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		<title><![CDATA[JRRVF - Tolkien en Version Française - Forum / Les monstres et les critiques]]></title>
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		<description><![CDATA[Les sujets les plus récents dans Les monstres et les critiques.]]></description>
		<lastBuildDate>Fri, 30 Jun 2006 01:58:00 +0000</lastBuildDate>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Les monstres et les critiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78701#p78701</link>
			<description><![CDATA[<div class="quotebox"><cite>Vincent a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>je ne développerai pas ce point ici, mais je ne vois pas d'antipathie de la part de Tolkien. De mémoire : dans la lettre 43 (tu penses à cela ?), il montre le romantisme de certaines conceptions de l'amour</p></div></blockquote></div><p>Euh ... <SMALL>(sans rien enlever à ce que tu dis ensuite quant au <i>procédé</i> ...)</SMALL> il en découvre pour le moins la <b><font color=#cc6600>faiblesse</font></b> et le <b><font color=#993300>mensonge</font></b> :). Entre les deux une <b>inversion</b> remarquable (et remarquablement à la mode) qui retourne : « l'<b><font color=#ffcc00>Amour</font></b> est <b><font color=#999900>Dieu</font></b> ».</p><div class="citation"><p>[La romantique tradition chevaleresque] idéalise « l'amour », et à cet égard peut être une très bonne chose, puisqu'elle implique bien plus que le plaisir physique, et impose sinon la pureté, du moins la fidélité, et donc l'abnégation, le « service », la courtoisie, l'honneur et le courage. Sa <b><font color=#cc6600>faiblesse</font></b> est, bien sûr, qu'il s'agit à l'origine d'un jeu courtois artificiel, d'une façon de goûter l'amour pour lui-même sans tenir compte du mariage (en étant même son contraire). Au <b><font color=#999900>centre</font></b> ne se trouvait pas <b><font color=#999900>Dieu</font></b>, mais les Déités imaginaires, l'<b><font color=#ffcc00>Amour</font></b> et la <b><font color=#ffcc00>Dame</font></b>. Cette tradition tend encore à faire de la Dame une sorte de guide ou une divinité - de l'expression démodée « sa divinité » = « la femme qu'il aime » -, le but ou la raison d'une conduite noble. Cela est, bien sûr, <b><font color=#993300>faux</font></b> et au mieux une <b><font color=#993300>chimère</font></b> (<i>make-believe</i>).</p></div><div class="citation source"><p>Lettres n° p.76</p></div><p>Cette inversion qui entend déloger <b><font color=#999900>Dieu</font></b> du <b><font color=#999900>centre</font></b> pour lui substituer une invention sur mesure n'est pas loin de l'<b>idolâtrie</b> <small>(et pour l'ami de Dieu c'est ... <i>mal</i> : à pratiquer encore moins souvent que croiser les effluves pour un ghostbuster :))</small>.</p><div class="quotebox"><cite>Vinyamar a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Quant à Gauvain, vu cette opposition apparente entre l'amour courtois qui y est célébré et l'antipathie que Tolkien prétend avoir par ailleurs envers cet amour courtois... je ne vois pas très bien.</p></div></blockquote></div><p>Ma lecture du commentaire par Tolkien de <i>Gauvain</i> commence à dater un peu, mais et d'une il s'agit de faire la différence entre Tolkien d'une part et l'œuvre et l'auteur dont il est le porte-parole d'autre part, et de deux je ne garde pas comme souvenir que l'auteur y célébrait l'amour courtois, plutôt qu'il s'intéressait à comment il pouvait (ou ne pouvait pas) s'articuler avec une loi supérieure telle que la morale chrétienne. En quelques endroits transparaît cependant la propre idée de Tokien (qui fait sienne celle qu'il revendique pour l'auteur mais pas seulement), et elle me paraît rejoindre exactement ce que nous lisions plus haut :</p><div class="citation"><p>Et sur ce, nous finissons : l'auteur ne nous emmène pas au-delà. Nous avons vu un noble chevalier courtois apprendre à ses dépens les <b><font color=#cc6600>dangers</font></b> de la courtoisie et le caractère <b><font color=#993300>irréel</font></b>, en dernier ressort, des protestations de « service » complet offert à une <b><font color=#ffcc00>dame</font></b> entendue comme une « <b><font color=#ffcc00>souveraine</font></b> » dont la volonté fait loi. Et dans ce dernier ressort, nous l'avons vu préférer une <b><font color=#999900>loi supérieure</font></b>. Mais bien qu'il se soit montré « irréprochable » selon cette loi supérieure, la dénonciation de ce genre de « courtoisie » allait plus loin et pour finir, il lui a fallu souffrir l'humiliation de découvrir que ce que voulait la dame, c'était en fait sa propre disgrâce, et que toutes ses déclarations d'amour étaient <b><font color=#993300>mensongères</font></b>.</p></div><div class="citation source"><p>MC, p.127</p></div><p>Cette <b>disgrâce</b> n'étant pas dissociable de l'inversion idolâtrique dont il est question plus haut.</p><div class="quotebox"><cite>Vinyamar a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>[...] mais nous sommes dans un discours réaliste (un dialogue avec son fils sur le mariage) et non dans l'univers du conte</p></div></blockquote></div><p>Mais à quoi alors sert le conte s'il ne nous parle pas ... de ce qui nous parle justement ? :) Si la magie du conte ne peut être employée comme <span class="exergue">« <i>Mirour de l'Omme</i> »</span> ou <span class="exergue">« support du Mystère »</span> (MC, p.157) ? Rejoindre et dépasser le plus brillant <i>discours réaliste</i>, si la réalité a jadis été blessée, par une <i>parole</i> destinée à procurer quelques brefs aperçus, quelques <i>recouvrements</i> <span class="exergue">« des choses comme nous sommes (ou étions) censés les voir »</span> (MC, p.181) ? :)</p><p>Partageant l'enthousiasme dit plus haut et ajoutant mes félicitations vives à celles déjà adressées à la traductrice,</p><p>Yyr<br /><small>Parce que j'ai reçu aujourd'hui ... enfin il y a quelques heures ... une magnifique lettre rouge ; elle disait des choses très belles et précieuses. L'une d'entre elles suivait de si peu la parole qui dit :</p><div class="citation"><p><font color=#999900><b>Dieu</b> est</font> <b><font color=#ffcc00>Amour</font></b></p></div><div class="citation source"><p>1 Jn 4, 8</p></div><p></small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Yyr)]]></author>
			<pubDate>Fri, 30 Jun 2006 01:58:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78701#p78701</guid>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Les monstres et les critiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78700#p78700</link>
			<description><![CDATA[<p>Bravo Vincent, je pensais effectivement à cette lettre.<br>Du coup je 'lai relu, et je dois bien modifier ce que j'en disais. J'avais été tellement surpris par ses réserves que j'avais mal interprété les vrais propos de Tolkien sur cet amour courtois; il se contente de le relativiser et de dénoncer quelques effets pervers (idéalisation de la femme notamment), mais nous sommes dans un discours réaliste (un dialogue avec son fils sur le mariage) et non dans l'univers du conte.<p>Donc j'attend avec intérêt, sinon ton article (si tu n'as pas le temps), au moins quelques idées clefs.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Vinyamar)]]></author>
			<pubDate>Thu, 29 Jun 2006 23:47:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78700#p78700</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Les monstres et les critiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78699#p78699</link>
			<description><![CDATA[<p>bien, j'essaierai de faire <i>assez</i> vite :-), mais ce ne sera pas avant un mois (?), en raison de mon travail.<br>ces textes ne sont pas étincelants tout au long de leurs développements ; mais ils contiennent des passages très forts, et plus l'on creuse ceux qui laissent d'abord un peu perplexe (mais où veut-il en venir ? pourquoi être sinueux ?)...</p><div class="quotebox"><blockquote><div><p>Quant à Gauvain, vu cette opposition apparente entre l'amour courtois qui y est célébré et l'antipathie que Tolkien prétend avoir par ailleurs envers cet amour courtois...</p></div></blockquote></div><p>je ne développerai pas ce point ici, mais je ne vois pas d'antipathie de la part de Tolkien. De mémoire : dans la lettre 43 (tu penses à cela ?), il montre le romantisme de certaines conceptions de l'amour ; dans le cas de Faramir et Eowyn, il prend ses distances face à un modèle que certains veulent plaquer sur son texte. c'est son aversion à l'égard du procédé (la réduction de son texte à quelque chose de connu) qui ressort, ici. tu pensais à autre chose ?</p><p>amicalement<br>V</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (vincent)]]></author>
			<pubDate>Thu, 29 Jun 2006 19:28:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78699#p78699</guid>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Les monstres et les critiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78698#p78698</link>
			<description><![CDATA[<p>:-)<p><small>(Attention, je n'ai pas dit que ces textes étaient inintéressants, loin de là, simplement que le contenu n'est pas à la hauteur de ce à quoi je m'attendais. Mais la parabole de la tour notamment est effectivement essentielle pour comprendre le reste de l'oeuvre de Tolkien.<br>Quant à Gauvain, vu cette opposition apparente entre l'amour courtois qui y est célébré et l'antipathie que Tolkien prétend avoir par ailleurs envers cet amour courtois... je ne vois pas très bien. <br>Du coup l'annonce de tes articles fait monter le suspense !! :-))) )</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Vinyamar)]]></author>
			<pubDate>Thu, 29 Jun 2006 09:11:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78698#p78698</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Les monstres et les critiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78691#p78691</link>
			<description><![CDATA[<p>Bon, ayant déjà bien avancé dans ma lecture des M&C, je vais donner dès à présent quelques commentaires, histoire de ranimer le débat.<p>J'en profite pour rééditer avec vigueur ma suggestion, s'il y a une autre édition, d'ajouter un résumé succinct de Beowulf ET de Gauvain et le Chevalier Vert (il se trouve que j'avais lu ce dernier, mais c'était un hasard et ce n'est sans doute pas le cas pour tous les lecteurs).<p>Tout d'abord, j'avoue avoir été un brin déçu par l'Essai "Des Monstres et des Critiques". Je m'attendais à un travail de la même portée que "Du conte de fée", expliquant la valeur symbolique ou du moins quel sens donner aux monstres dans ce type de récit. En fait, à part quelques paragraphes (que je reprendrai ailleurs) sur le dragon, il n'y avait pas grand chose à manger. C'est un essai qui est presque plus technique que donneur de sens, où Tolkien se perd parfois sur des questions débattues entre spécialistes, mais qui ne nous concernent pas franchement.<br>J'y ai donc trouvé quelques paragraphes intéressants, mais globalement je pensais trouver mieux.<p>Ensuite j'ai zappé l'essai sur la traduction de Beowulf, très technique et certainement passionnante pour les connaisseurs de saxon et amateur de poésie métrique anglaise... Je l'ai juste assez parcouru pour apprendre qui est Loki (ce que j'ignorais), et c'est toujours ça de pris :-))</p><p>Puis, je me suis délecté de l'essai sur Gauvain et le Chevalier Vert. Tolkien a su raviver en moi le souvenir de ce conte charmant (notamment par ses valeurs chevaleresques et sa courtoisie), et son analyse est assez vaste pour ne pas paraître trop technique. Il fait apparaître ce conte sous un nouveau jour (sans doute, je l'avais mal lu), notamment dans la dialectique qu'il propose, ce combat entre la courtoisie et la vertu, qui en viennent à se trouver en contradiction par la malice des ennemis de Gauvain. Un très bon texte, qui à l'habitude de Tolkien évite l'interprétation allégorique, mais curieusement non pas l'interprétation morale.<br>J'ai d'ailleurs bien noté une ou deux nouvelles phrases à ajouter à <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?id=6680" rel="nofollow">mon moulin</a> sur la façon dont Tolkien percevait l'allégorie.<p>Mais rien de vraiment prodigieux n'en ressort, ni de vraiment pertinent pour aider notre compréhension de l'oeuvre du professeur.<br>Sinon un détail quand même. Tolkien dans cet essai semble porter en haute estime l'amour courtois dont Gauvain est le champion, même s'il le subordonne à la vertu religieuse. Pourtant, il me semble avoir lu dans quelques lettres qu'il n'était pas du tout adepte de cet amour courtois. Nous en avions longuement parlé sur <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?id=5875" rel="nofollow">ce fuseau</a>...</p><p>Je suis au seuil de l'essai "Du conte de Fée". Je ne pense pas le relire une énième fois, mais je me demande ce qui a justifié une nouvelle traduction. Quelles étaient les erreurs si graves de l'ancienne ?</p><p>Je ne pense que survoler l'essai sur l'anglais et le gallois (je suis désolé de n'être pas passionné par les langues, c'est pourtant un sujet que je trouve passionnant, mais je n'ai pas assez de notions pour vraiment comprendre ces travaux), puis découvrir ce curieux "Un vice secret".</p><p>I'll be back, donc.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Vinyamar)]]></author>
			<pubDate>Wed, 28 Jun 2006 12:59:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78691#p78691</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Les monstres et les critiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78696#p78696</link>
			<description><![CDATA[<p><small></p><div class="quotebox"><blockquote><div><p>Ou est-ce que tu voulais juste me montrer comment l'Essai sur le Conte de fée et celui sur Beowulf se répondaient et comment il était donc nécessaire qu'ils soient mis côte à côte.</p></div></blockquote></div><p>... oui ;-)</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (sosryko)]]></author>
			<pubDate>Wed, 28 Jun 2006 11:49:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78696#p78696</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Les monstres et les critiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78695#p78695</link>
			<description><![CDATA[<p><small>heuuuu... , pour une fois je ne vois pas trop.<p>Tes diverses citations sont tirées du <i>Conte de Fée</i> non ? Je ne vois donc pas très bien ce que tu veux dire par "Je me demande d’ailleurs si on a lu le même essai". (sachant que je ne nie pas quelques paragraphes d'intérêt). Ou est-ce que tu voulais juste me montrer comment l'Essai sur le Conte de fée et celui sur Beowulf se répondaient et comment il était donc nécessaire qu'ils soient mis côte à côte.<br>Je ne le nie pas, mais j'avais cru comprendre que l'essai sur le conte de fée avait bénéficié d'une nouvelle traduction, donc d'un sacré travail, et je me demandais ce qui avait pu justifier un tel boulot.</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Vinyamar)]]></author>
			<pubDate>Wed, 28 Jun 2006 11:24:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78695#p78695</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Les monstres et les critiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78694#p78694</link>
			<description><![CDATA[<p><small>A trop vouloir aller rapidement au lit, j'en oublie de saluer Didier qui m'avait devancé ;-) et de rappeler cette citation du <i>Silmarillion</i> (<i>Valaquenta</i>) :</p><div class="citation"><p>Mightier than Estë is Nienna, sister of the Fëanturi; she dwells alone. She is acquainted with grief, and mourns for every wound that Arda has suffered in the marring of Melkor. So great was <u>her sorrow</u>, as the Music unfolded, that her song turned to lamentation long before its end, and the sound of mourning was woven into the themes of the World before it began. But she does not weep for herself; and those who hearken to her learn pity, and endurance in hope. Her halls are west of West, upon the borders of the world; and she comes seldom to the city of Valimar where all is glad. She goes rather to the halls of Mandos, which are near to her own; and all those who wait in Mandos cry to her, for she brings strength to the spirit and turns sorrow to wisdom. The windows of her house look<u> outward from the walls of the world</u>.</p></div><p>Cela ne donne-t-il pas quelques pistes pour</p><div class="quotebox"><blockquote><div><p>expliquer la valeur symbolique [des] monstres dans ce type de récit</p></div></blockquote></div><p> ;-) </small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (sosryko)]]></author>
			<pubDate>Wed, 28 Jun 2006 03:34:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78694#p78694</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Les monstres et les critiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78693#p78693</link>
			<description><![CDATA[<div class="quotebox"><blockquote><div><p>Je suis au seuil de l'essai "Du conte de Fée". Je ne pense pas le relire une énième fois, mais je me demande ce qui a justifié une nouvelle traduction. Quelles étaient les erreurs si graves de l'ancienne ?</p></div></blockquote></div><p>Parce que ce livre est la traduction française de l'édition anglaise menée par Christopher Tolkien (<i>The Monsters & the Critics and Other Essays</i>) qui contient l'essai sur le contre de fées.<br>Parce que cet essai sur le conte de fées possède plusieurs liens avec l'essai sur Beowulf, lequel est riche de sens selon moi.<br>Je me demande d’ailleurs si on a lu le même essai ;-)</p><div class="citation"><p>Les amoureux de la poésie peuvent sans risque étudier cet art, mais ceux qui recherchent le fait historique doivent se montrer prudents, de peur de succomber au charme de la fée Poésie <span>[<i>the glamour of Poesis</i>]</span>.</p></div><div class="citation source"><p><i>MCE</i>, p. 17</p></div><p>Cf. « Du conte de Fée » :</p><div class="citation"><p>(…) je soupçonne cette minutie digne de la fleur et du papillon d’avoir été aussi un produit de la rationalisation qui a transformé l’éclat du Pays des Elfes <span>[<i>the glamour of Elfland</i>]</span>, en simple finesse (…)</p></div><div class="citation source"><p><i>MCE</i>, p. 141</p></div><p>Et tout juste avant :</p><div class="citation"><p><i>Beowulf</i> a été exploité comme mine de faits réels et imaginaires <span>[Beowulf <i>has been used as a quarry of fact and fancy</i>]</span> de façon bien plus assidue qu’il n’a été étudié comme œuvre d’art.</p></div><div class="citation source"><p><i>MCE</i>, p. 16, 7</p></div><p>Cf. « Du conte de Fée » :</p><div class="citation"><p>(…) le travail des chercheurs en folklore ou des anthropologues, c’est-à-dire de gens qui utilisent les contes non pas selon l’utilisation prévue par leurs auteurs, mais comme mine où ils puisent des preuves ou des informations sur des sujets qui les intéressent, <span>[<i>that is of people using the stories not as they were meant to be used, but as a quarry from which to dig evidence, or information, about matters in which they are interested</i>]</span> (…). Pour ce genres d’experts (…) nous lisons que <i>Beowulf</i> « n’est qu’une version du <i>petit Gnome</i> (…) »</p></div><div class="citation source"><p><i>MCE</i>, p. 151</p></div><p>Ou encore :</p><div class="citation"><p>Au moins, dans cette vision de la défaite finale <span>[<i>final defeat</i>]</span> de l’humain (et du divin créé à son image), ainsi que dans l’hostilité essentielle des dieux et des héros d’un côté, et des monstres de l’autres, nous pouvons supposer que les imaginaires des Anglais et des Scandinaves païens s’accordaient.<br>(…) ces dieux étaient devenus dans leur être même les ombres magnifiées d’hommes et de guerriers d’exception projetées sur les remparts du monde <span>[<i>upon the walls of the world</i>]</span>.</p></div><div class="citation source"><p><i>MCE</i>, p. 33, 38</p></div><p>Cf. « Du conte de Fée » :</p><div class="citation"><p>La consolation que procure le conte de fées, la joie que procure la fin heureuse, ou plus exactement, l’heureuse catastrophe, (…) ne relève pas essentiellement de l’“évasion” ni de la “fuite”. (…) c’est une grâce soudaine et miraculeuse (…). Elle ne nie pas l’existence de la <i>dyscatastrophe</i>, du chagrin et de l’échec, dont la possibilité est nécessaire à la joie de la délivrance : elle nie (en dépit de nombreuses preuves, si vous voulez) l’ultime défaite universelle <span>[<i>universal final defeat</i>]</span> et dans cette mesure, elle est <i>evangelium</i> [évangile], donnant un bref aperçu de la Joie, d’une Joie au-delà des remparts du monde <span>[<i>beyond the walls of the world</i>]</span>, poignante comme le chagrin.</p></div><div class="citation source"><p><i>MC</i>, p. 153 = <i>MCE</i>, p. 190</p></div><p>Je reviendrai, moi aussi, sur cet essai sur Beowulf que je trouve, pour ma part, de plus en plus fort à mesure que je m'y replonge. Certainement parce que cela s'accompagne de la lecture même de Beowulf en parallèle. On ne peut pas vraiment apprécier l'étude d'un texte sans la (re)lecture du texte étudié. Ce n'est pas pour rien que tu as aimé l'essai sur <i>Sire Gauvain</i> ;-)</p><p><b>Sur Beowulf et ses traductions</b></p><ul><li><p>Le site incontournable de <a href=http://www.beowulftranslations.net/whatisbeowulf.shtml target=_blank>Syd Allan</a>.</p></li><li><p>Rque : une page consacrée à la <a href="http://www.paddletrips.net/beowulf/html/tolk.html" rel="nofollow">traduction du poème par Tolkien</a> (traduction inédite, prochainement éditée par Michael D. C. Drout)</p></li></ul><p><b>Beowulf : texte et 3 traductions disponibles</b></p><ul><li><p><i>Beowulf : A glosed text</i>, édité par Michael Alexander, Penguin Books, 2000 (1995).</p></li><li><p><i>Beowulf, A dual-language edition</i>, Howell D. Chickering, Jr., Anchor Books, 1989 (1977).</p></li><li><p><i>Beowulf, A new verse translation</i>, R. M. Liuzza, Broadview literary texts, 2000. (superbe :-))</p></li><li><p><i>Beowulf, A Verse Translation</i>, Michael Alexander, 2003 (1973, 2001).</p></li></ul><p><b>Beowulf : texte et traduction en ligne :</b></p><ol class="decimal"><li><p>Le site foisonnant de <A HREF="http://www.heorot.dk/beo-intro-rede.html" target="_blank">Benjamin Slade</A>, VO et la mise en ligne de sa traduction (2002), avec notes et glossaire de viel-anglais, de nombreux autres textes (dont <a href="http://www.heorot.dk/bede-caedmon-i.html" target=_blank>l’histoire de Caedmon</a> selon Bède le Vénérable [cf. <i>Monstres et Critiques, MCE</i>, p. 32] ou le fameux fragment de <a href="http://www.heorot.dk/finnsburh-i.html" target=_new>l’épisode de Finnburg</a>&#160; &#160;[cf. Tolkien, <i>Finn and Hengest</i>, HarperCollins] dont il est fait mention dans Beowulf, v. 1068 ss.</p></li><li><p>Sur le site Guttengerg, la traduction annotée de Lesslie Hall (1892 ; <a href="http://www.gutenberg.org/files/16328/16328-h/16328-h.htm" target=_blank>belle version html</a> avec résumé,&#160; glossaire des noms propres et références au texte).<br>Rque : décalage par rapport au chapitrage de la plupart des traductions, le Prologue (v. 1-52) étant compté comme le premier chapitre.</p></li><li><p>Sur le site du professeur Johann Köberl de l’université <a href="http://www.uni-klu.ac.at/~jkoeberl/" target=_blank>Klagenfurt</a> (Autriche), de nombreux documents pdf en anglais : une traduction personnelle avec le texte original en parallèle ; des notes cours abondantes sur le sujet.<br>Rque : sur la page d’accueil, accès aux notes du cour de 2004 consacré à Tolkien.</p></li><li><p>La traduction de Francis B. Grummere (1910) est disponible sur plusieurs sites : <br>* Fragmentée en chapitres comme <a href="http://www.alcyone.com/max/lit/beowulf/" target=_blank>ici</a>, ou sur une page unique comme <a href="http://www.fordham.edu/halsall/basis/beowulf.html" target=_blank>là</a><br>* ou sur le site <a href="http://www.humanities.mcmaster.ca/~beowulf/" target=_blank>Beowulf in hypertext</a> qui a l’avantage de fournir le texte original et une foule de renseignements supplémentaires sur les personnages du poème, <br>* ou mieux, en synopse avec le texte en Viel-Anglais comme sur le site <a href="http://rpo.library.utoronto.ca/poem/19.html" target=_blank>Representative Poetry Online</a></p></li><li><p>Également disponible sur le métasite <a href="http://alkmene.perseus.tufts.edu/hopper/text.jsp?doc=Perseus:text:2003.01.0001" target=_blank>Perseus Digital Library</a> : la traduction de James M. Garnett (1882), avec possibilité de faire apparaître le texte original en regard et les notes de Klaeber [cf. <i>MCE</i>, p. 42 et note 27, p. 66].</p></li><li><p>Les hispanisants peuvent télécharger une traduction versifiée et sous pdf par <br><a href="http://www.elistas.net/lista/geotm/ficheros/1/verFichero/8/" target=_blank>ce lien</a></p></li><li><p>Les germanistes, il faut aller sur le site de l’univsersité de <a href="http://www.phil-fak.uni-duesseldorf.de/anglist1/html/beowulf_part_1.html" rel="nofollow">Düsseldorf</a> (en synospe avec le texte en Vieil anglais).</p></li></ol><p>S.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (sosryko)]]></author>
			<pubDate>Wed, 28 Jun 2006 03:21:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78693#p78693</guid>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Les monstres et les critiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78692#p78692</link>
			<description><![CDATA[<p><SMALL></p><div class="quotebox"><blockquote><div><p>... ni de vraiment pertinent pour aider notre compréhension de l'oeuvre du professeur.</p></div></blockquote></div><p>Pour ça, on a quand même 12 volumes de HoME ! Mais je trouve qu'à travers ces "conférences" parfois érudites, outre qu'elles ouvrent à d'autres horizons que ceux auxquels nous pouvions être habitués, il se dégage quand même un petit quelque chose sur la façon de "fonctionner" du Professeur... </p><p>Quant à "Traduire Beowulf", il y a parfois des petites choses dont on peut peut-être mesurer, par leur mention même, l'impact sur Tolkien. Pour l’anecdote, l'explication sur <i><span class="exergue">hlafweard</span></i> "gardien du pain", à l'origine du mot moderne "lord" aujourd'hui <span class="exergue">« vidé de son sens »</span> (p. 81) me semble intéressante à renvoyer vers le texte "Of Lembas" dans HoME 12, où l'on nous parle des reines elfiques détentrices du Lembas comme "Donneuses de Pain" (quenya <i>massánië</i> et dérivés un brin obscurs en sindarin). Du même ordre, peut-être, l'explication sur de la double allitération dans <i><span class="exergue">rùshed rédhanded</span></i> et <i><span class="exergue">stàred stónyfaced</span></i> (p. 91), qui résonne pour moi comme un écho des <span class="exergue">« evileyed – blackhanded – bowlegged - flinthearted – clawfingered – foulbellied – bloodthirsty, <i>morimaitë – sincahonda</i> »</span> de l'Ent Fangorn (SdA VI, 6), énumération de termes qui se renvoient aux uns et aux autres en sonorité... ou encore, pour <i><span class="exergue">stàred stónyfaced</span></i>, il m'est difficile de ne pas penser à une description comme <span class="exergue">« <u>Stony-faced</u> they were, with dark window-holes <u>staring</u> north and east and west (...) »</span> (SdA IV, 3)... Juste pour quelques exemples pris au vol, hein! Je vous laisse chercher (et éventuellement juger) le rendu dans la V.F.</p><p>Mais c'est peut-être dire, tentant un lien de connivence sans chercher pour autant à aller plus loin que ce bref essai ne le permet sans doute, qu'il y aurait aussi quelques grains à moudre quant à une certaine parenté dans la prosodie et la métrique du texte... Et ainsi, tout ne se résumerait pas à "penser" les influences de telle ou telle source supposée de Tolkien sur le récit narratif du SdA - il faudrait aussi "ressentir" leur effet sur sa diction poétique... ;)</p><p>Didier.</SMALL></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Hisweloke)]]></author>
			<pubDate>Wed, 28 Jun 2006 01:49:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78692#p78692</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Les monstres et les critiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78697#p78697</link>
			<description><![CDATA[<div class="quotebox"><blockquote><div><p>ni de vraiment pertinent pour aider notre compréhension de l'oeuvre du professeur</p></div></blockquote></div><p>je vais mettre en ligne au moins deux articles qui montrent à quel point les commentaires de Tolkien sur Beowulf et Gauvain sont absolument _essentiels_ pour comprendre ses textes de fiction :-)<br>je pense que tu seras rapidement éclairé...</p><p>amicalement<br>V</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (vincent)]]></author>
			<pubDate>Wed, 28 Jun 2006 00:06:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78697#p78697</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Les monstres et les critiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78690#p78690</link>
			<description><![CDATA[<p>Merci beaucoup pour les liens vers les résumés, Fangorn et Sosryko ;o)</p><p>Je crois&#160; que je vais essayer d' acheter le poème en entier dans l'édition donnée plus haut par Hyarion et Alain...</p><p>Concernant la citation :</p><div class="citation"><p>A story cannot be judged from its summarized plot, but only from the way this is told, and from the ideas and feelings which are stirred in the author — whether ever consciously formulated by him or not — in the telling, and which breathe a life and purpose into it. To judge of Beowul to try indeed to form any conception of it from stuff of this sort is to attempt an estimate of a great man from his skeleton.</p></div><p>l'idée a quand même été gardée dans la version définitive quand Tolkien regrette que :</p><div class="citation"><p>L'habitude de ne réfléchir qu'à partir du résumé de l'intrigue de Beowulf, dépouillée de tout ce qui lui confère une force particulière ou une vie individuelle a encouragé l'idée que l'intrigue principale est barbare, insignifiante, ou encore typique, même après traitement.</p></div><div class="citation source"><p>page 16</p></div><p>Pour l'association aux géants, je viens de retrouver l'endroit où je l'avais vu : quand il compare Grendel et le Cyclope, Tolkien dit qu'il (le Cyclope) est une <span class="exergue">« présence aussi menaçante que l'était Grendel au Danemark (...) créature d'allure humaine mais difforme et dépassant en taille tous les autres hommes »</span> (dans l'appendice, il le qualifie d'ogre, page 51).</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (romaine)]]></author>
			<pubDate>Tue, 20 Jun 2006 18:32:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78690#p78690</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Les monstres et les critiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78689#p78689</link>
			<description><![CDATA[<p><small>Pris de vitesse par un Ent, ... vivement les vacances ;-)</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (sosryko)]]></author>
			<pubDate>Tue, 20 Jun 2006 17:42:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78689#p78689</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Les monstres et les critiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78688#p78688</link>
			<description><![CDATA[<p>Chère Romaine, cher&#160; vin'<p>Notre merveilleux site dispose d’un <a href="https://www.jrrvf.com/precieux-heritage/essais/les-sources-mythologiques/beowulf-presentation-et-resume/" rel="nofollow">résumé</a> pour ceux qui ne connaissent pas le poème <i>Beowulf</i>.</p><p>Tolkien avait-il pensé aux auditeurs qui ne connaissaient pas <i>Beowulf</i> lorsqu’il a rédigé ses notes entre 1933 et 1936 [<a href= <a href="http://acunix.wheatonma.edu/mdrout/" rel="nofollow">http://acunix.wheatonma.edu/mdrout/</a> target=_new>Drout</a>, p. 4] ? Possible si on compare l’essai officiel et ses notes préparatoires.<br>Dans l’essai dont nous avons la joie de lire la traduction toute fraîche, Tolkien résume la manière d’aborder le poème par Sir Archibald Strong, parfait représentant de la critique de l’époque :</p><div class="citation"><p>En 1925&#160; le professeur Archibald Strong a traduit <i>Beowulf</i> en vers, mais en 1921, il avait déclaré : « (…) Le principal intérêt que ce poème présente pour nous n’est donc pas un intérêt purement littéraire : <i>Beowulf</i> est un document historique capital ».</p></div><div class="citation source"><p>p. 16-17 de <i>Les monstres et les critiques</i></p></div><p>Alors que Tolkien adopte l’attitude inverse : </p><div class="citation"><p>C’est (…) de <i>Beowulf</i> en tant que poème que je désire parler</p></div><div class="citation source"><p>p. 16</p></div><p>Dans le manuscrit A [folio 6-7] de <i>Beowulf and the critics</i>, le développement du cas Strong est plus ample : </p><div class="citation"><p>(…), before I leave Sir Archibald I shall draw attention to two sentences. But I want first to exhibit some of his later remarks, which throw a light on the earlier ones. He thus summarizes the “plot” :</p><p>« The main story deals with the adventures of Beowulf in his contest with ogres and dragons » — there is bias in these plurals <span>[car s’il y a deux ogres, Grendel et sa mère, il n’y a qu’un dragon]</span>. « We are told how the hall of Hrothgar, King of the Danes, is devastated for the space of twelve years by a demon called Grendel. Beowulf, nephew of Hygelac, king of the Geats, a tribe of South Sweden, crosses the sea to help Hrothgar, and in a fight in his hall mortally wounds Grendel. Grendel’s mother, seeking vengeance for the death of her son, renews the attacks. Beowulf tracks her to her lair, a cave at the bottom of a deep mere, and slays her. Loaded with gifts he returns to his native land, where he ultimately succeeds to the throne. In his old age a firebreathing dragon lays waste the land. Bcowulf attacks and kills it, but is himself wounded to death in the fray. The poem ends with an account of his burial amid the mourning of his whole people. This short summary does scant justice to the poem. »</p><p>Exactly Sir Archibald — then why give it ? It can only be for the benefit of people who have never read <i>Beowulf</i> and it will not benefit them any more than the plot of the “Iliad.” A story cannot be judged from its summarized plot, but only from the way this is told, and from the ideas and feelings which are stirred in the author — whether ever consciously formulated by him or not — in the telling, and which breathe a life and purpose into it. To judge of Beowul to try indeed to form any conception of it from stuff of this sort is to attempt an estimate of a great man from his skeleton. But I have quoted it because it is accurate (which cannot be said of other summaries which are still before a cozened public) and because this mental subtraction from a story of all that gives it life [7] must precede the forming of such judgements as the following.</p></div><div class="citation source"><p>Drout, p. 34</p></div><p>… Puis Tolkien de poursuivre avec le jugement de <i>Beowulf</i> par Strong comme document historique capital cité plus haut. De même dans le manuscript B [Drout, p. 82-83]. Visiblement, Tolkien a supprimé ce résumé pour la publication de l’essai. il dû se dire que des lecteurs anglais n’en auraient pas l’utilité.</p><p>Sur la nature de Grendel : cf. <i>Les monstres</i>, p. 48-51.<br />Si on l'associe aux géants, c'est parce que la description des descendants de Cain dans le poème contient dans sa liste non seulement les ogres, les elfes et les ombres maléfiques mais également les géants (en référence à Gn 6, 4).</p><div class="citation"><p>So the company of men led a careless life,<br>all was well with them : until One began<br>to encompass evil, an enmy from hell. <span>[100]</span><br><i>Grendel</i> the called tyhis cruel spirit,<br>the fell and fen his fastness was,<br>the march his haunt. This unhappy being<br>had long lived in the land of monsters<br>since the Creator cast them out<br>as kindred of <i>Cain</i>. For that killing of Abel<br>the eternal Lord took vengeance.<br>There was no joy of that feud : far from mankind<br>God drove him out for his deed of shame !<br>From Cain came down all kinds misbegotten <span>[110]</span><br>— ogres and elves and evil shades — <br>as also the Giants, who joined in long<br>wars with God. He gave them their reward.</p></div><div class="citation source"><p><i>Beowulf</i>, v. 98-113, <br>trad. par Michael Alexander, Penguin Classics, p. 6-7</p></div><p>Tolkien permet bien de distinguer ce qui sépare Grendel du dragon tout en mettant en lumière ce qui les rapproche : </p><div class="citation"><p>Lors du combat avec Grendel, le lecteur peut écarter la certitude, fruit de l’expérience littéraire, qu’en fait, le héros ne va pas périr (…).</p></div><div class="citation source"><p><i>Les monstres</i>, p. 44</p></div><p>Alors que :</p><div class="citation"><p>(…) quant à la portée universelle accordée aux aventures de son héros, le fait que l’ultime adversaire soit non pas un prince suédois, ni un ami déloyal, mais un dragon, créature engendrée par l’imagination uniquement dans ce but, est en réalité un fait essentiel qui vient la mettre en valeur et non la diminuer. Nulle part la présence d’aucun dragon ne semble si précisément opportune. Mais si le héros tombe face à un dragon, il lui faut alors [46] certainement, à ses débuts, accéder à la gloire en triomphant d’un ennemi du même ordre.</p></div><div class="citation source"><p><i>Les monstres</i>, p. 45-46</p></div><p>Du même ordre, celui du monstre incarnant le Mal, mais pas de la même nature ;-)<br>Tolkien précise bien par ailleurs :</p><div class="citation"><p>Ce son des (…) [ennemis du genre humain], créature du même ordre et de sens voisin. Le triomphe sur l’élément inférieur qui se rapproche le plus de l’humain [= Grendel] est annulé par la défaite face à l’élément plus ancien et plus primitif [= dragon].</p></div><div class="citation source"><p><i>Les monstres</i>, p. 46</p></div><p>S.<br><small>Parce que je ne peux rien refuser à ceux qui se reconnaîtront ;-)</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (sosryko)]]></author>
			<pubDate>Tue, 20 Jun 2006 17:41:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78688#p78688</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Les monstres et les critiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78686#p78686</link>
			<description><![CDATA[<p>Ce <a href="https://www.jrrvf.com/precieux-heritage/essais/les-sources-mythologiques/beowulf-presentation-et-resume/" rel="nofollow">résumé</a> existe depuis un bon bout de temps sur un site plutôt pas mal... JRRVF ;-)<br>Un certain Cédric l’avait rendu disponible ;-))</p><p>D’ailleurs, la <a href="https://www.jrrvf.com/precieux-heritage/essais/les-sources-mythologiques/" rel="nofollow">page de présentation des différentes sources mythologiques</a> est tout aussi précieuse.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Fangorn)]]></author>
			<pubDate>Tue, 20 Jun 2006 16:55:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78686#p78686</guid>
		</item>
	</channel>
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