<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom">
	<channel>
		<atom:link href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/extern.php?action=feed&amp;tid=7048&amp;type=rss" rel="self" type="application/rss+xml" />
		<title><![CDATA[JRRVF - Tolkien en Version Française - Forum / Tolkien et le conte de fées : enchantements et pouvoirs théologiques]]></title>
		<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?id=7048</link>
		<description><![CDATA[Les sujets les plus récents dans Tolkien et le conte de fées : enchantements et pouvoirs théologiques.]]></description>
		<lastBuildDate>Thu, 25 Mar 2021 13:37:47 +0000</lastBuildDate>
		<generator>FluxBB 1.5.10</generator>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien et le conte de fées : enchantements et pouvoirs théologiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89966#p89966</link>
			<description><![CDATA[<div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Le problème n'est pas celui de l'injustice, de la grâce à discuter, des idées, etc., mais du <b>ras-le-bol</b> devant le sempiternel refrain de Benjamin, qui pollue la moindre de nos discussions sérieuses de ses lubies, à la limite (souvent franchie) de la diffamation me concernant (que l'on pourrait, pas tout à fait mais presque, résumer par « Yyr et les vrais chrétiens »).</p><p>[...]</p><p>Or donc, je nous propose de passer à autre chose.<br />Et si Benjamin me chante encore son refrain, je vous avertis que j'écraserai dorénavant sur son post le marteau de Cétautomatix, aussi souvent que nécessaire.</p></div></blockquote></div><p>Je comprends bien l'agacement et l'impression que tu ressens d'être la cible d'attaques injustes. Dans la mesure où ces sentiments sont partagés par Benjamin, mieux vaut en effet passer à autre chose, car les discussions sur le forum trouvent là leur limite. Les malentendus qui pourraient aisément être résolus autour d'un pot de bière hobbitique tendent à s'empiler quand ils sont successivement exposés par écrit, surtout quand ils sont rédigés sous l'empire de la fatigue ou de l'irritation.</p><p>Toutefois, si je puis me permettre une remarque fondée sur mon expérience, mieux vaut éviter d'être à la fois juge et partie. Même si tu exerces la modération conformément aux règles du forum et avec autant d'impartialité que possible, ton contradicteur risque fort de te trouver biaisé dans l'exercice du pouvoir. Par conséquent, mieux vaudrait en référer à Cédric au cas où tu estimerais que Hyarion ait passé les limites. En espérant qu'il ne soit nullement nécessaire d'en arriver là, car cela ne me semblerait être un aveu d'échec collectif. Echec qui me semble parfaitement évitable si chacun y met un peu du sien.</p><p>E.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Elendil)]]></author>
			<pubDate>Thu, 25 Mar 2021 13:37:47 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89966#p89966</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien et le conte de fées : enchantements et pouvoirs théologiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89951#p89951</link>
			<description><![CDATA[<p><small>Merci ! Bon courage pour les 4 semaines à venir <img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/smile.png" alt="smile" /></small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (ISENGAR)]]></author>
			<pubDate>Sat, 20 Mar 2021 14:39:16 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89951#p89951</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien et le conte de fées : enchantements et pouvoirs théologiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89948#p89948</link>
			<description><![CDATA[<p><small><img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/smile.png" alt="smile" />&#160; Ce n'était pas mon but mais tu as raison, ça marche, pas une trilogie biblique, beaucoup plus de livres ou moins de livres, on ne sait jamais&#160; comment compter, c'est pourquoi je ne m'en occupe pas, pas plus que les différentes versions du SdA ou la geste d'Arthur et les épisodes de Star Wars . bon ouik à toute la famille.</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Silmo)]]></author>
			<pubDate>Sat, 20 Mar 2021 13:37:26 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89948#p89948</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien et le conte de fées : enchantements et pouvoirs théologiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89947#p89947</link>
			<description><![CDATA[<p>Ah oui, non mais, j'vois bien où tu veux nous entraîner, Silmo... une fois pour toute, la Bible n'est pas une trilogie !<br /><small>Hein, quoi ? On ne parlait pas de la même chose ?...</small></p><p>I. <img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/monkey.png" alt="monkey" /></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (ISENGAR)]]></author>
			<pubDate>Sat, 20 Mar 2021 12:59:57 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89947#p89947</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien et le conte de fées : enchantements et pouvoirs théologiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89946#p89946</link>
			<description><![CDATA[<p><small>eh bé, encore une dispute sur JRRVF, ce n'est pas nouveau et souvent on se dit que c'était vain.<br />Je me garderai bien de réagir mais juste pour vous faire sourire, je contesterai la notion de "religion <u><b>DU</b></u> Livre".. On aurait pu dire, religion de la tablette, du parchemin, du manuscrit, du velin, du marbre gravé mais point du livre inventé plus tard. S'il est question de la bible, on aurait dit, la religion "<u><b>des</b></u>" Livres (Genèse, Exode, Job, Daniel, Jérémie, les Nevi'im et les Ketouvim etc. sans oublier Les Lamentations qui pourraient clore cette discussion)<br />S.<br />'Abraracourcix <img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/smile.png" alt="smile" /></p><p>ps : la théologie n'est pas une spécialité chrétienne, même si elle l'est devenue plus tard, on la doit d'abord à Platon et Aristote lequel distinguait philosophes et théologiens bien avant la naissance de Jésus (ensuite je me tais, je ne veux pas m'embarquer dans ce débat) </p><p>pps : Je l'ai déjà dit à Benjamin en toute amitié, il faut qu'il s'efforce d'être concis. Je lis volontiers ses posts mais pas des messages de 15.000 mots. On en revient toujours à Boileau "<i>ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément</i> <img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/smile.png" alt="smile" /> Faut faire court cher Hyarion, sinon, on te zappe. Et comme avec Jérôme ou d'autres, on peut être amis sans avoir les mêmes idées. Ce qui réunit importe plus que ce qui sépare. </small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Silmo)]]></author>
			<pubDate>Sat, 20 Mar 2021 12:20:02 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89946#p89946</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien et le conte de fées : enchantements et pouvoirs théologiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89945#p89945</link>
			<description><![CDATA[<p><small>Tant qu'on y est, on peut éclaircir le quiproquo sur l'expression des « Trois religions du Livre ». Cette expression, comme d'autres éléments de langage et de culture (contemporains mais pas que), provient d'une islamisation de nos référentiels. Je pensais que ce serait bien trop compliqué d'aborder cela, mais je viens de me souvenir, suite au post précédent, qu'un spécialiste de ces questions en avait admirablement rassemblé et résumé les contours. Ainsi été interrogé :</p><div class="citation"><p><i>En votre qualité d'historien de la pensée médiévale, dans les domaines chrétien, juif et musulman, comment concevez-vous le rapport des trois religions du Livre à l'activité philosophique ? Pensez-vous qu'il y ait notamment une différence entre la théologie et la philosophie en chrétienté, et entre le Kalâm et la falsafa en Islam ?</i></p></div><p>Il avait répondu :</p><div class="citation"><p>Les différences sont multiples, mais elles sont croisées. Il y a d’une part une tension à l'intérieur de chacune des deux religions, entre un pôle théologique et un pôle philosophique. Mais il y a aussi un abîme entre la théologie en chrétienté et le Kalâm en Islam, entre la philosophie en chrétienté et en Islam, où elle s'appelle <i>falsafa</i>. Ce qui a d’ailleurs pour conséquence que ces tensions entre deux pôles ne sont pas du tout produites et négociées de la même façon.</p><p>La différence majeure entre la philosophie et la <i>falsafa</i> est peut-être de nature sociale, elle tient dans le mot « institutionnalisation ». La <i>falsafa</i> est restée en terre d’islam une affaire privée, le fait d'individus en assez petit nombre. Les grands philosophes de l'Islam étaient des amateurs et faisaient de la philosophie pendant leurs heures de loisir : Farabi était musicien, Avicenne médecin et vizir, Averroès juge. Avicenne faisait de la philosophie la nuit, entouré de ses disciples, après une journée normale de travail aux affaires. Et il ne refusait pas un verre de vin pour se ravigoter un peu et se tenir éveillé. On a à peu près la même situation chez les Juifs : Maïmonide était médecin et juge rabbinique, Gersonide astronome (et astrologue), etc. Les grands philosophes juifs ou musulmans atteignent les mêmes sommets que les grands scolastiques, mais ce sont des isolés sans guère d'influence sur la société.</p><p>Dans l’Europe médiévale, la philosophie est devenue une matière universitaire, dont on pouvait vivre. Elle est aussi le fait d’une masse de sans-grade, de « profs de philo » lambda. Ceux-ci n'ont guère laissé de noms dans les manuels, même si on peut toujours exhumer leurs cours et y trouver bien des surprises. Mais ce sont eux qui ont permis à la philosophie de pénétrer profond dans les esprits des juristes, médecins, etc., qu'ils formaient, et de devenir de la sorte un fait social.</p><p>Cela a une incidence capitale sur la relation entre philosophie et théologie. On peut être un rabbin ou un imam parfaitement compétent sans avoir jamais étudié la philosophie. En revanche, une formation philosophique fait partie de l'équipement de base du théologien chrétien. Elle est même obligatoire depuis le concile du Latran (1215). La tension entre philosophie et théologie, en chrétienté, est pour ainsi dire verticale : elle oppose des gens qui ont fait les mêmes études, puisque les théologiens ont tous commencé par apprendre la philosophie. Ils parlent donc le même langage. La tension entre Kalâm et <i>falsafa</i>, en Islam, est horizontale : elle oppose des spécialistes de disciplines différentes, et qui contestent chacun la légitimité de la méthode de l’autre.</p><p>Quant à la théologie, c’est une spécialité chrétienne. Certes, plusieurs religions ont développé des savoirs qui peuvent aller jusqu'à un très haut degré de technicité et de subtilité, là où il s’agit de raconter les aventures des dieux, de réglementer le culte qui leur est dû, d’expliciter leurs commandements quand ils en émettent. En revanche, la « théologie » comme projet d'exploration rationnelle du divin selon le programme d’Anselme, n'existe que dans le christianisme.</p><p>En dernière analyse, cela tient au statut de ce qui permet une théologie, à savoir celui du <i>logos</i> dans les diverses religions. C'est ici qu'il me faut corriger une expression de votre question. Vous parlez des « trois religions du Livre ». L'expression est devenue courante, mais elle reste trompeuse. D’abord, parce qu’on s'imagine souvent qu’elle rendrait l'expression arabe de « gens du livre » (<i>ahl al-kirâb</i>). Cette expression technique désigne les religions ayant précédé l'islam et qui, parce qu’elles possèdent un Livre saint, ont droit à un statut juridique reconnu dans la cité musulmane, celui de « protégé » (<i>ahl al-dhimma</i>). En ce sens, elle exclut l'islam lui-même. Si en revanche on la prend au sens large, non technique, elle inclut l'islam.</p><p>Mais on voit alors le second piège de l'expression, et qu’il est symétrique au premier : elle laisse croire que dans ces trois religions qui, effectivement, comme d’autres d’ailleurs, ont un livre, le contenu de la révélation serait ce livre. Or, dans le judaïsme, ce contenu est l’histoire de Dieu avec son peuple qu'il libère et qu'il guide en lui donnant son Enseignement (<i>torah</i>) ; dans le christianisme, c’est la personne du Christ qui, pour les chrétiens, concentre l'expérience antérieure d'Israël. Les textes écrits consignent cette histoire, ou, pour le Talmud, recueillent les discussions des savants sur l'interprétation et l’application des commandements divins. <u>Mais ces livres ne constituent en aucun cas le message même de Dieu aux hommes. Ce n’est que dans l'islam que l’objet révélé est Le Livre. Finalement, la seule religion du Livre, c’est l'islam !</u></p><p>Pourquoi cette précision ? Parce que la façon même dont le dieu parle, le style même de son <i>logos</i>, décide de la façon dont celui-ci pourra être élaboré. Si la parole divine est une loi, il faut l'expliquer et l'appliquer avec le maximum de précision. Mais elle ne dit rien sur celui qui l’édicte. Si cette parole est une personne, et à l'inverse si cette personne est une parole qui dit qui est celui qui l’émet, elle achemine vers une certaine connaissance de Dieu.</p></div><div class="citation source"><p>Rémi Brague, <i>Au moyen du Moyen Âge : philosophies médiévales en chrétienté, judaïsme et islam</i>, Champs essais, 2006, pp.17-20</p></div><p></small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Yyr)]]></author>
			<pubDate>Fri, 19 Mar 2021 10:09:56 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89945#p89945</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien et le conte de fées : enchantements et pouvoirs théologiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89944#p89944</link>
			<description><![CDATA[<p><small></p><div class="quotebox"><cite>Elendil a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>A vrai dire, l'expression "religions abrahamiques" est déjà meilleure, dans la mesure où les trois dont nous parlons mentionnent toutes Abraham et ses principaux successeurs. Sur le plan historique, cela met l'accent sur une certaine forme de lien entre elles, lien absent du Zoroastrisme, par exemple, même si la religion mazdéenne joue un rôle dans l'Ancien comme dans le Nouveau Testament, et, si je ne m'abuse, dans le Coran aussi. Sur le plan théologique, elle est plus problématique, car si christianisme comme Judaïsme font remonter l'Alliance initiale à Abraham (ce qui en fait une figure incontestablement séminale pour elles deux), il n'en va pas de même du Coran, qui la fait remonter à Adam. C'est une différence qui peut apparaître mineure au premier regard, mais qui a une importance largement égale à l'acceptation ou non d'une Nouvelle Alliance, car ces deux éléments permettent de comprendre les importantes différences de rapport entre ces religions et leur Livre respectif.</p></div></blockquote></div><p>Tout à fait : Tandis que, dans la Bible, Abraham inaugure l’histoire du salut, dans l’islam, il s'inscrit dans une lignée prophétique qui commence avec Adam.<br />Ajoutons que que, dans le premier cas, l'héritage d'Abraham passe par Isaac, tandis que, dans le second cas, du moins après la rupture de Médine, son héritage passe par Ismaël.<br />Mais, surtout (d'après moi), si la figure de l'alliance s'appelle dans les deux cas Abraham, elle désigne dans le premier cas une alliance d'amour (que la Bible décrira de façon récurrente par le prisme de l'amour conjugal), dans le second cas une alliance d'obéissance (entre le suzerain et ses vassaux ; <i>Islam</i> : lit. « soumission à Dieu »).</p><div class="citation"><p>En nommant “les trois religions d’Abraham”, on croit s’engager sur un terrain d’entente en invoquant un ancêtre commun. En réalité, on met plutôt le doigt sur une pomme de discorde […]. Ce n’est pas parce que les noms sont identiques que les personnages le sont […]. [...] l’Abraham que les trois religions auraient en commun est une vague abstraction […]. Accepter cet Abraham, ce serait pour chacune renoncer à une dimension de sa foi.</p></div><div class="citation source"><p>Rémi Brague, <i>Du Dieu des chrétiens. Et d’un ou deux autres</i>, Flammarion, 2008, pp.26,33</p></div><div class="citation"><p>Si on a raison d’accorder à Abraham une importance décisive dans la vision de l’histoire religieuse des trois monothéismes, on aurait tort de confondre les plans sur lesquels juifs, chrétiens et musulmans se situent par rapport à la foi, à l’espérance et à la charité abrahamiques. En effet, de tous les prophètes communs à la Bible, à l’Evangile et au Coran, c’est précisément Abraham qui accentue la rupture entre les trois religions.</p></div><div class="citation source"><p>Michel Hayek, <i>Le mystère d’Ismaël</i>, Mame, 1964, p. 24</p></div><p></small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Yyr)]]></author>
			<pubDate>Thu, 18 Mar 2021 23:23:35 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89944#p89944</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien et le conte de fées : enchantements et pouvoirs théologiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89943#p89943</link>
			<description><![CDATA[<div class="quotebox"><cite>Elendil a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>[...]<br />Alors tu es un grand malade à continuer à intervenir sur ces discussions.<br />[...]</p></div></blockquote></div><p><small>Pour ce qui me concerne, tu as bien le droit d'être fâché à la lecture des messages précédents de Hyarion, si tu les estimes injustes à ton égard. Il est possible aussi que tu sois fatigué à ton retour ici, et que cela explique en partie la virulence de tes propos. Toutefois, en dépit de divergences de vue bien plus significatives avec Hyarion qu'avec toi, j'ai quand même tendance à penser qu'Hyarion montre une meilleure grâce à discuter, et à exposer ses idées, ou ses différences, de manière plus calme, et en tout cas plus polie.</small></p></div></blockquote></div><p>Ce serait un euphémisme de dire que je suis fatigué. <br />Je ne sais pas si mon retour n'était pas poli. Sans doute. Disons surtout, car c'est la vérité, qu'il n'était pas gentil.<br />Le problème n'est pas celui de l'injustice, de la grâce à discuter, des idées, etc., mais du <b>ras-le-bol</b> devant le sempiternel refrain de Benjamin, qui pollue la moindre de nos discussions sérieuses de ses lubies, à la limite (souvent franchie) de la diffamation me concernant (que l'on pourrait, pas tout à fait mais presque, résumer par « Yyr et les vrais chrétiens »).<br />Sans compter une certaine lassitude, concernant ses contrepieds récurrents (catégorisant alors qu'il ne faut pas catégoriser, n'ayant jamais autant écrit que depuis qu'il s'est mis en retrait, etc.), son amphigouri, et les faux-sens voire les contresens récurrents relatifs aux « religions du livre » (ce qui, sur ces derniers points, l'amphigouri et les contresens, ne serait pas un problème, si ce n'était mêlé de polémiques et de mises en cause personnelles) — <i>les sages parlent de ce qu'ils savent ...</i></p><p>Pour paraphraser Jean ailleurs, je n'ai pas l'intention de me pourrir la vie, ayant d'autres choses bien plus importantes à vivre. <br />À l'inverse de Jean, cependant, je n'ai pas l'intention de quitter JRRVF.</p><p>Or donc, je nous propose de passer à autre chose.<br />Et si Benjamin me chante encore son refrain, je vous avertis que j'écraserai dorénavant sur son post le marteau de Cétautomatix, aussi souvent que nécessaire.</p><p>Cela pourrait être évité :</p><div class="quotebox"><cite>Hyarion a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>N'as-tu pas commencé ton message en parlant toi-même de « disque rayé » ? Avec ta dichotomie étoilés/carnassiers, là aussi, « c'est effectivement « un jour sans fin » »...</p></div></blockquote></div><p>Arf, la comparaison n'est pas fausse. De toute façon, sur ce point et ta question d'une approche historico-critique, j'ai eu tort, emporté par mon humeur, de te répondre comme je l'ai fait : ce sont effectivement des choses à discuter, ce que j'aurais fait dans d'autres conditions. </p><p>La comparaison n'est pas fausse mais elle n'est pas proportionnée. Je te laisse faire le tour des 10 et même des 15 dernières années du forum et comparer le nombre de rengaines de ta part sur l'approche chrétienne de Tolkien sur JRRVF et les miennes sur les approches carnassières <small><b>(*)</b></small>.</p><p>Mais peu importe, admettons !</p><p>Eh bien je te propose d'arrêter ton refrain sur ce que tu « désapprouve[<!---->s] et critique[<!---->s] régulièrement en ces lieux [...] parce que [tu] [te] sens plus ou moins “contraint” de le faire » <small>(ou, à tout le moins, si vraiment tu ne peux pas t'en empêcher, tu ouvres un fuseau dédié auquel tu renvoies aussi souvent que nécessaire, mais tu arrêtes de polluer chaque discussion)</small>, et j'arrête bien volontiers le mien sur les approches carnassières. Chiche ?</p><p>Cela nous éviterait bien des malheurs, Cétautomatix ne sortirait pas son marteau, et Assurancetourix serait le plus excellent des compagnons.</p><div class="quotebox"><blockquote><div><p>Mise en retrait ne veut pas dire disparition... mais à te lire, il faut croire qu'effectivement, je ne suis pas resté assez invisible (hors interventions éventuellement jugées par toi intéressantes). ^^' Je m'efforcerai, à l'avenir, de faire en sorte de ne plus trop te décevoir sur ce point.</p></div></blockquote></div><p>Pas assez invisible sur ton refrain certainement. <br />Pour le reste, c'était au contraire plaisant et instructif de te lire, comme à ton habitude.</p><p>Jérôme</p><p>____________________________________</p><p><small><b>(*)</b> Sur la question, je me suis depuis longtemps rangé à la synthèse d'un autre <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=29033#p29033" rel="nofollow">Benjamin</a> ;).</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Yyr)]]></author>
			<pubDate>Thu, 18 Mar 2021 14:19:58 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89943#p89943</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien et le conte de fées : enchantements et pouvoirs théologiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89935#p89935</link>
			<description><![CDATA[<div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>[...]<br />Alors tu es un grand malade à continuer à intervenir sur ces discussions.<br />[...]</p></div></blockquote></div><p><small>Pour ce qui me concerne, tu as bien le droit d'être fâché à la lecture des messages précédents de Hyarion, si tu les estimes injustes à ton égard. Il est possible aussi que tu sois fatigué à ton retour ici, et que cela explique en partie la virulence de tes propos. Toutefois, en dépit de divergences de vue bien plus significatives avec Hyarion qu'avec toi, j'ai quand même tendance à penser qu'Hyarion montre une meilleure grâce à discuter, et à exposer ses idées, ou ses différences, de manière plus calme, et en tout cas plus polie.</small></p><div class="quotebox"><cite>Hyarion a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Le pape actuel vient d'effectuer (plutôt courageusement, d'ailleurs) un voyage important en Irak, et a notamment présidé, samedi dernier, 6 mars, une cérémonie interreligieuse à Ur, qui passe traditionnellement (et certes sans fondements historiques ou archéologiques concrets) pour être le lieu d'origine d'Abraham, figure séminale commune aux trois religions monothéistes dites <i>de facto</i> abrahamiques, et figure dont il est question, à l'origine, dans l'Ancien Testament. J'assume d'employer une expression courante en parlant du « Dieu des religions du Livre » pour faire simplement référence au Dieu des trois religions abrahamiques (avec toutes leurs variations respectives)...</p></div></blockquote></div><p><small>En même temps, vu l'histoire d'Abraham telle qu'elle est racontée dans la Bible, il ne s'agissait pas d'une figure historique d'une importance suffisante pour espérer découvrir grand-chose à son propos par la voie archéologique... Quant aux fondements historiques, je dirais qu'on a quand même un document historique assez conséquent qui justifie la localisation, quand bien même on peut très largement discuter de l'exactitude historique d'une bonne partie des événements décrits dans l'Ancien Testament...</p><p>En revanche, il est vrai que je souscris très largement à la critique d'Yyr de l'expression en question, qui n'est là encore utilisée que par des gens qui n'y connaissent pas grand-chose. De fait, pour le christianisme, c'est absolument inadapté. Pour le Judaïsme, je n'ai jamais lu de périphrases commençant par "religion de...", mais s'il devait y en avoir une, je pense que ce serait "religion de la Loi", ce qui n'est pas exactement la même chose. Pour l'Islam, cela fonctionne, mais ce n'est pas le même livre... A ce compte-là, on pourrait aussi bien inclure le zoroastrisme comme religion du Livre, puisque là encore la pratique religieuse découle de leur livre sacré, l'Avesta, et si l'on admet que les chrétiens, les Juifs et les Musulmans cherchent tous à s'adresser à la même entité créatrice suprême, quelles que soient leurs divergences de vues à son égard, alors il serait parfaitement injuste d'exclure du lot les Zoroastriens. Et si l'on admet cela, j'aurais un argument supplémentaire en faveur du taoïsme... <img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/wink.png" alt="wink" /></p><p>A vrai dire, l'expression "religions abrahamiques" est déjà meilleure, dans la mesure où les trois dont nous parlons mentionnent toutes Abraham et ses principaux successeurs. Sur le plan historique, cela met l'accent sur une certaine forme de lien entre elles, lien absent du Zoroastrisme, par exemple, même si la religion mazdéenne joue un rôle dans l'Ancien comme dans le Nouveau Testament, et, si je ne m'abuse, dans le Coran aussi. Sur le plan théologique, elle est plus problématique, car si christianisme comme Judaïsme font remonter l'Alliance initiale à Abraham (ce qui en fait une figure incontestablement séminale pour elles deux), il n'en va pas de même du Coran, qui la fait remonter à Adam. C'est une différence qui peut apparaître mineure au premier regard, mais qui a une importance largement égale à l'acceptation ou non d'une Nouvelle Alliance, car ces deux éléments permettent de comprendre les importantes différences de rapport entre ces religions et leur Livre respectif.</p><p>E.</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Elendil)]]></author>
			<pubDate>Tue, 09 Mar 2021 09:34:11 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89935#p89935</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien et le conte de fées : enchantements et pouvoirs théologiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89933#p89933</link>
			<description><![CDATA[<p><small>En découvrant, deux jours après, le message qui précède, ma première intention a été de répondre seulement « <i>No comment</i> (comme dirait Serge)... », mais cela eût été sans doute trop facile (et trop décalé). </p><div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>N'importe quoi.</p></div></blockquote></div><p>Voila à quoi aurait, peut-être, pu se limiter, en tout cas, le contenu de ton message... au point où nous en sommes.</p><div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>...des « religions du Livre » ; Ok pour les musulmans ; je ne sais pas ce qu'en pensent les Juifs ; en tout cas ça n'a rien à voir avec le Christianisme = à la rigueur la « religion de l'Incarnation »...</p></div></blockquote></div><p>Le pape actuel vient d'effectuer (plutôt courageusement, d'ailleurs) un voyage important en Irak, et a notamment présidé, samedi dernier, 6 mars, une cérémonie interreligieuse à Ur, qui passe traditionnellement (et certes sans fondements historiques ou archéologiques concrets) pour être le lieu d'origine d'Abraham, figure séminale commune aux trois religions monothéistes dites <i>de facto</i> abrahamiques, et figure dont il est question, à l'origine, dans l'Ancien Testament. J'assume d'employer une expression courante en parlant du « Dieu des religions du Livre » pour faire simplement référence au Dieu des trois religions abrahamiques (avec toutes leurs variations respectives)... et aussi bien, merci de m'épargner une leçon de théologie ou d'histoire des religions : de façon générale, je n'ai pas de leçons à recevoir de toi, Yyr, que ce soit en matière d'« inexactitudes », de « fantasmes », de « projections », de philosophie, d'épistémologie, de christianisme, etc. Ton attitude, inévitablement condescendante dès qu'il y a une difficulté, me fatigue. </p><div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>...des « vrais chrétiens » — une absurdité que tu ne risques guère de retrouver dans quelque note que ce soit de ma part...</p></div></blockquote></div><p>Je me suis efforcé d'expliquer, ici précédemment et <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89923#p89923" rel="nofollow">ailleurs</a>, avec autant de tact que possible, ce que j'entendais derrière cette expression, dont je ne me servirais plus mais que j'ai employée essentiellement faute de mieux, à partir initialement de ce que tu avais exprimé toi-même, par écrit (notamment dans je-ne-sais plus quelle version de je-ne-sais plus quel article de ta main : de cela, je suis certain), en matière de rapport entre la foi chrétienne et la vérité, entre une illusion d'appartenance au christianisme et une supposée réalité de domination aliénante de la Technique, entre les « vertus » supposées de la conjugalité chrétienne (assimilable à la conjugalité des Eldar décrite dans <i>HoME</i> X) et les « vices » supposés d'une sexualité distincte de la conjugalité (chrétienne et/ou elfique) et prétendument soumise à la Machine via notamment les techniques contraceptives. J'assume ma part toute personnelle de déduction par rapport à ce que j'ai lu et ce que j'ai essayé de comprendre du point de vue d'autrui, mais sans tout cela, honnêtement, je pense que l'expression ici mise en question ne me serait sans doute pas venue telle quelle à l'esprit, et que tous les développements ultérieurs que j'aurai peut-être pu m'épargner autant qu'épargner aux autres, n'auraient pas vu le jour au moins sous la forme qu'ils ont pris. </p><p>J'ai accordé trop d'importance à ton point de vue, Yyr, que ce soit en ce qui concerne Tolkien et son œuvre, ou que ce soit en ce qui concerne ta vision du christianisme et de la vie humaine en général : là est probablement fondamentalement mon erreur, ma faute si l'on veut, bien plus que dans ma surinterprétation possible de tes considérations (notamment anti-techniciennes) sur ces sujets. Ta vision de l'œuvre de Tolkien, quelle que soit la pertinence de ta grille de lecture tolkienophilement religieuse, non seulement n'est pas du tout la mienne, mais ne permet pas d'échanges autrement qu'en des termes antagonistes <i>in fine</i>, du fait entre autres de ces dichotomies (« croyants »/autres ; étoilés/carnassiers) sur lesquelles tu ne te lasses pas de t'appuyer. De mon point de vue, c'est sans issue, et j'ai probablement eu tort de supposer qu'il pouvait y avoir quelque-chose de significatif à chercher mutuellement dans le cadre de toutes ces discussions, que ce soit en public ou en privé... </p><div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>...je ne vois pas une once d'argument dans tes propos...</p></div></blockquote></div><p>Alors, c'est probablement que tu me lis <i>mal</i>, tout simplement. Mais il est vrai que je n'ai pas voulu développer outre mesure, ayant du reste, je l'avoue, autre chose à faire que d'écrire toute une somme sur le socialisme, à destination d'un public croyant qu'il suffit d'avoir « candidement » lu un essai de Taguieff pour, entre autres, comprendre et justifier ce que Tolkien croyait être le « Socialisme » dans le contexte de son temps... </p><div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><div class="quotebox"><cite>Hyarion a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Tout cela pour dire (amicalement) que, quitte à parler des idées religieuses de Tolkien (ce qui est certes loin de me passionner à titre personnel, on l'aura compris), j'aurai préféré (je préfèrerai) que l'on en parle comme on peut parler aujourd'hui de la Bible : de façon moderne, c'est-à-dire, comme peut le faire l'École biblique de Jérusalem, en étudiant un contexte pour mieux comprendre une pensée ou des écrits.</p></div></blockquote></div><p>Arf :) Merci pour les conseils.</p></div></blockquote></div><p>Ce ne sont pas des « conseils », Yyr... et cela n'est pas non plus une revendication impérieuse, d'ailleurs, comme tu sembles te plaire à le croire (?).</p><div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Pour le fond de la méthodologie que tu proposes (hum, le mot est faible), historico-critique, que veux-tu, elle est carnassière.</p></div></blockquote></div><p>N'as-tu pas commencé ton message en parlant toi-même de « disque rayé » ? Avec ta dichotomie étoilés/carnassiers, là aussi, « c'est effectivement « un jour sans fin » »...</p><div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Alors tu es un grand malade à continuer à intervenir sur ces discussions.</p></div></blockquote></div><p>Va savoir... Merci en tout cas pour ce nouveau diagnostic, docteur : c'est toujours un plaisir que d'en prendre connaissance.</p><div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Tu es prié de laisser chacun faire comme il lui semble juste et non pas comme il te semble juste.</p></div></blockquote></div><p>Excuse-moi d'avoir pris le temps de te lire, longuement, pendant toutes ces années, et excuse-moi d'avoir accordé une certaine importance à ce que tu as bien voulu partager en ces lieux. ^^' En tout cas, je n'ai jamais rien imposé à personne ici, que je sache, et je n'ai même pas, sur la forme, les pouvoirs de « modérateur » dont tu entends faire usage à l'occasion. Ce genre d'avertissement, en forme de prière, me semble donc plutôt hors de propos.</p><div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>On attend toujours tes propres sujets, thèmes, réflexions, au lieu de nous resservir toujours les mêmes commentaires de nos commentaires.</p></div></blockquote></div><p>Qui est ce « on » ? <br />Le pire, c'est que, mine de rien, malgré mes difficultés récurrentes à terminer des projets, ce dont je ne fais pas mystère (<span class="exergue">« Finir demande un cœur d'acier »</span>, écrivait Delacroix), j'ai déjà beaucoup écrit et partagé, en ces lieux ou ailleurs... mais qu'est-ce qui t'intéresse, au fond, à part Tolkien traité comme un sujet plus ou moins « hors-sol », moyennant notamment ta dichotomie étoilés/carnassiers plus ou moins manichéenne ? Ton « retour fâché » me rappelle utilement, au moins, que nous n'avons probablement pas, au fond, grand-chose à partager. Tant pis, ce n'est pas grave.</p><p>J'ai gardé ceci pour la fin (sinon « pour la route ») :</p><div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>...la dernière couche, la plus épaisse de toutes, ayant été étalée à un moment de « mise en retrait du forum » (whââ !).</p></div></blockquote></div><p>Mise en retrait ne veut pas dire disparition... mais à te lire, il faut croire qu'effectivement, je ne suis pas resté assez invisible (hors interventions éventuellement jugées par toi intéressantes). ^^' Je m'efforcerai, à l'avenir, de faire en sorte de ne plus trop te décevoir sur ce point.</p><p>Bonne continuation, Jérôme... et sans rancune, pour ce qui me concerne.</p><p>B.</p><p class="separation"></p><p>P.S.: une petite évocation musicale dans un <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89934#p89934" rel="nofollow">fuseau</a> dédié, et je m'éclipse...</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Hyarion)]]></author>
			<pubDate>Mon, 08 Mar 2021 22:12:47 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89933#p89933</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien et le conte de fées : enchantements et pouvoirs théologiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89932#p89932</link>
			<description><![CDATA[<p>Absent depuis quelques semaines, je vois que je n'ai rien raté d'autre que la traditionnelle reprise du disque rayé, Hyarion, avec son lot d'inexactitudes, toujours les mêmes (ex. des « religions du Livre » ; Ok pour les musulmans ; je ne sais pas ce qu'en pensent les Juifs ; en tout cas ça n'a rien à voir avec le Christianisme = à la rigueur la « religion de l'Incarnation »), de fantasmes, toujours les mêmes (ex. des « vrais chrétiens » — une absurdité que tu ne risques guère de retrouver dans quelque note que ce soit de ma part), et autres projections qui ne parlent pas de Tolkien ni de nous mais, toujours, à travers elles, de toi et de la croisade que tu te sens « contraint » (arf, la liberté ...) de mener, en finissant toujours par te rendre compte que, à ton corps défendant, tu cours le « risque d'apparaître excessivement généralisateur » (à peine !!! ...) et « qu'il est vraiment temps pour [t]oi de passer à autre chose » (!!! on se pince à chaque fois en lisant ça : c'est effectivement « un jour sans fin ») — la dernière couche, la plus épaisse de toutes, ayant été étalée à un moment de « mise en retrait du forum » (whââ !).</p><p>Bref, pour ce qui est du présent fil, je ne vois rien qui montre un « anti-socialisme primaire » de la part de Tolkien. Son incise, remise dans son contexte, montre qu'il renvoie dos à dos deux idéologies se disant socialistes, le Marxisme-Léninisme et le Nazisme, mais qu'il ne dit rien des autres socialismes. Quant à trouver dans les deux idéologies visées deux frères ennemis, j'observe pour ma part qu'il ne s'agit pas que d'une lecture chrétienne, mais, avec Taguieff, d'une lecture plus largement philosophique (ce qui peut tout à fait être contredit, mais je ne vois pas une once d'argument dans tes propos, que du ressenti et de l'outrage).</p><p>Pour la route :</p><div class="quotebox"><cite>Hyarion a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Tout cela pour dire (amicalement) que, quitte à parler des idées religieuses de Tolkien (ce qui est certes loin de me passionner à titre personnel, on l'aura compris), j'aurai préféré (je préfèrerai) que l'on en parle comme on peut parler aujourd'hui de la Bible : de façon moderne, c'est-à-dire, comme peut le faire l'École biblique de Jérusalem, en étudiant un contexte pour mieux comprendre une pensée ou des écrits.</p></div></blockquote></div><p>Arf :) Merci pour les conseils.</p><div class="quotebox"><blockquote><div><p>À cette aune, je me demande (sincèrement) pourquoi citer abondamment Benoît XVI, ou éventuellement son prédécesseur polonais ou son actuel successeur argentin sur le trône de Saint Pierre, quand ce sont les papes de la fin du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle qui sont ceux que Tolkien a connu (et probablement lu) en son temps ? Essayer de connaître un peu mieux les idées de Tolkien (forcément inscrites dans un espace-temps donné) en tenant compte de sa foi catholique, c'est une chose, mais considérer prioritairement la « Vérité » chrétienne comme universelle et immuable me parait en être une autre. Les exégètes dominicains de la Bible s'accommodent très bien d'une exégèse historico-critique mêlé au respect du Magistère, mais il n'ont pas le monopole de l'appréhension du christianisme et de sa compréhension, pas plus que les tolkienologues se voulant chrétiens. Le problème — ou « mon » problème, si l'on préfère —, c'est que lorsque l'on ne tient compte de la foi de Tolkien que depuis le présent ou au mieux un passé récent, c'est la porte ouverte à une lecture possiblement si orientée de l'œuvre que l'on peut s'en trouver réduit à en apprendre finalement moins sur Tolkien que sur ses commentateurs, a fortiori s'ils se positionnent sur le terrain idéologique particulier de ceux que j'ai appelé les « vrais chrétiens », terrain en présence duquel je ne peux que finir par être « contraint » de réagir, tant les idées de ces « vrais chrétiens », à force de m'être mise sous le nez alors que je ne les partage pas (même en ayant le catholicisme au moins comme part de ma culture), finissent par me paraitre invasives, même si ce n'est là que mon sentiment, et que l'on pourra toujours se plaindre de trouver mon point de vue à la fois très ennuyeux et excessif.</p></div></blockquote></div><p>N'importe quoi. La grande majorité des références spirituelles sur JRRVF et dans d'autres travaux sont bibliques. Le dernier gros boulot était thomiste. Les trois derniers papes ont reçu la portion congrue. Et je ne vais pas m'empêcher de tisser des liens évidents parce que ça te paraît invasif (toujours du ressenti). Pour le fond de la méthodologie que tu proposes (hum, le mot est faible), historico-critique, que veux-tu, elle est carnassière. Pour moi et pour d'autres, si les idées de Tolkien s'inscrivent dans un espace-temps donné, elles ne sont pas réductibles à cet espace-temps donné, c'est-à-dire qu'elles se nourrissent certes d'un terreau, mais la lumière qui fait respirer l'arbre, un arbre singulier, vient d'ailleurs. Nous ne sommes pas d'accord sur ce point, c'est tout.</p><div class="quotebox"><blockquote><div><p>Ainsi, à cette aune, même si je suis évidemment tout-à-fait conscient et respectueux de tout le travail qui transparait derrière les plus volumineuses contributions de chacun dans les échanges, mois après mois, année par année, face à un discours sur Tolkien qui, me semble-t-il, varie peu dans ses préoccupations, qui au mieux ne me parait chercher la vérité que seulement dans un seul sens, indexé a priori sur une « Vérité » révélée, au nom d'une herméneutique chrétienne censée in fine tout dominer (sous couvert de « tout relier », ce qui, à mes yeux, finit par faire système), ma situation ne peut qu'être difficile, et hélas sans beaucoup de perspectives d'évolution en l'état... Voila pourquoi, même en étant ouvert à un large champ (notamment spirituel) des possibles, même en n'oubliant pas d'où je viens moi-même, j'avoue que je ne vois pas (ou plus) trop d'espace pour une véritable discussion, quand bien même il ne serait question toujours ici que d'étudier Tolkien à partir de ses écrits et de ses idées...</p></div></blockquote></div><p>Alors tu es un grand malade à continuer à intervenir sur ces discussions.<br />Tu es prié de laisser chacun faire comme il lui semble juste et non pas comme il te semble juste.<br />On attend toujours tes propres sujets, thèmes, réflexions, au lieu de nous resservir toujours les mêmes commentaires de nos commentaires.</p><p>À bon entendeur,</p><p>Yyr<br /><small>retour fâché</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Yyr)]]></author>
			<pubDate>Sat, 06 Mar 2021 21:59:13 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89932#p89932</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien et le conte de fées : enchantements et pouvoirs théologiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89906#p89906</link>
			<description><![CDATA[<p><small>(En guise d'appendice à <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89780#p89780" rel="nofollow">ce qui précède</a>)</p><p>À l'occasion de ma lecture d'un ouvrage tout récent du sociologue Stéphane Beaud et de l'historien Gérard Noiriel, <i>Race et sciences sociales. Essai sur les usages publics d'une catégorie</i> (éd. Agone, 2021) — dans lequel les deux auteurs essayent de remettre un peu les pendules à l'heure, en matière de sciences humaines et sociales, face à un agenda polico-médiatique français notamment envahi par de stériles polémiques identitaires mêlées (entre autres) à des questions de « race » largement importées des États-Unis d'Amérique dans leurs acceptions actuelles —, je suis tombé dernièrement sur une évocation de Pierre-André Taguieff qui tend à étayer plus ou moins mon impression dubitative quant à l'intérêt idéologique de sa récente convocation (jusque-là inédite) dans des discussions à thématique tolkienienne :</p><div class="citation"><p>L'exemple le plus frappant du ralliement d'une partie des intellectuels de gauche au discours identitaire dominant [en France] fut celui de Pierre-André Taguieff [...]. Proche des anarchistes situationnistes quand il était étudiant à Nanterre en 1968, il a soutenu une thèse publiée en 1988 sous le titre <i>La Force du préjugé</i> qui a été l'une des contributions majeures, dans le domaine de la philosophie, sur la question raciale, notamment parce qu'il a mis en évidence les contradictions dans lesquelles se débattait le mouvement antiraciste [en France]. L'objectif de sa recherche était de repenser la notion du racisme pour permettre à la gauche de produire une stratégie efficace (dans un contexte marqué par la montée du Front national). SOS Racisme, dont il était proche, lui confia alors la présidence de l'observatoire de l'antisémitisme. Philosophe, convaincu qu'on pouvait être à la fois un grand penseur et un fin politique (ce qui explique en partie son hostilité à l'égard de la sociologie critique), Taguieff consacra une grande partie de son énergie à alimenter les discours d'experts. Analyste officiel du rapport annuel de la Commission nationale consultative des droits de l'homme, puis conseiller du Conseil représentatif des institutions juives de France, il fut aussi chargé d'un rapport officiel sur la question du racisme pour le ministre de l'Éducation nationale Luc Ferry, ex-philosophe rallié à la pensée de Nicolas Sarkozy. Taguieff finit par se retrouver aux côtés d'Alain Finkielkraut pour signer un appel contre les « ratonnades anti-blanc »<b>(*)</b>.</p><p><small><b>(*)</b> Cette pétition a été lancée à l'initiative du mouvement sioniste Hachomer Hatzaïr et de Radio Shalom, à la suite d'actes de violence commis par quelques jeunes d'origine africaine contre des lycéens blancs, lors des manifestations des 15 février et 8 mars 2005 (Sur cette affaire, lire par exemple <i>L'Obs</i> du 31 mars 2005).</small></p></div><div class="citation source"><p>Stéphane Beaud et Gérard Noiriel, <i>Race et sciences sociales. Essai sur les usages publics d'une catégorie</i>, Marseille, Agone, collection « Épreuves sociales », 2021, Deuxième partie, 4., p. 197-198.</p></div><p>Si la mise en boîte de Luc Ferry est largement méritée, compte tenu de la trajectoire politico-médiatique notoire de l'individu, je trouve personnellement un peu douteux, à lire les deux auteurs, de faire de la seule mention d'Alain Finkielkraut comme co-pétitionnaire, en fin d'évocation, une sorte de marque de « déchéance » politico-intellectuelle d'un point de vue « de gauche », mais il est vrai que Beaud et Noiriel ne cachent pas, dans le sillage de leur maître Pierre Bourdieu (qu'ils citent abondamment), leur antipathie à l'égard de Finkielkraut, lequel a certes ses obsessions, et des opinions parfois très regrettables sur certains sujets, mais sans pour autant être le réactionnaire archétypal qu'aiment tant dénoncer ses détracteurs, Finkie me paraissant en fait plus moderne qu'on ne le croit, comme j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89781#p89781" rel="nofollow">ailleurs</a> (à cette aune, si le <a href="http://www.orbis-somnium.com/finkielkraut/" rel="nofollow">Finkielkraut Sampler</a> peut encore m'amuser aujourd'hui, c'est moins pour la moquerie qu'il encourageait à l'origine, que pour le miroir ironique qu'il renvoie de nôtre époque, si prompte à rouler dans la farine les individus plus ou moins intempestifs que le cirque médiatico-numérique du temps se choisit pour proies). Mais concernant Taguieff, les auteurs Beaud et Noiriel confirment plus ou moins ce que j'ai compris du parcours de l'intellectuel en question jusqu'à nos jours, intellectuel avec lequel, comme je l'ai déjà écrit <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89780#p89780" rel="nofollow">précédemment</a>, il m'arrive encore d'être d'accord sur certains sujets, mais que je n'aurai pas eu l'idée de convoquer aujourd'hui pour étudier Tolkien (sauf peut-être concernant la question du <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?id=6280" rel="nofollow">racisme</a>, laquelle cependant ne me passionne pas), quand bien même Taguieff a été édité, s'agissant de son essai <i>L'Émancipation promise</i>, par les éditions du Cerf, bien connues en France de tout un lectorat chrétien, et en particulier catholique. Or il se trouve que Taguieff est devenu soudainement intéressant pour certains ici, dans la perspective notamment de « comprendre » l'antimodernisme et l'antisocialisme de J. R. R. Tolkien, essentiellement parce que Taguieff remet en cause l'usage même de la notion d'émancipation (qu'il estime plus ou moins galvaudée aujourd'hui dans un sens non spécialisé, comme si les mots ne pouvaient être au fond utilisés que par des clercs au nom d'un « conservatisme intelligent »), à la grande satisfaction forcément de tous les conservateurs « de droite » qui, prétendument chrétiens ou non, se considèrent plus ou moins comme les adhérents « naturels » d'une sorte de « normalité » identitaire justifiant notamment et sempiternellement les inégalités sociales... « Synthèse » jugée « remarquable » ou pas, on est évidemment là dans le parti pris le plus complet, et à choisir, j'aurai préféré que les choses ne soient pas dissimulées, à cette aune, derrière une « neutralité » tolkienophile quelque peu de façade : quand on est « intéressé » par un auteur récent traitant « richement » de questions ayant des implications idéologiques, politiques, religieuses, autant annoncer plutôt clairement la couleur et dire d'où on parle, qu'il s'agisse de l'auteur cité pour son « érudition rare » comme du commentateur qui cite, pour partager quoi et avec quels présupposés idéologiques (s'il y en a, bien sûr... or il y en a assez souvent, surtout quand on parle de Dieu des religions du Livre, du christianisme, du conservatisme, du marxisme, du socialisme, etc.). Du moins est-ce mon point de vue.</p><p>Il y aurait bien d'autres choses à dire sur le livre de Beaud et Noiriel, que je trouve notamment utile par rapport à ce qu'il dit du rôle (pas toujours très éclairé, parfois équivoque) et des positionnements sociaux et politiques (plus ou moins assumés) de certains historiens et sociologues ayant pignon sur rue, de certains chercheurs (universitaires ou non) plus généralement, de certains intellectuels « à la française », des « experts » médiatiques, des journalistes (plus ou moins engagés), etc., le tout sur fond notamment d'une « fait-diversion » de la politique française remontant au XIXe siècle, et d'un débat public notamment accompagné de nos jours des « moyens d'argumentation » que sont, sur les « rézosocios » numériques, la violence verbale et le moralisme... La critique publiée dans <i><a href="https://www.lemonde.fr/livres/article/2021/02/11/race-et-sciences-sociales-de-stephane-beaud-et-gerard-noiriel-de-la-lutte-des-classes-a-la-lutte-des-races-et-inversement_6069559_3260.html" rel="nofollow">Le Monde</a></i> au sujet de ce livre m'a paru assez médiocre par rapport au contenu de l'ouvrage : le journaliste, Florent Georgesco, se contente essentiellement de déplorer de ne pas avoir trouvé dans ce livre ce qu'il espérait vraisemblablement y trouver pour semble-t-il conforter ses propres convictions (« décoloniales » ?) en matière de questions identitaires de « race »... Pour ma part, même si je ne suis pas toujours d'accord avec certains propos et partis pris des deux auteurs, et sachant que je considère la « race » comme étant un faux concept (dont la dimension imaginaire historiquement construite ne saurait suffire selon moi à désigner proprement le réel), j'ai plutôt trouvé dans leur livre, sans pour autant être marxiste, la confirmation de mon avis concernant l'importance des appartenances en matières de classes sociales ou de niveaux sociaux, importance qui me parait dans l'ensemble plus décisive, y compris sur le plan de la construction culturelle par rapport à la part du naturel, que l'importance des origines ethniques ou du sexe/genre (qui comptent évidemment aussi, certes, mais n'expliquent pas forcément grand-chose si l'on ne tient pas suffisamment compte de la classe sociale ou du niveau dans la hiérarchie sociale et du degré de richesse ou de pauvreté des individus).</p><div class="citation"><p>[...] Si tout l'art du <i>social scientist</i> (historien ou sociologue) consiste à démêler finement, selon les contextes (géographique, historique, interactionnel) le jeu des différentes variables agissantes, il reste qu'on ne peut rien comprendre au monde dans lequel nous vivons si l'on oublie que la classe sociale d'appartenance (mesurée par le volume de capital économique et de capital culturel) reste, quoi qu'on en dise, le facteur déterminant autour duquel s'arriment les autres dimensions de l'identité des personnes.</p></div><div class="citation source"><p>Stéphane Beaud et Gérard Noiriel, <i>Race et sciences sociales. Essai sur les usages publics d’une catégorie</i>, <i>op. cit.</i>, conclusion, p. 369.</p></div><p>Il est par ailleurs notamment aussi question, dans ce livre, des divisions de « la gauche » en France (divisions causées notamment par de méphitiques volontés d'assignations identitaires), ce qui m'aura rappelé, au passage, qu'étant encore coincé entre l'arnaque macroniste et l'escroquerie mélenchoniste, « mon » socialisme modéré et intempestif continue d'être en souffrance... mais c'est une autre histoire.</p><p><i>Peace and love</i>,</p><p>B.</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Hyarion)]]></author>
			<pubDate>Tue, 23 Feb 2021 22:58:03 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89906#p89906</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien et le conte de fées : enchantements et pouvoirs théologiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89780#p89780</link>
			<description><![CDATA[<p><i>Le texte qui suit a été initialement conçu comme préambule à un message destiné, initialement, à être publié dans le fuseau consacré à la question du libre arbitre, en partant de l'<a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89709#p89709" rel="nofollow">indication</a> de Yyr selon laquelle la discussion (dans le fuseau en question, mais je reprend l'indication de façon plus générale) resterait ouverte. Le message original ayant fini par être trop long (on ne se refait pas), j'ai préféré d'abord poster le texte faisant initialement office de préambule ici, dans le sillage direct d'une <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89660#p89660" rel="nofollow">digression</a> de Yyr issue de considérations « taguieffiennes » commencées (<a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89352#p89352" rel="nofollow">ici</a> et surtout <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89659#p89659" rel="nofollow">là</a>) dans le fuseau sur le libre arbitre. C'est donc dans ledit fuseau sur le libre arbitre que l'on trouvera le corps principal de mon message original : <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89781#p89781" rel="nofollow">https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic. … 781#p89781</a></p><p><small>N'ayant pas choisi de faire remonter, le mois dernier, ce fuseau que j'avais initialement créé en 2014, merci de bien vouloir respecter mon choix de publier le présent message ici : il y a toute sa place, ne serait-ce que pour des raisons de lisibilité et de liens avec d'autres messages, et bien qu'il soit motivé par le souci de rester avant tout constructif, il n'appelle pas spécialement de réponse, ayant été initialement rédigé, je l'ai dit, comme préambule. ^^</small></i></p><p class="separation"></p><p>Je reviens ici sans doute en (relativement) meilleure forme et un peu plus apaisé que le mois dernier — entre autres soucis divers et variés, il m'a fallu digérer le fait de n'avoir pas réussi à faire aboutir en 2020 un certain projet d'écriture, ainsi que quelques autres projets (je ne renonce pas, quoique je sois déçu par moi-même) —, mais en ayant toujours à l'esprit le fond des propos que j'ai tenu lors de mes deux derniers « coups de gueule / avis de mise en retrait » d'<a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89454#p89454" rel="nofollow">octobre</a> et de <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89661#p89661" rel="nofollow">décembre</a> derniers, même si je n'aurai sans doute pas dû concentrer là-dessus tout mon ras-le-bol général dépassant évidemment nos petites histoires tolkieno-numériques... Parce que j'estime des explications sincères être plus constructives et respectueuses d'autrui qu'une bienséance laconique « pudique » voire « taiseuse », il me semble important d'y revenir un peu, amicalement, sans animosité mais avec franchise, histoire de mettre les choses à plat et idéalement commencer, au moins me concernant (<i>a fortiori</i> si le problème devait s'avérer ne venir que de moi), à tourner vraiment la page des prises de tête du passé, d'une manière ou d'une autre. ^^'</p><p>Je m'excuse au préalable pour tous les défauts que l'on ne manquera pas de trouver dans ce que j'écris, en préambule comme pour tout le reste : « trop long », « trop personnel », « intempestif », « illisible », voire « dérangeant », ou « malséant », etc., etc. Exprimer un point de vue comporte toujours le risque de ne pas être compris, et j'ai évidemment beaucoup hésité avant de franchir (à nouveau) le pas, <i>a fortiori</i> dans la mesure où la confiance — envers les autres comme envers soi-même — a eu quelques raisons d'en prendre un coup à la fin de l'année dernière. Puisse le présent point de vue être avant tout appréhendé pour ce qu'il peut apporter de positif s'agissant de, modestement, donner un peu à réfléchir et s'agissant surtout d'<i>avancer</i>, d'une manière ou d'une autre, même si mon propos pourra témoigner, en l'état, de limites perçues en matière de capacités d'échange fructueux sur et autour de J. R. R. Tolkien, en cette maisonnée numérique que j'apprécie entre toutes. </p><p class="separation"></p><p>Au bout des dix-sept années que j'ai déjà passé à fréquenter ces lieux, j'avoue que je me demande parfois, alors même que l'on m'a un temps attribué une « pensée circulaire » sous prétexte d'être animé d'un scepticisme pourtant mitigé, si je n'ai pas tourné en rond... non pas en suivant ma propre pensée mais, au contraire, dans le sillage d'une pensée d'autrui qui, de mon point de vue, lorsque j'essaie de la suivre, ne semble me ramener sans cesse, elle, qu'à un même point, un point que l'on pourrait plus ou moins résumer par la formule péremptoire de l'eurodéputé conservateur français F.-X. Bellamy : « <i>Le christianisme dit la vérité.</i> » Autant dire que s'il fallait faire un bilan, il ne paraitrait pas <i>a priori</i> très enthousiasmant ni très réconfortant de mon point de vue... Pourtant, je ne suis évidemment pas « anti-chrétien » : ce serait stupide de le penser, notamment compte-tenu de mon histoire personnelle. Et je ne considère pas le christianisme comme un bloc monolithique : ce serait également stupide de le penser, notamment compte-tenu de son histoire, des schismes et « hérésies » qui la ponctuent notamment, mais aussi bien sûr des innombrables individualités qui s'y rattachent plus ou moins. </p><p>Même si j'ai peut-être (je n'en sais rien) toujours été prédisposé à aller vers un certain scepticisme et un certain agnosticisme « comme le canard va à l'eau », le christianisme (catholique) fait partie de mon histoire personnelle, de mon histoire familiale, de l'histoire du monde dans lequel je me trouve être, et je n'ai aucun problème avec cela. Il est des figures chrétiennes, au-delà de la figure historique de Jésus de Nazareth et plus près de notre époque, qui m'inspirent toujours un fort respect, notamment des figures chrétiennes qui se trouvent souvent être passés par le monastère à un moment donné, qu'il s'agisse de l'abbé Pierre qui fut d'abord un moine capucin avant d'être prêtre, ou que ce soit, <i>a fortiori</i>, les moines trappistes du monastère de Tibhirine, assassinés en 1996, et qui ont été béatifiés assez récemment, avec d'autres religieuses et religieux chrétiens tués en Algérie pendant la terrible guerre civile des années 1990. S'agissant d'Henri Grouès, dit l'abbé Pierre, fondateur de l'association « Emmaüs » et de la Fondation pour le logement des défavorisés portant son nom, il m'inspire toujours un profond respect par son action à travers laquelle il a su montrer, sans prosélytisme religieux, le sens profond que peut avoir la notion d'amour du prochain, et plus largement le principe de l'attention bienveillante accordée à autrui au-delà même de toute dimension confessionnelle.</p><p>Les « vrais chrétiens » que je désapprouve et critique régulièrement en ces lieux (parce que je me sens plus ou moins « contraint » de le faire, j'y reviendrai plus loin), et que j'appelle ainsi d'après une formulation qu'avait employé un jour Yyr dans une note de bas de page d'un de ses écrits (dont j'avoue avoir oublié la référence), renvoient dans mon esprit à bien autre chose : il est là question de chrétiens bien particuliers de mon point de vue, revendiquant de nos jours le conservatisme religieux jusque sur le terrain de la politique et des questions de société sujettes à débat public, notamment en matière de bioéthique, quoique pas seulement ; des chrétiens conservateurs qui critiquent la « Modernité » ou la « Technique » au nom de ce qu'ils croient être la « Vie », la « Vérité », ou la « Nature » et qui promeuvent comme alternatives aux injustices et aux excès de ce monde des projets — d'« écologie intégrale » ou autre — ne me paraissant renvoyer au fond, sous couvert de « bon sens », d'humanité ou de défense du vivant, qu'à leur système de pensée religieux ; des chrétiens qui peuvent se dire « veilleurs », se réclamer d'un « sens commun », qui généralement sont contre le droit des femmes à l'IVG, contre ce que l'on appelle le droit à mourir dans la dignité, contre toute union, sexualité, parentalité ne correspondant pas à la normativité chrétienne en matière de mariage et de famille, etc. ; des « vrais chrétiens » affirmant ainsi plus ou moins « tirer toutes les conséquences de leur foi » et prétendant donc notamment le faire <i>plus que d'autres</i> chrétiens (c'est surtout cela qui a tendance à me heurter, comme toutes les démarches religieuses, idéologiques, politiques, de personnes qui se veulent plus « radicales », plus « vraies » voire « pures » que les autres, les autres qui, pourtant, ne comptent pas moins que ces « radicaux »). Il est très difficile de décrire en général une tendance idéologique à laquelle on s'oppose sans qu'autrui n'y voit facilement, depuis midi que ledit autrui voit à sa propre porte, un « bel exercice de caricature » pour reprendre une formule d'Elendil, mais voila ainsi en tout cas, succinctement esquissé, forcément à grands traits, la tendance particulière du christianisme (tendance sans doute pas forcément très homogène, car renvoyant évidemment aussi à des individualités, mais tendance en tout cas très orientée) qui, lorsqu'elle se mêle de politique et de débat public (la foi religieuse ici, n'est évidemment pas en soi en cause), me pose un vrai problème de fond, conflictuel, sur un plan spirituel, intellectuel, éthique, philosophique et politique. <br />C'est ainsi, et ce n'est là au fond, me semble-t-il, qu'une réaction légitime de ma part à des idées qui me paraissent bien trop excessives pour correspondre à ma propre aspiration à tendre vers l'équilibre, dans ce monde plein d'incertitudes où nous avons pourtant des choix à faire. Je n'éprouve pas de haine pour ces personnes qui ne pensent pas comme moi, et les « vrais chrétiens » en question sont du reste loin, très loin, d'être les seuls dans le domaine public du débat d'idées avec lesquels j'ai de profonds désaccords : je ne suis pas « obsédé » par eux, et ils ont évidemment autant de droits que moi ou n'importe qui d'autre à avoir leurs opinions et à les exprimer. Mais comme je ne suis pas un homme de conflit (tant pis pour ceux qui ne le croient pas), et que je ne viens évidemment pas sur JRRVF pour avoir affaire à une sorte de <i>Kulturkampf</i> sans doute en cours en d'autres espaces de discussion non dédiés à la tolkienophilie, tout ce que je peux regretter, c'est que ce problème de fond ait, d'une manière ou d'une autre, des implications dans le cadre d'échanges sur Tolkien : très sincèrement, je préfèrerai qu'il en eût été bien autrement... <br />Il m'est très pénible d'écrire ces lignes, car je ne veux heurter personne, mais dans le même temps, je m'aperçois qu'au point où j'en suis, il m'est sans doute nécessaire de mettre (une bonne fois pour toutes, j'espère) des mots sur ce qui, vraisemblablement, ne fait pas que me « déranger », et qui en fait, personnellement, me heurte. Nous vivons une époque où l'on s'offense stupidement de tout, et je ne m'inscris pas du tout dans cette logique, mais je dis simplement ce que je pense au bout d'un certain nombre d'années, après avoir beaucoup lu et écouté les autres. J'aurai vraiment préféré que nos échanges dans ce qui est censée être la <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89311#p89311" rel="nofollow">maison commune</a> nous amènent aussi loin que possible de tout cela.</p><p>Seulement voila, Tolkien ayant été un fervent catholique, qui plus est plutôt antimoderne et traditionaliste (sans être toutefois militant), force est de constater qu'il y a bien un problème, récurrent, au moins à mes yeux (et aussi bien pourra-t-on toujours se contenter de dire que ce n'est que « mon » problème). Pourtant, je me dis que les choses pourraient être différentes. Elles auraient du moins pu l'être, peut-être. Il a été supposé, <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89448#p89448" rel="nofollow">ailleurs</a>, et assez hâtivement, que je ne « connaissais pas » le « Christianisme » (avec un grand C), mais je ne crois pas que des « vrais chrétiens » comme ceux que j'ai évoqués le connaissent plus que moi, car ils ne peuvent jamais en connaître que ce qu'ils veulent bien concevoir en la matière, les perceptions en matière religieuse — on ne le sait que trop — étant évidemment particulièrement propices à la plus grande subjectivité. Ce que je sais, modestement de toute façon, c'est que le christianisme a une histoire et que, comme l'a écrit Augustin d'Hippone, dit saint Augustin, <i>Non vacant tempora</i> (le temps ne chôme pas). Autrement dit, même si l'on peut raisonnablement supposer, comme cela a été postulé par <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89670#p89670" rel="nofollow">Yyr</a>, que l'« <i>on doit s'attendre à des convergences entre Tolkien et ses coreligionnaires</i> », cela ne signifie pas que tout se vaut par delà le temps et l'espace : même si quelques invariances à peu près évidentes peuvent toujours être notées selon tel ou tel angle d'étude, l'histoire est devenue <i>moderne</i> lorsque l'on a cessé de considérer le passé comme n'étant pas différent du présent. </p><p>Ainsi en est-il, pour ne prendre que cet exemple, de la papauté et de son interaction avec le monde des idées à une époque donnée. Même seulement vu de France, je connais « un peu » le contexte politico-religieux dans lequel a grandi et s'est formé la génération d'Européens occidentaux dont fait partie J. R. R. Tolkien : d'un point de vue catholique, il s'agit de l'époque des pontificats de Léon XIII et de Pie X. Sur ce contexte, j'ai eu l'occasion de me forger une opinion en lisant notamment, à l'âge du lycée, des recueils d'époque de la revue documentaire catholique <i>les Questions actuelles</i>, datant des années 1900 et qui sont en fait un héritage familial (me venant d'une de mes arrières-grands mères, catholique comme tous mes aïeux connus, née quelques années avant Tolkien, et décédée quelques années après lui). C'est notamment en lisant cette revue que j'ai appris, en autodidacte, des choses sur la vie politique de la IIIe République française que nous n'avions guère le temps d'aborder en détail au lycée, des choses sur le pape Léon XIII, mort en 1903, et sur son successeur Pie X, champion de l'antimodernisme, et sur tout le contexte qui a notamment abouti, en France, à la fameuse loi de 1905 sur la séparation de l'Église et de l'État. Ce contexte politico-religieux lié à la France, Tolkien lui-même, bien qu'étant Anglais et vivant en Angleterre, était en mesure de le connaître, au moins un peu : G. B. Smith, dans sa jeunesse, lui avait offert un exemplaire (possédé aujourd'hui par Oronzo Cilli) de la nouvelle édition (Londres, Macmillan and Co., 1898, rééd. 1907) de l'ouvrage <i>France</i> de John Edward Courtenay Bodley (1853-1925), qui est une sorte de grand portrait à la fois historique, politique et constitutionnel de la France contemporaine depuis la Révolution française jusqu'à la Troisième République à l'époque de la séparation de l'Église et de l'État (séparation évoquée notamment d'emblée dans la nouvelle préface de la <a href="https://archive.org/details/francejo00bodl" rel="nofollow">nouvelle édition de 1907</a>). <br />Mais surtout, Tolkien connaissait vraisemblablement bien l'orientation idéologique, antimoderne, du pape Pie X, héritier en cela notamment de l'« infaillible » Pie IX, prédécesseur de Léon XIII. Dans la lettre n°250 de J. R. R. Tolkien à Michael Tolkien (novembre 1963), après qu'ait été notamment évoqué l'« hérésie » protestante (sans la qualifier comme telle, mais le sens, catholique, du propos me parait clair), on lit : <span class="exergue">« Je pense que la plus grande réforme de notre temps est celle qui a été mené par saint Pie X : allant plus loin que tout ce que le Concile [Vatican II] réalisera (même si cela est nécessaire). Je me demande dans quel état serait aujourd'hui l'Église sans cette réforme. »</span> En note, on (« on », c'est-à-dire apparemment Humphrey Carpenter, <i>a priori</i>, assisté de Christopher Tolkien pour éditer les <i>Letters</i>) suppose qu'il s'agirait, de la part de J. R. R. Tolkien, <span class="exergue">« peut-être [d']une référence à la recommandation faite par Pie X de communier chaque jour et de faire communier les enfants »</span>. La supposition me semble un peu légère, même en tenant compte du contexte "cultuel" de la lettre. Par rapport aux réformes qui étaient attendues de Vatican II dans les années 1960, le bilan du pontificat de Pie X était un modèle de rigorisme doctrinaire revendiquant la Tradition et abhorrant la « Modernité » : au-delà d'une promotion de la communion ou de la réforme du chant grégorien, il y a en particulier la condamnation des chercheurs chrétiens catholiques jugés coupables de pratiquer une version <i>moderne</i> (historico-critique) de l'exégèse biblique, et plus largement toute une orientation traditionaliste dudit Pie X à laquelle il me semble que Tolkien a été clairement sensible, même sans être ouvertement militant ni avoir forcément un avis sur tout. </p><p>À noter, pour l'anecdote — et ainsi qu'en fait état notamment la contribution de José Manuel Ferrández Bru à la conférence de la Tolkien Society en 2012 à l'Université de Loughborough —, que le secrétaire d'État du Vatican sous le pontificat de Pie X, le cardinal Rafael Merry del Val y Zulueta, était un cousin de Francis de Zulueta (1878-1958), un professeur catholique de droit civil à Oxford, parrain de la fille de J. R. R. Tolkien, et semble-t-il défavorablement connu de plusieurs de ses collègues oxoniens pour son soutien aux nationalistes franquistes durant la guerre civile espagnole puis au régime de Francisco Franco après ce conflit, soit un positionnement idéologique et politique similaire à celui de Tolkien lui-même : sans doute n'y a-t-il pas là vraiment de hasard, ici comme en d'autres points sur lesquels la recherche pourrait, peut-être, encore faire quelques avancées, même si j'avoue que le domaine de recherche relatif au christianisme conservateur européen de la première moitié du XXe siècle, entre antimodernisme de Pie X et franquisme « défenseur du catholicisme », ne m'attire pas du tout. <br /><small>(N.B.: de mon point de vue, sur un plan moral, concernant Francis de Zulueta, le fait qu'il ait pu, par ailleurs, aider des professeurs juifs allemands ayant fuit les persécutions antisémites du IIIe Reich, ne saurait en soi « racheter » son soutien au franquisme. Les gens, quelles que soient leurs idées, ne font pas toujours de mauvais choix dans leur vie, c'est tout, et encore heureux.)</small></p><p>Tout cela pour dire (amicalement) que, quitte à parler des idées religieuses de Tolkien (ce qui est certes loin de me passionner à titre personnel, on l'aura compris), j'aurai préféré (je préfèrerai) que l'on en parle comme on peut parler aujourd'hui de la Bible : de façon <i>moderne</i>, c'est-à-dire, comme peut le faire l'École biblique de Jérusalem, en étudiant un contexte pour mieux comprendre une pensée ou des écrits. À cette aune, je me demande (sincèrement) pourquoi citer abondamment Benoît XVI, ou éventuellement son prédécesseur polonais ou son actuel successeur argentin sur le trône de Saint Pierre, quand ce sont les papes de la fin du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle qui sont ceux que Tolkien a connu (et probablement lu) en son temps ? Essayer de connaître un peu mieux les idées de Tolkien (forcément inscrites dans un espace-temps donné) en tenant compte de sa foi catholique, c'est une chose, mais considérer prioritairement la « Vérité » chrétienne comme universelle et immuable me parait en être une autre. Les exégètes dominicains de la Bible s'accommodent très bien d'une exégèse historico-critique mêlé au respect du Magistère, mais il n'ont pas le monopole de l'appréhension du christianisme et de sa compréhension, pas plus que les tolkienologues se voulant chrétiens. Le problème — ou « mon » problème, si l'on préfère —, c'est que lorsque l'on ne tient compte de la foi de Tolkien que depuis le présent ou au mieux un passé récent, c'est la porte ouverte à une lecture possiblement si orientée de l'œuvre que l'on peut s'en trouver réduit à en apprendre finalement moins sur Tolkien que sur ses commentateurs, <i>a fortiori</i> s'ils se positionnent sur le terrain idéologique particulier de ceux que j'ai appelé les « vrais chrétiens », terrain en présence duquel je ne peux que finir par être « contraint » de réagir, tant les idées de ces « vrais chrétiens », à force de m'être mise sous le nez alors que je ne les partage pas (même en ayant le catholicisme <i>au moins</i> comme part de ma culture), finissent par me paraitre invasives, même si ce n'est là que mon sentiment, et que l'on pourra toujours se plaindre de trouver mon point de vue à la fois très ennuyeux et excessif. </p><p>Ainsi, à cette aune, même si je suis évidemment tout-à-fait <i><u>conscient</u></i> et <i><u>respectueux</u></i> de tout le travail qui transparait derrière les plus volumineuses contributions de chacun dans les échanges, mois après mois, année par année, face à un discours sur Tolkien qui, me semble-t-il, varie peu dans ses préoccupations, qui au mieux ne me parait chercher la vérité que seulement dans un seul sens, indexé <i>a priori</i> sur une « Vérité » révélée, au nom d'une herméneutique chrétienne censée <i>in fine</i> tout dominer (sous couvert de « tout relier », ce qui, à mes yeux, finit par faire système), ma situation ne peut qu'être difficile, et hélas sans beaucoup de perspectives d'évolution en l'état... Voila pourquoi, même en étant ouvert à un large champ (notamment spirituel) des possibles, même en n'oubliant pas d'où je viens moi-même, j'avoue que je ne vois pas (ou plus) trop d'espace pour une véritable discussion, quand bien même il ne serait question toujours ici que d'étudier Tolkien à partir de ses écrits et de ses idées... </p><p>Du reste, quand je vois, <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?id=6822" rel="nofollow">ici</a> ou <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?id=7467" rel="nofollow">là</a> et j'en oublie, cette constance à critiquer continuellement la « Modernité », comme si c'était une source majeure et permanente de dangers épouvantables, qui plus est au nom d'un supposé « bon sens » à la fois tolkienien et chrétien, j'en viens presque à me demander si tout cela ne vise pas à remettre tout simplement plus ou moins en cause le fait historique — et fort heureux selon moi — que l'Europe <i>moderne</i> se soit un jour libérée, non pas de la religion, mais de l'emprise religieuse ayant notamment si longtemps entravé le droit légitime à la critique de la religion. Quelles idées se cachent donc au juste derrière cette critique si systématique de la « Modernité » ? Tout de même pas une volonté d'un retour/recours au religieux pour « nous sauver », sur fond éventuellement de « nostalgie » pour l'ancienne unité religieuse de l'Occident médiéval, du temps où n'existaient même pas les quelques libertés dont nous bénéficions de nos jours (du moins encore pour le moment, car elles réapparaissent à nouveau fragiles à divers égards) ? On parle beaucoup, et depuis longtemps, d'un « retour du religieux », comme si c'était quelque-chose de désirable pour certains, de redoutable pour d'autres, mais la sécularisation a bien eu lieu, et le religieux aujourd'hui, malheureusement d'ailleurs, semble surtout servir de matière à des crispations identitaires aussi regrettables que dangereuses, dans un contexte où <span class="exergue">« l'inévidence de Dieu est désormais l'atmosphère que nous respirons tous »</span>, pour citer une formule de Camille Riquier (dans un entretien accordé au <i>Figaro</i> l'année dernière). Les auteurs antimodernes et/ou chrétiens conservateurs n'ont en tout cas pas le monopole (y compris spirituel) ni du cœur, ni du « bon sens », ni de la critique de la technique, ni du souci de l'avenir du vivant. Tous ces discours critiques de la « Modernité », compilés, répétés, comme autant de variations sur le même thème, finissent ainsi surtout par à la fois attrister et lasser sans convaincre, à force d'insistance. Du moins est-ce mon point de vue, certes déjà exprimé plusieurs fois. </p><p>Et si, par là-dessus, l'on ajoute à cela des considérations plus explicitement idéologiques et politiques, notamment par exemple autour d'un livre de Pierre-André Taguieff, évoqué d'abord <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89659#p89659" rel="nofollow">ailleurs</a> puis <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89660#p89660" rel="nofollow">ici-même</a>, ma foi, n'en jetez plus... mais aussi bien ai-je déjà réagi <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89661#p89661" rel="nofollow">plus haut</a> à ce propos... <br />(NB: Taguieff est quelqu'un que j'ai lu surtout, dans mon souvenir, quand j'étais au lycée, il y a en tout cas longtemps maintenant, mais pour avoir eu l'occasion assez récemment de me mettre rapidement à jour vis-à-vis de sa bibliographie de ces dix dernières années, je précise tout de même, au passage, qu'il m'arrive encore d'être d'accord avec certaines des prises de position intellectuelles dudit Taguieff, par exemple sur l'évidente absurdité puritaine et faussement antisexiste que représente la législation française actuelle concernant la prostitution ou sur la toute aussi évidente impasse idéologique et philosophique que constitue de nos jours le pseudo-antiracisme « décolonial »... mais par contre, s'agissant de son « comparatisme » socialisme/communisme/nazisme sur fond de procès intellectuel général contre « l'émancipation promise » — comme si l'idée même d'émancipation était à jeter à la poubelle, au nom d'un prétendu « bon sens » conservateur s'accommodant des injustices et des inégalités —, ainsi que je l'ai déjà écrit <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89661#p89661" rel="nofollow">ici-même</a> le mois dernier, c'est un propos dont le potentiel méphitique me laisse pour le moins dubitatif, et qui me parait au fond seulement « bon » à satisfaire plus ou moins des lecteurs « de droite », chrétiens ou non, sans doute satisfaits d'y trouver notamment des justifications à leur antimarxisme, à leur antisocialisme et à leur propre critique « vertueusement » orientée du « Progrès » et de la « Modernité » ; en ce sens comme par d'autres aspects, il y a assez longtemps que Taguieff me parait être devenu avant tout un essayiste politologue, parfois surtout pamphlétaire, plutôt qu'un historien des idées)</p><p>Bref, durant toutes ces années, j'ai essayé, pour ma part, d'apporter (très) modestement « autre chose », sans penser que cela soit « mieux » et même en ne me sentant que rarement « légitime » pour le faire... et c'est encore le cas aujourd'hui avec ce que je propose comme « conclusion » personnelle aux échanges concernant la question du libre arbitre, dans ce qui sera peut-être (ou pas) un dernier effort au bout de dix-sept ans de présence ici.</p><p>Qui sait ? Peut-être que tout cela servira à d'autres, en tout cas, quand nous aurons toutes et tous disparus, si quelque sauvegarde aura pu être faite du contenu du présent forum de JRRVF... ^^'</p><p class="separation"></p><p>La suite, sans doute un peu plus agréable à lire (du moins je l'espère), quoique sans doute imprégnée, au moins par endroits, d'une certaine mélancolie, se passe donc à cette adresse : <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89781#p89781" rel="nofollow">https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic. … 781#p89781</a></p><p><i>Peace and Love</i>,</p><p>B.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Hyarion)]]></author>
			<pubDate>Wed, 20 Jan 2021 22:59:21 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89780#p89780</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien et le conte de fées : enchantements et pouvoirs théologiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89670#p89670</link>
			<description><![CDATA[<p>Les veilles de vacances ne nous réussissent guère, Benjamin.<br />Je regrette le tort que j'ai pu te causer, et je souhaiterais sincèrement pouvoir te réconforter — mais j'imagine n'être pas le mieux placé.<br />Je te souhaite en tout cas le meilleur et que tu nous reviennes en meilleure forme, </p><p>Jérôme</p><p class="separation"></p><p><small></p><div class="quotebox"><cite>Elendil a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><div class="quotebox"><cite>Hyarion a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Quant à Taguieff, pour les raisons d'absence de neutralité conceptuelle que j'ai évoquées, il peut toujours analyser ce qu'il veut, dans le sens qu'il souhaite et en convoquant les citations qu'il préfère : personnellement, je ne peux pas prendre son point de vue pour une démonstration scientifique, <i>a fortiori</i> lorsqu'il est question d'histoire des idées, délicate discipline que j'avais eu l'occasion d'ailleurs d'évoquer il y a quelques mois, à l'occasion d'un hommage à Zeev Sternhell et Pierre Milza : <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=88907#p88907" rel="nofollow">https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic. … 907#p88907</a></p></div></blockquote></div><p>J'avoue avoir esquissé un sourire à la lecture de cette phrase, vu qu'elle me paraît être une parfaite illustration d'un commentaire émis par un certain T.W. Hutton à l'occasion d'un débat organisé par la <i>Debating Society </i>de la King Edward's School de Birmingham, le 16 décembre 1910, sur le thème <span class="exergue">« The Evils of the Press have up to now exceeded its Benefits »</span> :</p><div class="citation"><p>Incontestably we form our own opinions, and then select a paper to match.</p></div><div class="citation source"><p>King Edward's School Chronicle, n° 185 (fév. 1911)</p></div></div></blockquote></div><p>Sans même entrer dans la question épistémologique de ce qui est « scientifique » ou de ce qui est « neutre », le soupçon ici jeté fait <i>déjà</i> partie de l'histoire des idées elle-même : sommes-nous entièrement déterminés par nos opinions et par des attitudes qui nous conduisent à chercher à les conforter ? Les différentes racines de l'histoire des idées de l'Occident ne répondent pas de la même façon. Une autre manière de comprendre certaines convergences est que certaines analyses conduisent à sélectionner certaines opinions et non l'inverse. Par exemple, il est possible que Tolkien et d'autres chrétiens se soient retrouvés chrétiens <i>d'abord</i> à cause de leurs réflexions (pour faire vraiment très court) et non l'inverse. Que la relation soit <i>ensuite</i> à double sens est une évidence, mais qui n'abroge pas le sens du mouvement général. Incidemment, quel que soit le bout par lequel on saisit l'affaire, on doit s'attendre à des convergences entre Tolkien et ses coreligionnaires.</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Yyr)]]></author>
			<pubDate>Fri, 18 Dec 2020 23:31:44 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89670#p89670</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien et le conte de fées : enchantements et pouvoirs théologiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89666#p89666</link>
			<description><![CDATA[<p><small>Ce même T.W. Hutton est par ailleurs l'auteur d'un livre intitulé <i>King Edward's School, Birmingham - 1552-1952</i>, publié à Oxford en 1952.</small></p><p>I.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (ISENGAR)]]></author>
			<pubDate>Thu, 17 Dec 2020 13:13:22 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89666#p89666</guid>
		</item>
	</channel>
</rss>
