui devrait rester sans suite — de s’emparer du Légendaire pour s’amuser avec les contes de Noël.
    L’idée de départ était surtout ludique: piocher dans des tas de références devenues familières à beaucoup de lecteurs de Tolkien (quelques formulations telle que “et ils n’en parlèrent plus…”, ou bien l’histoire des Istari… etc… il y en a d’autres, à vous de chercher); ensuite, ajouter plusieurs clins d’œil (comme l’anachronisme du pistolet à bouchon dans Bilbo); Enfin et surtout, jouer à imaginer ce que deviendrait Tom Bombadil…
    Bref, rien de bien sérieux, ni de la grande littérature. Juste une envie de vous distraire, …j’espère… Alors, pardonnez le style, ce n’était pas mon objectif principal.
    PS: pour celles et ceux qui n’auraient pas lu les CLI et l’essai sur les Istari, il faudrait commencer par là 🙂

    Notre avis : 
    (Stéphanie) Si veillées et contes d’hivers ne se font plus au coin du feu, rien ne nous empêche de nous prêter au jeu instauré ici, avec ce conte de Noël tout à fait inédit… où l’on apprend ce que devinrent Radagast, Alatar et Palando, et ce que devint aussi le vieux Tom Bombadil. En avant toute, et montez dans la locomotivavapeur ! Vous ne serez pas déçu du voyage 🙂

    (Sylvie) J’avais gardé un souvenir attendri de ce conte, aussi ai-je eu envie de le remettre en lumière — lumière des Fêtes ! — et de vous donner l’occasion d’en profiter à nouveau.
    Relisez-le, ou découvrez-le, et vous verrez que la magie de Noël n’est pas très éloignée de celle du monde de Tolkien.

    LES TROIS VIEUX

    Mot de l’auteur :
    Dans sa volonté première de donner une mythologie moderne à la Grande Bretagne, Tolkien a été un des précurseurs du genre que nous appelons fantasy, tentative de renouveau mythique dans notre monde contemporain, scientifique et prosaïque, où les anciens mythes eux-mêmes ont perdu leur valeur sacrée et signifiante.
    Car c’est à une véritable explosion de l’imaginaire à laquelle les pays “régnants” ont pu assister au sein de leur population, que ce soit à travers l’engouement pour les jeux de rôle, les mangas, les comics, les jeux vidéos ; que ce soit aussi avec l’exploitation de la fantasy et de la science fiction au niveau littéraire, cinématographique et pictural, comme une réponse de masse face à l’absurde soulevé par le début du siècle dernier.
    Et si la guerre fut l’élément qui incita Tolkien à plonger son écriture dans l’imaginaire, n’est-ce pas aussi le traumatisme de celle-ci qui poussa le monde dans l’exploitation d’une autre réalité et vers un certain dédoublement de la personnalité sociale… Peut-être que cet engouement retombera d’ici quelques décennies… Pourtant l’humanité a toujours évolué à travers les paradigmes de mythes fondateurs, et la société contemporaine cherche sans doute inconsciemment à créer les siens.

    “Les trois vieux” fait partie d’un cycle de six contes se déroulant dans un monde pseudo-imaginaire, dans le sens qu’il ne se veut pas en rupture avec le monde réel, mais plutôt son reflet dans quelque miroir imaginé par l’auteur. Ce monde ne saurait se cristalliser dans le carcan d’une culture ou d’une époque donnée, c’est pourquoi il se doit d’être légèrement différent, hors du temps et de l’espace, même si les histoires qui s’y déroulent sont celles d’hommes lambdas avec leur lot de souffrance, de trahison, de mesquinerie, de lâcheté, de mensonge, d’agression, de violence et toutes ces “faiblesses” si résolument anti-héroïques, qui font pourtant en mon sens toute la beauté et le devenir de l’humanité, et qui font basculer ces hommes anonymes et forcément absurdes dans le scelus nefas, dans le tragique, l’inhumain et le condamnable par la société dans laquelle ils évoluent.
    Ce premier cycle de nouvelles (ou de contes), dont ce récit est le centre chronologique, se déroule à Epsilon, la ville mythique, opulente et sophistiquée, dont le fantastique et le merveilleux sont devenus l’essence de la culture. Ces chroniques d’Epsilon se veulent donc une réflexion sur le devenir de nos sociétés si elles basculaient totalement dans la fascination pour le merveilleux, pour la télé réalité créatrice de héros contractuels, en parallèle avec leurs avancées technologiques. “Les trois vieux” quant à eux, sont les pionniers désabusés de cette ville quasi-fantastique, qui se nourrit de ses propres songes. Ils sont les dernières lueurs d’une pensée critique, qui les empêche de se résigner. Pourtant, malgré le combat idéologique et réactionnaire de ces vieux savants fous et lucides qui tentent de tromper la mort, le passé et les souvenirs de leurs histoires personnelles sont toujours tapis dans quelques avens de leur mémoire et, guettant comme les ombres de la grande faucheuse, ils entendent bien reprendre leurs droits.

    Notre avis : 
    (Stéphanie) Prière de vous accrocher ; ça n’a l’air de rien, au début, rien de compliqué, pas de noms étranges, juste Pierre Paul et Jean… Sauf que tout le reste l’est, et il suffit d’une silhouette tassée contre un rocher, d’une fille jouant dans la mer, pour que ce monde nous attire à soi, nous autres étrangers qui ne venons là qu’attirés par… quoi, au juste ? Trois vieux discutant sur un banc, dans un crépuscule inconnu ? Où est-ce ? Quand ? Le sauront-nous ? Quels sont ces points d’accroche abordés l’air de rien, qui donne consistance, sans nous offrir de réponse ? … sans doute faudra-t-il attendre le bon vouloir de l’auteur pour faire une deuxième balade dans ce monde-ci, ou, pourquoi pas, dans une réalité autre encore…

    (Sylvie) J’ai un faible pour les écrits de Necs… Ils sont à son image : amers, caustiques, apparemment sombres et pessimistes, volontairement provocants…
    Mais si vous creusez un peu, vous trouvez une tendresse soigneusement celée, une sensibilité écorchée, une poésie troublante…
    Lisez, vous verrez !

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