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		<title><![CDATA[JRRVF - Tolkien en Version Française - Forum / Remerciements et questionnements]]></title>
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		<description><![CDATA[Les sujets les plus récents dans Remerciements et questionnements.]]></description>
		<lastBuildDate>Tue, 16 Jun 2026 19:54:51 +0000</lastBuildDate>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Remerciements et questionnements]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=95186#p95186</link>
			<description><![CDATA[<div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Pour dogmatiste, oui, Benjamin a tout bon : mes g sont devenus au fil du temps des gamma, donc un o suivi d'un g, chez moi, à la main, ça ressemble à un g plus conventionnel <img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/smile.png" alt="smile" />.</p></div></blockquote></div><p>Merci à tous les deux pour l'explication !</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Beruthiel)]]></author>
			<pubDate>Tue, 16 Jun 2026 19:54:51 +0000</pubDate>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Remerciements et questionnements]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=95185#p95185</link>
			<description><![CDATA[<p><small>Bonne nuit, Benjamin,<br />& bonne nuit à tous :)</p><p>— & Merci Sosryko ;)</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Yyr)]]></author>
			<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 21:57:12 +0000</pubDate>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Remerciements et questionnements]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=95184#p95184</link>
			<description><![CDATA[<p>Je ne suis pas fâché, Jérôme. Le fait que tu aies tenu compte de tout ce que j'ai dit ne m'avait simplement pas paru évident, même si je ne m'attendais certes pas à ce que tu tombes d'accord avec moi. :-) </p><div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Je renvoie à Étienne Gilson, <i>L'unité de l'expérience philosophique</i> (1937), Petrus a Stella, 2016 : toute notre histoire philosophique, sur cette question de la connaissance, est comme un balancier qui passe d'une perspective à une autre, chacune se renforçant sous le coup des contre-arguments de l'autre. Hume, dont tu te réclames le plus, n'échappe pas, très loin s'en faut, à ce mouvement (et certainement pas Épicure : d'un certain point de vue, que je ne suis pas sûr de partager entièrement d'ailleurs, mais peu importe, certains tiennent que toute la pensée philosophique occidentale a deux racines : la racine épicurienne et la racine stoïcienne).<br />À cet égard, ce dialogue de Platon a quelque chose d'assez grandiose et je l'ai inséré avec cela à l'esprit, et non pour le plaquer nécessairement sur Menelvagor et toi, mais comme une toile de fond sublime.</p></div></blockquote></div><p>La pensée d'Étienne Gilson suit un cheminement relevant de la philosophie chrétienne et du thomisme : elle ne saurait comprendre les différents chemins de la pensée, dont celui de Hume, autrement que dans un certain cadre, nécessairement finaliste... À cette aune, parler d'un balancier relève-t-il d'un constat objectif ou d'une conception des choses justifiant son propre horizon dans lequel on se satisferait d'être conforté par un confrontation <i>in fine</i> assez confortable ? S'agissant du scepticisme humien, qu'une position de ce type puisse s'inscrire dans une histoire de la pensée ne signifie pas qu'elle n'en serait qu'une étape provisoire qui, comme par hasard, mènerait au finalisme thomiste : la tradition sceptique (Pyrrhon, Sextus Empiricus, Montaigne, Hume, etc.) peut être vu comme un cheminement propre, pas plus étanche que d'autres aux influences, mais pas réductible non plus au mouvement de balancier que tu évoques. Du moins à ce qu'il me semble. Il y a, du reste, dans cette histoire de balancier, quelque-chose de <i>confortable</i> qui ne me parait pas satisfaisant : cela semble surtout propice à trop flatter des pensées plus <i>arrivées</i> qu'elles ne l'assument, dans un sens ou dans l'autre... </p><p>Sur les malentendus concernant l'épicurisme, il y aurait beaucoup à dire, certains ayant pu croire, par exemple, qu'être épicurien équivalait à être, pour les uns, un vulgaire « jouisseur », et pour d'autres, un « ascète » quasiment au désert !</p><div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Pour autant, cela ne veut pas dire que j'exclus par principe un tiers-espace. Et mon dessin, à ce titre, aurait dû te plaire. Bravo à Céline qui a bien vu que, comme pour un certain professeur, l'essentiel était dans la marge et non au centre. Les autres personnages ont leur mot à dire y compris de se garder de dire. Et surtout, surtout, on voit que le principe qui domine les autres et le débat lui-même, dans cette scène est ... l'amitié (avec un encadrement). Alors, certes, le coquin que je suis ne cachera pas qu'il y a là quelque chose d'aristotélicien dans cette visée finale et même, soyons franc, de chrétien. Enfin, croyez-le ou non, ce point-là n'était pas calculé, c'est venu tout seul et je ne l'ai réalisé pleinement qu'après coup, comme un certain professeur là encore...</p></div></blockquote></div><p>J'avais bien identifié qu'il y avait des personnages « tiers » dans lesquels il m'est possible <i>de facto</i> de me reconnaître... mais il faut croire que je te connais suffisamment (depuis le temps), et sans doute forcément en particulier à travers nos nombreux échanges, pour avoir assez vite perçu un certain caractère aristotélicien et chrétien dans ton propos menant à l'amitié... ce que tu reconnais toi-même <i>in fine</i>. ;-) </p><p>Voilà notamment pourquoi je ne pouvais pas sérieusement me limiter à une appréciation sur le plan formel : au moins me concernant, c'eût été un peu court ! ^^</p><p>Cependant, j'en conviens volontiers : c'est effectivement l'amitié qui domine ta scène en bande dessinée, et c'est ce qui me parait naturellement plaisant dans ta démarche. Mais l'amitié a-t-elle besoin d'Aristote et du christianisme pour être une valeur cardinale ? Épicure en a fait un fondement de la vie heureuse, sans téléologie cosmique, sans Providence... La valeur de nos échanges, à cette aune, et du moins à mon sens, n'exige aucun référent transcendant pour être réelle. :-) </p><p>Ce qui me ramène, d'une certaine manière, à ma citation de Louÿs évoquant Prodicos, avec Odysseus/Ulysse choisissant de ne pas choisir entre Arêté et Triphé. L'image des mains jointes peut, quelque part, être aussi celle de l'amitié philosophique, qui n'oblige pas à pencher d'un côté ou d'un autre sur un plan métaphysique... Une certaine illustration, parmi d'autres possibles, au fond, d'un certain tiers-espace... :-) </p><p>Bon, j'arrête de philosopher au comptoir pour ce soir... ^^' </p><p>Bonne nuit à toutes et à tous ! </p><p>Amicalement, </p><p>B.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Hyarion)]]></author>
			<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 21:54:27 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=95184#p95184</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Remerciements et questionnements]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=95183#p95183</link>
			<description><![CDATA[<p>A la suite de Beruthiel : « Bravo pour le dessin Yyr ! »... et les coloris, ah les coloris !&#160; <img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/smile.png" alt="smile" /><br />S.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (sosryko)]]></author>
			<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 21:21:59 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=95183#p95183</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Remerciements et questionnements]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=95181#p95181</link>
			<description><![CDATA[<p>Ne te fâche pas Benjamin (encore que je ne pense pas que ce soit le cas, vu les smileys — et merci pour ton compliment :)).</p><p>J'ai bien tenu compte de tout ce que tu as dit. Mais cela ne veut pas dire que je suis d'accord avec toi, tout simplement ;).<br />Dans l'histoire de la pensée en Occident, il y a bien une tension, deux lignes de forces qui s'affrontent, en ce qui concerne la question de la connaissance intellectuelle (sujet de ce dialogue de Platon et du café philo illustré) : celle-ci nous vient-elle des sens ou de la raison ? et, question connexe mais non tout à fait superposable : notre connaissance atteint-elle la réalité en elle-même ou seulement des phénomènes ?<br />Je renvoie à Étienne Gilson, <i>L'unité de l'expérience philosophique</i> (1937), Petrus a Stella, 2016 : toute notre histoire philosophique, sur cette question de la connaissance, est comme un balancier qui passe d'une perspective à une autre, chacune se renforçant sous le coup des contre-arguments de l'autre. Hume, dont tu te réclames le plus, n'échappe pas, très loin s'en faut, à ce mouvement (et certainement pas Épicure : d'un certain point de vue, que je ne suis pas sûr de partager entièrement d'ailleurs, mais peu importe, certains tiennent que toute la pensée philosophique occidentale a deux racines : la racine épicurienne et la racine stoïcienne).<br />À cet égard, ce dialogue de Platon a quelque chose d'assez grandiose et je l'ai inséré avec cela à l'esprit, et non pour le plaquer nécessairement sur Menelvagor et toi, mais comme une toile de fond sublime.</p><p>Pour autant, cela ne veut pas dire que j'exclus par principe un tiers-espace. Et mon dessin, à ce titre, aurait dû te plaire. Bravo à Céline qui a bien vu que, comme pour un certain professeur, l'essentiel était dans la marge et non au centre. Les autres personnages ont leur mot à dire y compris de se garder de dire. Et surtout, surtout, on voit que le principe qui domine les autres et le débat lui-même, dans cette scène est ... l'amitié (avec un encadrement). Alors, certes, le coquin que je suis ne cachera pas qu'il y a là quelque chose d'aristotélicien dans cette visée finale et même, soyons franc, de chrétien. Enfin, croyez-le ou non, ce point-là n'était pas calculé, c'est venu tout seul et je ne l'ai réalisé pleinement qu'après coup, comme un certain professeur là encore...</p><p>Enfin, convenons franchement que mon post attendait surtout pour réponse : « Bravo pour le dessin Yyr ! » — Merci Céline :)</p><p>Pour dogmatiste, oui, Benjamin a tout bon : mes g sont devenus au fil du temps des gamma, donc un o suivi d'un g, chez moi, à la main, ça ressemble à un g plus conventionnel :).</p><p>PS : bonne réussite pour le bac Augustin !<br /><small>Ça ne peut que me rappeler mon bac de français : j'ai découvert le <i>Seigneur des Anneaux</i> avant l'oral de français... et j'ai lu le <i>Seigneur des Anneaux</i> au lieu de préparer mon oral :).</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Yyr)]]></author>
			<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 20:01:13 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=95181#p95181</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Remerciements et questionnements]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=95180#p95180</link>
			<description><![CDATA[<div class="quotebox"><cite>Beruthiel a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Une petite question : dans la troisième planche, lors de la joute verbale, troisième réplique : « Tu es un ... ». Je n’arrive pas bien à lire. Le mot était déjà présent dans ton précédent dessin. Compte tenu du titre du dessin, j’avais pensé que cela devait être&#160; « dogmatiste » mais&#160; je ne vois pas le « o » !</p></div></blockquote></div><p>J'ai également supposé qu'il fallait lire « dogmatiste »... avec un « o » dans le « g », si j'ose dire. ;-)</p><p>Amicalement, </p><p>B. </p><br /><p>P.S. : parmi les sujets de philo du bac de cette année figurent ceux-ci, pour la filière technologique : « <i>Débattre, est-ce chercher la vérité ?</i> » et « <i>La technique peut-elle être mauvaise ?</i> ». ;-) <br />Cela me rappelle qu'un élève dans cette filière technologique m'avait un jour demandé, dans la bibliothèque du lycée public polyvalent toulousain où je travaillais à l'époque (il y a quelques années, après les confinements de la crise Covid), s'il pouvait lire <i>Le Monde comme volonté et comme représentation</i> (<i>Die Welt als Wille und Vorstellung</i>) d'Arthur Schopenhauer. Comme il avait déjà lu des livres de Nietzsche, j'avais accédé à sa demande, mais ayant dû commander ce maître ouvrage de Schopenhauer que nous n'avions pas, le temps que le livre intègre la bibliothèque scolaire du lycée, l'élève en question n'était hélas plus là pour en profiter : étranger en situation irrégulière, il avait dû quitter l'établissement pour aller travailler... J'espère, là où il est, qu'il a gardé sa soif de savoir et son goût de <i>penser</i>...</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Hyarion)]]></author>
			<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 19:06:11 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=95180#p95180</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Remerciements et questionnements]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=95179#p95179</link>
			<description><![CDATA[<p>Bravo pour le dessin Yyr ! On voit que tu as apporté une attention particulière aux décors et personnages « secondaires ». Une petite question : dans la troisième planche, lors de la joute verbale, troisième réplique : « Tu es un ... ». Je n’arrive pas bien à lire. Le mot était déjà présent dans ton précédent dessin. Compte tenu du titre du dessin, j’avais pensé que cela devait être&#160; « dogmatiste » mais&#160; je ne vois pas le « o » !</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Beruthiel)]]></author>
			<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 14:33:53 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=95179#p95179</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Remerciements et questionnements]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=95178#p95178</link>
			<description><![CDATA[<div class="quotebox"><cite>Menelvagor a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Désolé Yyr, je vais attendre de passer le bac pour vous répondre plus en détail ! En tout cas courage à tous les jrrvfiens qui passent le bac demain (philo), après-demain (spécialité), et enfin mercredi (dernière épreuve écrite : toujours spé).</p></div></blockquote></div><p><small>Le bachot, c'est bien loin pour la plupart d'entre-nous !<br />Merci tout de même pour ce vent de fraîcheur et de souvenirs que porte ton message <img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/smile.png" alt="smile" /><br />Et bonne inspiration à toi pour toutes ces épreuves !</small></p><p>I.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (ISENGAR)]]></author>
			<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 09:10:11 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=95178#p95178</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Remerciements et questionnements]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=95175#p95175</link>
			<description><![CDATA[<p>Je t'avoue, mon cher Jérôme, trouver un peu regrettable que tu aies choisi de réagir à un propos de Augustin/Menelvagor réagissant lui-même à mon point de vue <i>sans l'avoir bien compris</i>, tout en faisant semble-t-il abstraction non seulement de la réponse qui je lui avais faite ici-même mais plus largement de toutes les explications que j'ai pu fournir, ici et ailleurs, pour expliquer en quoi je ne me reconnais pas dans le faux-dilemme auquel toi-même et Menelvagor accordez tant d'importance. </p><p>Tu cites l'Étranger du <i>Sophiste</i> comme si mon point de vue, d'une part, et le tien comme celui de Menelvagor, d'autre part, étaient les seuls acteurs de cette <span class="exergue">« espèce de gigantomachie »</span> dont parle Platon, affrontement binaire entre matérialistes et idéalistes... comme si ces deux camps épuisaient les possibilités. Or mon point de vue est bien plus proche précisément de l'Étranger que des <span class="exergue">« deux partis »</span> irréconciables qu'il évoque, et qui comme lui me laissent pour le moins perplexes. Encore une fois, il semble que je doive le répéter : les faux-dilemmes de ce type ne m'intéressent pas et n'illustrent pas mon point de vue, n'en déplaise à tous les finalistes, à tous les antimodernes (chrétiens ou autres) de notre monde et même, « en face », à tous les matérialistes ne voulant pas voir plus loin que la matière. </p><p>Honnêtement, je ne comprends pas ce besoin que vous semblez avoir, fut-ce chacun avec vos particularités, de vous satisfaire – comme d'autres avant vous, certes – d'un choix binaire qu'il faudrait faire en niant la possibilité de quelque-chose comme le « tiers-espace » que je me permets de défendre, sachant que depuis au moins Épicure, ce type de point de vue est loin d'être nouveau dans l'histoire de la pensée... </p><p>À cette aune, cher Jérôme, je trouve tes planches sympathiques – et toujours bien dessinées, pour un « non-professionnel » ^^ –, mais je ne peux que constater qu'elles illustrent une fois de plus le faux dilemme dont nous avons longuement parlé, et que « mon » tiers-espace y est donc absent. Ceci étant précisé simplement dans la mesure où toutes les conversations plus ou moins « musclées » ne se valent pas, du moins sur le fond et en tout cas de mon point de vue. :-) </p><p>J'avais déjà parlé, ailleurs par le passé, d'une ligne de crête : pour avancer, il n'y a pas forcément à choisir entre deux versants abrupts... </p><p>Puisque tu as choisi de citer les philosophes d'un dialogue de Platon, je concluerai moi-même sur le même terrain culturel grec, en évoquant Prodicos de Céos tel qu'en parle Pierre Louÿs au début de sa préface à <i>Aphrodite</i> : </p><div class="citation"><p>L’érudit Prodicos de Céos, qui florissait vers la fin du Ve siècle avant notre ère, est l’auteur du célèbre apologue que saint Basile recommandait aux méditations chrétiennes, <i>Héraclès entre la Vertu et la Volupté</i>. Nous savons qu’Héraclès opta pour la première, ce qui lui permit d’accomplir un certain nombre de grands crimes, contre les Biches, les Amazones, les Pommes d’Or et les Géants.</p><p>Si Prodicos s’était borné là, il n’aurait écrit qu’une fable d’un symbolisme assez facile ; mais il était bon philosophe, et son recueil de contes, <i>Les Heures</i>, divisé en trois parties, présentait les vérités morales sous les divers aspects qu’elles comportent, selon les trois âges de la vie. Aux petits enfants, il se plaisait à proposer en exemple le choix austère d’Héraclès ; sans doute aux jeunes gens il contait le choix voluptueux de Pâris ; et j’imagine qu’aux hommes mûrs il disait à peu près ceci :</p><p>— Odysseus errait un jour à la chasse au pied des montagnes de Delphes, quand il rencontra sur sa route deux vierges qui se tenaient par la main. L’une avait des cheveux de violettes, des yeux transparents et des lèvres graves ; elle lui dit : « Je suis Arêté. » L’autre avait des paupières faibles, des mains délicates et des seins tendres ; elle lui dit : « Je suis Tryphé. » Et toutes deux reprirent : « Choisis entre nous. » Mais le subtil Odysseus répondit sagement : « Comment choisirais-je ? Vous êtes inséparables. Les yeux qui vous ont vues passer l’une sans l’autre n’ont surpris qu’une ombre stérile. De même que la vertu sincère ne se prive pas des joies éternelles que la volupté lui apporte, de même la mollesse irait mal sans une certaine grandeur d’âme. Je vous suivrai toutes deux. Montrez-moi la route. » — Aussitôt qu’il eut achevé, les deux divisions se confondirent, et Odysseus connut qu’il avait parlé à la grande déesse Aphrodite. </p><p>[...]</p></div><div class="citation source"><p>Pierre Louÿs, <i>Aphrodite. Mœurs Antiques</i> (1896), Préface (avec en épigraphe cette citation de Richard Wagner : « <i>Les ruines elles-mêmes du monde grec nous enseignent de quelle façon la vie, dans notre monde moderne, pourrait nous être rendue supportable.</i> »)</p></div><p><small>J'accompagnerais bien moi-même ce message d'un de mes dessins récents ou plus anciens, mais comme il s'agirait d'un nu féminin d'après modèle vivant (directement ou indirectement), le partager ici serait peut-être jugé inapproprié... J'en resterais donc là. ^^'</small></p><p>Amicalement, :-)</p><p>B. </p><br /><p>P.S. : bon courage à Menelvagor pour les épreuves du baccalauréat qui commencent demain (précisément avec la philosophie). </p><p><small>[EDIT: j'ai rédigé ce message pendant que Menelvagor postait le <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=95174#p95174" rel="nofollow">sien</a>... mais mon post-scriptum s'en trouve d'autant plus justifié !]<br />[EDIT 2: correction de fautes diverses.]</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Hyarion)]]></author>
			<pubDate>Sun, 14 Jun 2026 18:54:09 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=95175#p95175</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Remerciements et questionnements]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=95174#p95174</link>
			<description><![CDATA[<p>Désolé Yyr, je vais attendre de passer le bac pour vous répondre plus en détail ! En tout cas courage à tous les jrrvfiens qui passent le bac demain (philo), après-demain (spécialité), et enfin mercredi (dernière épreuve écrite : toujours spé).</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Menelvagor)]]></author>
			<pubDate>Sun, 14 Jun 2026 18:49:59 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=95174#p95174</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Remerciements et questionnements]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=95170#p95170</link>
			<description><![CDATA[<div class="quotebox"><cite>Menelvagor a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>C'est dans la dernière phrase, je pense, que se trouve résumé votre pensée Hyarion. Vous affirmez que l'on peut vivre dans un monde enchanté, plein de beauté de sens, une vision qui fait monde, un monde qui fait signe, mais signe vers quoi? - j'ose vous le demander Hyarion - ne pensez vous pas qu'il y a là une contradiction, si l'humain fait signe vers lui-même, si pointer du doigt vers la lune c'est en fait désigner l'homme, comme disait je ne sais plus qui, alors quelle est la valeur intrinsèque d'une telle vision, n'est-elle pas condamnée à sa propre absurdité? N'est-ce pas le serpent qui se mord la queue ? N'est-ce pas une tautologie insoluble qui condamne l'homme à sa propre aporie? En effet j'ose affirmer que le projet de se prendre pour sujet d'étude, en clair tenter d'éclaircir notre nature, notre condition humaine, de réaliser une anthropologie sérieuse&#160; est impossible sans un référent autre, extérieur, qui ne peut être que supérieur.</p></div></blockquote></div><p>Je glisse mon grain de sel, ou plutôt celui de Socrate :</p><div class="citation"><p><b><small>L'ÉTRANGER.</small></b> En vérité, il y a entre eux comme une espèce de gigantomachie, tant ils sont peu d'accord dans leurs idées sur l'être.</p><p><b><small>THÉÉTÈTE.</small></b> Comment cela?</p><p><b><small>L'ÉTRANGER.</small></b> Les uns rabaissent à la terre toutes les choses du ciel et de l'ordre invisible, et ne savent qu'embrasser grossièrement de leurs mains les pierres et les arbres qu’ils rencontrent. Attachés à tous ces objets, ils nient qu’il n’y ait rien autre que ce que les sens peuvent atteindre. Le corps et l'être sont pour eux une seule et même chose. Ceux qui viennent leur dire qu'il y a quelque chose qui n'a point de corps, excitent leur mépris, et ils n'en veulent pas entendre davantage.</p><p><b><small>THÉÉTÈTE.</small></b> Tu parles là de terribles gens, avec lesquels j'ai eu maintes fois occasion de me rencontrer.</p><p><b><small>L'ÉTRANGER.</small></b> Aussi leurs adversaires s'en vont-ils avec raison, pour les combattre, chercher dans une région supérieure et invisible des formes intelligibles et incorporelles qu'ils les forcent de reconnaître pour les véritables êtres ; et quant aux corps et à cette prétendue réalité que les autres admettent seule, ils les réduisent en poussière par leurs raisonnements, et ne leur accordent, au lieu de l'existence, qu'un perpétuel mouvement pour y arriver. Les deux partis, Théétète, se livrent d'interminables combats.</p><p><b><small>THÉÉTÈTE.</small></b> Il est vrai.</p><p><b><small>L'ÉTRANGER.</small></b> Demandons aux deux partis de nous rendre compte tour à tour de leur manière de voir sur la nature de l'être.</p><p><b><small>THÉÉTÈTE.</small></b> Mais comment obtenir qu'ils le fassent ?</p></div><div class="citation source"><p>Platon, <i>Sophiste</i>, 246 a-c</p></div><p>Je vous partage ces trois planches que j'ai pris beaucoup de plaisir à réaliser. Elles ont pour origine une discussion musclée avec un de mes meilleurs amis, discussion qui ressemble tant à celles que j'ai régulièrement avec mon frère aussi, ou encore, bien entendu, avec Benjamin en ces lieux. J'espère que ce dernier appréciera.<br /><small>Le cadre est celui de Starwars, duquel est tiré mon pseudo et l'histoire de « Yyr », aussi y a-t-il plusieurs clins d'yeux intrinsèques à cette histoire, mais je ne pense pas que cela gêne beaucoup.<br />Un clin d'œil extrinsèque toutefois : le dernier personnage à prendre la parole est notre maître du jeu et les vaisseaux auxquels il fait allusion sont ceux des Teleri brûlés à Losgar par Fëanor.</small></p><p><a href='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/1605/café-philo-1.jpg'><img src='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/1605/café-philo-1.jpg' width='25%' alt='café-philo-1.jpg'/></a> <a href='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/1605/café-philo-2.jpg'><img src='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/1605/café-philo-2.jpg' width='25%' alt='café-philo-2.jpg'/></a> <a href='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/1605/café-philo-3.jpg'><img src='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/1605/café-philo-3.jpg' width='25%' alt='café-philo-3.jpg'/></a></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Yyr)]]></author>
			<pubDate>Sun, 14 Jun 2026 15:12:26 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=95170#p95170</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Remerciements et questionnements]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=95167#p95167</link>
			<description><![CDATA[<div class="quotebox"><cite>Menelvagor a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>me conseillez vous de rajouter une phrase de distanciation? Comme par exemple :&#160; nous nous devons d'avertir le lecteur que nous sommes dubitatif sur ce point : il est possible que par endroits, Flieger confondît l'influence qu'a eu Barfield sur Tolkien et l'influence qu'a eu Barfield sur elle-même.</p></div></blockquote></div><p>En ce cas, je verrais plutôt une phrase comme : <i>Signalons que l'interprétation de Flieger tend toutefois à exagérer la continuité entre Barfield et Tolkien. Comme Yannick Imbert l'a montré (</i>From Imagination to Faërie<i>, 2022), si Barfield a certes exercé une influence majeure sur Tolkien, ce dernier a développé sa propre théorie du langage et de l'imagination, qui n'est pas compatible avec le soubassement philosophique et théologique du premier</i>.</p><div class="quotebox"><blockquote><div><p><span style="color: red">[Je dois avertir le lecteur de mon désaccord avec Flieger sur ce point et tous ceux qui lui sont similaires dans la présente citation, elle se trompe sans aucun doute, Tolkien n’a jamais prétendu à la mythopoésie le pouvoir de sauver l’humanité, il a certes dit que celle-ci peut permettre un recouvrement du réel, un réenchantement, mais n’a jamais donné de pouvoir rédempteur à ses œuvres, elles ont un pouvoir préparatoire, propédeutique, comme le montre la fin du conte Feuille, de Niggle, après la forêt, il y a les montagnes, nous savons aussi que l’œuvre tolkiennienne a conduit à des conversions, mais dans ces cas-là, ce n’est pas à Tolkien que les personnes se sont converties, mais à Dieu].</span></p></div></blockquote></div><p>Ce point mériterait d'être mis en valeur en dehors de la citation, il est capital.<br />Incidemment, il rejoint ma propre <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=93832#p93832" rel="nofollow">présentation</a> donnée au Collège des Bernardins : pour Tolkien, l'art ne donne pas le salut mais il peut <i>disposer</i> au salut.</p><p><small></p><div class="quotebox"><blockquote><div><p>Y voyez vous des erreurs de logique, ou d'autres encore?</p></div></blockquote></div><p>Si j'étais taquin (et je crois que je le suis :)) je dirais qu'écrire professeur<b>e</b> au lieu de professeur n'est pas logique pour une revue anti-moderne ;).</small></p><p>Dans tous les cas, c'est un plaisir de t'avoir parmi nous autres vieux ents, jeune enture :).</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Yyr)]]></author>
			<pubDate>Sat, 13 Jun 2026 20:50:59 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=95167#p95167</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Remerciements et questionnements]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=95162#p95162</link>
			<description><![CDATA[<p>Bonjour Yyr,<br />Je vous remercie de votre réponse. J'ai eu moi-même des doutes un peu comme le votre : vous précisez un peu ma pensée. Mais ça me gêne beaucoup puisque mon article va paraître lundi, et je ne me vois pas annuler sa publication (très sûrement par fierté ou pas?) me conseillez vous de rajouter une phrase de distanciation? Comme par exemple :&#160; nous nous devons d'avertir le lecteur que nous sommes dubitatif sur ce point : il est possible que par endroits, Flieger confondît l'influence qu'a eu Barfield sur Tolkien et l'influence qu'a eu Barfield sur elle-même. </p><p>Ce qui m'intéresse bien plus c'est sûrement votre avis sur le contenu même de mon article, est-il aberrant? Y voyez vous des erreurs de logique, ou d'autres encore?</p><p>Du problème univocité / analogie, quand à la nature des unités anciennes :<br />Je pense que si l’on cherche honnêtement dans la théorie de Barfield, celui-ci nous fait comprendre que ce sont des univocités, bien qu’il flottât une sorte de brouillard, je reproche à Barfield de ne pas avoir tranché le point clairement :<span class="exergue">«&#160; C’est un processus de venue à la conscience dans lequel <u><i>l’humanité est devenue progressivement plus consciente</i> </u>à la fois d’elle-même et de son environnement alors qu’en même temps (et de fait en tant qu’élément inévitable du processus) elle se séparait de manière croissante du monde qui l’environnait et de la puissance qui avait mis en route tout ce processus. »</span>Ce que j’ai souligné est révélateur, et ce n’est pas un cas à part, en effet il revient très souvent l’idée d’une indifférenciation originelle, et l’éclatement de l’humanité serait en même temps une séparation, mais même temps une découverte des choses, quand les choses se fragmentent, c’est à ce moment-là que l’homme découvrirait les choses dans leur singularité, après maintes lectures et relectures, le point que j’énonce, n’est pas quelque chose que j’entrevois vaguement et qui serait incertain, mais c’est écrit noir sur blanc, ainsi, pour Steiner et Barfield, l’histoire s’interprète comme la séparation croissante de l’humanité d’avec Dieu et le cosmos, jusqu’à ce qu’arrivé à la pleine conscience de son individualité et de sa spécificité, il puisse retrouver cette ancienne union. -} cette dernière proposition est donc logiquement fausse, ce n'est pas l’union ancienne que l’on retrouve puisqu’elle n’est plus univoque, puisque la fragmentation a fait découvrir à l’homme sa particularité, selon Barfield, je ne le cite pas dans l’article mais c’est clairement dit : du même mouv que l’homme se sépare et que sa perception est fragmentée, il découvre les choses dans leur singularité.<br />De fait je suis de + en + convaincu que ce qu’il manquait à Barfield, c’est la solide philosophie du symbole de Borella qui lui aurait permis de ne pas tomber dans l’erreur qui lui a fait se mépriser sur cet état où :<span class="exergue">«&#160; tout est un, distinct sans séparation, multiple sans division. »</span><br />J'émets une autre réserve à propos de Flieger : (voici une citation de son ouvrage dans lequel j'ai inséré un commentaire) : </p><p> <span class="exergue">« Tolkien et Barfield ont tous deux vu dans la Parole l’instrument de la Création, et dans les mots les instruments qui ont séparé l’humanité de Dieu et de l’univers, en même temps que les indices les mesures de cette séparation. Tous deux ont senti que la tâche du poète était de jeter un pont par-dessus cette séparation, d’utiliser les mots pour rétablir la continuité de ce qui avait été coupé. Pour l’un comme pour l’autre, les mots devaient être les instruments poétiques de la réunion ultime de l’humanité avec Dieu. » <span style="color: #ff0000">[Je dois avertir le lecteur de mon désaccord avec Flieger sur ce point et tous ceux qui lui sont similaires dans la présente citation, elle se trompe sans aucun doute, Tolkien n’a jamais prétendu à la mythopoésie le pouvoir de sauver l’humanité, il a certes dit que celle-ci peut permettre un recouvrement du réel, un réenchantement, mais n’a jamais donné de pouvoir rédempteur à ses œuvres, elles ont un pouvoir préparatoire, propédeutique, comme le montre la fin du conte Feuille, de Niggle, après la forêt, il y a les montagnes, nous savons aussi que l’œuvre tolkiennienne a conduit à des conversions, mais dans ces cas-là, ce n’est pas à Tolkien que les personnes se sont converties, mais à Dieu].</span> Poetic Diction fait ressortir que c’est dans et par les mots que nous sentons et exprimons ce sentiment de séparation, et que ce sera par les mots que nous pourrons retourner à l’unité. Le poète, à travers l’usage de la métaphore, fabrique du sens et recrée une aptitude à voir. La poésie – le langage poétique – réinvestit le monde avec le sens et reconstruit notre relation avec lui. C’est la lumière éclatée “sans fin combinée”, cette grammaire mythique avec laquelle le subcréateur peut contribuer à “ l’effeuillaison et au multiple enrichissement de la création.” »</span><br />Mes quelques réserves faites,<br />Bonne soirée,<br />Augustin</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Menelvagor)]]></author>
			<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 15:47:18 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=95162#p95162</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Remerciements et questionnements]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=95161#p95161</link>
			<description><![CDATA[<p>Bonjour Augustin :)</p><p>Alors, avec de sérieuses précautions :<br />- je n'ai jamais lu Barfield<br />- je n'ai pas lu <i>Splintered Light</i></p><p>Voici, toutefois, mon impression :<br />- Je suis gêné par l'arrière-fond 100% fliegerien de cet article.<br />Que Barfield et Tolkien s'opposent tous les deux à Müller n'implique pas que Tolkien ait embrassé (toutes) les thèses de Barfield et en soit un défenseur et un continuateur.<br />Que Barfield ait eu une influence très importante sur Tolkien oui mais ce n'est pas la même chose.<br />Par ailleurs, il ne suffit pas de faire prendre ses distances à Tolkien uniquement quant à l'anthroposophie : il est plutôt probable qu'il y ait une unité chez Barfield et je serais surpris que l'on puisse en rejeter cette partie tout en en acceptant entièrement le reste.<br />À la fin j'ai l'impression d'un article qui ne parle que de la théorie barfieldienne et qui généralise indûment à Tolkien, sur la seule foi de l'essai de Flieger. Seules les dernière lignes, à partir de « l'effeuillaison et [du] multiple enrichissement de la Création », sont ajustées à Tolkien, mais rien ne vient justifier le lien de ce qui précède avec ces dernières phrases, justement.<br />- Voir Yannick Imbert, <i>From Imagination to Faërie</i>, 2022. Il aide à faire le départ entre l'influence qu'a eu Barfield sur Tolkien et l'influence qu'a eu Barfield sur Flieger, le problème de <i>Splintered Light</i> étant visiblement d'avoir confondu les deux.<br />- Pour moi, Flieger n'est pas un chercheur fiable, à reprendre les yeux fermés. Les deux articles de sa main que j'ai étudiés sont par endroit tout simplement aberrants.</p><p><small>PS : pas d'excuses ou rien, tu es ici chez toi et merci pour tous ces partages au contraire !</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Yyr)]]></author>
			<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 12:14:25 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=95161#p95161</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Remerciements et questionnements]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=95153#p95153</link>
			<description><![CDATA[<p>Oui c'est de ces textes qu'il s'agit (et je vous remercie pour les corrections!): voici mon article fini, il paraîtra lundi 15 à <a href="https://philitt.fr/a-propos/" rel="nofollow">Philitt</a>, revue littéraire et philosophique qui se définit comme antimoderne, leurs auteurs sont (ce sont leurs auteurs principaux), Bloy, Bernanos, Péguy, S. Weil, Dostoïevski et d'autres encore comme Anders, Ellul, Charbonneau, Michel Henry, Jean Vioulac, et beaucoup beaucoup d'autres auteurs. C'est assez sérieus je trouve. <br />J'espère sincèrement Yyr et Sosryko ne pas vous avoir blessé, je voulais juste vous faire réagir sur le sujet, je suis pour ma part très très loin d'être qualifié pour faire la morale à qui que ce soit, j'ai été un peu déçu par le néothomisme de Daujat, auquel je préfère Borella, mon article est fini donc et voici la forme finale :</p><p><small><span style="color: #128760"><b>Barfield et Tolkien : De l'unité mythique du langage à son éclatement.<br />Le mythe est-il simplement le fruit de l'ignorance primitive, un récit compensatoire palliant l'absence d'explication rationnelle ? C'est contre cette thèse naturaliste, défendue par le philologue Max Müller, que s'éleva Owen Barfield, suivi de Tolkien. En s'appuyant sur Pour comprendre Tolkien. Une lumière éclatée (éd. Desclée de Brouwer, 2014) de Verlyn Flieger, médiéviste et professeure d'anglais à l'université du Maryland, cet article expose la « théorie de l'unité sémantique ancienne » : les mots exprimaient originellement des unités de sens indivises, où le naturel et le surnaturel, le concret et l'abstrait formaient un tout — leur désagrégation progressive étant l’effet de notre perte du sens symbolique du monde.</b><br />Dans nos sociétés occidentales modernes, la symbolique est systématiquement assimilée à la rêverie. Or le mythe n’est pas autre chose qu’un récit symbolique, c’est-à-dire la narration d’une histoire qui renvoie aux origines du monde et aux origines du mal, afin d’éclairer la situation existentielle de ceux qui cherchent à comprendre la vie à travers lui. Mais qu’en est-il de l’origine des mythes eux-mêmes ? Selon l’opinion la plus courante, c’est pour combler une lacune dans la compréhension des phénomènes naturels, célestes et terrestres, que les Hommes en sont venus à produire des mythes afin de répondre à leurs interrogations laissées sans réponse. Ainsi auraient-ils été amenés à diviniser et personnifier des phénomènes naturels à défaut d’identifier rationnellement leurs causes physiques. Le philologue et orientaliste Max Müller (1823-1900) théorisa ainsi cette explication naturaliste. Il affirma que l’Homme a d’abord observé les phénomènes naturels, mais par la suite, ayant oublié les significations premières, personnifia et divinisa ceux-ci. « Müller soutenait que les mythes tels qu’ils nous sont parvenus proviennent de méprises verbales, d’une mauvaise compréhension ultérieure des noms originels, […], désignant des phénomènes » naturels, commente Verlyn Flieger au chapitre 8 de son livre Pour comprendre Tolkien. Une lumière éclatée (éd. Desclée de Brouwer, 2014). Ces phénomènes célestes et météorologiques, qui furent pour Max Müller « les premières références […] sont alors remplacés par des personnifications héroïques tels qu’Apollon, Zeus ou Héraklès ». Le mythe serait une tentative faussée pour combler l’ignorance primitive des Hommes, pour suppléer au manque d’explication naturaliste et scientifique : il ferait office de bouche-trou.</span></p><p><span style="color: #128760"><b>D’un âge d’or à l’autre ?<br /></b><br />C’est contre ce réductionnisme naturaliste, et en particulier celui provenant de Max Müller, que s’éleva Owen Barfield (et Tolkien par la suite), en théorisant l’unité sémantique ancienne. Cette thèse est exposée dans le maître-ouvrage de Barfield, Poetic Diction : A Study in meaning (1928). Elle prend place après le grand bouillonnement intellectuel que fut la redécouverte du folklore et des mythes anciens — que Richard Dorson nomma postérieurement « siècle d’or » des études sur le folklore, de 1812 à 1914, amorcée un siècle plus tôt par la parution, en 1812, du recueil Contes de l'enfance et du foyer (Kinder-und Hausmärchen) des frères Grimm. C’est ceci que nous nous proposons de résumer maintenant, en nous appuyant sur l’excellent livre de Verlyn Flieger, médiéviste et professeure d’anglais à l’université de Maryland à College Park. À ceux qui ne connaissent pas Tolkien, et donc qui ne peuvent comprendre le lien qui l’unit à Barfield, rappelons que celui-là lut ce dernier, embrassa ses thèses (notons tout de même que Tolkien n’adhéra jamais au gnosticisme de l’Anthroposophie, demeurant toujours un très fervent catholique) et en fut un défenseur et continuateur, notamment dans son essai Du conte de fées (1947). De plus, en un certain sens, c’est la théorie de l’unité sémantique ancienne qui donne forme à la mythologie de la Terre du Milieu. Barfield postula en effet ceci : l’Homme à son commencement avait une vision mythique de sa culture, de sa vie, de son rapport au monde et à la transcendance. Il est d’ailleurs fallacieux de séparer ainsi ces éléments quand on parle de l’homme traditionnel, celui-ci en effet conçoit le monde comme une unité, comme un tout : il ne sépare pas ce que nous ne pouvons percevoir que comme entièrement dissocié et disjoint. Barfield s’inspira beaucoup de Rudolf Steiner qui fonda « la Société Anthroposophique ». Voici comment Verlyn Flieger résume en quelques lignes la pensée de ce dernier : « [L]e processus de l’évolution, qui n’implique pas seulement l’humanité mais tout l’univers, est anthropocentrique. C’est un processus de venue à la conscience dans lequel l’humanité est devenue progressivement plus consciente à la fois d’elle-même et de son environnement alors qu’en même temps (et de fait en tant qu’élément inévitable du processus) elle se séparait de manière croissante du monde qui l’environnait et de la puissance qui avait mis en route tout ce processus. Cette conscience croissante, maintenant parvenue à un niveau de complète séparation d’avec le monde naturel et le monde surnaturel, est une étape nécessaire dans la progression vers la pleine conscience, l’étape finale de pleine conscience de soi à la fois de notre individualité humaine et de notre union avec Dieu et l’univers. » Avec Steiner, Barfield « en vint à croire que l’univers était le fruit d’un dessein, qu’il était pénétré de sens et, plus encore, que l’imagination pouvait être utilisée autant que la logique et la raison pour parvenir à une meilleure intelligence de cet univers et pour comprendre les phénomènes du monde qui nous environne. » Ainsi, pour Steiner et Barfield, l’histoire s’interprète comme la séparation croissante de l’humanité d’avec Dieu et le cosmos, jusqu’à ce qu’arrivé à la pleine conscience de son individualité et de sa spécificité, il puisse retrouver cette ancienne union. Cette téléologie steinerienne est donc celle de l’exitus-reditus (sortie-retour) singulièrement remodelée, théorie traditionnelle de saint Thomas d’Aquin ou saint Bonaventure selon laquelle la création est un acte de « sortie » de Dieu qui appelle l’itinéraire de « retour » vers lui par l’œuvre de rédemption. L’histoire humaine évoluerait ainsi selon Barfield d’un âge d’or de la pleine conscience de Dieu et du cosmos vers un rétablissement de cette unité, en passant par une dégénérescence progressive, un éclatement de l’homme, du cosmos, c’est-à-dire en fait une destruction de l’harmonie, une division. </span></p><p><span style="color: #128760"><b>L’unité perdue des significations<br /></b><br />Sans avoir à souscrire à cette vision de l’histoire influencée par Steiner, c’est cette période intermédiaire qui revêt selon nous un intérêt réel. Elle attire notre attention sur la manière dont les significations du langage ont évolué jusqu’à la perte moderne du sens symbolique du monde. En effet, cette babélisation croissante n’est pas seulement humaine, mais aussi sémantique. Pour Barfield, les mots étaient originellement des unités de signification très larges dans lesquels la séparation signifiant / signifié / référent, était inexistante. Ce langage originel ne différenciait pas le naturel du surnaturel, le concret de l’abstrait, le littéral du métaphorique : il s’agissait d’unités de sens qui nous sont devenus impénétrables et desquels dérivent une multitude de termes qui sont autant de cristallisations de ces sens qui étaient originairement unis dans une sorte d’holisme sémantique. Dans une entrevue accordée à Philosophie Magasine, publié le 25 août 2022, Verlyn Flieger synthétise ainsi :« Selon Barfield, le langage originel est constitué de mots à la signification très large, qui, au fil du temps, au gré des usages, se sont peu à peu fragmentés en éléments toujours plus discret et précis. Selon lui, l'homme percevait originellement le monde comme un tout, et lui-même comme une partie de ce tout, non comme un élément séparé. Une vision non pas synthétique (la synthèse suppose de rassembler des éléments originellement séparés) mais holistique. À cette époque, les significations que nous répartissons en différents mots étaient entremêlées dans des « unités sémantiques » primitives beaucoup plus amples, qui ne distinguaient pas entre l'abstrait et le concret, entre le sens littéral et le sens métaphorique, etc. »C’est un long processus qui voit un langage poétique se transformer peu à peu en un langage scientifique. Or là où nous ne percevons plus que des concepts séparés, l'homme primitif saisissait un phénomène unique et indivisible. Dans son livre, Verlyn Flieger synthétise deux exemples pris par Barfield, les mots pneuma et logos : pneuma désignait à la fois « vent », « souffle » et « esprit » comme une seul et même réalité, à la fois physique et métaphysique — preuve en est que la King James Version traduit le même mot de l’Évangile selon saint Jean tantôt par l'un, tantôt par l'autre. De même, logos embrassait indistinctement « Verbe », « raison », « discours » et « harmonie cosmique » : le traduire par un seul terme, comme nous y sommes contraints, revient à « isoler arbitrairement cette signification de la totalité de sens qu'il a dû originellement exprimer ». Un autre exemple parmi tant d’autres est celui des mots « phénomène » et « fantaisie ». L’un dérive de phainomenon, provenant lui-même de phainestai voulant dire « apparaître », et l’autre dérive de phantazein signifiant « rendre visible ». Ces deux termes proviennent tout deux d’un mot grec plus ancien encore, phainein, qui veut dire montrer, qui vient lui-même de l’indo-européen bha qui à la fois signifie la lumière et est l’homonyme de parole. Il est donc fort probable « qu’il y ait pu y avoir, à une certaine époque, un lien sémantique impliquant une relation de perception entre les deux », renvoyant à un sens plus ancien, plus unifié, celui de « la lumière en tant que parole, celle-ci étant alors considérée comme l’instrument et l’expression de la perception qu’a l’homme du monde. » En postulant que cette théorie soit la bonne pour comprendre le langage, il y aurait eu par le passé comme une sorte de « transversale mythique » qui unissait en son sein toutes les facettes de la nature, de la vie, de la société, et qui se traduisait dans les langues par des unités sémantiques larges. </span></p><p><span style="color: #128760"><b>Fragmentation moderne de la vie&#160; </b></span></p><p><span style="color: #128760">Il existait ainsi selon Barfield une unité archétypale qui unissait en son sein toutes les facettes de la vie de l’homme traditionnel, une « conscience holistique » dirons-nous, à laquelle l’homme moderne ne prend plus part. L’homme des sociétés modernes se comporte en effet en opposition à cette unité. Il n’est qu'à observer la manière dont le contemporain appréhende les différentes sphères de son existence : s’il s'engage dans la politique, c’est en oubliant ses convictions et obligations religieuses ; s'il pense la société, il récuse l'idée d’un Bien commun transcendant ; s'il envisage sa vie intime, il la dissocie de ses obligations collectives ; s'il considère son corps, il le sépare de son âme. Chaque domaine est traité comme un compartiment étanche, sans que l'unité profonde qui les sous-tend soit jamais pressentie. En somme sa vie elle-même n’est qu’un conglomérat d’éléments hétéroclites et séparés : le plaisir, la famille, la politique, la religion, la santé, le travail, le privé, le public, l’État. Cette évolution du langage n’est pas un symptôme éloigné de l’évolution de notre rapport au monde, elle est connaturelle de l’évolution de notre vision du monde. Tolkien, dans un brouillon de sa conférence à l’université de Saint Andrew : Du conte de fée (1939), dit que le langage est mythe et que le mythe est langage. Ainsi s’oppose-t-il avec Barfield à l’idée de Müller selon laquelle le mythe serait une maladie du langage. Au contraire, le langage est probablement malade de sa démythification, car, au terme du processus, le monde moderne nous fait vivre dans un monde désenchanté, éclaté, fragmenté. Notre rapport au monde et à la nature est défait. Contre cet état de fait, nous pensons trouver avec Tolkien une voie. Barfield dit que « nous, dans le développement de la conscience, avons perdu le pouvoir de voir [l]’un comme un. Notre sophistication […] nous a coûté un œil ; et maintenant, c’est le langage des poètes, en tant qu’ils créent de vraies métaphores, qui doit restituer conceptuellement cette unité, après qu’elle a été perdue de vue. » Et Flieger de dire — en exagérant toutefois la portée réelle, seulement propédeutique, de l’œuvre de Tolkien :« Tolkien et Barfield ont tous deux vu dans la Parole l’instrument de la Création, et dans les mots les instruments qui ont séparé l’humanité de Dieu et de l’univers, en même temps que les indices les mesures de cette séparation. Tous deux ont senti que la tâche du poète était de jeter un pont par-dessus cette séparation, d’utiliser les mots pour rétablir la continuité de ce qui avait été coupé. Pour l’un comme pour l’autre, les mots devaient être les instruments poétiques de la réunion ultime de l’humanité avec Dieu. […] C’est la lumière éclatée “sans fin combinée”, cette grammaire mythique avec laquelle le subcréateur peut contribuer à “l’effeuillaison et au multiple enrichissement de la création.” »C’est lui, donc, qui nous propose de réenchanter le monde par la faërie, surgeon aux pieds de la forêt des mythes, des contes et des légendes. Subcréation que nécessite ce monde devenu triste et morne, plat et uniforme, déformé qu’il est par les « singes progressistes » dont Tolkien parle dans Mythopoeïa (1988, posthume). Cependant, il ne s’agit pas d’arrêter le mouvement du regard à cette Faërie, qui certes nous fait nous évader, non seulement de la platitude inepte du technocosme coprophage, mais aussi de la douleur, de la souffrance, de la pusillanimité banale des hommes, et qui nous fait réfléchir sur le mal, la mort, le pouvoir, qui nous console et nous fait recouvrir le réel, permettant de voir le monde « tel que nous devrions le voir ». Mais la Faërie nous invite à lever finalement les yeux vers celui qui est, pour reprendre les mots de Tolkien dans <i>Du Conte de fées</i>, le Seigneur « des anges et des hommes — et des elfes ».</span></small></p><p>Par Augustin Liot de Nortbécourt<br />En réflechissant au problème de l'univocité et de l'analogie, j'émets maintenant des réserves à l'égard de Barfield, que je n'ai pas eu la place de caler dans l'article.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Menelvagor)]]></author>
			<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 17:16:05 +0000</pubDate>
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