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		<title><![CDATA[JRRVF - Tolkien en Version Française - Forum / Tolkien et les sciences]]></title>
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		<description><![CDATA[Les sujets les plus récents dans Tolkien et les sciences.]]></description>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien et les sciences]]></title>
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			<description><![CDATA[<p>Merci de l'info, ... à suivre.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Silmo)]]></author>
			<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 20:35:59 +0000</pubDate>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien et les sciences]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=90067#p90067</link>
			<description><![CDATA[<p>J'ai lu sur Elbakin qu'une exposition dont le titre pourrait être « Carnet des sciences en Terre du Milieu » devrait avoir lieu à l'automne prochain, à l'université Paris-Sorbonne (plus précisément, à la bibliothèque de Biologie, Chimie, Physique Recherche (BCPR) du campus Pierre-et-Marie-Curie de Jussieu).<br />Cette expo s'inscrit dans la continuité de la publication et du succès de <i>Tolkien et les sciences </i>(dont la version en anglais sort ces jours-ci outre-Manche, si je ne me trompe pas).</p><p><a href="http://www.elbakin.net/tolkien/news/26545-Tolkien-a-Paris-Sorbonne" rel="nofollow">http://www.elbakin.net/tolkien/news/265 … s-Sorbonne</a></p><p>A suivre, donc.</p><p><small>Oh, je lis aussi qu'une projection des films sera prévue sur le campus... Mmh, intéressant d'associer à l'ensemble des domaines scientifiques déjà évoquées dans l'ouvrage de Lehoucq, Mangin et Steyer, des observations de foules dans le cadre d'études de sociologie des comportements et de recherches en psychopathologie&#160; <img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/devil.png" alt="devil" /> <br /></small></p><p>I.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (ISENGAR)]]></author>
			<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 14:13:19 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=90067#p90067</guid>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien et les sciences]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=88272#p88272</link>
			<description><![CDATA[<p>Eh bien un grand merci à tous les deux !</p><p>Je n'en doutais pas, Benjamin, mais je vois encore que tu auras de belles choses à me transmettre.<br /><small>Le passage en Occitanie (ou ailleurs) n'est pas de sitôt mais le jour où, je compte sur toi !</small></p><p>Quant à Damien, c'est absolument parfait et très enrichissant <small>(tu vas nous le faire tout seul le SDAa comme tu es parti :))</small>.</p><div class="quotebox"><cite>Elendil a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Certains rois égyptiens ne facilitaient-ils pas leur propre mort en se faisant accompagner par leurs proches ?</p></div></blockquote></div><p>En aucun cas, à tout le moins à l'époque historique. Les anciens Égyptiens auraient indubitablement assimilé cela à un crime impardonnable privant le défunt de toute chance de survie dans l'au-delà. Tu confonds certainement avec d'autres cultures qui pratiquaient cela régulièrement : Celtes, Germains, Slaves, Scythes... sans parler des traces mythiques de cette pratique dans l'Iliade ou de la <i>sati</i> dans l'hindouisme. En fait, il est probable que l'assassinat de proches lors des funérailles d'un chef soit une coutume commune à tous les anciens peuples indo-européens. Le jugement de Gandalf (et ici indubitablement de Tolkien) vise donc les peuples proches et non les coutumes lointaines.</p></div></blockquote></div><p><small>Eh bien là c'est un double merci ! J'ignore comment ce faux souvenir s'est inscrit dans ma mémoire, depuis longtemps je crois ... <br />Bon, le ridicule ne tue pas :). Et ici, grâce à toi, il me permet de grandir encore un peu :).<br />Désolé Vivien pour ce faux-sens !</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Yyr)]]></author>
			<pubDate>Thu, 09 Jan 2020 23:31:31 +0000</pubDate>
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		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien et les sciences]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=88230#p88230</link>
			<description><![CDATA[<div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Je relève aussi l'article de Cécile Breton, que je ne connaissais pas, à mon avis un des meilleurs : « Tolkien chercheur, illustrateur ... et rêveur ». Il me semble qu'elle a bien saisi le rapport de Tolkien à la science, à l'art et à la nature. Et, en ce qui me concerne, elle m'a permis de relier la fraternité préraphaélite, le symbolisme et Tolkien <small>(tout en m'expliquant sans doute pourquoi j'ai toujours énormément aimé les peintures de Gustave Moreau :))</small>. Quelque chose où je devine aussi pouvoir compter sur Hyarion pour progresser à l'occasion ;).</p></div></blockquote></div><p>Le préraphaélisme, le symbolisme et notamment la peinture de Gustave Moreau font effectivement aussi partie de la matière avec laquelle je m'efforce de façonner mon livre. Il se peut donc que nous ayons l'occasion d'en reparler. ;-)</p><p><small>Si tu repasses un jour en Occitanie, il est une église, dans un coin du Rouergue que je connais bien, qui mérite particulièrement la visite car elle conserve, en son sein, toute une série de tableaux représentant le chemin de croix : c'est un ensemble unique de 14 toiles peintes par Gustave Moreau, spécialement pour cette église (Notre-Dame de Decazeville).</small> </p><p>Amicalement,</p><p>Hyarion.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Hyarion)]]></author>
			<pubDate>Wed, 08 Jan 2020 08:07:40 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=88230#p88230</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien et les sciences]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=88215#p88215</link>
			<description><![CDATA[<div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Certains rois égyptiens ne facilitaient-ils pas leur propre mort en se faisant accompagner par leurs proches ?</p></div></blockquote></div><p>En aucun cas, à tout le moins à l'époque historique. Les anciens Égyptiens auraient indubitablement assimilé cela à un crime impardonnable privant le défunt de toute chance de survie dans l'au-delà. Tu confonds certainement avec d'autres cultures qui pratiquaient cela régulièrement : Celtes, Germains, Slaves, Scythes... sans parler des traces mythiques de cette pratique dans l'Iliade ou de la <i>sati</i> dans l'hindouisme. En fait, il est probable que l'assassinat de proches lors des funérailles d'un chef soit une coutume commune à tous les anciens peuples indo-européens. Le jugement de Gandalf (et ici indubitablement de Tolkien) vise donc les peuples proches et non les coutumes lointaines.</p><div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Et je profite de ta présence en ces lieux, Damien, pour et demander si tu ne penses pas qu'à la fin, la transmission des Légendes des Jours Anciens devait être le fait de Bilbo plutôt que d'Ælfwine ? C'est Bertrand qui m'y a fait songé depuis longtemps maintenant : à la fin du SdA, on comprend que Bilbo a rédigé des <i>Traductions de l'elfique</i>. De quoi peut-il s'agir si ce n'est du <i>Silmarillion</i> ? Autre question : avais-tu pu consulter les <i>Archives de Pengolodh</i>, réalisées par Philippe Garnier sur JRRVF (mais je ne crois pas qu'elles soient encore en ligne) ou son article dans la <i>Feuille de la Compagnie n°2</i> (« Eriol ou Ælfwine le marin », pp.157-180) ?</p></div></blockquote></div><p>Je connais bien les articles de Philippe Garnier, en effet. J'ai longtemps pensé qu'en achevant le SdA, Tolkien avait fini par rejeter l'idée d'une transmission des textes elfiques par le biais d'Ælfwine en faveur d'une conservation des archives des Hobbits, notamment par le biais de Bilbo, dont les <i>Traductions de l'elfique</i> ne peuvent en effet qu'être une version du <i>Silmarillion</i>. J'ai dû changer d'avis à la lecture des HoMe 10 à 12, où Christopher Tolkien explique que beaucoup des textes de Tolkien postérieurs au SdA et relatifs aux Jours Anciens restent introduits par une forme ou une autre d'un dialogue entre Pengolodh et Ælfwine, sans pour autant que Tolkien donne plus de détails à la façon dont Ælfwine ait pu rencontrer Pengolodh. Ce schéma restait manifestement très cher à son cœur.</p><p>On pourrait évidemment <i>imaginer</i> une solution élégante, où Ælfwine ne serait qu'une anglicisation de Nimruzîr, le nom adûnaïque d'Elendil, lequel aurait pu rencontrer Pengolodh lors d'un des derniers voyages des Eldar à Númenor. Ces textes ferait alors partie des archives préservées par Elendil, puis conservées au Gondor ou à Imladris, où elles auraient ensuite été copiées par les Hobbits. Mais rien n'indique que Tolkien ait eu en tête une idée de ce genre. J'incline plutôt à croire qu'il maintenait son idée du voyageur médiéval parvenant à Tol Eressëa et ramenant de là un certain nombre de récits, lesquels seraient venus en compléments ou comme versions alternatives des textes préservés par les Hobbits, bien qu'il n'ait pas voulu se risquer à refaire une version du cadre médiéval nécessaire pour développer cette idée.</p><p>E.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Elendil)]]></author>
			<pubDate>Tue, 07 Jan 2020 09:02:30 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=88215#p88215</guid>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien et les sciences]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=88191#p88191</link>
			<description><![CDATA[<p>En guise de post-scriptum :</p><p>Il se trouve que deux personnes ont été très généreuses avec moi. <br />Je dispose donc de deux exemplaires de l'ouvrage.<br />Je serai heureux d'offrir l'un des deux à qui voudra :).</p><p><small>[édit: c'est fait :)]</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Yyr)]]></author>
			<pubDate>Mon, 06 Jan 2020 11:05:24 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=88191#p88191</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien et les sciences]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=88190#p88190</link>
			<description><![CDATA[<p><small>Pour moi, Tolkien n'est ni paradoxal ni méprisant ;). En fait, la discussion a déjà été menée dans le fuseau sur la Machine référencé plus haut et, pour le résumer (partiellement) avec les termes d'Isabelle Pantin, il s'agit de distinguer entre la science « dans l'acception la plus large » et le « matérialisme scientifique ». Olivier Rey, mathématicien et philosophe, a bien situé cette intrigue dans <i>Itinéraire de l'égarement : du rôle de la science dans l'absurdité contemporaine</i> (Seuil, 2003) auquel Tolkien souscrirait entièrement. Mais ça n'oblige personne à en faire autant et, pour ma part, je crois judicieux de ne pas y revenir davantage ici ;).</small></p><p>Les plus grands ayant repris le chemin de l'école, le plus petit allant bien mieux depuis 2-3 jours, et le gros des gardes étant derrière moi, je pense pouvoir terminer par un compte-rendu plus global de l'ensemble du volume.</p><p><b>« Les sciences et Tolkien : un énoncé pour faire des sciences en s'amusant »</b></p><p>La courte note éditorial des directeurs de l'ouvrage montre une approche radicalement autre que celle de l'introduction d'Isabelle Pantin :</p><div class="citation"><p>Le but assumé de cet ouvrage [est d'] utiliser l'univers de Tolkien — son histoire, ses langues, sa géographie, ses monstres, ses personnages — pour parler de sciences humaines, de sciences physiques ou encore de sciences naturelles. [...] Bienvenue en « terre du Milieu des sciences » ! Un voyage transdisciplinaire — et parfois indiscipliné — au pays de Tolkien ...</p></div><div class="citation source"><p>R. Lehoucq, L. Mangin et J.-S. Steyer, <i>Tolkien et les sciences</i>, p.7</p></div><p>Effectivement, la plupart des articles du volume suivront ce but et passeront le Légendaire au crible de certaines sciences pour rendre ces dernières intéressantes et amusantes. Quelques autres, toutefois, se situeront davantage dans la perspective de l'introduction — on les retrouve essentiellement dans les deux premières sections : « la construction d'un monde » et « un ancrage dans l'espace et le temps ». Presque tous, quoi qu'il en soit, se révèlent très instructifs. En revanche, tous ne sont pas intéressants, loin s'en faut, pour ce qui concerne la Terre du Milieu ou Tolkien, voire peuvent-ils, à l'occasion, induire quelques faux-sens.</p><p>Les articles qui s'inscrivent dans la perspective de l'introduction sont le plus souvent le fait des spécialistes de Tolkien. Le rapport à Tolkien est alors entier tandis que le rapport à la science est celui de la science dans son acception la plus large, pour reprendre Isabelle Pantin. On pourrait rassembler ce sous-ensemble sous le titre mérité de <b>Tolkien et les&#160; sciences</b>. </p><p>L'article de Michaël, en particulier — « défense et illustration de la philosophie chez Tolkien » —, est remarquable, et nous gratifie de textes tolkieniens pour ainsi dire inédits. Les commentaires de Michaël, quant à eux, sont sobres, efficaces et très utiles <small>(certes, je comprends que Benjamin ait été gêné aux entournures ; à mon avis la concision explique cela, et je ne pense pas que Michaël souhaitait régler le compte de Nietzsche à l'emporte-pièce)</small>. Je retiens, au passage, la correction par Michaël des traductions d'un passage très important du <i>Conte de fées</i> :</p><div class="citation"><p>Je ne dirai pas « voir les choses telles qu'elles sont » pour ne pas me mêler aux philosophes ...</p></div><div class="citation source"><p>J. R. R. Tolkien, <i>Du Conte de Fées</i></p></div><p>Michaël traduit lui-même, en précisant que <span class="exergue">« F. Ledoux et C. Laferrière forcent le texte en disant : "en butte aux" ou "la cible des" philosophes »</span>. <br /><i>Cf</i>. le parallèle avec une autre déclaration importante :</p><div class="citation"><p>J'écris des choses que l'on pourrait classer dans la catégorie des contes de fées [...]. Je fais cela parce que, si ce n'est pas lui attribuer un titre trop grandiloquent, je trouve que mon commentaire sur le monde y est le plus facilement et naturellement exprimé. [...] J'espère que « commentaire sur le monde » ne paraît pas trop solennel.</p></div><div class="citation source"><p>J. R. R. Tolkien, <i>Lettres</i>, p.419</p></div><p>On retrouve bien ici à la fois l'esprit scientifique au sens large et donc philosophique de Tolkien et son insistance à ne pas confondre les spécialités : Tolkien est philologue et conteur ; il n'est ni philosophe, ni théologien, ni historien, ni moraliste, etc. <i>de profession</i> ... ce qui ne l'empêche pas de l'être à son niveau <i>en lien avec sa vie et avec son art</i>.</p><p>Je relève aussi l'article de Cécile Breton, que je ne connaissais pas, à mon avis un des meilleurs : « Tolkien chercheur, illustrateur ... et rêveur ». Il me semble qu'elle a bien saisi le rapport de Tolkien à la science, à l'art et à la nature. Et, en ce qui me concerne, elle m'a permis de relier la fraternité préraphaélite, le symbolisme et Tolkien <small>(tout en m'expliquant sans doute pourquoi j'ai toujours énormément aimé les peintures de Gustave Moreau :))</small>. Quelque chose où je devine aussi pouvoir compter sur Hyarion pour progresser à l'occasion ;). <small>En plus, l'auteur a le bon goût de respecter notre langue et de parler d'<i>autrice</i> pour désigner Mary Shelley. En effet, quitte à féminiser le statut (pas une bonne idée à mon avis), autant le faire correctement et joliment.</small></p><p>Les travaux de nos amis Druss et Elendil m'ont aussi bien plu. </p><p>Dans « Vestiges archéologiques et cités enfouies », Vivien m'a fait beaucoup progressé, lui aussi. À noter, quant au lien entre Númenor et l'Égypte antique, sur un autre plan, mais non indépendant, le passage très saisissant du SdA où Gandalf, de toute son autorité, rappelle les limites de celle de Denethor :</p><div class="citation"><p>Vous n'avez pas autorité, Intendant de Gondor, pour ordonner l'heure de votre mort, répliqua Gandalf. Et seuls les rois païens, sous la domination de la Puissance Ténébreuse, le firent, se tuant dans leur orgueil et leur désespoir, et assassinant leurs proches pour faciliter leur propre mort.</p></div><div class="citation source"><p><i>SdA</i>, Livre V, Chap. 7</p></div><p>Certains rois égyptiens ne facilitaient-ils pas leur propre mort en se faisant accompagner par leurs proches ? <br />Le spirituel, là encore (là toujours), anime le corps du récit tolkienien.</p><p>Damien, quant à lui, relie bien, chose chère à Tolkien, la langue et la littérature, et s'attache aux différents détours empruntés par Tolkien pour rendre compte de la transmission des Légendes, soit le nœud essentiel entre les deux. C'est, là encore, un article très utile. Et je profite de ta présence en ces lieux, Damien, pour et demander si tu ne penses pas qu'à la fin, la transmission des Légendes des Jours Anciens devait être le fait de Bilbo plutôt que d'Ælfwine ? C'est Bertrand qui m'y a fait songé depuis longtemps maintenant : à la fin du SdA, on comprend que Bilbo a rédigé des <i>Traductions de l'elfique</i>. De quoi peut-il s'agir si ce n'est du <i>Silmarillion</i> ? Autre question : avais-tu pu consulter les <i>Archives de Pengolodh</i>, réalisées par Philippe Garnier sur JRRVF (mais je ne crois pas qu'elles soient encore en ligne) ou son article dans la <i>Feuille de la Compagnie n°2</i> (« Eriol ou Ælfwine le marin », pp.157-180) ?</p><p>Les articles (bien plus nombreux) qui se situent dans la perspective des directeurs de l'ouvrage sont souvent le fait d'auteurs scientifiques peu familiers de Tolkien (ce qui m'a été confirmé par l'un des participants qui a dû corriger pas mal de petites choses dans l'article auquel il était invité à collaborer). Le rapport à Tolkien est alors partiel voire parfois même absent tandis que le rapport à la science est presque toujours celui du matérialisme scientifique, pour reprendre Isabelle Pantin. On pourrait rassembler ce sous-ensemble sous le titre plus juste de : <b>Les sciences (matérialistes) et Tolkien</b>. À l'exception de quelques uns, les articles restent intéressants, mais uniquement pour ce qu'ils nous apprennent de ces sciences. Toutefois, quelques uns d'entre eux sont plus qu'inégaux et approximatifs ... et ils sont même parfois désobligeants. On croirait devoir délimiter un dernier (petit) sous-ensemble « espace libre » dans cet ouvrage <small>(et il ne s'agit pas du bon sens de la liberté ;))</small>. On remarquera aussi la colonisation jacksonienne par endroits <small>(les borgs ont encore frappé ;))</small>.</p><p>Au final, relisant la critique de Quentin Feltgen sur Tolkiendil, je m'y accorde entièrement.</p><p>Par rapport à sa très bonne synthèse, je soulignerai, quant à moi :<br />- le hiatus entre les deux approches concurrentes au sein l'ouvrage ; car, même si je comprends que l'on puisse défendre la perspective des éditeurs<small> (toutefois, me concernant, cela reste difficile, au nom de la science dans son acception la plus large — une science que je qualifierais, moi, de <i>complète</i>)</small>, il y a là un comble à être tombé exactement dans l'ornière décrite par Tolkien à savoir, en gros, analyser la structure socio-bio-chimique de la Terre du Milieu ... <i>cf</i>. les citations données <i>supra</i> par Isabelle Pantin :) ;<br />- l'amputation de la métaphysique, de la théologie et de l'astronomie, trois domaines extrêmement fouillés par Tolkien <small>(ce n'est pas une surprise pour les deux premières disciplines, qui désacralisent la science matérialiste ; en revanche, concernant la troisième, les auteurs ont-ils seulement eu connaissance de <i>Tolkien : le façonnement d'un monde ?</i> à quoi ça sert que Ducros il se décarcasse ? :))</small> ;<br />- le fait que, pour ma part, bien que les dessins soient techniquement très beaux, ils ne me paraissent pas toujours en phase avec l'âme du Conte d'Arda <small>(entre autres, des oreilles elfiques presque dignes des Chroniques de la guerre de Lodoss ;))</small>.</p><p>Yyr</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Yyr)]]></author>
			<pubDate>Mon, 06 Jan 2020 11:03:06 +0000</pubDate>
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		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien et les sciences]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=88172#p88172</link>
			<description><![CDATA[<p>Ah sacrebleu, je n'ai pas très envie de réagir sur ce thème mais tout de même, Tolkien n'était pas à un paradoxe près sur le sujet de la science.... Oser écrire « <i>la science (tellement noble dans son origine et son but originel) s’est <u>alliée avec le péché</u> pour produire des cauchemars, des horreurs et des menaces de la nuit devant lesquels les géants et les démons pâlissent » (du Conte de fées)</i>, ça relève du sophisme et du mépris, pour les scientifiques ! (et pardon pour I. Pantin, idem pour la plupart des citations évoquées). La science ne s'est jamais "alliée" à rien du tout. Seuls les humains pêchent (politiques et guerriers), pas systématiquement les savants. Cette théorie globale, ce genre de généralités est exaspérant. Toute invention peut devenir mauvaise mais pas forcément (ok pour le nucléaire, pas ok pour la pénicilline, l'azt, les vaccins de Pasteur) Torniguedouille, le siècle dernier les gens avaient encore une espérance de vie de 50 ans qui a quasi doublé. On ne cesse de faire des progrès dans l'alimentation, dans le bio, dans l'éducation. Bref, j'aime bien Tolkien mais avec tout le respect que je lui dois, à biens des égards, c'était tout de même un vieux con réac et rétrograde. Je continue à aimer ses livres pour leurs scénarios, beaucoup moins pour le sous-contenu.<br />Tolkien aimait la science mais a toujours eu un problème à l'adapter à son Légendaire (les phases de la Lune, la géographie, etc.)&#160; Il a fait avec par ci et il a échoué par là, prouvant ainsi la dimension humaine de l'imperfection.<br />S.<br />ps : et désolé de ne pas argumenter avec multiples citations :-)</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Silmo)]]></author>
			<pubDate>Fri, 03 Jan 2020 11:58:20 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=88172#p88172</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien et les sciences]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=88170#p88170</link>
			<description><![CDATA[<p><small>Ça y est, je connais la (gentille) coupable :).</small></p><p>Cet ouvrage enchaîne une courte note éditoriale des directeurs de l'ouvrage, une introduction, une quarantaine d'articles réparties en six sections, et des annexes (biblio, index, auteurs). <br />L'introduction est d'Isabelle Pantin. Disons-le d'emblée, cette introduction constitue un joyau — à mon sens le sommet de cet ouvrage.<br />Les autres articles contiennent du bon, parfois du très bon, parfois moins bien (et des fois beaucoup moins encore) et, à la fin, je rejoins bien Audrey sur son impression d'ensemble.</p><p>Je ne sais pas si je pourrai faire un retour global, mais je me propose déjà de vous partager celui de cette excellente introduction.</p><p><b>« Tolkien et les sciences : une relation à plusieurs visages »</b></p><p>Tel est le titre de la contribution d'Isabelle Pantin.</p><p>Elle introduit son article en deux paragraphes, qui résument l'essentiel :</p><div class="citation"><p>Tolkien se voyait d’abord comme un poète, un créateur de mythes à travers les mots, mais il était certainement tout autant un scientifique, si on s’en tient à une définition fondamentale (et donc intemporelle) de la science : l'effort mené de façon rationnelle pour connaître et comprendre la réalité naturelle, depuis l'organisation du cosmos jusqu'aux activités et productions humaines. En revanche, si on restreint la définition à l’image standard (caricaturale ?) d’une science moderne occidentale dominée par des modèles créés par et pour la physique et les mathématiques, et engagée dans une démarche conquérante appuyée sur la technologie, l'analyse doit devenir bien plus nuancée. Il faut donc examiner séparément ces deux approches.</p><p>Tolkien avait l'esprit scientifique dans l’acception la plus large : sans doute pas celle de Gaston Bachelard et de tous ceux pour qui cette aptitude à la « connaissance objective » ne pouvait exister avant le tournant de la modernité, mais plutôt celle de Platon, d’Aristote ou de Roger Bacon (1214-1294), le « docteur admirable » à l’insatiable curiosité qui l'avait précédé à Oxford, quelque sept siècles auparavant et à une autre chaire <small><span style="color: #666666">[attention rien à voir avec Francis Bacon (1561-1626) ;)]</span></small>. Il aimait la réalité, il en était curieux, et il voulait avoir avec elle une relation non biaisé : doué d’un sens critique aigu, il détestait cordialement, en tous domaines, les discours alambiqués et prétentieux qui offrent mensongèrement l'accès à une connaissance alors qu’ils fonctionnent comme des écrans opaques et illusoires.</p></div><div class="citation source"><p>I. Pantin, <i>Tolkien et les sciences</i>, p.9</p></div><p>Isabelle Pantin commence par examiner chez Tolkien <b>le refus de tricher avec le réel</b>. Elle rappelle son dégoût des faux-semblants, et le mot <i>bogus</i> qui revient plusieurs fois sous sa plume pour stigmatiser une facticité de pacotille, notamment dans le domaine de la subcréation, ainsi de l'apparat pseudo-scientifique de certaine science-fiction. Et l'auteur de conclure cette partie :</p><div class="citation"><p>Étant donné le caractère fondamental de ce refus de tricher avec le réel, [...] il est absurde de séparer, pis encore d’opposer, un niveau de la libre création imaginaire et un niveau où se jouerait la confrontation avec les choses telles qu'elles sont. C’est pourquoi, de front avec son ami C. S. Lewis (1898-1963), son collègue à Oxford, Tolkien a rudement bataillé contre les préjugés opposant une littérature dite sérieuse, témoin prétendument fidèle et responsable des problèmes actuels (« en prise sur le monde » comme on dit), et une littérature dite d'évasion, moyen facile de se changer les idées grâce à des fictions aussi éloignées que possible du fade quotidien.</p></div><div class="citation source"><p>I. Pantin, <i>Tolkien et les sciences</i>, p.11</p></div><p>En deuxième lieu, Isabelle Pantin examine le rapport tolkienien entre <b>mythe et vérité scientifique</b>. L'amour des mythes ne s'oppose nullement à une démarche rationnelle et ne diminue en rien « l'appétit pour la vérité scientifique » au contraire : la valeur de la subcréation dépend des qualités scientifiques de son subcréateur, de son aptitude à reconnaître les choses du monde réel pour ce qu'elles sont. Les échanges entre l'imagination et la science sont constants et toutes les deux sont aiguillonnées par l'émerveillement. Et l'auteur de rapprocher Tolkien avec Aristote :</p><div class="citation"><p>Si vous voulez vraiment savoir quel est le fondement de la Terre du Milieu, c'est l'émerveillement et la joie que me donne la terre telle qu'elle est, particulièrement la terre naturelle.</p></div><div class="citation source"><p>J. R. R. Tolkien, <i>Saturday evening post</i>, 2 juillet 1966</p></div><div class="citation"><p>Ce fut en effet [l'émerveillement] qui poussa, comme aujourd'hui, les premiers penseurs aux spéculations philosophiques. Au début, ce furent les difficultés les plus apparentes qui les frappèrent, puis ils cherchèrent peu à peu à résoudre des problèmes plus importants, tels que les phénomènes de la Lune, ceux du Soleil et des étoiles, enfin la genèse de l'Univers. Apercevoir une difficulté et s'étonner, c'est reconnaître sa propre ignorance, et c 'est pourquoi aimer les mythes est, en quelque sorte se montrer philosophe, car le mythe est composé de merveilleux.</p></div><div class="citation source"><p>Aristote, <i>Métaphysique</i>, 2, 982b</p></div><p>Comme en écho au <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=88159#p88159" rel="nofollow">frère Guglielmo Spirito</a>, l'auteur rappelle que, pour Tolkien :</p><div class="citation"><p>[Les contes de fées] s'écartent délibérément du réalisme et du vraisemblable ordinaires pour accéder, à travers le mythe et la création de mondes imaginaires, à une forme supérieure de réalisme, parce qu'ils approchent le réel à un niveau plus profond, plus fondamental.</p></div><div class="citation source"><p>I. Pantin, <i>Tolkien et les sciences</i>, p.11</p></div><p>Troisièmement, l'auteur aborde <b>le rejet du « matérialisme scientifique »</b> par Tolkien. Elle décrit le Mordor et l'Isengard comme une évocation de ce matérialisme scientifique, à savoir <span class="exergue">« sa forme diabolique qui associe la recherche proprement dite à une escalade technologique et à la manipulation par de grandes puissances — puissances d'argent ou puissances politiques — »</span> et rappelle l'amertume de Tolkien face au devenir de l'université — non plus lieu de formation mais d'initiation à la recherche — tout en faisant le lien avec sa foi :</p><div class="citation"><p>Il y a tant à apprendre avant. [Cette idée de la recherche] s'impose souvent aux étudiants à la fin de leur scolarité à cause du désir de se hisser sur le grand train de la science en marche (ou au moins sur une petite remorque en queue), afin de capter un peu du prestige et de l'argent que les « Souverainetés et Pouvoirs et les chefs de ce siècle » font pleuvoir sur la Vache sacrée (comme un écrivain, un scientifique, l'a nommée) et ses acolytes.</p></div><div class="citation source"><p>J. R. R. Tolkien, <i>Lettre à Michael Georges Tolkien</i>, 1966</p></div><div class="citation"><p>Sa foi chrétienne, son sens aigu de la distinction entre l’ordre de l’Esprit (ou du Christ) et celui de la Chair, pour reprendre les termes de saint Paul, explique la profondeur de ses exigences éthiques et la force de son rejet de tous les aspects « matérialistes » de la science. Son idée de la nature et de la façon de la connaître en dépendait aussi. Il n'était en rien un fondamentaliste, et les propositions nouvelles de la science de son temps trouvaient en lui un esprit ouvert et curieux, mais il restait fidèle à l’idée que « les cieux racontent la gloire de Dieu » (Psaume 19) et que le savant explorant la nature, tout comme l'auteur d’un « monde secondaire », collaborent à la mise en lumière de la beauté de la Création, dans l’admirable complexité de son organisation et de son évolution à travers le temps.</p></div><div class="citation source"><p>I. Pantin, <i>Tolkien et les sciences</i>, p.19</p></div><p>Contrairement à la plupart d'entre nous, les représentations de Tolkien du Monde, de la nature ou des savoirs, ne se sont pas construites au cours d'un apprentissage de signes et de figures mathématiques. Pour lui, la connaissance de la nature pouvait s'exprimer dans les mêmes langues que tout le reste de l'expérience humaine. Aussi la transformation en « sciences humaines » des savoirs relatifs aux langues, aux littératures et aux mythes, lui fut-elle pénible.</p><p>De là, Isabelle Pantin examine le rapport entre <b>« féérie », « magie » et « science-fiction »</b>. La réduction des savoirs évoqués à l'instant procède d'une logique qui, inévitablement, confondra la « féérie » et la « magie ». Pourtant, <span class="exergue">« [l']atmosphère et [le] pouvoir particuliers [de la Féérie sont] diamétralement opposés aux procédés vulgaires du magicien laborieux et scientifique »</span> (<i>du conte de fées</i>) : la magie a bien plutôt à voir avec la technologie qu'avec la féérie. Et l'auteur de rappeler la critique salée de Tolkien à l'égard d'un projet de scénario pour un film du <i>SdA</i> :</p><div class="citation"><p>[...] Tout ce qui vise à [...] « scientifiser » [mon histoire] me déplaît [fortement]. Nous ne sommes pas [dans le roman] en train d'explorer la Lune, ou quelque autre région plus improbable. Aucune analyse par aucun laboratoire ne saurait découvrir les propriétés chimiques rendant le lembas supérieur aux autres galettes de farine.</p></div><div class="citation source"><p>J. R. R. Tolkien, <i>Lettre à M. G. Zimmerman</i>, 1958</p></div><p>C'est ici que l'auteur situe la difficulté pour Tolkien à se sentir à l'aise avec la science-fiction, du moins en tant qu'écrivain, difficulté qui fait précisément l'objet des discussions des <i>Notion Club Papers</i> :</p><div class="citation"><p>Certains des personnages semblent défendre le point de vue de Tolkien : ils attaquent le caractère artificiel des explications pseudo-scientifiques que les auteurs se croient obligés de donner, et des machines qu'ils inventent. Il en résulte, selon eux, un désastre littéraire : la destruction de la cohérence de l'œuvre, de son unité esthétique. D'admirables évocations de mondes imaginaires sont gâchées par le fait que les visiteurs y arrivent à bord de véhicules ridicules. Mieux vaut donc rester fidèle aux procédés narratifs de la féerie, ou bien faire voyager ses héros dans le temps par le moyen de la réminiscence, de la vision ou du songe : c’est le choix que Tolkien a fait lui-même dans <i>Le Seigneur des Anneaux</i>.</p></div><div class="citation source"><p>I. Pantin, <i>Tolkien et les sciences</i>, p.22</p></div><p>Isabelle Pantin conclura son article en soulignant le contraste du rapport à la science chez Tolkien : d'un côté ce rapport peut être celui de la curiosité pour le Monde, de l'autre il peut être celui de la tentation du pouvoir. Le premier aspect, et non le second, peut être réuni à la création artistique. Cet accord est du reste celui des Elfes :</p><div class="citation"><p>Les elfes représentent, pour ainsi dire, les aspects artistique, esthétique et purement scientifique de la nature humaine, élevés à un degré supérieur qu'on ne le voit effectivement en l'homme. C'est-à-dire qu'ils ont un amour fervent pour le monde naturel, et un désir de l'observer et de le comprendre à la fois pour lui-même et comme « autre », à savoir comme une réalité dérivée de Dieu au même degré qu'eux-mêmes, et non pas comme une matière à utiliser ou une plate-forme pour le pouvoir.</p></div><div class="citation source"><p>J. R. R. Tolkien, <i>Lettre à M. Straits</i>, 1956</p></div><p><small>Je pinaillerai juste un détail de sa conclusion, puisqu'elle situe <span class="exergue">« l'ambivalence de la science »</span> entre Fëanor d'un côté — archétype des <span class="exergue">« géniaux et dangereux chercheurs prêts à tout sacrifier à leur passion pour leurs inventions »</span> — et les contemplatifs de la Lórien de l'autre — <span class="exergue">« capables de réunir quête de la connaissance et création artistique »</span>. Tout le reste de son article montre au contraire que la partition se situe, pour la problématique présente, entre, à la rigueur, les Elfes (et Bombadil !) d'un côté, et Saruman de l'autre. Car certes, Fëanor a chuté, mais sa chute n'est pas celle du matérialisme scientifique, tout comme, de façon plus modérée, les Elfes peuvent tomber dans le piège de « l'embaumement » : c'est une autre problématique ... même si, bien sûr, il y aura inévitablement des recoupements. Car si <span class="exergue">« la science (tellement noble dans son origine et son but originel) s’est alliée avec le péché pour produire des cauchemars, des horreurs et des menaces de la nuit devant lesquels les géants et les démons pâlissent »</span> (<i>du Conte de fées</i>), d'autres choses peuvent s'allier avec le péché ... On pourra renvoyer à l'article de Sosryko dans le <i>Dictionnaire Tolkien</i> (art. « Machine, machines ») ou au fuseau sur la <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?id=6822" rel="nofollow">Machine</a>, ou encore à la plupart des articles de notre recueil <i>Pour la gloire de ce monde : recouvrement et consolation en Terre du Milieu</i>.</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Yyr)]]></author>
			<pubDate>Thu, 02 Jan 2020 20:08:58 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=88170#p88170</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien et les sciences]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=88151#p88151</link>
			<description><![CDATA[<p>À choisir, je préférerais savoir l'Unique au doigt de Nietzsche que de Platon, que l'Inexistence de Dieu me patafiole...Pour ce qui est du bouquin, j'ai la pub de Carrefour sous les yeux, et bien que je me souvienne pas avoir écrit un livre sur Toto, "...le sens caché de l'Anneau qui corrompt, pourquoi les Hobbits ont des grands pieds, un Ent est-il possible...", ça donne envie.<br />Et puis, à 35 €uros le bout, ça fait le Savoir à pas cher...Surtout si il y a des morceaux de vrais tolkiendili dedans! <img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/wink.png" alt="wink" /> <br />Que mon affection triste vous accompagne, en ces temps de dindes martyrisées et de libations forcenées...Carpe diem.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (TB)]]></author>
			<pubDate>Tue, 24 Dec 2019 10:02:50 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=88151#p88151</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien et les sciences]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=88112#p88112</link>
			<description><![CDATA[<p>Je suis innocent <img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/smile.png" alt="smile" /><br />Je n'en pas fait l'acquisition.</p><p>I.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (ISENGAR)]]></author>
			<pubDate>Mon, 09 Dec 2019 11:08:45 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=88112#p88112</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien et les sciences]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=88111#p88111</link>
			<description><![CDATA[<div class="quotebox"><cite>Silmo a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p><small>(le sommaire ne mentionne aucun article sur l'astronomie)</small></p></div></blockquote></div><p>J'avoue que c'est un point relativement décevant, d'autant plus avec la présence de Roland Lehoucq dans la direction de l'ouvrage.<br />Je suis très mitigée sur l'ensemble de l'ouvrage. S'il est sympathique au regard de la qualité de l'objet, des illustrations et de la présence de quelques amis, je le trouve à première vue assez inégal et approximatif.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Zelphalya)]]></author>
			<pubDate>Mon, 09 Dec 2019 08:41:01 +0000</pubDate>
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		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien et les sciences]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=88106#p88106</link>
			<description><![CDATA[<p><small>Pas moi. Je l'ai feuilleté mais pas acheté (le sommaire ne mentionne aucun article sur l'astronomie)</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Silmo)]]></author>
			<pubDate>Thu, 05 Dec 2019 21:55:49 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=88106#p88106</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien et les sciences]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=88100#p88100</link>
			<description><![CDATA[<p>Je profite de ce fuseau pour une question à la cantonade : <br />j'ai reçu aujourd'hui un exemplaire de <i>Tolkien et les sciences</i> ... sans mot ni expéditeur (autre que Cultura). <br />Le bienfaiteur serait-il parmi vous ? :)</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Yyr)]]></author>
			<pubDate>Thu, 05 Dec 2019 19:33:09 +0000</pubDate>
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		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien et les sciences]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=88062#p88062</link>
			<description><![CDATA[<p><small>Pas de soucis Benjamin pour le risque d'un gros débat ;). </p><p>Pour Socrate, je ne dirais pas qu'il se voit complété par l'Évangile (mais j'ai probablement dit quelque chose de ce genre, faute de mieux). Pour le philosophe chrétien, Socrate cherche philosophiquement ce que le Christ apporte entièrement (et qui n'est pas une "pensée arrivée"). Après, il faut bien voir de quel Socrate on parle. Celui de Xénophon n'est pas celui de Platon, et, chez ce dernier, celui des premiers dialogues n'est pas&#160; celui des derniers. Restent des grandes lignes, toutefois, et le fait que c'est à partir de lui que quelque chose change en matière de philosophie — avant lui, on parle des « présocratiques » — et que la foi chrétienne entre en relation avec la philosophie. Les points de contact sont nombreux ... dont ... le mépris avec lequel (m'a-t-on dit) Nietzsche les estiment tous les deux ;). </p><p>Pour la validité du « point de vue chrétien » pour juger de l'athéisme ou de tel athéisme, la question revient à discuter de la validité du point de vue chrétien tout court : comme le Christ révèle la véritable nature de Dieu, par définition, il révèle ce qui n'est pas Dieu, ce qui est athée. Le fait qu'il s'agisse de philosophie n'invalide pas le point de vue chrétien car la foi (du point de vue chrétien) est raisonnable (le Christ est le Logos Incarné) ... À la fin, la question première reste de savoir si « le point de vue chrétien » est vrai.</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Yyr)]]></author>
			<pubDate>Sun, 01 Dec 2019 15:21:25 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=88062#p88062</guid>
		</item>
	</channel>
</rss>
