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		<title><![CDATA[JRRVF - Tolkien en Version Française - Forum / Le chemin de Faërie ...]]></title>
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		<description><![CDATA[Les sujets les plus récents dans Le chemin de Faërie ....]]></description>
		<lastBuildDate>Thu, 20 May 2004 22:19:00 +0000</lastBuildDate>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Le chemin de Faërie ...]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=56288#p56288</link>
			<description><![CDATA[<p>CS Lewis fut l’un des meilleurs amis de Tolkien et ses encouragements furent décisifs pour persuader Tolkien de poursuivre sa création du SdA. Au début de leur amitié Lewis était athée et il fut converti au christianisme par Tolkien lui même. Par la suite il devint l’un des théologien les plus populaire en Grande Bretagne dans les années d’après guerre.<p>Au début de son livre de morale chrétienne&#160; « Screwtape letters » Lewis met en exergue deux citations <br>- « le meilleur moyen de repousser le démon, s’il ne cède pas aux saintes écritures, est de le railler et de le ridiculiser car il ne peut supporter la moquerie » Luther<br>- « le démon, cet esprit orgueilleux, ne peut supporter la raillerie » Saint Thomas More<p>Ceci démontre que quelqu’un de proche spirituellement de Tolkien ne reculait pas devant l’humour avec le démon et Satan. Je ne suis donc pas certain qu’il aurait été horrifié par les propos de Paimpol.<br>Pour faire un mauvais jeu de mot, je crois qu’il ne faut pas « diaboliser » des blagues à priori sans conséquences.<p>Amitiés à tous&#160; ]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (jean)]]></author>
			<pubDate>Thu, 20 May 2004 22:19:00 +0000</pubDate>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Le chemin de Faërie ...]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=56287#p56287</link>
			<description><![CDATA[<p><small>:-))))</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (sosryko)]]></author>
			<pubDate>Wed, 19 May 2004 21:37:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=56287#p56287</guid>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Le chemin de Faërie ...]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=56286#p56286</link>
			<description><![CDATA[<p><font size=1>Lumière du soir, je n'avais pas lu ton message jusq'au bout au moment où j'ai posté le mien....(Oops)&#160; mais c'est amusant ton histoire de roi, de sage, ... etc... puisque ça ressemble à cette vieille citation que j'avais en tête (bien que je sois toujours infoutu de me souvenir de qui elle est)... <br>Je l'ai retranscrite de mémoire alors que ça doit remonter à mes années de lycée, .?!?! il y a .?.!.?. humm (un peu plus de 20 ans)... et je l'avais juste gardée dans un coin de cervelle, je ne sais pourquoi je l'associe à Pindare mais au moins je sais qu'à l'époque elle m'avait marquée parce qu'elle ressemblait un peu à la devise personnelle de mon grand-père: il disait, mon petit, "le meilleur moyen de pas dire de conneries, c'est de fermer sa gu..!.!." (souvent je me dis que je ne respecte pas assez sa mémoire :-))</font></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Silmo)]]></author>
			<pubDate>Wed, 19 May 2004 20:04:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=56286#p56286</guid>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Le chemin de Faërie ...]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=56285#p56285</link>
			<description><![CDATA[<p><small>Be<b>n</b>i<b>g</b>ni... (Roberto)... Grrrr</i></small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Silmo)]]></author>
			<pubDate>Wed, 19 May 2004 19:32:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=56285#p56285</guid>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Le chemin de Faërie ...]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=56284#p56284</link>
			<description><![CDATA[<p>Melilot>>>"<i>"peut-on rire de Hitler?" on peut répondre que le rire est une arme contre la tyrannie.</i>"<p>Oui, et à ce propos, j'ai oublié de citer "<i>Le dictateur</i>" de Chaplin.... preuve magistrale qu'il n'est pas besoin d'attendre le passage des ans pour ridiculiser l'abject grâce au rire (on m'opposera ensuite que "<i>la Vita e bella</i>" de Begnini est en l'espèce un ratage total mais n'est pas Chaplin qui veut).<p>J'ajouterai qu'étant lecteur de quelques journaux dits 'satyriques' (Charlie ou le Canard), je constate chaque semaine que l'humour - y compris sur des sujets terrifiants - est plutôt salutaire... et puis aussi que souvent un bon dessin assasin vaut mieux que trois éditos de tel ou tel journal à grand tirage.... mais encore une fois je disgresse..<p>Silmo<p><font size=1>PS: 'parole/action', je suis trop ignare sur le sujet et me contenterai donc de citer je ne sais plus quel auteur antique (j'ai la mémoire qui flanche, est-ce Pindare?? pas sûr...) lequel disait: "si les Dieux nous ont donné deux oreiles, deux yeux et une seule bouche, c'est pour que l'on écoute et regarde quatre fois plus qu'on ne parle"..... Je vous le livre comme ça...si ça peut participer à la réflexion! <p>PPS: grâce à Moraldandil, je viens d'apprendre le verbe 'sabouler'... merci Bertrand ;-)<p>PPSS: mon cher Isengar, j'adore le comique de répétition, sois-en certain, et me réjouis toujours de te voir en user avec talent ;-))<br> <br>Quand à Paimpol, inutile finalement de regretter ce que nous aurions pu ou non déceler dans l'humeur de Jérôme... "<i>Même Zeus ne peut faire que ce qui a été n'ait pas été.</i>" (et pour le coup, je suis sûr que c'est d'Aristote) mais faisons plutôt profit de son inquiétude pour être mieux attentifs à l'avenir...</font></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Silmo)]]></author>
			<pubDate>Wed, 19 May 2004 17:53:00 +0000</pubDate>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Le chemin de Faërie ...]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=56283#p56283</link>
			<description><![CDATA[<p>C'est fait Lambertine. YYYiiiiiihoooo! et merci merci merci! :-))))))</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Melilot)]]></author>
			<pubDate>Wed, 19 May 2004 15:32:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=56283#p56283</guid>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Le chemin de Faërie ...]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=56282#p56282</link>
			<description><![CDATA[<p>Message privé : Chère Agnès, consulte tes e-mail...</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Lambertine)]]></author>
			<pubDate>Wed, 19 May 2004 15:14:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=56282#p56282</guid>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Le chemin de Faërie ...]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=56281#p56281</link>
			<description><![CDATA[<p>Lumière du Soir,<br>Sorry, je ne t'avais pas vu.<p>Pour les langues écrites, houla! il existe bien plus que deux systèmes d'écritures, mais ça va nous mener loin, ça. (allez, vite fait : il y a plusieurs systèmes alphabétiques différents, il y a des systèmes syllabiques, des logogrammes, des idéogrammes, des pictogrammes. Chaque système, tu as raison, traduit une façon de penser, et un système particulier de classification. J'arrête là, on peut faire une douzaine de thèses là-dessus. ;-P)<p>Et rassure-toi, tu peux y croire : l'homme peut bien détruire à un moment ou un autre de son histoire, son environnement. Il ne peut toujours pas actuellement, avec toute sa technologie flambante,&#160; maîtriser totalement TOUS les paramètres climatiques, physiques, et bio-chimiques de son milieu. Bien au contraire, c'est l'environnement qui a le dernier mot. Pas assez de tonnes de béton pour résister à un séisme, ni à un raz-de-marée, ni à une éruption volcanique. Et à priori, ça n'a rien à voir avec les activités humaines, destructrices ou non du milieu, ni avec aucune colère divine ou vengeance d'Arda. Ce sont les conséquences naturelles du fonctionnement de notre planète, voila tout.<p>(Tudjuuu. Faudrait que j'bosse un peu moi) :-(</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Melilot)]]></author>
			<pubDate>Wed, 19 May 2004 15:12:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=56281#p56281</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Le chemin de Faërie ...]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=56280#p56280</link>
			<description><![CDATA[<p>Sosryko,<br>Oups? Attends, je relis. mgn mgn mgn... ah oui : la clé est dans "la vue-qui-conduit-à-agir". Ca devient : la parole donne sens à la vue, donc par conséquent à l'action. OK. j'avais un peu zappé l'intro (toujours trop hâtive). Donc, si j'entrave bien : pas d'action juste sans juste vue. Pas de juste vue sans juste parole. C'est ça? (Te gausses pas, Sosryko, j'ai VRAIMENT du mal avec la philo!) ;-))) (grrrmmblll... clowneries).<p>Revenons-en donc au "marrissement" si joliment trouvé pour évoquer la survenue du gris, l'insidieux passage entre le blanc pur et le noir corrompu. Et pour ce revenons au post initial de Yyr :<p>"Avons-nous en effet bien à l'esprit que le Marrissement d'Arda est l'entrave du Monde qui afflige et blesse douloureusement les Enfants, qui oppresse et soumet au mal(heur), à la maladie, à la mort, à la perte de ce(ux) que l'on aime ? Nous sommes-nous rendus compte que le Marrissement d'Arda n'est autre que l'Anneau de Morgoth ? Peut-on en faire un jeu ?"<p>Quelques petites réflexions, en désordre : <p>Pris dans ce sens le Marrissement d'Arda implique une certaine façon de voir le monde, une certaine façon de réagir face au choc que représentent la mort, la maladie, la douleur et toutes formes de perte affective. Celle qui nous fait croire qu'un monde "parfait" serait possible, débarassé de tout événement douloureux. Et que ces événements douloureux, primitivement extérieurs au monde, y auraient été amenés ou suscités par une transgression quelconque, transgression des dieux, des esprits, des ancêtres mythiques, des hommes eux-mêmes, qu'importe, ce thème est présent dans de nombreux mythes, de nombreuses sociétés.<p>Quoiqu'il en soit, au quotidien, ces choses déplaisantes pour celui qui les vit, pour nous au moment où nous les vivons, sont composantes, parties intégrantes du monde. Nous ne pouvons y échapper, même (surtout) pas par l'illusion d'un monde "purifié" ou "régénéré" (illusions qui généralement, provoquent plus de malheur que celui qu'elles prétendaient contrer). Nous les vivons tous les jours et nous n'avons pas d'autre choix que de les gérer, ou de gérer la façon dont nous les vivons, puisque toute protection n'est que temporaire ou illusoire.<p>Or il se fait justement que le rire, le jeu, sont des façons de gérer le mal, des façons pour les hommes de l'exorciser, de s'en protéger, de s'en consoler. A la question "peut-on rire de Hitler?" on peut répondre que le rire est une arme contre la tyrannie. Que ridiculiser un dictateur, le caricaturer, est une façon de lutter aussi, parfois plus, efficace que de prendre les armes. On décrédibilise son pouvoir, on met à nu ses faiblesses, la peur s'atténue face au rire. D'ailleurs l'une des premières choses que fait un dictateur au pouvoir, c'est d'embastiller sans procès les caricaturistes, satiristes, petits comiques et autres trublions.<p>Le jeu est une technique utilisée pour guérir des enfants perturbés après avoir assisté à, ou vécu, des scènes de violence. Par le jeu ils s'expriment, ils libèrent leur peur et leur rage. Par le rire, ils se calment, et commencent à guérir.<p>Le rire et l'humour en général, sont des réactions normales et saines face à - ou après - une situation stressante, pénible ou blessante. C'est un signe d'équilibre psychologique et de bonne santé mentale.<p>Encore une fois, tout est question d'équilibre, de mesure et de discernement : j'adhère à l'opinion de Silmo lorsqu'il cite Desproges.<p>Mais autre chose encore : toujours dans l'optique du "marrissement", le rire lui-même est marri. Il peut aussi être monstrueux lorsqu'il se moque de gens qui souffrent, ou malvenu lorsqu'il blesse une sensibilité.&#160; <p>Alors? Oui, la vie sur ce monde est triste, brutale, crue, tueuse d'espoirs, briseuse de rêves, et elle s'achève de toute façon par la mort. Et alors quoi? Oui, on peut y faire face, chacun à sa façon, par l'action, le rêve, l'espoir, les croyances, la réflexion ou la parole. Oui, le rire et le jeu sont parmi d'autres, des façons d'y faire face, et des plus salutaires.<p>Voila voila, cher Yyr, pourquoi je pense que, oui, puisque l'horreur existe et que l'on n'y peut rien, y opposer le rire est parfois salutaire.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Melilot)]]></author>
			<pubDate>Wed, 19 May 2004 14:48:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=56280#p56280</guid>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Le chemin de Faërie ...]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=56279#p56279</link>
			<description><![CDATA[<p>Bonjours à tous<p> >>> Tirno<br> >>> Je persiste à limiter le langage à la technologie: ce n'est qu'un moyen; il est sans&#160; &#160; &#160;>>> profondeur s'il n'est accompagné à la fois de son sens superficiel et de son sens&#160; >>> plus profond qui est l'intention prévue par son utilisateur. ...<p>Dans les langues écrites, à ma connaissance ( je ne suis pas linguiste), il existe essentiellement deux types d'écritures, celle munie d'un alphabet comme les langues européennes, et celle basé sur des idéogrammes, comme en particulier la langue chinoise, essayez de comprendre quel est l'origine de cette différence et quel en sera la portée futur ne me semble pas être un exercice superficielle, or cet exercice est entiérement lié à la structure d'une langue et pas au sens qu'un éventuel utilisateur lui donne, de plus l'évolution d'une écriture, d'un langage, au cour de l'histoire d'un peuple, permet de comprendre, et donc éventuellement de prévoir l'évolution d'une civilisation, alors si le langage était tellement << sans profondeur >> , vide dirait on, se poser de telles questions sera toute aussi vide de sens. <br> <br>>>> Tirno<br>>>>Blague apart, je veux que mes mots soient les miens, qu'ils m'appartiennent et que >>>je ne sois pas forcé d'en considérer tous les usages et toutes les connotations lorsque >>>je désire en user ....<p>Les mots ont été créé, entre autre, pour exprimer des idées entre au moins deux personnes, alors pour qu'une communication compréhensible puisse s'établir, il est nécessaire de parler un langage commun. A tu déjà assité à une discution entre deux personnes dure d'oreille ? , je te recommande vivement d'en faire d'expérience. <br>La méconnaissance du sens des mots ne permet plus de comprendre un texte et détruit à la longue la notion d'histoire, et donc de civilisation.&#160; La langue islandaise, comme la langue chinoise ( mais avant les simplifications) ont ceci de remarquable quelles n'ont <br>pas évolué et que toute personne actuelle lisant l'une d'elles peut aussi lire un texte vieux de mille ans, mais encore faut il connaître le sens attribué à chaque mots pour comprendre le message ; en passant je signale que ces langues ne sont pas des langues<br>imperméables aux progrés techniques.<br>Une reflexion peut effectivement s'effectuer sans un support lingustique, mais il m'est difficile d'envisager que ce soit une réflexion basé sur un raisonnement, et à fortiori un raisonnement mathématique, or je ne suis que trop bien placé pour voir le résultat de cette mauvaise maitrise actuelle de la langue française.<br>L'une des richesses d'une civilisation, et qui l'en différencie d'une autre, en est justement sa langue, l'idée de créer des langues basées&#160; phonétiquement, sous prétexte de facilité les échanges, me semble extrémement dangeureuse, conduisant à un appauvrissement culturel généralisé, appauvrissement dont les effets se font déjà sentir dans des domaines aussi divers que l'art culinaire, le mobilier, le timbre des instruments de musique ...<p>Pour terminer je donnerais juste un exemple sur l'écriture du terme << intelligent >><br>en chinois ancien : ce terme s'écrit à l'aide de deux idéogrammes, le premier ayant pour signification : être capable de voir au loin, le second : être capable de discerner les petites différences.&#160; L'union des deux caractéres signifie qu'une personne capable&#160; de prédire l'avenir à l'aide des variations historiques est quelqu'un ... d'intelligent, <br>enfin chacun des deux idéogrammes est le premier composant une prose. <p>Je regrette, Tirno, mais je ne partage absolument pas ton point de vue., et là je voulais réagir malgré le peu de temps dont je dispose<p>Chére Melilot<p>Je suis désolé de te contredire, mais l'idée de surhomme nietszchéen n'a pas pour objectif de dominer, écraser, nuire ... même si le style provocateur peut le faire penser, <br>je l'interprête plutot comme une mise en garde de la déchéance actuelle, de cette volonté non pas de puissance, mais de << NON effort >>, le terme&#160; << effort >> étant simplement devenu&#160; obscéne.<p>>>>Mellilot<br>>>>Reprenons le premier point. L'homme ne peut jamais "dominer" l'environnement, >>>il peut juste s'en protéger ponctuellement, se donnant ainsi une illusion de maîtrise. <p>Comme j'aimerais croire à ce << jamais >>.<p>Pour terminer entre la parole et l'action je raconte deux petites histoires.<p>*) Un Roi fait un grand voyage pour demander à un sage pourquoi un humain posséde deux yeux, deux oreilles, deux mains, deux jambes mais une bouche ( et vous là qui me lisez, vous savez ? ) , deux yeux pour mieux voir, deux oreilles pour mieux écouter, deux mains pour mieux manipuler, deux jambes pour mieux marcher et une bouche pour moins parler.<p>*) Un autre Roi demande à un vieux moine assis le long d'un fleuve le nombre de navire qui y vogue, il répond : deux,&#160; le Roi dit : mais c'est impossible, néamoins le moine confirme et ne dit plus rien ( le cerveau posséde deux lobes cérébraux pour mieux réfléchir ;-) ) . <p>Bien à vous tous ( et désolé que cela n'a plus qu'un lointain rapport avec JRRVF)<br></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Lumiere du soir)]]></author>
			<pubDate>Wed, 19 May 2004 13:54:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=56279#p56279</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Le chemin de Faërie ...]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=56276#p56276</link>
			<description><![CDATA[<p>Mmmm.....<p>Opposer action et parole risque de mener à l'impasse. L'une comme l'autre peuvent être fausse, creuse et dévoyée, là n'est pas la question, puisque l'une et l'autre peuvent aussi être belles, fortes, justes et vraies. Il me semble que, à la tournure que prend ce débat, ce n'est pas la valeur de la parole, ni celle de l'action, <br>qui sont en cause. On s'oriente vers la problématique dualiste vérité/mensonge, qui se situe au-delà.<p>Sosryko, je trouve que l'opinion de J. Ellul sur l'action, que tu cites, réductrice (comment osé-je?! :-p). Je résume : pour lui l'action ne serait donc que volonté de domination, ou fuite dans le plaisir immédiat ou l'oubli. Pas d'ac'. <p>Oui, l'action que l'homme exerce sur son environnement ou sur son entourage, PEUT résulter, et le traduit souvent, d'une volonté de puissance. Mais d'autre part, toute la vie humaine est faite d'actions. Tu travailles, tu interagis sans cesse avec ce qui t'entoure, tu prends des décisions et tu les mets en pratique. Ca ne fais pas de toi nécessairement un surhomme nietszchéen, un monstre d'orgueil dominateur. <p>Ellul souligne plus loin que "si l’homme n’avait pas agi pour vaincre il n’aurait pas survécu". Justement : qu'a-t-il du vaincre pour survivre? (Attention, je parle en préhistorienne formée à l'anthropologie, pas en philosophe. Je parle de "réalités quotidiennes", désolée, peux pas extrapoler dans l'abstrait.) Deux ordres de choses, dont l'un prime l'autre. Essentiellement des conditions écologiques, fonctions du milieu où il vit. Boire, se nourrir, se protéger des dangers. Ensuite, des conditions socio-psychologiques : ses semblables. Tisser des liens sociaux et des réseaux de solidarité, souder des alliances, réguler et résoudre les conflits interpersonnels à l'intérieur de son groupe, se défendre des agressions des socités extérieures à la sienne.<p>Reprenons le premier point. L'homme ne peut jamais "dominer" l'environnement, il peut juste s'en protéger ponctuellement, se donnant ainsi une illusion de maîtrise. Plus rentable, l'interaction avec l'environnement, qui passe par la connaissance intime de son milieu. En bref : il "domine" le problème en intégrant le problème, en s'intégrant au problème.&#160; On est ici dans la nécessité de survie plus que dans la volonté de puissance. La volonté de puissance apparaît ensuite, et naît d'une illusion, et selon moi, touche à la pathologie.<p>Second point : l'action ne serait qu'une fuite. Oui, elle PEUT être fuite. Ellul donne en exemple la recherche effrénée des plaisirs ou l'oubli de soi, du monde et de tout questionnement dans un altruisme qui ne serait, ici, que de façade. Oui, ces exemples existent. <p>Mais c'est négliger une autre élément, celui de la mesure. L'homme cherche le plaisir. Mais évidemment! C'est une des conditions de sa survie. Se nourrir, se protéger, se reproduire. En aucun cas le plaisir en lui-même ne peut être assimilé au mal, ce serait tomber dans le fanatisme, et à nouveau dans la pathologie. Ellul confond et assimile le fait que certains individus fuient la réalité (encore faut-il s'entendre sur ce qu'est la réalité. Hé hé!), dans la recherche du plaisir, ou qu'il peut arriver à chacun d'entre nous<br>, de se laisser aller à l'oubli d'un problème ou d'un chagrin par le biais d'un plaisir, avec l'affirmation selon laquelle toute action ne serait qu'une fuite irréfléchie vers l'illusion et la vanité.<p>Même remarque pour la fuite dans l'altruisme. Oui, c'est vrai que poser un acte généreux est AUSSI une façon de se plaire à soi-même. C'est aussi simplement une façon, comme je l'ai dit plus haut, de tisser des liens sociaux, de fonder un réseau d'échanges et de solidarité, donc de poser un acte nécessaire à sa survie. L'altruisme serait donc TOUJOURS intéressé? peut-être, peut-être. Mais ne pas poser d'acte généreux? Rester assis à philosopher sur le sens de l'altruisme, sans jamais traduire sa réflexion en acte? Comment verriez-vous celà?<p>Oui, agir PEUT être une fuite. Mais NE PAS agir est une idiotie, voire parfois un suicide moral ou physique.<p>On touche ici à la faille dans le raisonnement qui oppose l'action à la parole, ou l'action à la réflexion. C'est qu'on dissocie l'une et l'autre, alors qu'une solution possible serait tout bêtement, tout platement, de les concilier l'une et l'autre.<p>Et on en arrive au décalage entre parole et action parfois contenu dans l'humour, dire l'inverse de ce qu'on fait ou vice-versa. Parler de "rite satanique" pour décrire un jeu entre amis sincères, rigolards, et "qui ne feraient pas de mal à une mouche". C'est de l'humour qui s'avoue, sans ambiguité, admis par tous les participants. Donc c'est de l'humouir sincère, c'est une attitude sincère. La parole se veut et s'avoue fausse et personne n'est dupe, il n'y a aucune tromperie. <p>Parler de "rite satanique" et le metre en pratique par l'assassinat , le viol, le saccage de sépulture, ou d'autres saloperies, c'est sincère aussi si l'on veut, puisque on met sa parole en pratique, sans ambiguïté. Alors, hein? Où est la différence? Cherchez l'erreur, petits malins! (On la voit, si, si) ;-P<p>(Damned, Sosryko! J'avais juré de ne pas être sérieuse hors boulot famille, exams'... et regarde où tu m'entraîne! Tu es fier de toi? :-). En plus, j'ai à peine eu le temps de relire, c'est sûrement pleins de clôneries, mais là j'te fais confiance, tu ne me rateras pas! Argh!)<p>P.S. : Superbe, Moraldandil! :-)</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Melilot)]]></author>
			<pubDate>Wed, 19 May 2004 11:28:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=56276#p56276</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Le chemin de Faërie ...]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=56275#p56275</link>
			<description><![CDATA[<p>Je pense que Jerome nous pardonnera ces excursions pédèstres... Il nous demande justement:<p><blockquote style="background-color:#eee;"><br>Pouvons-nous chercher du sens sans mesurer celui des mots et de leur histoire ?<br></blockquote><p>On comprend aisément la motivation de mon plaidoyer: N'étant pas particulièrement habile des mots, je demande à ce que mon intention soit jugée plutot que ce que l'on comprend en travers ma parole ;)<p>Je persiste à limiter le langage à la technologie: ce n'est qu'un moyen; il est sans profondeur s'il n'est accompagné à la fois de son sens superficiel et de son sens plus profond qui est l'intention prévue par son utilisateur. (*rire* ca me permet aussi d'écarter d'un vague argument facile tout ton post, Sosryko, puisqu'une techologie n'appartient pas au domaine de la Vérité, mais seulement à celui de l'efficacité).<p>Blague apart, je veux que mes mots soient les miens, qu'ils m'appartiennent et que je ne sois pas forcé d'en considérer tous les usages et toutes les connotations lorsque je désire en user (je sais, en gros ca m'oblige à accepter que ma parole n'a absolument aucun sens). Mais d'un autre côté, je désire aussi être compris - c'est pour cette raison seule que je m'efforce à choisir les bons mots, que je surveillerai mieux mon langage lorsque je reverrai Jerôme - non pas pour éviter de l'attrister, mais par le désir égoiste d'etre vu "a ma juste valeur".<p>Sosryko, tu soulèves combien les actions peuvent être fausses, sans valeur.Je me rends compte que je me suis mal exprimé: je n'aurais pas du parler d'actions, que je juge toutes aussi superficielles que la parole. C'est sur ce qui est plus profond et plus dur à percevoir que je souhaite etre jugé: on appelle ca la "personalité" - chose que revendiquent les gens qui ne veulent prétendre à la beauté ou à l'intelligence ; C'est une qualité qu'on ne peut s'attribuer soi-meme et que les autres ne devraient pas juger si vite.<p>En gros, et si je me suis compris (car cela fait bien 5 paragraphes que je brasse du vent sans arriver à me relire), l'action et la parole étant tous deux des moyens que l'on <i>choisit</i>, il est inutile de juger les gens sur cette base: comment faire la différence entre celui qui choisit des mots vrais, celui qui choisit des mots faux, celui qui refuse de choisir (je me prétends de ceux la) et celui qui est incapable de les choisir (alors qu'il est plus probable que je sois de ceux-la ;)<p>Greg, le gars qui veut qu'on juge ses intentions, meme s'il refuse de les laisser transparaitre par ses paroles et ses actions ;)</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Tirno)]]></author>
			<pubDate>Wed, 19 May 2004 10:12:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=56275#p56275</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Le chemin de Faërie ...]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=56278#p56278</link>
			<description><![CDATA[<p><small>"mots" (pas morts...lapsus de la faiblesse du langage et du résultat de l'abus d'un mot?)</smalL></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (sosryko)]]></author>
			<pubDate>Wed, 19 May 2004 00:06:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=56278#p56278</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Le chemin de Faërie ...]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=56277#p56277</link>
			<description><![CDATA[<p>Mais mais mais, chère Melilot, Ellul ne fait rien que dire ce que tu dis (c'est dire s'il était fort et s'il aimait les clowneries-clôneries ;-)) ; pour t'en convaincre, relis seulement le <i>premier</i> paragraphe de son propos :<p><i>Les deux [parole et vue-qui-conduit-à-l'agir] ne peuvent être séparés. La vérité doit s’incarner dans la réalité. La réalité est vaine sans l’exposition de la vérité. </i><p>C''est lorsqu'on dissocie les deux [parole et agir, morts et actions] que l'ambiguité survient, pas toujours accompagnée d'une ombre d'ailleurs. Voir le mal dans le Noir absolu [le "rire satanique" + les actes horribles conséquents] est une évidence. Mais il me semblait que nous parlions de <i>marrissement</i> c'est-à-dire non pas du mal seul, mais de la corruption-déviance (etc, voir la liste de Bertrand) du bien (parole ou acte), c'està-dire de la venue de l'ombre et du gris...<p>Sosryko<br>qui n'a jamais eu l'intention de "ne pas te râter" ;-))</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (sosryko)]]></author>
			<pubDate>Wed, 19 May 2004 00:05:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=56277#p56277</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Le chemin de Faërie ...]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=56274#p56274</link>
			<description><![CDATA[<p>Je m’étais promis de ne pas intervenir, faisant partie à la fois des blessés des mots mais également et surtout de « ceux qui n’étaient pas du voyage » ;-) et :-(<br>Pourtant, j’ai du mal à ne pas répondre sur quelques points au post de Tirno, alors je craque un peu&#160; (désolé Jérôme ;-)). <br>Sans me mêler de ce dont je n’ai été témoin que par des compte-rendus…du coup, cela pourra sembler à certains un peu disproportionné devant le sujet initial du fuseau. Mais Jérôme a abordé un point très important à mon avis, celui du sens des mots.<p>>>> Tirno : <i>Je pense (…) que, (…) "Satan" n'existe ni plus ni moins que "Morgoth". Et que, s'ils représentent le mal dans diverses mythologies, ils n'ont pas pour autant "fait" le mal dans la </i>vraie vie. <p>Satan, Dieu, les « croyances », les « mythologies », mais les contes de fées aussi et les chansons pour enfants, ou les clip vidéo, la musique (de Bussy ou Black Sabbath), les trois tiers-films de PJ, le cinéma, la littérature et l’art en général (du SdA au peintures de Lascaux en passant par les gargouilles des cathédrales centenaires et monumentales ou les dessins animés qui bercent les souvenirs d’adultes) font partie de la <i>vraie vie</i> justement. Des nations, des foules et des millions de particuliers se sont déplacées, ont été enthousiasmée, soulagées, délivrées ou bien maltraitées, torturées et meurtries à cause de notions/idées/personnes qui n’« existent » pas ou qu’on pense ne pas « exister ».<br>Il n’y a pas besoin d’« exister » pour marquer la <i>vraie vie</i>, en bien ou en mal.&#160; Maintenant, que Satan (ou les trois tiers-films de PJ) ne « fassent » rien dans <i>ta</i> vie, c’est autre chose, que je peux très bien comprendre. Mais la <i>vraie vie</i> n’est pas <i>ma</i> vie dès lors que ma parole me porte vers mon voisin.<p>>>> Tirno : <i><b>Ce n'est pas par les mots que l'on juge les gens, mais bien par les actions.</b> (…) Ici, sur terre, les mots n'ont pas de pouvoir pour ceux qui n'y croient pas (…) </i><p>Pardon, il m’est impossible d’adhérer à une telle philosophie. <br>OUI on juge les mots, oui il FAUT juger les mots aussi fermement que les actions et la corruption qu’ils peuvent véhiculer. Car il est illusoire de penser que les mots et la parole ne sont pas une action ! La parole est action primitive. <br>Oui, l’action est importante, mais l’action est ambiguë sans une parole qui la sous-tend, qui lui donne sens. Mais je ne saurais jamais aussi bien faire que citer, bien que ce soit long, un texte de Jacques Ellul :</p><p><blockquote><font color="#000080">« J’ai ailleurs marqué la radicale opposition entre le parler et le voir. (…) <u>La parole est de l’ordre de la vérité. Elle se situe dans la sphère de la vérité.</u> C’est-à-dire qu’elle peut en même temps être mensonge, si elle ne dit pas cette vérité. (…) La vue est de l’ordre de la réalité, elle est indispensable pour appréhender le monde. Elle nous situe dans le monde et nous incite à y agir. Elle n’accède jamais à la vérité, elle ne donne jamais un sens. C’est la parole qui peut donner un sens à ce que nous voyons. (…) Les deux ne peuvent être séparés. La vérité doit s’incarner dans la réalité. La réalité est vaine sans l’exposition de la vérité. (…)<br>Mais nous avons aujourd’hui de bien autres tentations. Et avant tout celle de l’action. Nous sommes plongé dans le monde de l’action, et la parole nous paraît incroyablement futile. <b>Nous avons tous dit ou adhéré au : « plus de paroles, des actes ».</b> Là est le critère décisif, en politique en particulier. Ce mépris envers l’homme politique s’adresse à celui qui fait des discours sans agir. Mais je dirai alors que sa parole relève du mensonge. Non pas que l’action soit la preuve de la validité de la parole, ni plus importante qu’elle ! si nous voulons bien considérer à quoi correspond cette action, nous ne trouverons jamais que trois significations. Ou bien l’action est affirmation de puissance, expression d’une volonté de domination. (…) je ne juge pas : il est évident que si l’homme n’avait pas agi pour vaincre il n’aurait pas survécu. Simplement il ne faut pas se tromper. <i>L’action n’est rien d’autre que l’expression de la volonté de domination, qui par elle-même est illimitée, et jamais le vainqueur n’a la sagesse de se donner des limites. Ce serait la parole qui pourrait tracer la limite au nom de la vérité, mais la parole est faible et c’est pour cela même qu’elle est servante de la vérité. </i><br>(…) Pour l’individu la passion de l’action peut avoir encore deux sources. Et d’abord le plaisir ; par l’action, il peut atteindre la jouissance, se sentir vivant, jeune et vigoureux au niveau le plus élémentaire. Sport ou plaisir du jeu, jouissance sexuelle ou jouissance d’une création d’œuvre, action qui exulte dans le travail et plaisir intense de la vitesse…(…) l’action ici et maintenant, c’est le transitoire qui n’a que deux issues : ou bien on commet l’erreur de se retourner pour considérer ce qui fut, et il ne reste que cendre et goût de cendre, ou bien on poursuit dans sa voie, et on accumule jour après jour plaisirs et voluptés, extases et délices, soit dans une ascèse épicurienne qui demande une grande discipline et qu’on n’atteint que par la parole, soit dans une fuite en avant comme Dom Juan (…), avec la ronde des conquêtes, avec chaque fois l’évidence que c’est déjà passé, qu’il faut chercher ailleurs et plus loin dans une insatisfaction croissante. L’action use l’action, et nous use plus vite encore (…)<br><u>l’action sert de substitut à la vérité, elle est grande griserie d’une société ou d’un individu.</u> (…) devenir extérieur à soi pour ne vivre que du spectacle, ou s’oublier dans des actions hautement qualitatives, par exemple dans son travail ou dans des œuvres de charité, s’oublier dans le service d’une cause ou d’un pays, s’oublier dans la dispersion de cents actions possibles qui me sont toujours ouvertes et toujours renouvelées par les fruits d’une technique inventive offrant l’exaltant support de toutes les actions (…) Permettant d’échapper enfin à l’obsédante question : <b>Qui suis-je ? voyez mes actes. Cela suffit.</b> Mais surtout étant allé au bout du monde, ayant exploré la plus paradisiaque des îles, pas de retour sur soi, pas de découverte absurde que ne je suis rien d’autre que celui que j’étais à Saint-Germains-des-Près. <u>L’action évitant la parole. C’est une de ses grandes fonctions.</u> </font><br>[Jacques Ellul, Ce que je crois, Première partie : îles, 3. La parole] </blockquote></p><p>>>> Tirno : <i><b>Les mots ne sont au final qu'une solution technologique</b>, et comme toutes les solutions technologiques, s'ils servent le but choisi par leur utilisateur - et que leur utilisateur est conscient de son but choisi et de l'effet résultant - ils ne sont ni plus, ni moins mauvais que d'autres. </i><p>Sauf que l’utilisateur est limité dans son choix par l’histoire de mots. Les mots ne&#160; lui appartiennent pas et le dépassent. Certains mots sont fondamentalement bons ; d’autres sont fondamentalement mauvais. Inverser leur rôle est dangereux. Ce n’est pas interdit, car les mots ne peuvent se défendre, mais cela sera toujours dangereux. Même dans le domaine de l’humour, lorsque celui qui rit, pour reprendre la remarque de Silmo, ne sait pas avec qui il rit ou bien, ajouterai-je, devant qui il rit. Le langage est une arme, la parole est une épée, et quand bien même elle « sert le but choisi », cela n’empêche pas (au contraire) les meurtrissures et les incompréhensions ; surtout lorsque la vue n’est pas là pour la corriger (et réciproquement). <br>Quant à limiter un langage à une technologie, cela ressemble fort à limiter un homme à son génôme…C’est pas faux…mais nous savons tous qu’il y a autre chose que cela. A commencer par le temps et l’histoire (et de l’homme qui est différent de l’enfant, et du langage qui, tout en évoluant, n’est pas à l’abri, dans sa faiblesse, de la corruption)</p><p><blockquote><font color="#000080">(…) le danger actuel, immense risque que nous courons avec la prolifération de l’ordinateur et des robots, c’est, à force d’être en relation avec ces engins, de réduire peu à peu notre parole à cet aspect in-humain, extérieur, objectal, ce qui d’ailleurs conduit à la réduction de la parole à l’utilité de l’action. À ce moment-là nous perdrions notre spécificité humaine. (…) C’est un des dangers de l’ordinateur à l’école. On se rend déjà compte de l’incroyable pauvreté du vocabulaire des jeunes (…) du remplacement du sens par le rythme, de leur inaptitude à saisir une pensée qui ne soit pas mathématique ; [la technique] achèvera ce travail de destruction mentale. » </font><br>[Jacques Ellul, Ce que je crois, Première partie : îles, 3. La parole] </blockquote></p><p>J'en sais quelque chose moi qui constate chaque jour que même la pensée mathématique est en voie de disparition, <i>l'image et le réflexe</i> grignotant chaque jour un peu plus du terrain sur <i>la parole et la réflexion</i>...<br>Les mots et les esprits sont faibles, <br>ils peuvent vite devenir des mots faciles et des esprits dociles à la facilité...<p>Sosryko<br><small>qui demande pardon à Yyr <br>s'il a quitté un peu trop le chemin de Faërie<br>encore que ;-)</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (sosryko)]]></author>
			<pubDate>Tue, 18 May 2004 23:53:00 +0000</pubDate>
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