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		<title><![CDATA[JRRVF - Tolkien en Version Française - Forum / De la Mère dans le Légendaire]]></title>
		<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?id=6754</link>
		<description><![CDATA[Les sujets les plus récents dans De la Mère dans le Légendaire.]]></description>
		<lastBuildDate>Sun, 31 Aug 2008 17:53:00 +0000</lastBuildDate>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  De la Mère dans le Légendaire]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78784#p78784</link>
			<description><![CDATA[<p>Ne me demandez pas pourquoi le moteur de recherche me ressort ce fuseau quand je cherche "thé" dans le Légendaire... je n'ai pas compris du tout ;)<br>Néanmoins, comme j'ai relu le fuseau pour ma curiosité personnelle, et en vu de le "compléter" un brin, je rebondis sur le post de Fangorn et le côté "fantasque" de Bilbo hérité de sa mère. <br>On a la même chose chez Rider. <br>Bon, soit, c'est pas dans le Légendaire, mais dans Smith de Wootton Major (et même, plutôt, dans l'Essai sur Smith, que je suis en train de traduire — enfin, de réviser ma trad). J'ai revu ce passage tout à l'heure :<p><div class="refTexte">He took largely after his mother, a Piper of Wootton Minor, and was restless and adventurous.<br><font color=green>Il avait largement pris du côté de sa mère, une Piper de Wootton Minor, et était remuant et aventurier</font>. <br><div class="refTitre">Essai sur Smith</div></div> <p><small>On peut tisser une certaine parenté d'esprit entre Bilbo et Rider : l'un et l'autre, ayant hérité d'un caractère bougeon (Rider plus que Bilbo, mais tout de même) par leur mère, partent en aventures (l'un au-delà de la forêt des Elfes, l'autre au Pays des Elfes) et en ramènent un objet précieux (un Anneau / une Etoile) qu'ils laisseront à leur héritier (Frodo, un neveu, Smith, un p'tit-fils), qui devra y renoncer (avec difficulté, pour l'un comme pour l'autre). L'analogie est ténue (l'Etoile étant l'antithèse de l'Anneau), mais tout de même, c'est amusant. Mais rien à voir avec la figure de la mère.</small><p>Et puis ça me fait une excuse pour faire un up jubilaire :D</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Laegalad)]]></author>
			<pubDate>Sun, 31 Aug 2008 17:53:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78784#p78784</guid>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  De la Mère dans le Légendaire]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78783#p78783</link>
			<description><![CDATA[<p>Sujet très intéressant :)<p>Une chose que j'ai relevé en lisant toutes les mères que vous aviez recenséés : Tolkien a mis dans son légendaire à peu près tous les types de mères j'ai l'impression (sauf peut-être comme ça a été dit, la mère obstacle aux ambitions de ses enfants) : ça va de la mère présente et protectrice (Idril, Melian) à la mère qui déserte ses responsabilités maternelles suite à un chagrin d'amour (Rian)en passant par celle qui ne veut pas d'enfant (Ancalimë).<p>Dans certains cas, j'ai le sentiment que la mère morte jeune devient quelque peu idéalisée par le héros. Ce n'est pas vraiment dit, mais je trouve que c'est ce qui ressort avec Faramir par exemple. <p>Pour Morwen, je perçois comme quelqu'un qui se veut stoiïque et qui veut que son fils le soit aussi. Mais elle aime profondément son fils, comme le montre cette réaction désespérée et un peu folle, de vouloir se rendre à Nargothrond, où son fils aurait probablement péri.<p>Aredhel... le personnage est vraiment intéressant, elle se veut indépendante, et pourtant, de toutes les femmes que Tolkien nous a décrites, elle m'apparaît comme étant la plus soumise à son mari, alors qu'avant cela, soumise, elle ne semblait pas l'être. Mais je sors du sujet là.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Nerdanelle)]]></author>
			<pubDate>Sat, 01 Jul 2006 18:25:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78783#p78783</guid>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  De la Mère dans le Légendaire]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78782#p78782</link>
			<description><![CDATA[<p>Je reviens juste un instant sur les relations oncle-neveu : il y en a une autre que Théoden / Eomer en Rohan, c'est celle entre Helm et Fréal&aacute;f, le fils de Hild soeur de Helm, qui lui succèdera (les deux propres fils de Helm, Haleth et H&aacute;ma, étant déjà morts).<p>Ca ne se reproduit que deux fois, mais il semble qu'à défaut de fils, en Rohan , le neveu succède à l'oncle maternel. Il est intéressant aussi que Tolkien mette dans la bouche des Rohirrim un terme particulier pour désigner cette parenté : ils parlent de "sister-son" ("fils-soeur" en VF) - Tolkien doit avoir quelque raison d'éviter le terme "nephew".<p>Reste d'un système matrilinéaire dans un système qui a l'air globalement patrilinéaire ?<p>(Cela se prête certainement à un approche externe, étant donné ce que doit la société rohanaise au peuples germaniques anciens.)<p>Mais on s'éloigne du thème de la mère proprement dite, là, donc je ne développerai pas plus ici.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Moraldandil)]]></author>
			<pubDate>Wed, 21 Jun 2006 19:38:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78782#p78782</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  De la Mère dans le Légendaire]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78781#p78781</link>
			<description><![CDATA[<p><font size=1>Arf! Je sens qu'on va disgresser, là. Donc, j'écris petit. ;-P Dior.<p>C'est très vrai Dame Lamberte, et c'est vrai d'ailleurs pour tous les deuils, pertes et gros coups durs. On demande à l'endeuillé(e) de "tenir le coup", de "prendre sur soi", et ce le plus vite possible. Et beaucoup de gens agissent comme Morwen, ils "font semblant", par amour-propre, par défi, ou parce que leur éducation et la pression sociale les forcent à ignorer leur propres sentiments. Mais ceci est du aussi la "la gestion sociale du deuil", qui est outrageusement zappée dans notre culture. Il n'en va pas de même partout ni à toutes les époques, et ... heu ... bon, on va encore s'égarer vers l'anthropo, là. J'arrête. ;-P</font><p>Mais je maintiens qu'un personnage de roman n'est PAS un être humain ordinaire, même si son créateur lui donne suffisamment d'humanité et de complexité pour que nous puissions nous y identifier. Ce qui se passe, c'est que le lecteur "remplit les blancs". Le personnage de roman représente un type : la femme forte, même si elle a des moments de faiblesse, qui ne font que mettre en valeur son héroïsme lorsqu'elle les surmonte. Ou la femme-victime, même si elle a des moments de révolte qui la rendent plus sympathique qu'un pauvre paillasson geignard. Ou la femme fragile, même si elle doit surmonter de rudes épreuves, qui ne rendent sa fragilité que plus émouvante. Une vraie femme dans la vie quotidienne n'est pas un "type" <font size=1>(c'est une "nana", ou une "meuf", à la rigueur,non mais! ... Oups! pardon)</font>, elle peut être à la fois forte, fragile, victime, bourreau, active ou passive. Ou à différents moments de sa vie ou de la journée. Une femme en deuil peut être apparaître forte un jour, s'effondrer le lendemain matin, et avoir un fou-rire avec des copines le soir même. Pas Morwen. Ou le lecteur la croirait folle. L'auteur ne décrit pas son personnage minute par minute (ça serait d'un ***bîîîîp***) : il nous la montre telle qu'il veut qu'on la voie : aux moment où elle fait preuve des qualités qu'il lui a données. Le lecteur remplit les blancs avec sa propre expérience et ses propres sentiments (d'où les divergences d'interprétation et on en sait quelque chose!) :-D :-D :-D<p><font size=1>J'imagine d'ailleurs mal Morwen avoir un fou-rire avec des copines.</font> ;-P<br></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Melilot)]]></author>
			<pubDate>Wed, 21 Jun 2006 11:15:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78781#p78781</guid>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  De la Mère dans le Légendaire]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78780#p78780</link>
			<description><![CDATA[<p>Dame Becky,<p>Je ne condamne pas Morwen. Je lui ressemble trop pour ça (ou peut-être - autopsychologie de bas étage - est ce parce qu'elle me ressemble que ce qui m'énerve chez moi m'énerve chez elle... le problème est sans doute là). Je ne condamne pas non plus Aredhel ni ne veux excuser Eöl qui se comporte en "tyran domestique" plus souvent qu'à son tour (ce qui n'empêche qu'il est vraiment le père du gamin et qu'il y a vraiment un problème quand Aredhel ne cesse de lui parler de son peuple, de son oncle etc... (peuple, sois dit en passant, parmi lequel aussi elle se sentait prisonnière) et de contribuer ainsi à le dresser de plus en plus contre Eöl. Elle le fait "à la maison" (et pour cause), alors qu'Erendis le fait (pour une raison totalement opposée) dans le lieu de vie qu'elle s'est choisi, mais ce n'est pas si différent, fondamentalement. Les enfants de parents qui ne s'aiment pas, ou qui ne s'aiment plus, partent chez Tolkien avec un sérieux handicap dans la vie, handicap qu'ils ne parviennent pas à surmonter par la suite (pas plus les fils de Feanor,d'ailleurs, que Maeglin ou Ancalimë). Et ce n'est pas vraiment différent de ce qui se passe dans la "vie réelle", où, si certains parents ont la sagesse - et l'amour - suffisants pour ne pas "prendre en otage" l'enfant et son affection, la majorité, hélas, tente de "se l'approprier" au détriment du conjoint pas ou plus aimé. Aredhel - même si elle est une elfe - et Erendis sont en ce point ô combien humaines !<p>Dame Lilotte,<p>Je ne crois pas qu'on en demande plus à une mère de fiction qu'à une mère réelle. "Dans la vraie vie", une femme - ou un homme - qui ne réussit pas à "surmonter son chagrin" très rapidement après la mort d'un enfant sera très vite condamnée elle aussi. Une condamnation mêlée de pitié, certes, mais une condamnation quand même. Après la mort d'un enfant, on se doit d' "être forte", de vivre "pour ceux qui restent". On "en aura d'autres" (comme si Nienor pouvait remplacer Lalaith... elle ne le peux pas, parce qu'elle est Nienor, PAS Lalaith...). Et que dire d'une mère qui se laisse au sens propre, mais aussi figuré, "mourir de chagrin" comme Rian à la mort de son époux (ce qui est quand même classique de chez classique en littérature)? Là, la condamnation sera sans faille. Non, il ne me semble pas que la majorité des gens demandent plus aux personnages de romans qu'aux personnes "de la vraie vie", sauf peut-être dans les cas de "mésentente conjugale" où l'on est souvent plus compréhensifs.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Lambertine)]]></author>
			<pubDate>Wed, 21 Jun 2006 08:54:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78780#p78780</guid>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  De la Mère dans le Légendaire]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78779#p78779</link>
			<description><![CDATA[<p>Rebeca : <p>Galadriel : mater ou chef de guerre. J'y reviendrai plus tard. je crois qu'on y distingue les deux aspect. je t'en cause et je reposte. pas trop de temps, là.<p><br><i>je serais plutôt de l'avis de Forfi (Est-ce qu'on ne pourrait pas dire que chaque mère représente une autre facette de le la Mère en général ?),</i><br>Oui, pareil. Sauf que, je ne pense pas que Tolkien ait cherché a créer un personnage ou un archétype de "mère", en tant que tel, dans l'absolu. de tout ce qui précède, on a plutôt l'impression qu'il a créé plusieurs personnages féminins, chacun bien typé et individualisé, dont ceraines - forcément - ont eu à tenir un rôle de mère en plus de celui d'héroïne ou d'épouse de guerrier. D'où cette impression de "fouillis". Notre erreur, c'est peut-etre d'être partir de l'hypothèse que "la mère" en tant qu'archétype, jouait un rôle en tant que telle dans l'euvre de Tolkien.<p><i>ce qu'on sait du côté maternel de la plupart de femmes me semble trop caricatural que pour pouvoir refléter une mère dans sa complexité, sans parler de son archétype... elles sont tellement catégorisables, c'en est presque effrayant: celles qui abandonnent et celles qui se sacrifient, celles qui bouffent et celles qui délaissent, etc...</i><br>Ca, par contre, c'est peut-être parce qu'on a pas (encore) été analyser très profond. On n'a fait qu'une ébauche de recensement des mères, et une analyse très superficielle de l'influence (ou pas) (oh! pardon!) qu'elles ont pu avoir sur leur(s) enfant(s). Survolé, pas creusé. Si on analyse cas par cas, chaque femme, dans son évolution, tous les évènements de sa vie, je ne pense pas qu'elles soient tellement caricaturales que ça. <p><br>Fangorn : Gasp! heureusement que tu es là. Oui, on a oublié "la fameuse Belladona Took", et l'ascendance de Bilbo. Il est dit ailleurs qu'elle était une des "trois remarquables filles du vieux Took", je crois. Merci aussi, pour l'analyse et pour l'étymologie. :-)<p>Tilkalin : bon, on va voir plus loin (mais, pour moi en tout cas, ce sera demain) :-) <p>Rebeca-en-petit :<br><font size=1>Oui, mais les héros de roman, bien qu'ils doivent être assez réalistes et humains pour que le lecteur puisse s'y identifier, ne sont pas censés représenter les gens tels qu'ils sont (enfin, sauf dans certains romans, oui, ici je parle du SdA et consorts), mais tels qu'on voudrait les voir, ou tels que nous nous imaginons devoir être. C'est pour ça qu'on leur en demande tellement. c'est vrai qu'une mère "normale" est pour la majorité détruite par la mort de son enfant. mais à une mère de roman, on demande de surmonter, parce qu'un personnage est censé nous servir de modèle ou de repoussoir (si elle ne surmonte pas).<p>Et en passant, je ne crois pas que l'âge de l'enfant joue un rôle qualitafif dans le chagrin de la mère. C'est exact que la mort d'un petit enfant ou d'un adolescent parait beaucoup lus monstrueuse et injuste, parce qu'il n'a pas eu le temps de vivre, mais un enfant le reste pour sa mère même à un âge vénérable. Et il y a des vieilles dames qui ne survivent pas au chagrin de la mort de leur fils ou fille adulte. Pour les Elfes, ça ne doit pas être très différent : le chagrin d'Elrond lorsqu'il se sépare de sa fille, pourtant tri-millénaire, ne doit pas être moindre que celui de Melian.</font></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Melilot)]]></author>
			<pubDate>Tue, 20 Jun 2006 20:43:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78779#p78779</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  De la Mère dans le Légendaire]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78778#p78778</link>
			<description><![CDATA[<p><i>> Belladone est aussi appelée Atropa, qui vient d’Atropos, l’une des trois Parques, qui fixaient le destin des hommes. Atropos était d’ailleurs celle qui coupait le fil.</i><p>Sans chercher à surdéterminer ce dernier point, celui-ci ne laisse cependant de m'interloquer sur le rapport mère/destin que je soulevais maladroitement dans mon précédent post concernant Dís et son lien, pour le moins étymologique, avec les Nornes/Dises de la mythologie germano-nordique... ;-)<p>Cordialement,<br>T.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Tilkalin)]]></author>
			<pubDate>Tue, 20 Jun 2006 16:27:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78778#p78778</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  De la Mère dans le Légendaire]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78777#p78777</link>
			<description><![CDATA[<p>Je trouve intéressant que la première explication de ce qu’est un hobbit dans le Légendaire soit annoncée par la mention de la mère, encore plus par une suspension du récit.<p><font color="#008888">« La mère de notre hobbit... Mais qu’est-ce que les hobbits ? » </font><br>(<i>Bilbo le Hobbit</i>, chap. I)<p>Je n’ai pas vu le nom de « la fameuse Belladone Touque » dans ce fuseau <small>(peut-être ai-je lu trop vite)</small>, mais Tolkien lui attribue précisément le côté aventureux de son fils Bilbo.<p><font color="#008888">« Mais si Bilbo, fils unique de Belladone, ressemblait en tout point par les traits et le comportement à une seconde édition de son solide et tranquille père, il devait avoir pris au côté Touque une certaine bizarrerie dans sa manière d’être, quelque chose qui ne demandait qu’une occasion pour se révéler. » </font><br>(ibid.)<p>Autrement dit, si Bilbo est un Hobbit à part, il le tient de sa mère. Certes, il ne s’agit pas tant de sa mère en particulier que du sang Touque que l’on dit avoir été mêlé à celui d’une fée.<br>Mais il n’en demeure pas moins que c’est au <font color="#008888">« fils de Belladone Touque »</font> que Gandalf s’adresse, et non à celui de Bungo Saquet, lorsqu’il lui propose une aventure <small><font color="gray">(en tout bien tout honneur, ça va sans dire ;-))</font></small>.<p>J’ignore si on en sait plus sur la mère de Bilbo (mis à part les arbres généalogiques), mais en tout cas, loin de s’opposer à l’aventure, elle en représente l’origine héréditaire.<p>Je reviens à cette suspension du discours. Tolkien avait déjà eu plusieurs fois l’occasion, en tant que narrateur, de préciser ce qu’est un hobbit au début de son roman.<br>C’est en mentionnant la mère de Bilbo qu’il en vient à cette précision : parler de la lignée, c’est parler de l’essence, de ce que l’on est. Le nom s’inscrit dans une tradition, qui dit l’histoire. Or, ce qui fait que Bilbo n’est pas un hobbit comme les autres — son côté non-« hobbital » — lui vient de sa mère.<p>Cette hérédité maternelle se voit éclairée d’un jour particulier si l’on examine le prénom choisi par Tolkien.<br>« <i>Belladonna</i> » est un nom de plante, conformément à la tradition hobbite. Mais il n’est forcément pas anodin de la part de Tolkien, attaché aux questions de lexique botanique.<br>Ce terme est d’origine italienne, <i>bella dona</i>, qui signifie belle dame = <i>fair lady</i>.<br><small><font color="gray">(Rien à voir pourtant avec le film <i>My fair lady</i> où un linguiste pygmalion décide de transformer une fleuriste du peuple en belle dame de la haute société (Audrey Hepburn), grâce au travail de la parole — cette thèse aurait-elle déplu à Tolkien ?... ;-)) </font></small><p>Mais la Belladone se nomme aussi en anglais « <i>deadly nightshade</i> », ce qui donne une tout autre résonance à l’ascendance maternelle de Bilbo. Il est né d’une « mortelle ombre de la nuit » <small>(on croirait presque voir resugir un Nazgûl ;-)</small><br>Pire, la Belladone est aussi appelée <i>Atropa</i>, qui vient d’Atropos, l’une des trois Parques, qui fixaient le destin des hommes. Atropos était d’ailleurs celle qui coupait le fil.<p>Je ne crois pas qu’il faille surdéterminer ce point, encore moins le psychologiser coûte que coûte par rapport à Tolkien lui-même... Reste que la figure maternelle, bien que discrète, est très ambivalente dans le cas de Bilbo.<br>D’où, peut-être, la rupture du fil qui suit la première mention de la mère du Hobbit.<p>Sébastien</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Fangorn)]]></author>
			<pubDate>Tue, 20 Jun 2006 15:49:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78777#p78777</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  De la Mère dans le Légendaire]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78776#p78776</link>
			<description><![CDATA[<p><i>"Morwen ne soit pas blessée par la perte de Lalaith et la disparition de Hurin"</i><br>Et qu'elle soit traitée de sorcière par les voisins envahisseurs, et qu'elle doive diriger la maisonnée...Ca fait beaucoup à la fois :P<br>Sinon, j'ai rien de très pertinent à dire, je suis assez l'avis de Rebeca sur ce coup-là (pour moi Rían est un peu une anti-mère, mais c'est personnel...) ^^</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Forfirith)]]></author>
			<pubDate>Tue, 20 Jun 2006 15:15:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78776#p78776</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  De la Mère dans le Légendaire]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78775#p78775</link>
			<description><![CDATA[<p><small>Z'avais point vu ton message en postant le mien, Dame Lamberte... je voudrais tout de même rajouter: <i>Eöl était quand même le père de son fils, que diable, et qu'a-t-elle fait durant toute l'enfance de Maeglin pour "arrondir les angles" ? Rien. Au contraire.</i> ... ben, hum, elle était tout de même pas vraiment de libre dans son mariage avec Eöl, non? Comment lui demander de transmettre à son fils un amour qu'elle ne partage pas vraiment pour un homme qui l'a tout de même piègée et la retient prisonnière? Tout de même, je trouve que par moment vous en demander bien beaucoup, aux mères, pourquoi est-ce justement à elles qu'on demande des comportement surhumains, alors que par leur position de mère elles sont bien plus profondément plongées dans l'humain que la plupart des autres? On demande à Morwen de parfaitement gérer le deuil de sa petite fille, et d'en plus être en même temps parfaite face à son fils pour l'aider à surmonter son deuil à lui; on demande à Aredhel de faire le lien entre un homme qui lui a volé sa liberté et la lumière du soleil et son fils qui doit être son seul rayon de soleil...comme si devant leurs enfants on voudrait qu'elles nient leur propre coeur: il faudrait que Morwen ne soit pas blessée par la perte de Lalaith et la disparition de Hurin, il faudrait que Aredhel oublie que ce n'était peut-être pas cela la vie qu'elle avait rêvé pour elle et son enfant (et vivre la privation de liberté de son enfant doit être encore plus dur que vivre la sienne propre)... mais franchement, qui arrive à faire ça? Moi en tout cas je ne m'en crois pas capable... <br> <br>En gros je trouve qu'on reproche à ces femmes d'avoir leurs propres sentiments, d'avoir un coeur qui souffre et aime, on voudrait qu'elles soient détachées de cela, qu'elles soient des mères d'esprit et non de coeur et de corps... alors que justement, le détachement du sentiment de mère ne mènerait-il pas plutôt à un comportement d'abandon comme celui de Rían? </small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (rebeca)]]></author>
			<pubDate>Tue, 20 Jun 2006 15:08:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78775#p78775</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  De la Mère dans le Légendaire]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78774#p78774</link>
			<description><![CDATA[<p><small>En petit parce que pas dans le sujet :<br>Lambertine : Tout à fait turinesque, c'est ce que je disais plus haut :<br><DIV class="citeTexte">(personnage interessant, Maeglin, pendant elfique à Turin, je trouve, car lui aussi sous le coup d'une malédiction, celle de son père, qui lui dit grosso modo qu'il n'aura jamais ce qu'il désire. Et lui aussi éprouvant un amour incestueux. Et lui aussi sombre et plutôt "terrestre", si on doit le lier à un élément... Au contraire de Tuor qui est lié aux eaux. Mais bref, il faut que je trouve le temps de coucher sur papier mes idées vagues)</div><br>Sans compter l'orgueil. Parce que le Maeglin, il en a une sacrée dose, d'orgueil (surtout dans les HoME). <br>:) Il devrait te plaire, toi qui aimes les personnages torturés :D </small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Laegalad)]]></author>
			<pubDate>Tue, 20 Jun 2006 14:44:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78774#p78774</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  De la Mère dans le Légendaire]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78773#p78773</link>
			<description><![CDATA[<p>Dites, dans la catégorie des mères qui abandonnent leur enfants, y a aussi Mithrellas, copine à Nimrodel, épouse elfe du numénoréen Imrazôr, mère du premier seigneur de Dol Amroth, Galador, et de sa soeur Gilmith... sauf que je n'ai pas trouvé d'indications sur les raisons de son départ ni sur les conséquences sur son fiston (c'est de là que vient le sang elfe de cette lignée).<p>En ce qui concerne Galadriel, 'Lilotte, je trouve pas trop qu'elle soit l'archétype de la mère... il n'y a pas pour moi d'archétype de la mère chez Tolkien (en tout cas là où j'en suis dans mes lectures ;)) je serais plutôt de l'avis de Forfi (<i>Est-ce qu'on ne pourrait pas dire que chaque mère représente une autre facette de le la Mère en général ?</i>), ce qu'on sait du côté maternel de la plupart de femmes me semble trop caricatural que pour pouvoir refléter une mère dans sa complexité, sans parler de son archétype...&#160; elles sont tellement catégorisables, c'en est presque effrayant: celles qui abandonnent et celles qui se sacrifient, celles qui bouffent et celles qui délaissent, etc...<p><small>Et en plus petit parce que je quitte le sujet central ;) Dis, 'Lilotte, rapport rapport à la perte d'enfant et la différence de réaction entre Galadriel et Morwen, hum, Celebrian a vécu des horreurs, ok, mais elle n'est pas morte, elle est repartie à Valinor, donc Galadriel sait qu'elle peut la retrouver, en plus dans le SdA ça date de plus de 400 ans, y a donc moyen de faire un deuil sur ce laps de temps là, bien plus que Morwen n'a pu le faire lors de l'enfance de Turin. Et puis,sans vouloir minimiser quoi que ce soit à la douleur de Galadriel, je crois que ça joue, l'âge, perdre un jeune enfant est vraiment très dur, et est souvent perçu comme encore plus injuste...dur, tout de même de comparer le deuil d'une enfant en bas-sage et la séparation (même si elle avait pû être définitive) d'avec une adulte de deux-trois millènaires, non? ;) et au finish, Morwen les a tout de même perdus tous, ses enfants...&#160; <br>Et puis Morwen est décrite comme fière et froide... pour moi cela fait franchement écho à l'attitude orgueilleuse et hautaine de Galadriel durant les deux premiers âges...</small>&#160; <p>Tiens, d'ailleurs, en général, la différence de destin entre les elfes et les humains, les taux de natalité différents, tout ça n'implique pas aussi des différences au niveau des comportements maternels? ... m'en vais dans ce pas fureter dans la bibliothèque de Gurth, y a des HOMEs et tout ;)<p>Sinon 'Lilotte, tu dis de Galadriel qu'"Elle accueille, elle nourrit, elle écoute, elle soigne, elle aide" et je ne nie pas cela, sauf que pour moi elle ne le fait pas de façon 'maternelle'... et ces caractéristiques font aussi partie de l'archétype du souverain, du chef, et je trouve que c'est bien plus cela que Galadriel représente... je sais pas trop comment l'expliquer de façon compréhensible, hum ;)<p><br><small>Hum, bon, y a pas moyen de faire encore plus petit? parce que, quid de l'influence néfaste sur les progénitures du système éducatif d'Ungoliant et de Shelob, hé? ...ok, je connais la sortie ^^</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (rebeca)]]></author>
			<pubDate>Tue, 20 Jun 2006 14:32:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78773#p78773</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  De la Mère dans le Légendaire]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78772#p78772</link>
			<description><![CDATA[<p>Ce serait-y pas très Turinesque, ça&#160; ?(mis à part qu'Aredhel a quand même une sacrée part de responsabilité dans ce qui s'est passé le jour de sa mort. Eöl était quand même le père de son fils, que diable, et qu'a-t-elle fait durant toute l'enfance de Maeglin pour "arrondir les angles" ? Rien. Au contraire.)<p>Je voudrais revenir sur "la mère obstacle à l'aventure. ne le serait-elle pas plus dans l' "inconscient collectif" que dans la littérature (au sens large) ? Parce que des mères tentant de s'opposer à l'"esprit d'aventure" de leur fils, il n'y en a quand même pas beaucoup. La mère de Perceval, et celle d'Achille tentent de s'opposer au désir de gloire de leurs fils, mais à part elles... Il doit il y en avoir des tas d'autres, mais elles ne s'imposent pas à mon esprit.<p>Et chez Tolkien, ce genre de mères me semble inexistant. La mère d'Aldarion "fait la morale" à son fils, mais plus pour l'inciter à "se caser" et à s'occuper de son épouse qu'à éviter l'aventure. Et quand on prend les personnages "non-orphelins de mère" (il me semble que Merry et Pippin sont dans ce cas), il ne me semble pas que l'existence d'une mère les empêche de rechercher... euh... peut-être peut-on pour eux parler d'aventure ? D'ailleurs, les conseils et les manigances des mères d'Achille et de Perceval étant restés lettres mortes...</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Lambertine)]]></author>
			<pubDate>Tue, 20 Jun 2006 14:19:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78772#p78772</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  De la Mère dans le Légendaire]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78769#p78769</link>
			<description><![CDATA[<p>Yope! Et à Miriel, on peut comparer Rian qui fait un choix plus ou moins similaire : à la mort de son époux, elle choisit la mort (avec lui), plutôt que la vie (avec et pour son fils). Pourtant dans les deux cas, le destin du fils sera radicalement différent sur tous les points. <font size=1>Tiens, ça pourrait aussi être examiné ça : la chute des Elfes stoppée par les exploits d'un Homme.</font><p>Par ailleurs, je m'aperçois que j'ai oublié Aredhel dans mon résumé des comportements maternels en TdM. Elle est pourtant intéressante. En tant que femme, elle se montre indépendante et volontaire, mais en tant que mère, elle devient faible et influençable. Elle se laisse flatter et manipuler par son fils, mais ensuite, elle se sacrifie pour le sauver. Ce qui ne lui <font size=1>(à Maeglin)</font> portera pas bonheur, quoi qu'il en soit.<p>Pour Miriel, Tolkien veut peut-être dire "responsable mais pas coupable"? Son choix a été un élément déclencheur, mais pas déterminant. Féanor a fait par lui-même ses propres choix (il a eu le choix, plusieurs fois), et ses propres erreurs. </p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Melilot)]]></author>
			<pubDate>Tue, 20 Jun 2006 10:52:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78769#p78769</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  De la Mère dans le Légendaire]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78771#p78771</link>
			<description><![CDATA[<p><font size=1>Malédîîction ... Malédîîction ... Malédîîction ...! (les porteurs n'iront pas plus loin!). Ecoute : on va passer par la mailbox de Rebeca qui est d'accord. La Malédiction de tous les Valar réunis me poursuit et je t'expliquerai. (Non ... laissez-moi ... laissez-moi seule ....Bhheuheuheuheu!)</font>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Melilot)]]></author>
			<pubDate>Tue, 20 Jun 2006 00:29:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=78771#p78771</guid>
		</item>
	</channel>
</rss>
